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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Chanson anonyme écrite sur la musique de "Bonsoir m'amour" (Adelmar ou Charles Sablon, le père de Germaine et Jean) à laquelle on doit sans doute le succès de cette valse dont les paroles, aujourd'hui, font presque sourire.

Son texte recueilli par Paul Vaillant-Couturier (1892-1937), avocat puis journaliste et finalement député, qui, entré dans la guerre avec un certain enthousiasme, en sorti socialiste, revendicateur même mais surtout pacifiste. Sous-officier, en 1914, dans l'infanterie; il termina la guerre capitaine dans les chars d'assaut non sans avoir été blessé, gazé, cité à l'ordre de la Nation mais aussi condamné cinq fois pour son action en faveur de la paix.

Vivement condamné par les autorités militaires (qui offrirent une petite fortune à celui qui en dénoncerait l'auteur) elle fut connue sous plusieurs noms dont : "Les sacrifiés""Sur le plateau de Lorette" et "La chanson de Lorette".

Elle demeure, aujourd'hui la chanson-type de l'antimilitarisme mais elle a été depuis dépassée par plusieurs autres. Il suffit à cet égard de citer  "Quand un soldat" de Francis Lemarque (1953) ou encore le très célèbre "Déserteur" de Boris Vian (1954).

Paroles:

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Refrain
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

au Refrain

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

Refrain
Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

 

Par: Michel El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Livres

pourquoi-les-richesPourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?

Un ouvrage documentaire jeunesse engagé de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, illustré par Étienne Lécroart

Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour questionner la société et ses inégalités, les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, passés maîtres dans l'art de décortiquer les mécanismes de la domination sociale, s'adressent pour la première fois aux enfants à partir de 10 ans. Avec clarté et pédagogie, ils leur expliquent les mécanismes et les enjeux du monde social dans lequel ils vont grandir et devenir adulte.
Une opération de dévoilement qui permet aux jeunes lecteurs de dépasser le stade du ressenti : les riches, les pauvres oui, c'est injuste... mais pas seulement !
Classes sociales, reproduction sociale, capital financier, capital social, capital culturel, richesse, pauvreté et inégalités... 20 questions-réponses illustrées avec finesse et humour par Étienne Lécroart, pour aiguiser l'esprit critique et donner envie de changer le monde !

 
Parution : 18 septembre 2014
Prix TTC : 8,50 euros
isbn : 978-2-36012-047-5

 

PLUS D'INFORMATIONS ICI

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco
SYNDICATS et PATRONAT aux antipodes sur la réforme du dialogue social.

Jeudi 30 octobre 2014 s’est tenue la deuxième session de la négociation sur la modernisation du dialogue social dans les entreprises, voulue par le gouvernement.

Le patronat (MEDEF, CGPME, UPA) a avancé un texte qualifié de « provocation » par les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC). Le Medef propose de fusionner les instances représentatives du personnel (IRP) au sein d’un « conseil d’entreprise » dans les sociétés d’au moins 50 salariés, et la disparition de l’obligation d’organiser des élections dans les autres entreprises. « On considère qu’il n’y a besoin d’aucune obligation au-dessous de 50 salariés », a dit Alexandre Saubot chef de file de la délégation patronale.

Marie-Alice Medeuf- Andrieu, (FO) juge que «ce document consiste à déconstruire les IRP, donc le dialogue social» et accuse le Medef de ne poursuivre qu’un but : « détricoter le Code du travail et sortir les syndicats des entreprises ».

Marylise Léon (CFDT) considère que « c’est tout sauf gagné » et appelle le patronat à « revoir totalement sa copie ». « Ce n’est pas en passant tout au bulldozer qu’on va avancer », ajoute-t-elle.

Agnès Le Bot (CGT) constate » On a affaire à un patronat qui n’écoute pas, qui n’entend pas et qui est aussi ancré sur ses positionnements, sur ses postures ».

Joseph Thouvenel (CFTC) craint «qu’un patron qui ne voudra pas de syndicats fera pression sur les salariés »

Les négociations doivent reprendre le 13 novembre sur la base d’un nouveau texte qu’a promis le patronat, mais sans s’engager sur son contenu, et encore moins sur le retrait des points les plus polémiques.

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

non-au-barrage-de-siviens-web-1000px.jpgJe suis d’une génération qui a commencé réellement à s’engager dans l’action politique en novembre 1986 en demandant le retrait d’un projet de loi qui concernait l’enseignement supérieur et qui prévoyait de limiter les conditions d’accès à l’université. Ce projet de loi, porté alors par un gouvernement dirigé par Jacques Chirac comme Premier Ministre en cohabitation avec François Mitterrand, se nommait le projet Devaquet. Il fut finalement retiré après plusieurs semaines de grèves et surtout la mort tragique d’un étudiant matraqué par les forces de l’ordre rue Monsieur le Prince à Paris. Cet étudiant qui ne demandait rien à personne, qui n’était même pas manifestant et selon certains témoignages avait des idées plutôt proche du RPR se nommait Malik Oussekine. Son nom restera pour ma génération comme un symbole. Deux autres étudiants seront grièvement blessés.  François Rigal perdra l’œil gauche en raison d’un tir tendu d’une grenade lacrymogène et Jérome Duval aura le nez détruit et une fracture frontale profonde. Le Ministre de l’intérieur se nommait alors Charles Pasqua.

 

Le lendemain de la mort de Malik Oussekine nous étions des centaines de milliers dans toutes les villes de France à scander les mots d’ordres « Pasqua démission ! » et « Plus jamais ça ! ». Un Comité de solidarité avec les familles de victimes policières dénonçait dans son texte fondateur : « Il suffit de manifester contre un projet de loi pour être grièvement blessé par des grenades tirées horizontalement et à hauteur d’homme, ou pour être frappé à mort ». Pour nous tous, c’était une évidence que la responsabilité du ministre était directement engagée. Il devait démissionner. Faisant preuve d'une grande dignité, le ministre de l'enseignement supérieur, M. Alain Devaquet, sans même attendre les conclusions de l'enquête sur la mort de Malik Oussekine, présentait sa aussitôt démission.

