Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
citoyen18.overblog.com

citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

                 protegeons-francais.jpg

LISTE collaborative DE FRANCISATION UTILE ET AGRÉABLE. Contre les franglicismes incompréhensibles, imprononçables ou inorthographiables !

Elle sera complétée au fur et à mesure, si possible avec vos suggestions.
 

"Award"---------> Prix (ou) Palmarès (au choix...)"Big Data"------> Méga-données

"Business Model" -> Model économique 
"Challenge" ---> Défi
"Cool" -----------> Peinard (ou) "Tranquiiille" (ou) "claaasse"... etc.
"Conference call"-> Audioconf' (ou) Téléconférence
"Discount" -----> Soldé (ou) Au rabais (et)pour "hard-discount"-> Super-soldé 
"Dispatcher"---> Répartir
"Email"-----------> Courriel
"Fast food"------> Resto rapide (ou) "Point chaud" (ou) Friterie (selon cas ou choix)
"Feedback"-----> Retour (ou) Réaction (ou) Rétroaction (selon les cas)
"Flyer"------------> Tract ! (ou) Prospectus (au choix, et au besoin "Invitation")
"Forwarder" ----> Faire suivre
"Freelance" ----> Indépendant (ou) "En libéral" (au choix)!
"Fuck !" ---------> Chiotte ! (ou) Merde ! (ou) Putain ! (ou) Bordel ! (.... z'en voulez d'autres ?... Putain, fait chier merde, bordel de chiotte, ce franglais vous nique la tête !!!   )
"Has-been"-----> Dépassé 
"Hashtag"-------> Mot-dièse 
"Jogging" -------> Survète' (et si sens = "Faire un jogging") -->"Aller courir" 
"Junk food" -----> Malbouffe
"Live"--------------> Direct (pour télé ou musique ou Internet)
"Lol"---------------> Mdr ! (Mort-De-Rire)
"Low-coast" ----> À bas prix
"Newsletter" ----> Infolettre (ou) Feuille d'info
"Networking"----> Réseautage 
"On line" --------> En ligne
"Prime-Time" --> Début-de-soirée (ou) Direct (pour "Le Prime...") (et on peut ajouter "Avant-soirée" pour "Access prime-time" !)
"Pure-player"---> Tout-en-ligne ! (pour un média d'information)
"Smartphone"--> Intelliphone (ou) Ordiphone
"Spam" ----------> Pourriel
"Scoop"-----------> Exclu' 
"Speed" ----------> Pressé (ou) Stressé (ou) Sous-pression (selon les cas.)
"Streaming" ----> Flux ! (pour de la vidéo sur internet "En streaming" = "En flux")
"Thread" --------> Fil (de discussion) (pour les forums en ligne) 
"Trekking" -------> Rando ! (ou "randonnée" pour les puristes...)
"Vintage"---------> Rétro
"Voucher"--------> Bon (pour bons de réduction ou d'échange) 
"WTF?"-----------> CQB ? (C'est Quoi ce Bordel ? ? !)
 

"To be continued" --> À suivre 

                    ici-parle-francais.jpg

Des autocollants qui vont fleurir à côté des intrusions anglomaniaques.

Par: El Diablo, "Comité de vigilance contre le tout à l'anglais"

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Les Breves

actu-bref FMI: les représentants des 188 pays membres réunis ce week-end à Washington appellent les gouvernements à mener des réformes audacieuses en matière de marché du travail et de sécurité sociale.


  Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche (PRG) qui compte trois ministres au gouvernement rencontre ce lundi François Hollande et Manuel Valls. Le PRG menace de quitter la majorité si un nouvel accord de gouvernement n’est pas signé avant le vendredi 17 octobre.


 Réunion ce dimanche à Paris du Conseil national du PS: pour Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet de Harlem Désir, qui est membre de ce conseil et présent à ces assises " la salle était à moitié vide…aucun dirigeant n’est monté à la tribune pour prendre la défense de l’exécutif" . Il rajoute: « le gouvernement écoute plus le Medef que le PS ». Seules Marisol Touraine et Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat chargée de la famille, représentaient le gouvernement (propos rapportés par Le Figaro).


 L’idée d’une réforme de l’assurance-chômage évoquée par Manuel Valls il y a une semaine a été reprise dimanche par Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD). Celui-ci déclare qu’il « ne doit pas y avoir de tabou ni de posture » en la matière.


 Christian Eckert, le secrétaire d’Etat au budget enfonce le clou au « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro »: "ces réformes [de l'assurance-chômage] se feront après une phase de discussion avec les partenaires sociaux" , tout en précisant que si les discussions n’aboutissaient pas , « le gouvernement prendrait ses responsabilités« .


 Royaume-Uni: près de 500 000 salariés du Service national de santé ( NHS en anglais) sont appelés à la grève ce lundi 13 octobre contre le refus du ministre de la santé d’accorder une augmentation de salaires de 1% recommandée par une commission indépendante. Selon les syndicats, les agents ont perdu entre 8 et 12% de pouvoir d’achat depuis 2010.


 Brésil: Marina Silva, arrivée troisième au premier tour de l’élection présidentielle a annoncé dimanche qu’elle soutiendrait le candidat centre droit Aecio Neves qui affrontera Dilma Rousseff au second tour du scrutin le 26 octobre.


 Bolivie: Evo Morales a été réélu pour un troisième mandat de président de la Bolivie, dimanche 12 octobre en remportant 61% des voix, selon les résultats des instituts Mori et Ipsos. Il a estimé que ce triomphe «est celui des anti-colonialistes et des anti-impérialistes», et l’a notamment dédié «à Fidel Castro et à Hugo Chavez».

Par: Michel El Diablo.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Coup de projecteur sur une réflexion fondamentale :

(Éducation populaire, entre nous)

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Jeunesse

URCF-XX

Les étudiants sont des victimes du « centre de tri social professionnel » qu’est l’enseignement en France. Beaucoup d’étudiants sont salariés pour payer leurs études (près de la moitié) et ainsi sont discriminés dans la réussite par manque de temps pour préparer leurs examens. Ces derniers sont donc obligés de vendre leur force de travail au patronat afin de créer le profit de ce dernier. Dans le même temps, ils étudient afin de construire leur avenir professionnel.

 

Les enfants de la classe bourgeoise sont-ils voués à la mal vie, aux difficultés matérielles lorsqu’il s’agit de payer leurs études ? Non.

 

Pendant qu’un étudiant doit travailler pour percevoir tout juste de quoi vivre, payer ses études et son loyer, pour d’autres, tout est facile…

 

Certains étudiants ne mangent pas à leur faim et ne peuvent même pas se soigner, alors que d’autres bénéficient des privilèges d’une vie facile!

 

Les « grandes écoles » sont inaccessibles en raison de la sélection sociale féroce en France personnes issues de la classe ouvrière, et ces écoles ont été créées pour les personnes issues de la classe bourgeoise.

 

Il y a les études pour les riches et les études pour les pauvres : celles de la classe exploitée, et celles de la classe exploiteuse.

 

Les étudiants dépensent leur énergie à produire du profit pour le capital ; ils subissent les fatigues physiques et morales, alors qu’ils devraient concentrer leurs efforts pour la rigueur de leurs études longues et difficiles.

 

Les diplômes ont été dévalorisés et à la fin des études, on n’est pas certain d’avoir du travail. Quand on trouve du travail, cette dévalorisation des diplômes apportent des salaires misérables.

 

Du fric il y en a !

 

Ce sont des milliards d’euros que les monopoles et leurs dirigeants perçoivent :

 

1- B.Arnault du monopole LVMH, détient une fortune personnelle s’élevant à 24 milliards d’euros.

 

2- G.Mulliez du monopole Auchan……19 milliards d’euros.

 

3- B.Puech du monopole Hermès……..17.5 milliards d’euros.

 

4- L.Bettencourt du monopoleL’Oréal………..23 milliards d’euros. Sources : challenge.fr

 

Les monopoles Français ont présenté en 2013 des bénéfices s’élevant à plusieurs milliards d’Euros :

 

1- Total…….8.4 milliards d’euros.

 

2- Crédit Agricole………..2.5 milliards d’euros.

 

3- BNP Paribas……………4.83 milliards d’euros.

 

4- AXA………….4.5 milliards d’euros.

 

5- Carrefour………….1.26 milliards d’euros.

 

En 2013, la capitalisation du CAC 40, s’élevait à plus de 1200 milliards d’Euros…et ils disent aux étudiants qu’ils doivent eux-mêmes payer leurs études, car cela coûterait trop cher à l’Etat bourgeois.

 

Que cela soit l’UMP ou le PS, défenseurs des monopoles et ils conduisent une même politique universitaire conduisant les étudiants issus de milieux populaires à de multiples difficultés quotidiennes et sociales et même à la misère.