Un des porte-parole du mouvement étudiant, tirant le bilan de ces semaines de mobilisation et de cette mort, écrivait à raison que  « l’incompréhension, le refus d’écouter peuvent être mortels ». Il ajoutait aussi que « « Plus jamais ça ! » exprime un double refus : celui de se voir imposer un projet de loi éducatif contre la volonté de tous, et celui d’une violence entrainant morts et blessés, contre l’expression démocratique de la rue.» L’auteur de ces lignes se nommait David Assouline, aujourd’hui Sénateur et Conseiller de Paris et il y a peu de temps encore porte-parole du PS. Curieusement, le même, d'ordinaire si bavard, semble avoir oublié ses propres paroles en 2014. Pourtant oui, il est encore des moments où le refus d’écouter peut être mortel. Je m'étonne enfin que toute une équipe militante qui dirige aujourd'hui le PS à des postes divers, (MM. Cambadélis, Valls, Dray, Désir, Borgel et compagnie) qui a vécue si intensément ces semaines de grève étudiante en 1986 ne voit pas la terrible actualité de cette époque. Une part d'oubli forge les caractères des esprits forts, il dessèche ceux des esprits lâches.

Chacun aura bien compris que si je raconte tout cela 28 ans plus tard, c’est que je pleure la mort du jeune Rémi Fraisse. Bien sûr, aucune situation n'est jamais comparable à une autre, mais tout de même bien des similitudes me désolent et résonnent dans ma tête. Il semble établi désormais que c'est une grenade offensive tirée par les forces de l’ordre sur place qui est responsable de sa mort. Rien ne justifie que les forces de l’ordre causent la mort d’un manifestant. Rien. Le plus terrible est que cette mort était pratiquement prévisible. Depuis des semaines, les opposants au barrage du Testet (Tarn) se voyaient opposés à des forces de l’ordre qui avaient des consignes de fermeté totalement disproportionnées. Ce projet de barrage est inutilement couteux en argent public (près de 10 millions d’euros désormais au lieu de 4,5 annoncés au début). Il met en cause la vie de 94 espèces animales. 70 % de l’eau de ce futur barrage serait utilisé pour la culture intensive du maïs, alors que cette pratique est en recul dans la vallée. Trois recours devant la justice étaient pendants tandis que les travaux continuaient. Cette obstination à avancer, coûte que coûte, à ne rien écouter, à ne pas concerter, était dû à l’aveuglement du Président du Conseil Général M. Thierry Carcenac et du Ministre de l’intérieur M. Bernard Cazeneuve.

Depuis des semaines, différents représentants politiques étaient venus sur place pour prévenir que les choses allaient dégénérer, que le dialogue devait reprendre avec les opposants. Les mêmes prévenaient aussi que l’attitude des forces de l’ordre posait lourdement problème car il semblait clair qu’elles n’avaient pas de consigne d’apaisement mais bien au contraire de sévérité que de nombreux témoignages ne cessaient de dénoncer.

A présent, chacun peut constater les dégâts. Un homme est mort. Qui est responsable ? M. Manuel Valls n’a cessé ces derniers mois de bomber le torse. Violentant la gauche, affrontant son propre groupe parlementaire, il a exigé de chacun de la « responsabilité ». Le 15 septembre, avec un ton martial il disait aux députés PS « Quand on gouverne, on doit assumer ses responsabilités. » Oui. Alors qui est responsable de la mort de Rémi Fraisse ? Qui ?

Je refuse que les fonctionnaires de police sur place soient les boucs émissaires de cette tragédie. Ils ont obéi à des ordres. Si aujourd’hui le Ministre de l’intérieur demande l’arrêt de l’utilisation des grenades offensives, c’est bien la preuve que leur utilisation n’était pas adaptée. Si aujourd’hui le président du Conseil Général du Tarn suspend les travaux du barrage, c’est bien la preuve qu’il était absurde de s’entêter. C’est pourquoi avec mes camarades du Bureau national du Parti de Gauche, maintenant que le Procureur a rendu ses premières conclusions et qu'il semble clair que du TNT a causé la mort de Rémi et que seul les forces de l'ordre utilisent un tel explosif, nous réclamons la démission du Ministre de l’intérieur et celle du président du Conseil Général du Tarn également sénateur. Les deux portent une part de responsabilité. Ils doivent en assumer les conséquences, en toute dignité. Sans quoi, qui est responsable ? Personne ? Les opposants au barrage qui auraient dus ne pas être là ? La présence de manifestants violents sur place ? Mais le maintien de l'ordre, ce n'est pas une intervention militaire et à tout moment la police doit doser ses formes d'intervention avec les dangers qu'elle peut faire encourir aux manifestants. C'est une règle élémentaire dans un Etat démocratique. Ce soir le ministre Cazeneuve croit bon d'invectiver ceux qui demandent sa démission en déclarant que "nous chassons en meute". Cet homme doit garder son sang-froid et comprendre que nous ne sommes pas des chiens qui doivent lui obéir, seulement des femmes et des hommes qui, prenant acte de son incompétence à renouer le dialogue avec les opposants au barrage et à garantir la liberté de manifester sans que quelqu'un ne perde la vie, pensent qu'il n'est plus l'homme de la situation. M. Cazeneuve dit qu'il faut attendre les conclusions de l'enquête, que la mort de Rémi "n'est pas une bavure"(de quoi s'agit 'il alors ? Du bon fonctionnement des choses ?) etc..... Dois-je rappeler qu'en 1986, le Ministre Alain Devaquet a démissionné sitôt que la mort de Malik Oussekine fut connue.

A l'heure où le PS n'est plus que l'ombre glacée de ce qu'il fut jadis, j'invite François Hollande et Manuel Valls à méditer sur ce que disait François Mitterrand à la tribune de l'Assemblée nationale le nationale le 8 mai 1968 : "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort".

Par: Front de Gauche.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

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Bilan économique et social 

de François Hollande à mi-mandat.

 

 

Nul besoin d’ergoter pendant des lustres sur le bilan de François Hollande en termes de résultats économiques : ceux-ci sont à la mesure d’un chômage qui crève tous les plafonds et d’une croissance qui reste désespérément atone à tel point que les défauts d’investissements d’aujourd’hui commencent par mettre gravement en péril la France de demain [1]. Mais, contrairement aux mensonges du gouvernement sur le sujet ce bilan n’est pas un simple effet de cycle économique ou la simple résultante d’une situation catastrophique laissée par la majorité précédente. 

 

Il est aussi indubitablement lié aux mesures prises par François Hollande et sa clique : une thérapie de choc néolibérale qui ferait se pâmer d’envie une Margaret Thatcher en goguette ou un Chicago boys friedmanien en mal de reconnaissance. Car lorsqu’en période de récession, l’on massacre à ce point l’économique et le social, il ne faut guère s’attendre à ce que ménages et entreprises (celles tenues par de véritables entrepreneurs, non les vampires multinationaux) retrouvent le goût de l’initiative, de la dépense et de l’investissement, éléments pourtant indispensables à la création d’emplois. Et lorsque l’on met une telle morgue, une telle arrogance et un tel acharnement à détruire les structures économico-sociales[2] d’un peuple, il ne faut pas s’étonner, qu’un jour ou l’autre, il vous le fasse payer.

 

Petite recueil (non exhaustif) donc, des mesures économico-sociales prise par la « gauche de droite » la plus décomplexée que la France ait jamais connue [3] :

  • Depuis le 1er juillet 2012, le SMIC net (compte-tenu des cotisations) a connu une baisse de 1,5% en parité de pouvoir d’achat.
  • De par la loi de « sécurisation de l’emploi » (bel usage de novlangue) du 14 juin 2013 :
    • Les employeurs peuvent augmenter le temps de travail tout en gelant ou même en diminuant les salaires (sauf ceux inférieurs au SMIC) ;
    • Les employeurs peuvent recourir à des plans sociaux express, considérés comme exécutables au bout de trois semaines sauf véto de l’administration ;
  • Plutôt que de revoir les principes de financement de remboursement des soins par la sécurité sociale, M. Hollande a préféré imposer aux salariés la généralisation de l’assurance maladie complémentaire. Un beau cadeau aux assureurs privés, Axa en tête.
  • Grâce à la réforme des retraites initiées par M. Hollande (dans la droite ligne de celle de M. Sarkozy), la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein s’allonge d’un trimestre tous les ans jusqu’en 2020. Pour « compenser », le gouvernement devait instaurer un « compte pénibilité » qu’il a finalement retiré sous pression du Medef.
  • Les pensions de retraites supérieures à 1200 euros ne seront plus revalorisées.
  • Les cotisations retraites ont été augmentées de 0,15 point chacun pour les employeurs et salariés en 2014, puis de 0,30 point par an jusqu’en 2017.
  • Après avoir annulé la « TVA sociale » de Nicolas Sarkozy, le gouvernement a finalement fait passer le taux normal 19,6 à 20%, le taux intermédiaire de 7 à 10 % et le taux réduit (pour les produits de première nécessité) qui devait baisser est finalement resté à 5,5%.
  • La fameuse taxe à 75% pour les très hauts revenus après de multiples atermoiements a finalement définitivement été enterrée par Manuel Valls pour 2015.
  • Les barèmes de l’impôt sur le revenu ont été gelés (par rapport à l’inflation), ce qui a entrainé une imposition beaucoup plus importante des faibles revenus.
  • La demi-part accordée pour l’impôt sur le revenu pour les personnes vivant seules et ayant élevé un ou plusieurs enfants a été supprimée, faisant notamment exploser l’imposition de nombreuses femmes seules à faibles revenus.
  • Par le crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE), M. Holland accorde 40 Milliards d'euros d’allégements fiscaux aux entreprises, sans exiger aucune contrepartie, sachant qu’il est fortement probable que ces allègements profiteront massivement aux multinationales (et peu ou pas aux PME) qui créent peu d’emplois en France. A noter que le gouvernement a également fait le choix de ne pas revenir sur le Crédit impôt recherche (CIR), accordé par la majorité précédente et pourtant amplement spouçonné non seulement d'être faiblement productif mais en plus d'encourager l'évasion fiscale.
  • La « réforme » bancaire initiée par le gouvernement ne devrait finalement toucher que 1% des activités bancaires (!).
  • François Hollande avait promis la fin de la RGPP (révision générale des politiques publiques) de Nicolas Sarkozy, prévoyant, entre autres, le non-remplacement d’un départ sur deux de fonctionnaire à la retraite. C’était pour mieux la remplacer par la MAP (modernisation de l’action publique), qui en est sa quasi-jumelle.
  • Le point d’indice des fonctionnaires continuera à être gelé jusqu’en 2017, soit une perte annuelle de pouvoir d’achat d’un minimum de 0,5% par an.

Et enfin, tout récemment, le gouvernement Valls a décidé de diviser par le deux la durée maximale du congé parental et par trois la prime de naissance à partir du 2e enfant, tout en projetant de mettre les allocations familiales sous conditions de ressources.

 

De « gauche », vraiment ?¨

Par: Michel El Diablo.

 

[1] Sur le sujet, lire Une rentrée difficile…, Jacques Sapir, russeurope, 13-août-14 ; Perspectives, Jacques Sapir, russeurope, 19-août-14 ; L’échec de Hollande, Jacques Sapir, russeurope, 10-juil-14 ; L’Euro-Cauchemar, Jacques Sapir, russeurope, 16-mai-14.

[2] Sans même parler du lamentable bilan diplomatique, fait d’un atlantisme va-t-en-guerre manichéen, simpliste et à courte vue, au point qu’on va finir par prendre Nicolas Sarkozy pour un dangereux gaullo-mitterrandien.

[3] La quasi-totalité des mesures données ci-après sont détaillées dans l’édition de septembre du Monde diplomatique.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Thierry-Lepaon-CGT

CCN de la CGT des 4 et 5 novembre 2014

 

Notre CCN s’ouvre dans un contexte particulier.

 

Je me dois de perturber l’ordre du jour de nos travaux, ainsi que le Bureau l’a dit hier à la Commission Exécutive Confédérale. Personne ne comprendrait et n’accepterait qu’ils se déroulent comme prévu, comme si rien ne s’était passé et je dois vous dire …, moi non plus.

 

Cela fait 7 jours que, chaque minute qui passe, je pense aux syndiqués de notre CGT, aux militants, aux dirigeants dans les professions et les territoires, aux salariés de la maison confédérale, des structures professionnelles et territoriales.

 

En clair, je pense à celles et ceux qui font la CGT.