 

La qualité des études a été dégradée, car les enseignants aussi subissent la violence du capital qui se répercute sur l’enseignement.

 

Dans des pays socialistes, tels que l’URSS ou Cuba aujourd’hui, les études sont gratuites, les étudiants ont accès au même enseignement, et tous sont l’avenir de tous…….alors que dans un régime capitaliste, ils sont de futurs créateurs de plus-value pour la classe dominante.

 

Les étudiants peuvent se défendre face aux attaques du capital et c’est ce que les jeunes révolutionnaires communistes de l’URCF vous proposent.

 

Rejoignez-nous dans la lutte contre le capitalisme.

 

Par: Comité d'organisation des jeunes de l'URCF.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

VOL-MH-17.jpgLes résultats de l’enquête publiés le 9 septembre dernier ont a peine été commenté par les médias.

 

Avez-vous remarqué que, depuis début août, on ne parle plus du tout du crash du vol MH 17 en Ukraine dans les médias et les ministères occidentaux?

 

Plus un mot, plus une image, pas un commentaire, silence total, les éditorialistes et les experts si affirmatifs et si vindicatifs quelques jours auparavant comme si l’accident n’avait jamais eu lieu alors que pendant trois semaines on nous a bombardé d’annonces tonitruantes sur les soi-disant «preuves» accusant les séparatistes pro-russes. A peine, le 9 septembre dernier, a-t-on pu voir ici ou là, un petit article ou un bref commentaire pour mentionner la conférence de presse hollandaise indiquant qu’il serait impossible d’établir l’origine du crash avant la remise du rapport final dans un an et que tout ce qu’on pouvait dire, c’était que l’avion avait été abattu par des objets perforants.

 

Comment expliquer que le lendemain du crash l’ensemble du monde politique et médiatique américain et européen ait été convaincu de la culpabilité russe (ou pro-russe, ce qui revient au même) et que ces belles certitudes se soient envolées du jour au lendemain sans que quiconque se pose la moindre question? Et pourquoi aucun média n’a-t-il fait observer que la fin de ce harcèlement a cessé comme par enchantement juste après l’adoption du deuxième train de sanctions américaines et européennes contre la Russie? Or il existe pourtant des tas de questions passionnantes à poser sur ce crash et on a connu la presse beaucoup plus insistante dans nombre d’affaires de moindre importance. Aurait-on déjà oublié qu’il existe une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, la 2166, qui exige une enquête internationale véridique, transparente et vérifiable et qui demande que les experts aient accès au site? Or il se trouve que ce site, qui se trouvait jusque-là dans un secteur plutôt calme, a commencé à être bombardé par les forces ukrainiennes aussitôt après le crash afin d’empêcher les experts de se rendre sur place, tout en accusant les séparatistes.

 

Or il est essentiel que les experts aient accès au site du crash afin de pouvoir répertorier tous les éléments de la carcasse, les traces et la nature des objets perforants, leur position au sol, et une fois les relevés terminés, les récupérer afin de pouvoir procéder à une reconstitution de l’appareil, comme cela se fait d’ailleurs habituellement dans ce genre d’accident. Tout comme il est essentiel, l’examen des boites noires s’avérant insuffisant, qu’ils aient accès aux enregistrements intégraux des aiguilleurs du ciel ukrainiens en charge du trafic aérien à Kiev au moment du crash - accès pour le moment refusé par les autorités ukrainiennes. Travailler seulement sur la base de photos et de témoignages oraux relèverait du pur amateurisme. Or jusqu’à maintenant, ce travail minutieux de relevé et de prélèvement n’a pas été fait. Enfin, pourquoi la commission d’experts n’a-t-elle pas pris en compte qu’au moins un avion ukrainien se trouvait à proximité du vol Malaysia au moment de l’accident, comme cela ressort des enregistrements radar?

 

En clair, et c’est ce que craint la partie russe, il a de gros risques pour que l’enquête soit bâclée et que, une fois l’émotion passée et le tsunami de propagande antirusse ayant fait son œuvre dans l’opinion publique occidentale, on laisse tomber la chose dans un quasi-oubli et que l’on se contente de publier en catimini des résultats vagues et fumeux au terme desquels on conclurait qu’il serait impossible d’affirmer avec certitude quel camp a abattu l’avion, tout en laissant naturellement subsister le doute qu’il s’agirait naturellement de la partie pro-russe.