Vous me permettrez aussi d’avoir une pensée pour mes proches, celles et ceux qui m’ont vu et aidé à grandir ma vie durant. Un dirigeant, quel que soit son niveau de responsabilité, faut-il le rappeler ici, est avant tout une femme ou un homme.

Comme la direction confédérale, j’ai reçu nombre de messages, croisé des regards, eu de nombreuses conversations et c’est à cela que je pense en commençant cette intervention. J’ai aussi lu la presse, écouté la radio, regardé la télé.

Je ne ferai aucun commentaire sur le traitement de l’information pour me concentrer, devant vous, sur les faits, le pourquoi, et tirer les enseignements qui s’imposent. Je me souviens de notre CCN au congrès de Toulouse et des propos que je vous avais tenus.

Vous remerciant de votre confiance et mesurant le poids de la responsabilité que vous m’avez confiée, je vous avais dit les trois mots qui ont toujours guidé ma vie et mes engagements. Je me permets de vous les rappeler aujourd’hui : honnêteté, loyauté, transparence.

 

Ce n’est pas une simple addition de mots. C’est une ligne de conduite, un état d’esprit et une manière d’être que je souhaite faire partager dans la CGT. Dans une organisation comme la nôtre, il est juste et bon, normal et essentiel, que les débats aient lieu dans nos structures, nos organisations, entre militants, dans les syndicats et avec les salariés.

 

Mais un syndiqué en responsabilité ne peut pas faire comme si la responsabilité n’évoluait pas avec le mandat que lui confient les syndiqués, les organisations.

Des dirigeants qui s’expriment, sous couvert d’anonymat, selon la formule trop connue et entendue, fragilisent l’organisation. Lorsqu’ils se répandent dans la presse en disant que le Secrétaire général de la CGT rencontre les Ministres en dilettante, c’est toute la CGT qu’ils offensent.

 

C’est le contraire de la responsabilité et donc d’être responsable. Chacune, chacun a droit à la parole, doit participer à la prise de décision. Encore faut-il que cela se fasse au bon endroit, dans l’organisation et les lieux que nous avons collectivement mis en place.

La confiance n’est pas un acte naturel. Elle se construit, se mérite et s’organise entre nous. Avec respect, sans naïveté, dans la responsabilité que nous ont confié les syndiqués, nous avons en charge de diriger la première organisation syndicale du pays qui fêtera l’année prochaine ses 120 ans.

 

Comme vous, je ressens sur mes épaules le poids de l’histoire. Je mesure la responsabilité qui est la nôtre au regard de nos prédécesseurs, de la situation présente, de la place de la CGT dans notre société, des oppositions de classes dans le pays, des défis qui sont devant nous et des attentes des travailleurs.

 

La logique de blocs, de tendances, d’écuries, ne sera jamais dans ma logique parce qu’elle n’est pas celle de la CGT. Plus encore, il est du devoir du Secrétaire général de lutter contre ces logiques quand elles existent. Je crois fondamentalement au travail collectif, c’est ma conception d’une direction au service de ses organisations, de l’intérêt des salariés, de notre pays.

Une confédération est un outil de rassemblement, un acte volontaire pour débattre, pour décider et agir.

 

Je dois aussi vous dire que je ne sais pas ce qu’est la prétendue « ligne Lepaon ». La seule que je connaisse est celle que nous ont donné les syndicats réunis en congrès à Toulouse et j’entends bien débattre de sa mise en œuvre dans le profond respect des décisions et orientations validées par celles et ceux qui font la CGT.

Il y a un peu plus de deux mois, lors de notre assemblée de rentrée, nous faisions ensemble l’analyse de l’intense campagne idéologique menée à l’encontre de la CGT.

Nous y faisions le constat d’un déchainement médiatique haineux, porté par un vocabulaire et une chronologie directement liés aux conflits alors en cours : celui des cheminots, des salariés de la SNCM, des intermittents du spectacle.

 

Nous en avions décortiqué les objectifs et les leviers. Nous n’avions encore rien vu.

Depuis une semaine, la CGT essuie une tempête médiatique plus forte encore. La séquence politique dans laquelle nous sommes nous conduit à penser qu’après cet épisode d’autres sont susceptibles d’advenir.

 

En effet, un document a été subtilisé de l’intérieur de la CGT. Si l’auteur de cet acte avait eu comme préoccupation l’intérêt des finances de la CGT, il avait à sa disposition toute une palette de possibilités pour attirer notre attention sur un éventuel problème. Il pouvait saisir l’Administrateur, un membre du Bureau, un membre de la Commission Exécutive Confédérale, le secrétaire général, sa fédération, son union départementale, la Commission Financière de Contrôle, dont c’est précisément le rôle. Il a donc choisi volontairement, un mois avant une élection professionnelle décisive dans la fonction publique, de nuire à la CGT, à ses syndiqués, à ses militants. Il est responsable aujourd’hui des conséquences de ses actes.

C’est ce qui a fait dire au Bureau confédéral, dans son communiqué de mercredi dernier, que rien ne nous détournera de nos objectifs revendicatifs. J’ajoute à l’attention du Premier Ministre, qui a donné le coup d’envoi au déferlement médiatique : qu’il s’occupe des affaires de la Nation pour lesquelles des résultats sont fortement attendus, et qu’il laisse la CGT s’occuper des siennes.

Volontairement, je ne me suis pas exprimé publiquement. Je sais que cela ne vous a pas facilité la tâche, confrontés que vous étiez à devoir apporter des réponses aux militants et aux syndiqués de vos organisations sans avoir tous les éléments de réponse en main.

Je sais aussi que vous avez fait face à la déflagration. Je voudrais personnellement vous remercier de votre engagement. C’est cela la force de la CGT, celle qui nous est d’ailleurs reconnue :

 

- Savoir se serrer les coudes lorsque l’organisation à laquelle chacune et chacun d’entre nous tient comme à la prunelle de ses yeux, est attaquée.

- Savoir d’emblée identifier les objectifs politiques de ces attaques.

- Enfin, savoir faire front, même lorsque des interrogations, des doutes, voire des désaccords subsistent et qu’ils demandent des explications entre nous.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai réservé mon expression aux premières et premiers dirigeants que vous êtes. Notre réunion du CCN qui devra parler de bien d’autres choses me donne l’occasion de le faire en direct. Comme vous, j’ai découvert, par la presse, le devis et le montant des travaux réalisés dans l’appartement que j’occupe. Un logement qui fait 79 m2 et non pas 120 m2 comme cela circule dans la presse.