 

Or il est important que la communauté internationale reste vigilante et fasse continuellement pression pour que l’enquête soit menée jusqu’au bout et que la vérité soit établie. Jusqu’ici, il n’en a rien été. La transparence est nulle et les tentatives pour qu’une discussion ouverte et multilatérale sur les causes de ce drame ont toutes échoué. La présentation manipulatoire des faits a même inquiété des responsables du renseignement américains, qui se sont inquiété de la faiblesse des «preuves» apportées par Obama pour accuser la partie russe*.

 

On se souvient qu’après le drame de Maidan, quand il était apparu que les tirs sur les manifestants ne provenaient pas seulement des policiers favorables à Yanukovitch mais de snipers proches des «démocrates», comme cela avait été relevé par le ministre estonien des affaires étrangères dans sa conversation avec Catherine Ashton, une enquête internationale avait aussi été promise. Enquête oubliée aussitôt l’attention retombée. Idem après le drame d’Odessa qui avait vu des dizaines de pro-russes périr dans un incendie criminel. Ou après la cascade d’articles qui avaient déferlé dans les médias occidentaux en 2006 et accusaient l’armée russe d’empoisonner les Tchétchène à des fins d’épuration ethnique, accusations qui se sont révélées sans fondement par la suite.

 

Bref, on voit qu’on n’est jamais loin de la manipulation et qu’il convient d’examiner les choses avec la plus extrême prudence. L’Occident, qui se targue de ses valeurs morales et de sa supériorité en matière de démocratie et de liberté, devrait veiller à appliquer ces beaux principes d’abord à lui-même avant de faire la leçon aux autres. Nous éviterions bien des malentendus et serions en bien meilleure posture pour lutter contre nos vrais ennemis, les terroristes de l’Etat islamique, et cela avec de vrais alliés qui ont déjà combattu avec succès cette menace dans le Caucase.

 

Par: Guy Mettan*

* Chambre de commerce Suisse-Russie & CEI    

**www.washingtonsblog.com/2014 /07/obama-release-ukraine-evidence.html

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

morales-reelu-2014.jpg

Evo Morales salue le peuple bolivien se rassemblent dans la Plaza Murillo

------

Dimanche 12 octobre 2014, Evo Morales, l'ancien berger, a remporté un troisième mandat aux élections présidentielles en Bolivie à une écrasante majorité. Selon les premiers résultats , le président sortant a obtenu 61% des voix. Evo Morales a salué "un nouveau triomphe du peuple bolivien" et des "anti-colonialistes et anti-impérialistes", depuis le balcon du palais présidentiel.Le dirigeant de gauche report donc pour un mandat de cinq ans.

 

Dès l'annonce des résultats, des milliers de partisans du président Morales ont convergé vers la place Murillo à La Paz où se trouve le palais présidentiel. Evo Morales, blouson bleu aux couleurs du MAS (Movimiento al Socialismo), est sorti sous les acclamations sur le balcon avec des membres de son gouvernement. Quelque six millions de Boliviens ont voté dimanche dans le calme et pour la première fois, plus de 200.000 Boliviens de l'étranger ont fait entendre leur voix lors de cette huitième élection depuis le retour à la démocratie.

 

Le dirigeant de gauche obtiendrait également 111 des 130 députés de la Chambre basse et 25 des 36 sièges de sénateurs. Mais avec le contrôle du Congrès, l'opposition craint qu'Evo Morales ait les mains libres pour modifier la Constitution en vue de réélections répétées.

Un PRÉSIDENT SOCIALISTE réélu au premier tour c'est possible ...Comme quoi, quant on fait applique la politique pour les salariées, il n'y a pas beusoint de sondages.

Par: El Diablo.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

secu-usagers-10-2014a.jpg

secu-usagers-10-2014b.jpg

cliquez pour agrandir

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

L'indice de référence des loyers est fixé à 0,57% pour le deuxième trimestre 2014. Cette variation devrait être utilisée pour revaloriser les aides au logement au 1er octobre 2014.

 

Façade d'un immeuble de la CAF

Le Budget 2014, définitivement promulgué par François Hollande, prévoit de reporter la revalorisation annuelle des aides au logement au 1er octobre 2014. Ce gel partiel de neuf mois impacte près de 6,5 millions de ménages.

Les bénéficiaires des aides au logement vont devoir prendre leur mal en patience. Le Budget 2014, promulgué par le président de la République et publié au Journal Officiel du lundi 30 décembre 2013, repousse l'augmentation annuelle des APL, ALF et ALS du 1er janvier au 1er octobre 2014. Traduction : les locataires et propriétaires qui touchent les aides au logement toucheront le même montant qu'en 2013 pendant les neuf premiers mois de l'année. Un gel partiel et temporaire qui n'est pas sans rappeler celui voté pour les pensions dans le cadre de la réforme des retraites du gouvernement Ayrault.
 

La pilule aurait pu être encore plus dure à avaler pour les 6,42 millions de ménages* qui touchent une de ces aides au logement. En effet, le projet initial du gouvernement était de geler purement et simplement les montants versés. En d'autres termes, les loyers auraient augmenté, de même que les prix, mais pas les aides au logement. A la demande de plusieurs députés de la majorité, la ministre du Logement Cécile Duflot et celui délégué au Budget Bernard Cazeneuve ont accepté ce compromis.
 

81% des bénéficiaires touchent moins d'un Smic:

A noter qu'il est impossible de savoir à ce jour dans quelle mesure les APL et autres aides seront revalorisées. L'augmentation annuelle des montants versés aux ménages est en effet décidée en fonction de l'évolution de l'indice de revalorisation des loyers (IRL), déterminé par l'Insee et basé sur l'inflation. Pour une hausse actée au 1er janvier, c'est l'IRL du troisième trimestre de l'année précédente qui est pris en compte. Avec le report de la revalorisation au 1er octobre 2014, c'est l'IRL du deuxième trimestre 2014 qui sera retenu a précisé le député socialiste de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg lors des débats parlementaires. Ce dernier devrait être connu en juillet 2014.
 

En attendant, les ménages bénéficiaires vont devoir faire avec. Selon le député PS Christophe Caresche, auteur d'un rapport sur le budget du logement en 2014, « le manque à gagner ne représenterait que quelques euros par mois pour chaque ménage [mais] ces quelques euros par mois peuvent être une perte sensible pour les plus modestes. Rappelons que 81 % des bénéficiaires des aides au logement perçoivent moins d'un Smic ». Dans le détail, 3,8 millions de bénéficiaires, soit 58,9% du total, sont des personnes seules ou des couples sans enfants. 18,1% des bénéficiaires sont des personnes âgées de plus de 60 ans, soit environ 1,2 million de personnes.
 

L'élu de Paris rappelle également que ce sont les aides au logement qui ont « le plus fort impact sur le taux de pauvreté des ménages, réduisant ce taux de 3 points contre une diminution de 2 points pour les minima sociaux ou les prestations familiales sans condition de ressources ».
 

Les aides au logement représentent un coût global pour le budget de l'Etat estimé à environ 17 milliards d'euros en 2012.
 

*Au 31 décembre 2012. Source : annexe n°23 rapport du tome III du rapport sur la seconde partie du projet de loi de finances enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 10 octobre 2013.

 

Par: Front de Gauche.

Note: APL et ALS : +0,9% d’augmentation… en octobre 2014

Afin de ne pas pénaliser encore plus les ménages, qui subissent déjà de plein fouet le tour de vis fiscal, les députés se sont mis d’accord sur une revalorisation de l’APL et de l’ALS à strict minima : +0,9%. Une augmentation qui couvrira tout juste la hausse des loyers attendue en 2014, mais qui ne s’appliquera qu’au 1er octobre 2014, et non au 1er janvier comme à l’accoutumée. Pourquoi le choix d’une telle date ? Eh bien parce que cela permettra à l’État d’économiser quelques millions d’euros dans le budget 2014. Le coût de cette mesure sera en effet de 19 millions d’euros, contre 75 si elle était entrée en vigueur au 1er janvier. Et comme d'abitude les petits peuvent payé.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social
Austérité : plus de 200 000 emplois pourraient être détruits dans le secteur associatif d’ici 2017.

Un emploi sur six serait menacé au sein des associations, qui comptent 1,8 million de salariés, selon le Collectif des associations citoyennes. Une destruction sans précédent du tissu associatif ! En cause : le pacte de responsabilité, qui devrait amputer les budgets des collectivités locales de 29 milliards d’ici 2017. Première concernée : l’action sociale et sanitaire, au cœur de la lutte contre les inégalités. Pour éviter ces pertes d’emplois, le gouvernement étudie la possibilité de créer des « obligations à impact social » permettant à des investisseur privés de placer leurs capitaux dans le secteur associatif, en échange d’un taux d’intérêt versé par l’État. Une quarantaine de réseaux associatifs appellent à une mobilisation le 3 octobre prochain.