J’ai donc demandé à la CFC de prendre toutes initiatives et dispositions pour contrôler la procédure et les montants des travaux réalisés dans l’appartement ainsi d’ailleurs, pour être complet, que ceux réalisés dans le bâtiment confédéral au 8ème étage, là où se situent mon bureau et ceux du secrétariat général.

J’ai aussi demandé à la CFC de visiter l’appartement pour qu’elle s’assure de la réalité des travaux et qu’elle rende compte au CCN du niveau des prestations dans cet appartement loué par la confédération. Je souhaite sincèrement les en remercier. Je sais que ce n’est pas facile mais c’est utile.

 

Chacune et chacun d’entre vous sait que j’habite en Normandie.

La demande d’éléments de compréhension de la part des militants et des adhérents de la CGT est saine. Elle participe de la confiance que nous avons entre adhérents de la CGT quelles que soient nos responsabilités. La Commission Financière de Contrôle a, dans des délais très courts, produit un rapport que vous avez sur vos tables. Je passerai la parole à Michel Faivre Picon, Président de la commission à la suite de mon intervention.

 

Avant même cette intervention, il nous faut tirer enseignement de ce que nous avons vécu pour prendre les décisions qui s’imposent. J’ai commencé mon propos en faisant le lien entre la campagne médiatique de cette semaine et les précédentes. Elles ont toutes le même objectif. Pourtant, les précédentes sont restées dans le cercle très restreint des chroniqueurs, des observateurs de la vie publique, voire, pourrait-on dire, d’un microcosme très éloigné des préoccupations des syndiqués de la CGT et des salariés. Celle-ci est encore beaucoup plus violente. Les effets qu’elle produit sont d’une autre nature.

Dans un contexte de crise économique, sociale, politique et morale majeure, les initiateurs et les complices de cette entreprise de déstabilisation visent à faire vaciller la représentation sociale de la CGT aux yeux des salariés. 

La CGT, rempart de ceux qui ne comptent pas, contre ceux qui décident des affaires du monde serait-elle en train de changer de camp ?

Deux choix de gestion de la CGT peuvent en effet blesser ou déstabiliser militants et syndiqués de la CGT. C’est le cas, à la fois du choix du lieu et du montant des travaux. Le choix de Vincennes d’abord. Pour les franciliens et les habitants du Val de Marne, la commune a la réputation des beaux quartiers. Eux seuls d’ailleurs ont cette référence.

Chaque ville a ses codes sociaux, ses quartiers emblématiques, populaires ou chics. Depuis, Grenoble, Caen ou Lille, Vincennes n’a pas de connotation sociale particulière. Vincennes a été choisi parce c’est à côté de la porte de Montreuil.

Beaucoup d’appartements ont été visités par le personnel administratif de la confédération ; cet appartement-là correspondait aux critères recherchés : la proximité de la confédération, la discrétion, le calme et la sécurité, mais également un certain degré d’urgence. Loger plusieurs mois à l’hôtel, ce n’était pas les meilleures conditions pour exercer un mandat aussi exigeant, et loin de ma famille.

 

C’est aussi simple que cela. Je vous confirme, puisque la question a été posée, que la solution d’un logement en HLM était d’emblée exclue. D’une part parce qu’il y a pénurie de logements sociaux en Ile de France, d’autre part parce qu’il s’agit d’un logement loué par la confédération.

 

Nous le savons, la symbolique ouvrière est partie prenante de notre histoire CGT. Nous en sommes fiers. La presse utilise précisément cette légitime fierté comme ressort pour déstabiliser et atteindre profondément chaque adhérente et adhérent au cœur de notre système de valeurs. Elle a voulu instrumentaliser notre histoire en exhibant une vision misérabiliste du monde du travail.

Or, le monde du travail est divers, composé d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de cadres, de chômeurs, de retraités, ruraux ou citadins, habitant Aubervilliers, Saint-Denis, Vincennes, Saint-Mandé, Clichy sous-bois, Nanterre, Montrouge, Montreuil, République, Bastille ou Barbès …

 

Le montant des travaux effectués dans l’appartement ensuite. Il est de 105 000 euros. Cette somme fait partie des investissements que la confédération engage chaque année pour permettre son fonctionnement. Le montant de 105 000 euros est élevé. Il s’explique par l’importance des travaux qui ont été réalisés dans cet appartement.

Il s’est d’ailleurs trouvé quelques médias et journaux ayant gardé la tête froide, l’Humanité, Rue 89 ou le Nouvel Observateur, par exemple, pour faire la part des choses, rester dans la rationalité des chiffres de l’immobilier en région parisienne, faire le parallèle entre les 130 000 euros de devis de travaux annoncés et les centaines de milliards d’euros d’évasion fiscale organisée.

Mais cette somme, les syndiqués la comparent à leurs salaires, leurs retraites, leurs indemnités de chômage, leurs difficultés de vie pour joindre les deux bouts à 10 euros près. C’est précisément le calcul fait par les acteurs de l’opération médiatique. Je vais adresser dès cet après-midi, une lettre du Secrétaire général à l’ensemble des syndiqués de la CGT. Je demande à chacune et chacun d’entre vous d’en assurer la diffusion dans les organisations.

 

Les syndiqués de la CGT doivent pouvoir être rassurés sur leur organisation, être à l’aise pour en parler avec leurs collègues de travail. C’est le sens du message que je leur envoie. Il faut cependant aller plus loin. Cette opération visant la CGT révèle des failles majeures dans le fonctionnement interne de prise de décisions de notre maison.

Il y a donc une faute collective qui ne peut à aucun moment masquer les responsabilités individuelles. Vous allez prendre connaissance  du rapport de la Commission financière de contrôle sur les factures, la réalité des travaux et des équipements de l’appartement.

Je rappelle que nos comptes sont doublement audités : par la Commission financière de contrôle d’une part, par le commissaire aux comptes d’autre part. Ils sont publiés, consultables. Notre budget est présenté au Bureau et à la CEC. Les comptes de la CGT sont arrêtés par le Bureau et approuvés par la CEC. Une question demeure cependant. Elle est parfaitement légitime. Est-ce que le choix budgétaire de dépenser 105 000 euros de travaux dans un appartement dont la CGT n’est pas propriétaire était pertinent ?