Le quinquennat de François Hollande comptera-t-il à son bilan la destruction du tissu associatif ? Entre plan de rigueur et projet de réforme territoriale, le Collectif des associations citoyennes (CAC), qui regroupe un millier d’associations, vient de réaliser une estimation des emplois menacés. Selon ses calculs, 25 000 emplois dans le milieu associatif pourraient être supprimés en 2014, 65 000 en 2015, près de 80 000 en 2016 et 95 000 en 2017 ! Ce sont plus de 265 000 salariés dans l’action sociale ou culturelle, la santé, l’éducation populaire, les services à la personne, la protection de l’environnement ou la solidarité qui seraient sur la sellette. Près de 15 % des emplois du secteur associatif – 1,8 millions de salariés à temps plein ou partiel (auxquels s’ajoutent plus des 16 millions de bénévoles actifs) – pourraient ainsi disparaître d’ici trois ans.

« Ceci confirme l’existence d’un énorme plan social invisible sur tout le territoire », lâche Didier Minot, fondateur du CAC (notre précédente enquête). « C’est une terrible remise en cause du modèle social qui s’est construit depuis deux siècle. Nous allons vers une société beaucoup plus inégalitaire et atomisée. » Ces données sont la face cachée d’un « pacte de responsabilité » qui devait créer 500 000 emplois selon le gouvernement – un objectif sur lequel est d’ailleurs revenu le ministre des Finance Michel Sapin –, grâce aux mesures avantageant les entreprises. Au risque également de profondément déstabiliser les finances de la Sécurité sociale (voir ici).

Les associations, variable d’ajustements ?

Pour réaliser cette estimation, le Collectif s’est appuyé sur les annonces gouvernementales liées au pacte de responsabilité. « Il apparaît aujourd’hui que l’objectif est de parvenir à une baisse permanente du niveau de l’action publique de 50 milliards, en exigeant des « efforts » (restrictions) comparables sur les différents budgets de l’action publique, observe le CAC. De ce fait, la perte des moyens pour les services publics n’est pas de 50 milliards mais du double ». Soit, selon le CAC, 100 milliards d’euros en trois ans, les coupes budgétaires se cumulant jusqu’en 2017 [1]. Le ministre des Finances Michel Sapin vient toutefois d’admettre que le gouvernement ne réalisera pas les 21 milliards d’euros d’économies qu’il avait prévu en 2015.

Quoi qu’il en soit, 49 % du budget global des associations (évalué à 85 milliards d’euros) repose sur des financements publics. Elles pourraient être fortement touchées par la baisse de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités qui, avec un budget de plus en plus contraint, seront tentées de transformer les association en variable d’ajustement. « La perte de financements publics cumulée est de 29 milliards sur quatre ans », alerte Didier Minot [2].

Menace sur l’action sociale et sanitaire

Ces prévisions de destruction d’emplois ne font cependant pas l’unanimité. « Ces chiffres, que je n’ai pas vus dans le détail, laissent une impression d’extrapolation un peu générale. Les baisses aux collectivités conduiraient mathématiquement à des restrictions équivalentes sur les subventions aux associations... C’est sans doute un peu exagéré », nuance Frédérique Pfrunder, déléguée générale du Mouvement associatif, qui fédère notamment des poids lourds du secteur comme la Ligue de l’enseignement, Coordination Sud ou l’Union nationale des associations familiales. Le mouvement reconnaît cependant que la situation est « critique » dans le champ sanitaire et social, qui compte la moitié des salariés du secteur à but non lucratif, du fait notamment de la concurrence du privé. Le secteur a créé environ 35 000 emplois depuis 2000. Mais la dynamique s’est fortement ralentie depuis quelques années, selon l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux).

Constat similaire du côté du CAC : la moitié des emplois menacés se situerait dans l’action sociale. Seule alternative : imaginer des sources de financement innovantes pour remédier à la réduction des ressources publiques. C’est tout l’enjeu du rapport sur « l’investissement à impact social » remis le 25 septembre à Carole Delga, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire. « Les subventions se font plus difficiles à obtenir et l’efficacité des actions menées n’est pas toujours satisfaisante, souligne Hugues Sibille, vice-président du Crédit Coopératif, la « banque de l’économie sociale », qui a présidé le comité à l’origine du rapport. Il faut donc chercher d’autres solutions, une sorte de troisième voie entre le tout marché et le tout État. » L’idée ? Passer de la « dépense sociale » à « l’investissement social », confie Hugues Sibille au journal La Croix. L’une des mesures clés consisterait à créer des « obligations à impact social » (« social impact bonds », en anglais).