Les arbitrages et la décision finale, qui engagent le budget de la confédération n’ont été ni débattus ni validés par une instance. Dans le fonctionnement qui est le nôtre aujourd’hui, une seule personne peut prendre cette décision sans être tenue d’en référer à priori à nos instances.

 

C’est une faille qu’il faut absolument corriger.

Dès la semaine prochaine, je soumettrai au Bureau confédéral, selon la procédure en vigueur, le recrutement d’un Directeur administratif et financier. Celui-ci rendra compte de son activité conjointement à l’Administrateur de la CGT et au Bureau confédéral. Il aura d’abord la charge de proposer à la direction confédérale un ensemble de règles permettant de sécuriser notre fonctionnement et nos décisions budgétaires.

Il devra notamment faire au Bureau confédéral une proposition du montant pertinent d’engagement de dépenses de fonctionnement et d’investissements à partir duquel le Bureau confédéral devra donner son accord.  Mes chers Camarades, nous avons pris ensemble des engagements devant les syndicats réunis en congrès.

Mettre en œuvre nos résolutions pour rendre la CGT accessible, utile et solidaire. Faire vivre notre démarche de proposition, de contestation, d’action et de négociation. Nous avons besoin aujourd’hui de passer à la vitesse supérieure car les salariés attendent des résultats concrets.

Je considère que nous avons un problème de fonctionnement du Bureau confédéral qui handicape notre capacité collective. La qualité des personnes n’est pas en cause, mais l’engagement au sein même du Bureau confédéral pose problème.

Nous devons, ensemble, relever ce défi politique. Je crois en les capacités de chacune et chacun pour le faire. Le Bureau confédéral se doit d’être plus que le rassemblement de porteurs de dossiers, aussi aiguisés soient-ils. Il doit avant tout préparer et mettre en œuvre les décisions de la CEC.  

La participation au Bureau confédéral ne peut pas se faire en fonction des ordres du jour et de leur intérêt. Cela pourrait nous conduire à ne plus travailler collectivement et donc à ne plus être la CGT. Je m’y refuse.

Dès jeudi, je recevrai individuellement chaque membre du Bureau confédéral afin de m’assurer de leur engagement et adhésion à l’esprit d’équipe. Si nécessaire je reviendrai vers le CCN. Comme les statuts confédéraux nous en donnent la possibilité entre deux congrès, je vais proposer au Bureau de vendredi prochain de présenter à notre prochaine CEC du 12 novembre, un renforcement de notre Bureau actuel par deux membres supplémentaires, une femme et un homme, issus d’une profession et d’un territoire.

Le CCN du mois de février sera amené, conformément à nos statuts à se prononcer par un vote sur cette proposition. Voilà les mots que je voulais réserver aux dirigeants de notre CGT, et à travers eux, aux syndiqués, aux salariés.

Par: CGT Montreuil, le mercredi 5 novembre 2014.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

cgt-royal-monceau3.jpgUne lutte exemplaire vient de prendre fin au palace « Royal Monceau » : après 36 jours de grève, la direction a fini par céder. Un accord de fin de grève a été signé jeudi 6 novembre à 20 heures.
 

Les salariés ont obtenu :

 

Une revalorisation des salaires entre 3,5% à 6% soit une augmentation de 60 euros à 111 euros.

La participation de l’employeur à la mutuelle santé à hauteur de 60% de la cotisation.

Le versement de la prime d’intéressement à part égale entre les salariés

Une prime de 6,50 euros par lit supplémentaire pour les femmes de chambre et valets de chambre.

Une prime annuelle de 150 euros pour tout déménagement effectué par les équipiers.
 

Le remplacement de tous les salariés en congé, arrêt de maladie, accident du travail etc… pendant la période dite « haute » (de mai à octobre).

L’engagement de la direction de mettre sur le service hébergement une gouvernante par étage L’embauche d’équipiers et vitriers.

Une plonge batterie supplémentaire.

La récupération à hauteur de 50% des jours de grève.

Cette victoire marque une nouvelle avancée pour les salariés des palaces parisiens, après les victoires des grévistes des hôtels Hyatt Madeleine et Vendôme en septembre.
 

L’Union Syndicale de Paris et le SPACS se félicitent de la réussite de ce mouvement qui en appelle d’autres.

 

Par: Union Syndicale CGT Commerce et services.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #6e République
La France est malade ? Oui

Décidément le banquier Macron n’a pas été installé pour rien à Bercy. Le ministre a en effet énoncé voici quelques jours les réformes structurelles sensées amadouer la Commission européenne dans l’examen du budget français. Alors oui, la France est bien malade, pour reprendre ses propos, mais c’est des faux remèdes de ces Dr Diafoirus que sont Macron et consorts.

Sous couvert d’assouplir les « rigidités du système », il s’agit en effet du grand classique libéral qui consiste à déréguler toujours plus la législation sociale et à casser les acquis sociaux. Il s’en prend d’ailleurs nommément à la protection des salaries d’un " à force de trop protéger, on ne protège rien » directement inspiré des travaux de l’économiste ultra-libéral Jean Tirole.

Ces mesures n’auront aucun effet sur l’activité économique étouffée par les trois vraies maladies du pays que sont l’austérité, la captation des richesses par le capital et l’affaiblissement continu de l’État social. Par contre elles sentent bon le capitalisme sauvage du 19ème siècle.

Ce n’est en effet pas l’activité qui est « libérée » mais l’exploitation des salariés. Il en est ainsi des nouvelles dérogations appliquées au travail de nuit et dominical, le tout au service d’une vision consumériste et productiviste de l’activité humaine. Quant à la réforme des prud’hommes, elle apparait constituer à la fois une protection supplémentaire pour les patrons et un affaiblissement du droit des salariés. Le gouvernement satisfait également Bruxelles en commençant à libéraliser le transport de voyageurs. Sa décision de laisser les compagnies d’autocar concurrencer le rail est en plus une bien mauvaise action en matière environnementale.

Cette gauche sans tabou, c’est décidément la droite nouvelle qui est arrivée !

Nous devons nous unir pour que cela ne dure pas 2 ans et demi.

Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

BHL-tunisie.jpg

Les Tunisiens peuvent se faire voler leur révolution. Mais ceux qui leur confisquent ne l'emporteront pas au paradis. Bernard-Henri Lévy dit BHL en a payé le prix. Aussitôt arrivé à Tunis pour une obscure visite après les élections, aussitôt rembarqué pour Paris.                 Article AC

La visite devait être secrète, elle a fuité comme une traînée de poudre. Dès que l'avion de BHL a touché le tarmac de l'aéroport de Tunis-Carthage, ce 31 octobre, plusieurs dizaines de manifestants l'ont accueilli sous les cris de « BHL dégage » et « Non aux intérêts sionistes en Tunisie ».

Il a fallu l'intervention des forces de sécurité de l'aéroport pour l'exfiltrer via une porte secondaire. Une entrée en matière peu glorieuse. Et une sortie qui ne l'est guère plus. Alors que BHL devait rester dans un hotel hupppé jusqu'à jeudi prochain.

Face à l'émoi populaire, le gouvernement tunisien somme BHL de repartir

Le gouvernement tunisien l'aurait prié de plier bagage dès la soirée du 1er novembre, face à la vague d'indignation populaire soulevant le pays.

BHL prétend qu'il ne devait réaliser qu'une visite éphémère, donc qu'il n'a quitté le pays que de son propre chef. Pourtant, le Ministre des Affaires étrangères – qui n'était pas informé de la visite de BHL en Tunisie – l'a prié de rentrer en France avec le premier avion samedi.

Beaucoup de rumeurs ont spéculé sur la partie invitante, sur les motifs de la visite de BHL, dont on sait les liens avec les milieux néo-conservateurs américains et sionistes israéliens, la corrélation directe entre sa présence et une guerre qui se prépare dans la région.

Certains ont parlé d'une invitation de son ami, le leader islamiste d'Ennahdha Rachid Ghannouchi (ils s'étaient déjà rencontrés à Paris en août 2013), de tractations avec le djihadiste algéro-libyen Abdelkader Belhadj. On a évoqué tantôt une nouvelle ingérence dans les affaires libyennes, ou une tentative de peser sur la formation du nouveau gouvernement tunisien.

Une enquête a été ouverte sur les conditions de la venue de BHL à Tunis. Mais il est désormais quasiment sûr qu'il a été invité pour une conférence convoquée par des individus très puissants, pour régler le sort de la Libye post-Kadhafi, toujours dans le chaos.

Des agents américains, des émissaires qataris pour décider du sort de la Libye

Suivons BHL, qui a publié sur son site des photos de son voyage-éclair en Tunisie.

Qui a invité BHL ? C'est Ghazi Moalla, présenté dans les médias comme « un expert tunisien des affaires libyennes ». Moalla est une personnalité très puissante, directeur exécutif de la Holding du Fonds qataro-libyen (LQH) qui a déjà investi plusieurs centaines de millions d'euros en Tunisie.

Moalla est lié politiquement à Mohammed Abbou, chef du petit parti « Courant démocratique », ancien leader du parti « Congrès pour la République » du président actuel, Moncef Marzouki, connu pour être l'ami servile de la France.

Sur la photo de BHL, on retrouve bien sûr son ami de toujours Gilles Hertzog, vieille figure de l'ombre, paladin de l'anti-totalitarisme (lire : anti-communisme), issu du gauchisme quoique petit-fils de Marcel Cachin, ami de la famille Kouchner, combattant invétéré du droit d'ingérence occidental, de la Yougoslavie à l'Ukraine.

BHL aime à présenter un certain Nouri Cheriou comme une « grande figure des Amazighs ». On connaît mieux Wahid Bourchène, homme d'affaires libyen issu de Ghériane en Tripolitaine. Son projet-phare : susciter une rebellion amazigh, pousser à la sécession, et récupérer le morceau.

Walid Bourchène opère désormais depuis la Tunisie. Mais cet ancien membre influent du CNT (Conseil national de transition), qui se présente comme « un musulman dévôt » a joué un rôle-clé dans la guerre civile – à peine parachuté depuis les USA en assurant les télécommunications, en organisant la rebellion à Gheriane.

Car c'est aussi un américano-libyen, qui a longtemps résidé à Chicago.

Un autre américano-libyen, peut-être encore plus influent dans l'ombre, se trouve être Fadel Lamen. Il se présente comme « journaliste, écrivain, conseiller politique ». Il collabore à l'Atlantic Council, pour le centre pour le Moyen-orient Rafik Hariri (sic).

Il va sans dire que l'Atlantic Council est un des outils de l'influence américaine dans le monde, faisant le lien entre milieux politiques, économiques, intellectuels pro-américains. D'ailleurs Fadel Lamen a longtemps été résident à Washington D.C, maison-mère de l'Atlantic Council.

Fadel Lamen est l'homme des Américains en Libye, il est même le président de l'American-Libyan council, chargé de défendre les intérêts américains en Libye, en renforçant la collaboration américano-libyenne.

La connexion islamisme tunisien, Etats-unis et BHL

Dire que c'est la défense de Bernard-Henri Lévy, elle a le mérite d'être claire !

Plus récemment, outre celui plus connu de Rachid Ghannouchi, le nom de Redouane Masmoudi a circulé avec insistance, sans confirmation. Il aurait invité BHL à une conférence le 2 novembre sur la Libye.

Masmoudi est un homme-clé en Tunisie. Via le Centre d'études sur l'islam et le démocratie (CEID) financé par le Département d'Etat américain, ayant passé trente ans aux Etats-unis, il est le lien d'Ennadha avec les Etats-unis. Il œuvre à la collaboration avec les partis libéraux et atlantistes, au recyclage des administrateurs de l'Ancien régime.

Wikileaks a révélé que c'est Masoumid qui a fait le lien dans les années 2000 entre les diverses administrations américaines et Ennadha, rassurant les Etats-unis sur l'adhésion des islamistes aux plans américains pour la région.

Ce sioniste qui copine avec les pires anti-sémites que connait la planète !

B.H.Lévy crie une nouvelle fois – dans le Point – à une cabale anti-sémite ourdie par l'extrême-gauche. On reste sans voix. Lui qui voit des anti-sémites partout ne semble pas les voir sous son nez.