Vers une financiarisation du secteur associatif ?

Concrètement, il s’agit de faire financer le programme d’une association par un investisseur privé. Les pouvoirs publics remboursent ensuite cet investisseur privé, avec des intérêts, si l’association a atteint les objectifs qui lui sont définis. Dans le cas contraire, l’investisseur perd tout ou partie de son argent. « Ce dispositif est très proche de celui mis en place avec les partenariats public-privé (PPP), commente Didier Minot. L’État fait une économie apparente à court terme, mais doit ensuite rembourser et payer un surcoût parfois très important. » A l’heure où les partenariats public-privé sont remis en question en France, le gouvernement s’apprête donc à les étendre au secteur social. « Ce dispositif est une façon surréaliste de réduire le déficit public », alerte le fondateur du CAC, qui redoute la disparition du projet associatif afin de répondre à des logiques de productivité, de coûts et de rentabilité. « Vu la situation des finances publiques, il ne faut rien s’interdire », affirme de son côté Charles-Edouard Vincent, directeur d’Emmaüs Défi, interrogé par La Croix.

La réduction des financements des collectivités, ajoutée à la baisse progressive des financements publics de l’État ces dernières années, commence à se faire sentir sur le terrain. « Les crèches parentales voient les financements de la caisse d’allocations familiales se réduire parce que le département ne paye plus son quota », illustre le CAC. Sur les 33 centres sociaux de la capitale, 10 rencontreraient de lourdes difficultés. Sur 140 régies de quartier, 20 connaitraient de gros problèmes économiques. Les associations membres de Culture et Liberté, une fédération d’associations d’éducation populaire, déposent une à une leur bilan. Les Foyers ruraux voient disparaître une fédération par an. Au sein des 73 associations départementales du Planning familial, la situation se dégrade depuis deux ans. Les licenciements se répercutent sur la qualité de l’aide aux personnes, alors que le Planning joue un rôle essentiel pour le droit des femmes.

Et les restrictions budgétaires ne font que commencer. « Nous assistons également à une injonction à la concentration », observe Didier Minot. Qui cite l’exemple du Planning familial, invité à se regrouper en inter-association avec les organisations de lutte contre le Sida. « Cela n’a pas de sens car leurs objectifs sont différents ! » Selon Frédérique Pfrunder du Mouvement associatif, la mutualisation des réseaux associatifs demeure néanmoins une des voies à creuser. « Les associations sont plus fortes quand elles sont fédérées et en réseaux », insiste t-elle.

Entre marchandisation, précarisation et privatisation

Les conséquences des coupes budgétaires pourrait fortement varier en fonction des activités. La part des financements publics est en effet très différente d’un secteur à l’autre. Le développement local ou l’action sociale sont financés à plus de 60% par les subventions publiques. Leur part descend à un tiers ou un quart pour la défense des droits ou le sport [3]. Les petites et moyennes associations (moins de dix salariés) seraient les plus touchées, n’étant pas en capacité de répondre aux appels d’offres qui se généralisent. Certains grands réseaux associatifs se positionnent par exemple sur des crèches parentales, au détriment de petites associations locales implantées depuis longtemps dans les territoires. « Il y a un risque de bipolarisation de la vie associative entre les mastodontes d’un côté, et les petites et moyennes associations de l’autre », appuie Didier Minot.

Les réponses des associations diffèrent. Certaines ont déjà commencé à se serrer la ceinture. Les emplois précaires, dont les emplois d’avenir sont un exemple, commencent à remplacer les emplois qualifiés. D’autres pourraient davantage faire appel aux cotisations et à une augmentation du prix des prestations. « Cela équivaut à une marchandisation du secteur associatif qui va être amené à sélectionner les publics », s’inquiète le CAC. Des associations transforment leur projet pour se configurer aux appels d’offre venus d’en haut, dans un contexte de « privatisation forcée de services publics », dénoncent certains.