Il a prêché à Sarajevo, à Pristina, béni les djihadistes venus d'Arabie saoudite et d'Afghanistan pour tuer l'islam modéré bosniaque, applaudi les criminels de guerre islamistes de l'UCK albanaise, spécialistes de l'humanitaire façon trafic de drogue, d'armes et d'organes.

Il a juré serment à Tobrouk, pendant que les troupes fanatiques menées par le fou de Dieu Abdelkader Belhadj – qui a aiguisé ses couteaux dans la sanglante guerre civile algérienne – semaient la terreur, imposaient la Charia, arrivées dans les bombardiers de l'étranger.

Trois ans après, le pays est à feu et à sang, livré aux bandes rivales, aux politiciens corrompus. La guerre libyenne a fait au minimum 60 000 morts.

Il a pontifié sur la place Maidan à Kiev. A ses côtés, des symboles de nostalgiques du III ème Reich, des crânes rasés patibulaires, et les oripeaux des nostalgiques des collaborateurs tueurs de juifs de Stepan Bandera.

Le point commun entre ces gens-là, ce sont des anti-sémites notoires, viscéraux. Mais ce sont aussi des agents de l'impérialisme américain, collaborant à l'occasion aussi avec le sionisme.

Les bataillons de volontraires comme « Azov » ou « Dniepr » sont composés de néo-nazis … financés par l'oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoisky !

 

Le Qatar, l'Arabie saoudite où l'anti-sémitisme est religion officielle – être juif à Riyad est passible de la peine capitale – ne se gênent pas pour armer les rebelles islamistes syriens qui détruisent le meilleur allié de la Palestine contre Israel. Le Hezbollah, lui, ne se trompe pas !

BHL n'est pas le défenseur des Juifs, il combine tous les jours avec des anti-sémites viscéraux. C'est un sioniste, un agent de liaison des Etats-unis, de la France, d'Israel qui participe à la coordination des efforts pour créer un « Ordre nouveau » favorable aux puissances impérialistes.

Les Tunisiens, sans la moindre démonstration d'anti-sémitisme, ne se sont pas trompés en le faisant dégager de Tunis. Les élections ont montré la confiscation de la révolution dans les urnes, la domination des puissances étrangères sur le pays. Mais ils ne contrôleront pas la rue, comme ils ne contrôleront pas les cœurs et les âmes des Tunisiens !

Par: Michel En Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Quel spectacle pitoyable ! Pendant plus d’une heure et demie hier soir, François Hollande à mi mandat de son quinquennat catastrophique s’est montré comme un manœuvrier, expert en formules habiles pour enfumer, mais incapable (ou plus précisément refusant) de prendre la hauteur nécessaire à l’ampleur des évènements auquel est confronté notre pays. Le fondement d’un minimum de pensée de gauche, c’est-à-dire la lutte pour une répartition des richesses plus favorables au salariat, ne fut par exemple jamais abordé. Symptomatique. C’est tout l’inverse.

L'air de rien, au cours de la soirée, un nouveau cadeau fut accordé au patronat qui a obtenu la pérennisation du CICE qui devait durer jusqu’en 2017 et va être désormais transformé en baisse de cotisation pour les patrons. Cette « ristourne » coûte pourtant aux finances publiques chaque année 20 milliards d’euros, sans effet réel sur l'emploi, mais rien n’est trop beau pour faire plaisir au Medef… qui malgré tout continue de se plaindre.

Globalement l'émission fut inepte. Après une pseudo séance "intime" voulu par le président mais qu'il fit mine de refuser en direct pour paraitre pudique. Il y eut  la confrontation poignante de François Hollande à une dame approchant la soixantaine d’années et au chômage, percevant 497 euros par mois. La réponse présidentielle fut de lui proposer une formation,  se transformant ainsi en une sorte de conseiller Pôle emploi compatissant mais assez impuissant et surtout incapable de faire le lien entre le prolongement de l’âge de la retraite qu’il a lui-même mis en œuvre et la situation de cette dame. Sous la présidence Hollande, le chômage des « seniors » a augmenté de 11%, ceci expliquant cela ! Puis, l’exemple la plus instructif de cette soirée fut pour moi le face à face avec une chef d’entreprise Mme Karine Charbonnier. Cette dernière particulièrement pugnace s’en est pris aux syndicats de salariés cause selon elle de beaucoup de ses problèmes. Face à elle, François Hollande semblait un homme de gauche tellement elle était caricaturalement réactionnaire. Mais surprise, alors qu’il avait été indiqué juste avant combien percevait tous les mois la dame au chômage, le téléspectateur ne saura rien des revenus de Mme Charbonnier. Dommage. Ce fut intéressant à avoir car l’entreprise de cette dame, que possède sa famille depuis 4 générations, emploie 630 salariés, et voit son chiffre d’affaire progresser chaque année mais la Direction a refusé il y a deux ans une augmentation de salaire de 1,2 % à ses salariés qui ont fait grève logiquement pour protester. Ah, la lutte des classe ! N'en déplaise à certains, elle existe encore. Avec Mme Charbonnier on touchait là un bel exemple pour débattre du partage des richesses, non ? Combien gagne cette dame et sa famille propriétaire depuis 4 générations, combien gagnent ses salariés qui eux pourtant produisent les richesses et les bénéfices ? Est-il normal de leur refuser une augmentation de salaire qui correspond à l’inflation, etc. Un président de gauche aurait pu saisir l’occasion pour avancer sur tous ces thèmes. Ici, ce ne fut pas le cas. Il aurait fallu un président de gauche.

Dans ces conditions que faire ? Plus que jamais notre combat pour une 6e République comprenant un droit de révocation des élus à mi-mandat est pertinent. Pour cela, à partir de demain, du 8 au 11 novembre, nous organisons dans toute la France une votation (symbolique) pour demander ce droit de révocation. Vous trouverez sur le site du Parti de Gauche tous les lieux où vous pourrez aller voter. Des urnes vous attendent pour accueillir votre bulletin de vote. Faites passer le message. Vous pouvez regarder mon passage hier soir à LCI où j’ai présenté cette initiative.

 

De plus, le 15 novembre, à l’appel du Collectif 3A qui regroupe l’essentiel des forces de gauche, syndicales et associatives nous appelons à manifester contre la politique de François Hollande et son pacte de responsabilité.

Contre Hollande et sa politique, nous aussi on se cramponne.

Par: Front de Gauche.

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