« Les pouvoirs publics ne vont pas réduire les coûts mais les accroître »

Le collectif des associations citoyennes appelle à une large rencontre le 3 octobre à Paris (voir leur appel). Une quarantaine de réseaux ont d’ores et déjà répondu. L’enjeu : élaborer un panel de mesures afin que les associations puissent continuer à jouer pleinement leur rôle. Des amendements seront notamment proposés au projet de loi sur la réforme territoriale afin de renforcer l’engagement citoyen et la participation locale. Les associations entendent également développer les partenariats avec les collectivités au-travers de chartes d’engagements réciproques [4]. Des propositions de simplification des procédures ont par ailleurs été récemment transmises par le CAC au député socialiste Yves Blein, ex-rapporteur du projet de loi sur l’économie sociale et solidaire, actuellement en charge d’une mission pour alléger les contraintes qui pèsent sur les associations.

« Il est nécessaire que l’État et les collectivités continuent à préserver les fonds sur la vie associative, précise Frédérique Pfrunder du Mouvement Associatif. Mais les associations doivent prendre en compte les mutations en cours, réfléchir par exemple à développer la vente de prestations. Nous avons intérêt à montrer que les associations cherchent des solutions et ne sont pas sous perfusion d’argent public. » Pour le CAC, il s’agit non pas de désespérer mais bien de mobiliser. En commençant par faire changer le regard sur les associations qui, loin de constituer une charge, jouent un rôle central dans la lutte contre les inégalités et contre les discriminations, l’amorce de la transition écologique, et le débat démocratique. « En détruisant le tissu associatif, résume Didier Minot, les pouvoirs publics ne vont pas réduire les coûts mais les accroître. »

Par: Sophie Chapelle et BASTA.
Dessin : Rodho

Notes

[1] 16,6 milliards en 2015, 33,3 milliards en 2016 et 50 milliards en 2017. Voir à ce sujet le communiqué du Premier ministre du 16 avril 2014.

[2] La baisse de niveau des financements publics aux associations (qu’il s’agisse de subventions ou de commandes publiques) serait de 1,5 milliards en 2014, 5,2 en 2015, 9,20 en 2016 et 13,4 en 2017, selon le CAC.

[3] Voir ici.

[4] Voir la charte nationale.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Une nouvelle enquête inquiète Nicolas Sarkozy
Des juges vont enquêter sur le paiement par l'UMP des pénalités qui avaient été infligées à Nicolas Sarkozy après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012, a affirmé lundi à l'AFP une source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert lundi une information judiciaire pour « abus de confiance », « complicité » et « recel » de ce délit, a précisé cette source. Après une dénonciation des commissaires aux comptes de l'UMP, une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet sur la prise en charge par l'UMP d'environ 400.000 euros de pénalités infligées au candidatSarkozyses comptes de campagne de la présidentielle de 2012 avaient été rejetés pour dépassement du plafond autorisé.

Ces investigations s'ajoutent à plusieurs autres enquêtes susceptibles de contrarier les ambitions de l'ancien chef de l'Etat, qui a effectué le mois dernier son retour sur la scène politique.

C'est la troisième enquête directement liée à sa campagne 2012.

Elle trouve son origine dans l'invalidation des comptes de campagne, en raison du dépassement par le candidat du plafond des dépenses autorisées (22.509.000 euros).

Du fait de ce dépassement, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait ordonné en décembre 2012 à Nicolas Sarkozy de restituer à l'État l'avance forfaitaire de 153.000 euros, dont il avait bénéficié en tant que candidat, et de verser au Trésor public 363.615 euros, soit le montant du dépassement du plafond des dépenses.

Le rejet du compte avait été confirmé en juillet 2013 par le Conseil constitutionnel, une mesure sans précédent pour un ancien président qui avait eu pour conséquence de le priver du remboursement par l'État de 10,6 millions d'euros de frais. Pour compenser, l'UMP avait lancé avec succès un "Sarkothon", vaste collecte auprès de ses militants.

C'est après avoir certifié fin juin l'exercice 2013 de l'UMP que les commissaires aux comptes du parti ont décidé le 1er juillet d'alerter le parquet de Paris, réalisant que Nicolas Sarkozy avait laissé son parti régler les pénalités qui lui étaient infligées.

Ces pénalités « s'adressent au candidat lui-même, qui est responsable de son compte », avait expliqué début juillet à l'AFP le président de la CNCCFP, François Logerot, tout en précisant que, sur l'avance forfaitaire, seuls 37.000 euros ont été pris en charge par l'UMP, le reste ayant été couvert par le reliquat du compte de campagne de Nicolas Sarkozy.

Pour autant, « on ne voit pas très bien quelle est la raison juridique qui permet au parti de se substituer au candidat » pour ses pénalités, avait-il ajouté.

Par: l'AFP.

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog