Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
citoyen18.overblog.com

citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Par: Citoyen18.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Transports
La CGT s’adresse aux USAGERS et à la POPULATION.
La CGT s’adresse aux USAGERS et à la POPULATION.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Jeunesse
La filière de modeleur maquettiste du lycée Brisson a su s’adapter à l’évolution du métier. Ce qui lui vaut d’être la formation la plus importante de France.

Ils viennent de toute la France occuper l'internat pour suivre le bac professionnel technicien modeleur du lycée Henri-Brisson. D'Annecy, de Rouen, de Paris…

Et pour cause, il n'existe que quatre formations identiques en France. Celle de Vierzon restant la plus importante, en nombre d'élèves (soixante-dix-neuf), mais aussi en terme de prestige. Car la filière est historique. Elle est liée à la fonderie en tant que branche conceptrice des modèles, d'où son nom. Sachant que la fonderie est une des premières formations du lycée.

« La section vierzonnaise a dû prendre le virage, il y a quinze ans »

Mais l'histoire n'explique pas tout. Malgré la baisse des besoins de montage due à la délocalisation des fonderies de France, « la section vierzonnaise a su prendre le virage, il y a quinze ans, juste avant que le métier s'ouvre à de nouvelles technologies et des procédés ultramodernes », assure Jean-Luc Noblet, professeur spécialisé dans la conception des maquettes.

Aujourd'hui, dans des locaux et autour de machines imposantes qui ont, elles aussi, suivi le changement industriel, les élèves ne se contentent plus de créer des modèles qui permettent d'obtenir des empreintes dans des moules. Ils créent, également, des prototypes à partir de matériaux nouveaux et utilisent au quotidien les imprimantes 3D et les ordinateurs. Ceux qui sont, aujourd'hui, sur le marché du travail, fabriquent les concepts cars qui ont été exposés au Salon mondial de l'auto qui vient de s'achever, mettent en forme les matériaux composites de l'aéronautique, et fabriquent des flacons de parfum, des maquettes d'architectures, des présentoirs de publicité…

Cette année, les trois niveaux du bac professionnel ne manquent pas de projets. Des prototypes de présentoirs vont être proposés au Point information jeunesse, qui manque de supports pour des documents. Il s'agira de terminer l'écluse pédagogique miniature commandée, l'an dernier, par le collège Albert-Camus. Tout en continuant à s'exercer sur la conception et la fabrication d'objets très divers imaginés chaque année, qu'on peut admirer dans la salle d'exposition : des lampes de bureau très design, de faux caméscopes, des maquettes de voitures, et même une machine à fabriquer les touches de guitares. Si, désormais, les modeleurs sont surtout « des créateurs de forme », ils « gardent l'expertise du moulage de qualité » qui fait la notoriété de la section.

 

La diversification de l'activité a attiré, petit à petit, un public plus féminin. Alors que les garçons composaient encore l'intégralité des classes il y a plusieurs années, les filles de seconde, première et terminale représentent aujourd'hui 17 % des effectifs. « Même si on ne peut pas faire de généralité, les filles apprécient beaucoup le nouveau côté créatif et artistique de la filière », explique Didier Chagnon, un des trois autres professeurs de la section.

Un regain d'intérêt pour la profession qui oblige le corps enseignant à opérer des sélections parmi une quarantaine de dossiers à chaque rentrée scolaire. Au cours de la décennie, le recrutement à la rentrée est passé de quinze à vingt-quatre puis vingt-huit élèves en seconde.

Les heureux élus décrochent rarement : 100 % des élèves admis avaient fait de ce bac pro technicien modeleur leur premier v'u d'orientation post troisième. Une motivation récompensée par le bon accueil que leur réservent les entreprises locales pendant les stages (*) et par l'existence de débouchés en région et en France. « Les entreprises appellent pour nous demander des jeunes dotés de savoir-faire. S'ils acceptent de bouger un peu, il y a de quoi faire », confirme Jean-Luc Noblet.

La moitié des élèves poursuit ses études avec le BTS conception de produits industriels, plus en lien avec les bureaux d'études et le dessin. Et bon nombre d'anciens viennent donner des nouvelles de leur carrière aux professeurs passionnés qui, pour certains, ont été formés dans ces locaux. Tout un symbole…

(*) PÉFM (proto, étude, fabrication, modelage) à Mehun-sur-Yèvre, Créaform à Theillay, SC Aéro à Saint-Douchard…

Par: Christelle Marilleau et Le Berry Républicain.

Comme quoi quand la FCPE disait qu'il fallait préservé la section entierre et l'ouvrir d'avantage, parce qu'il y avait une forte demande, nous avions raison. CQFD

Citoyen18

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

TOTALement.jpgBal tragique sur le tarmac moscovite : un mort. Nos dirigeants pleurent la perte d'un grand capitaine d'industrie. C'est pour lui que nous sommes partis nous battre, que nous avons tué, que nos soldats sont morts en Libye ou au Mali. Et ceci n'est que la partie immergé de l'icerberg, celle de plusieurs décennies de « Françafrique » au prix du sang.

 

En 2000, Elf-Aquitaine et Totalfina fusionnent pour donner naissance à un géant pétrolier : Total. Le but est aussi de faire oublier les affaires de corruption, les trafics d'armes, les détournements de fonds auquel a largement contribué l'ancêtre gênant de Total.

Elf hier, Total aujourd'hui sont au cœur de la « Françafrique », ce vaste système de perpétuation du colonialisme sous d'autres formes, par des réseaux semi-mafieux, maintenant le continent dans la misère, la corruption, la dépendance au profit des seuls intérêts français.

Une brève histoire des rapports d'Elf puis de Total avec le continent africain nous permettra de mesurer que la mort du PDG du groupe pétrolier cache celle de millions d'Africains depuis la création d'Elf dans les années 1960.

 

Elf et la naissance de la Françafrique

 

Dans les années 1960, le général de Gaulle est conscient de la nécessité de maintenir un lien entre l'ancienne métropole coloniale et les nouveaux pays indépendants, avec un seul objectif, après la perte du bijou algérien : défendre les intérêts des grands groupes français.

C'est ce qui motive la création d'Elf en 1966, confiée à l'ancien responsable des services secrets Pierre Guillaumat qui va s'entourer d'agents du renseignement. Il va fonctionner étroitement avec Maurice Robert, patron du service Afrique du SDECE, et Jacques Foccart, conseiller à l'Elysée pour les affaires africaines.

Acte 1 : la guerre civile du Cameroun

Total s'est officiellement retiré du Cameroun en 2010. Pendant très longtemps, le pays a été une des bases africaines pérenne – avec le Gabon – d'Elf puis Total. Un pays gouverné depuis 1960 par deux dictateurs absolus : Ahamdou Ahidjou puis Paul Biya.

Pour aller à l'essentiel, dans les années 1960, la France comme le bloc occidental est sur la défensive en Afrique, dans le Tiers-monde où tous les pays ou presque se disent « socialiste », « révolutionnaire », se tournent vers Moscou ou la Havane.

Pour la France, pas question de perdre le Cameroun qui apparaît alors comme une puissance pétrolière émergente. Le nouveau dirigeant installé par Paris, Ahamadou Ahidjou, est contesté par une rebellion marxiste. La France va alimenter une répression féroce entre 1960 et 1971.

 

Les troupes d'Ahidjo vont user de méthodes fascisantes de terreur et de propagande conseillées par l'école française de contre-subversion menée par Maurice Robert. Leur sévice favori : couper la tête de leurs adversaires, les exposer en public sur les places, les chemins.

Le pouvoir met en place des camps de concentration, suscite les délations, les confessions publiques dignes de l'Inquisition tandis que s'installe un régime à parti unique, le culte de la personnalité et des formes d'épuration ethnique.

 

En 1971, la rebellion est matée avec un coût humain exorbitant, qu'on ne sera sans doute jamais. L'ambassadeur de Grande-Bretagne parlait de 75 000 morts en 1964, le journaliste du Monde André Blanchet en évoquait 120 000 en 1962. Sans doute bien plus en 1971.

Elf a hérité de ce régime totalitaire, qui a le sang de centaines de milliers de Camerounais sur les mains. C'est le groupe pétrolier qui va faire la loi au Cameroun.

 

Selon Loik Le Floc'h Prigent, c'est Elf qui a choisi l'actuel président camerounais, Paul Biya, qui n'a rien changé à ce régime autocratique : il est ré-élu en 2011 avec 78 % des voix, et le silence du tuteur français.

Acte 2 : Nigeria et la guerre du Biafra

 

La guerre du Biafra fut une horreur médiatisée en Occident par les photos d'enfants mourant de faim, servant cyniquement les intérêts de tel camp ou d'un autre. Elle a fait entre 2 et 3 millions de morts. La sécession du Biafra n'était pas fortuite, elle abritait l'essentiel des champs pétroliers.

La France du général de Gaulle soutient alors la sécession – aussi pour rogner sur l'ancien empire colonial britannique.

Elf joue un rôle fondamental en fournissant ses réseaux pour alimenter les rebelles en armes, mercenaires, détourner l'aide humanitaire. Elf, comme Shell et BP, vont être les premiers à négocier les contrats pétroliers avec l'autorité rebelle du Biafra.

Acte 3 : le protectorat Gabonais, notre ami le dictateur Omar Bongo

Depuis 1960, le Gabon est un protectorat français, la tête de pont de l'impérialisme français en Afrique. Ce petit pays est aussi un très riche Etat pétrolier, depuis la découverte des premiers gisements off-shore en 1962.

L'action de la Françafrique au Gabon commence en 1964 quand le président Mba est renversé par un coup d'Etat. Foccart, Guillemat (président de l'ancêtre d'Elf) et Maurice Robert décident alors de le ré-installer au pouvoir.

Omar Bongo, président à partir de 1967, ancien des services secrets français, deviennt leur homme de paille. Le Gabon est alors la base arrière pour tous les mauvais coups de la France, du Nigeria au Congo.

Bongo va diriger son pays sous un régime à parti unique, est réélu régulièrement à 99 %. Il détourne des centaines de millions de $ issus des contrats avec Elf essentiellement.Il assassine ses opposants, avec l'aide des réseaux de barbouzes français.

Omar Bongo père est mort en 2009, son fils Ali Bongo a pris la succession. Tout a changé pour que rien ne change, un multi-partisme de façade, des élections trusquées masquent la domination intacte du clan Bongo.

 

Acte 4 : au Congo, soutenir le dictateur 'marxiste' Denis Sassou N'Guesso

 

Elf ne faisait pas de l'idéologie, mais se basait sur des réalités. Au Congo, elle a soutenu Denis Sassou Nguesso de 1979 à 1991, celui que Loic Le Floch Prigent appelait le « dictateur marxiste sous contrôle d'Elf ».

Sassou N'Guesso avait fait le pari d'une économie nationalisée, avec des réformes progressistes financée par un pétrole, non pas entièrement nationalisé mais dépendant des contrats avec Elf.

Mais à partir de 1985, confronté une situation économique difficile, Sassou N'Guesso vire sa cutie et applique les plans d'austérité du FMI.

Balayé aux élections de 1991, Sassou N'Guesso semble accepter la sucession. En réalité, il va alimenter une guerre civile fratricide avec ses milices, les « Cobras », qui sèment la terreur dans Brazzaville.

Il obtient alors le soutien de son ami Omar Bongo – qui se marie avec sa fille ! – de l'armée angolaise, des tortionnaires tchadiens d'Idriss Deby et des milices génocidaires du Rwanda : tous nos amis sont là !

Les révélations de l'affaire Elf nous apprennent que si Elf, la France préféraient Sassou N'Guesso, elle a aussi payé les armes de Lissouba, ce qui a fait dire à un député français « qu'il n'y a pas une balle qui n'ait été payée par Elf ! ».


 

Le régime de Sassou N'Guesso n'a plus rien de progressiste, il octroie les contrats pétroliers à Elf, se soumet à la France tandis que son peuple s'enfonce dans la pauvreté. Entre-temps, la guerre civile congolaise aura fait 500 000 morts, largement à cause du « dictateur d'Elf » Sassou Nguesso.

 

Acte 5 : l' « Angolagate »

Tout le monde connaît l' « Angolagate », ce circuit français de trafic d'armes, de détournement de fonds qui a alimenté les différents camps de la guerre civile angolaise, livrant des tonnes de véhicules blindés, d'armes lourdes et légères mais aussi d'armes anti-personnelles.

Le procès Elf nous a révélé le cynisme d'Elf qui – comme la France, ainsi que les Etats-unis, la Grande-Bretagne – soutenait ouvertement le criminel de guerre Jonas Savimbi, un chef sanguinaire appuyé notamment par Israel et le régime d'apartheid sud-africain, et le finançait via les caisses noires d'Alfred Sirven, numéro 2 du groupe pétrolier.

Mais dans le même temps, Elf finançait aussi le gouvernement dit marxiste, via les réseaux politiques d'André Tarallo, proche des dictateurs gabonais Bongo et le congolais Sassou N'Guesso.

La guerre civile angolaise fait entre 500 000 et 1 million de morts, Elf contribue largement à l'alimenter, perlant le pays de mines anti-personnelles aux conséquences dramatiques pour les civils, en particulier les petits Angolais.

Aujourd'hui, l'Angola reste une des principales sources de profit du groupe Total, dans les petits papiers du dirigeant autoritaire et corrompu Eduardo dos Santos, passé du marxisme-léninisme au libéralisme à tout crin.

 

TOTAL, la corruption de nouvelle génération

 

Du passé, faisons table rase ? Plein de sang sur les mains, trempés dans les affaires jusqu'au cou, Elf devient Total en 2000. Pourtant, en une dizaine d'années, Total n'est jamais tout blanc dans une série de conflits qui émaille le continent. C'est un euphémisme.

Acte 6 : Elf puis Total au cœur de la guerre civile soudanaise

 

La guerre civile soudanaise a été une des plus meurtrières du continent, faisant plus de 2 millions de morts, avec son cortège de déportations, de nettoyages ethniques, et autres crimes contre l'Humanité.

 

Elf avait obtenu en 1980 la concession d'un bloc d'exploration pétrolière au sud du pays, qui se révélera ultérieurement l'un des plus prometteurs du Soudan, dans un des pays aux richesses du sous-sol sans doute les plus méconnues, donc sources de convoitise.

La guerre civile contraint la France à suspendre ses travaux d'exploration en 1985. Elle soutient d'abord, ainsi qu'Elf, le gouvernement soudanais lui fournissant armes, ravitaillements en dépit du caractère répressif du régime incarné par Al-Bachir à partir de 1989, face aux Américains soutenant les rébellions sécessionistes. L'enjeu est le même : le pétrole du Sud-Soudan.

Le conflit soudanais est particulièrement confus, au vu des intérêts contradictoires dans la région entre le Tchad d'Idriss Deby, la Libye de Kaddafi mais aussi les Etats-unis, favorable à une sécession du sud, et la Chine, traitant avec le gouvernement d'Al-Bachir.

La France ne joue plus un rôle de premier plan dans les années 2000 mais Total bénéficie toujours de ses droits d'exploitation pétrolière au sud-Soudan. Total va d'abord négocier avec le gouvernement d'Al-Bachir la reprise des travaux de forage.

Puis après 2011, Total va être le premier à s'engouffrer dans l'indépendance fantoche du sud-Soudan. Son bloc de 120 000 km 2 se révèle très intéressant, Total bénéficiant des largesses du nouveau gouvernement dépendant à 95 % du pétrole.

 

Sans aucune certitude, il n'est pas à exclure que Total, face à l'emprise de plus en plus forte de la Chine sur le Soudan, se soit rallié à la position américaine : la sécession du sud-Soudan. Une farce mais aussi un précédent aux conséquences potentiellement périlleuses à l'échelle mondiale.

Acte 7 : la Libye, une guerre pour un nouveau partage du gâteau

La Libye est un géant régional du pétrole. Total était présent sous la Libye de Kaddafi, exploitant 15 % du pétrole, avec de forts soupçons de corruption, réveillés par des enquêtes sollicitées par les autorités libyennes et américaines (non sans arrière-pensées)

Dans cette histoire très récente, il est difficile d'avoir des preuves irréfutables. Toutefois, il ne fait guère de doute avec le gouvernement qatari, Total a été parmi les acteurs poussant la France à intervenir militairement en Libye afin de prendre une part plus grande du gâteau pétrolier.

On se souvient que le CNT (Conseil national de transition) libyen composé de guerriers islamistes, de politiciens véreux et d'affairistes en rupture de ban,avait promis 35 % de son pétrole à Total.

 

Une révélation illustrant bien les intérêts de Total dans une guerre qui a fait au bas mot 60 000 morts en 2011, et qui a laissé un pays dans le chaos total à l'heure qu'il est.

Acte 8 : Mali (et Centrafrique), les intérêts de Total derrière la guerre

L'implication des grands groupes français – d'abord Areva et Total – dans la guerre au Mali ne fait guère de doute, en dépit des dénégations de certains « experts ».

Le Mali n'est pas encore un pays pétrolier. Mais le bassin de Taoudénni recèle de vastes réserves pétrolières qui ont attiré depuis le milieu des années 2000 une foule de groupes pétroliers internationaux : l'algérien Sonatrach, l'italienne ENI ou encore l'entreprise nationale chinoise.

Ces bassins pétroliers sont situés au nord du pays, Total n'en aurait obtenu qu'une petite partie, pas forcément la plus juteuse. Coincidence, la rebellion malienne est partie du nord et a légitimé une intervention française qui lui a permis de fait de sécuriser le nord riche en réserves pétrolières.

 

Les dernières négociations semblent laisser à Total – de la même manière qu'en Centrafrique – la plus grosse partie du gâteau, tandis que le groupe pétrolier français vient d'obtenir les contrats d'exploitation du bassin de Taoudeni, dans la Mauritanie voisine.

Acte 9 : au Nigeria, alimenter la guerre civile communautaire

On parle beaucoup du Nigeria récemment. Le pays le plus peuplé d'Afrique, la première puissance pétrolière du continent est aussi un des pays les plus pauvres, corrompus, déchirés par les conflits communautaires.

Il est difficile de dire dans quelle mesure Total alimente ce climat. Le rapport du Mr.anti-corruption du pays, Nuhu Ribadu, révèle que 75 % des revenus du pétrole, soit 35 milliards de $, échappent au budget de l'Etat. Selon le rapport, Shell, ENI et Total alimentent cette corruption.

On sait aussi que Total emploie des sociétés militaires privées au Nigeria qui sont un des acteurs meurtriers dans la guerre civile nigérianne, face aux milices islamistes, aux mercenaires locaux.

Enfin, un dernier rapport publié en 2011 par des ONG dont « Les amis de la Terre » couronne le tableau. Total connaît des relations excécrables avec les communautés locales, avec des démarches d'expulsions forcées de population en 2006.

Total soutient certaines communautés comme celle Egi (en fait une petite partie d'entre elle, celle liée au pouvoir) contre les autres. Diviser pour mieux régner, Total joue visiblement un rôle actif dans les conflits ethniques locaux, quitte à embraser le pays.

 

Acte 10 : collaboration avec la monarchie marocaine autoritaire dans le Sahara occidental occupé

 

Enfin, pour finir, en 2002 Total a signé un contrat de prospection pétrolière avec la monarchie autoritaire marocaine, ayant conclu un pacte de pouvoir avec les islamistes, au Sahara occidental.

Depuis, Total engage des opérations de prospection, dans le mépris le plus total des droits des populations locales, subissant l'occupation marocaine depuis 39 ans.

L'ONG Western Sahara Ressources Watch (WSRW) a dénoncé dans un rapport en 2013, intitulé « Injustice totale » les agissements de Total au Sahara occidental, son non-respect des populations locales, comme des prescriptions de l'ONU concernant ce territoire occupé.

Ce bref, trop bref rappel laisse de côté la collaboration de Total avec des régimes dictatoriaux hors d'Afrique, comme la sanglante junte birmane qui a permis au groupe pétrolier français d'utiliser le travail forcé pour réaliser ses profits records pour une entreprise française.

Ecrire l'histoire d'Elf, ce serait l'objet d'un livre. Ecrire celle de Total, c'est raconter les guerres actuelles marquées par l'incertitude qu'elle nous laisse sur l'avenir de l'Humanité.

Loin de la mode stupide des « Livres noir », le bilan de Total ne se résume pas à un accident d'avion sur le tarmac de l'aéroport de Moscou : le nom de TOTAL est marqué du sang des millions d'Africains victimes des balles payées par le pétrole d'Elf, puis Total.

Par: Article AC pour solidarite-internationale.

Note: Parce que nous avons un autre respect de l'etre humain, nous avons laisserle temps du deuil, par respect pour la famille. Mais nous ne pouvons cacher la réalités des faits. D'ou les explications ci-dessus.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
L'électricité va augmenter de 2,5 % demain, 1er novembre.

Les tarifs règlementés de l'électricité vont encore augmenter. Cette fois, c'est une hausse de 2,5% qui est annoncée et elle entrera en vigueur demain samedi 1er novembre.

L'arrêté est paru ce vendredi matin au Journal Officiel. Demain, 1er novembre, les tarifs règlementés de l'électricité vont augmenter de 2,5%. C'est la conséquence de la nouvelle forme de calcul et d'un rattrapage appliqué sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013.

La hausse intervient après le gel d'une augmentation de 5% prévue initialement pour le mois d'août dernier.Comme annoncé par le gouvernement, celle de demain sera beaucoup plus modérée.

Par: Rédaction de France Info.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Chaque semaine ajoute des épisodes à la chronique de la chute de la 5ème République. Thomas Thevenoud revient à l’Assemblée Nationale, soulignant que la transparence ne suffit pas, dès lors que les élus sont inamovibles. Le représentant de la finance Emmanuel Macron fait son job de représentant : il égrène en mesures gouvernementales les demandes du Medef et des lobbys : Travail du dimanche, mise en concurrence du ferroviaire avec le transport routier de passagers, pseudos « réformes structurelles » censées calmer la Commission européenne dans sa fougue sanctionnatrice, à quelques encablures du vote du budget. Nicolas Sarkozy continue son voyage dans la France profonde tandis que les français font un voyage vers le passé. Il vante la fin du principe d’emploi à vie des fonctionnaires, et – nouveauté remarquable – il tente, à sa façon, de se positionner dans le grand débat national ouvert à propos de la 6ème République. En effet, depuis son retour, Nicolas Sarkozy promet davantage de référendums. Lui, qui avait conclu le Traité de Lisbonne qui constitue la plus grande violation du résultat d’un référendum jamais vue en France ! Cette contradiction s’explique par la dispute qui existe dans notre pays depuis longtemps, entre ceux qui veulent des référendums pour donner le pouvoir au peuple, et ceux qui veulent des référendums pour que le peuple donne plus de pouvoir au Président. C’est le fameux régime plébiscitaire, d’essence bonapartiste.

Ce débat va continuer. Tandis que le jeu de chaises musicales au sein de l’oligarchie continue avec le départ d’Henri Proglio de la tête d’EDF et l’arrivée d’un autre oligarque touche-à-tout, Jean-Bernard Levy. Selon le principe fou que les ingénieurs et les techniciens d’une industrie ne pouvaient pas la diriger, la concentration oligarchique du pouvoir appelle deux types de réponses : D’un côté, celles d’un Eric Zemmour, qui part de la déchéance morale des « élites » pour en conclure qu’il faut le retour du Général de Gaulle, réponse autocratique qui trouve une alliée naturelle en Marine Le Pen, dont le modèle politique est ouvertement autoritaire et népotiste. D’un autre côté, le M6R (www.m6r.fr) qui, face à l’hypothèse sombre, propose la solution magnifique, solidaire, d’une implication populaire rendue à la fois possible et effective par la tenue d’une assemblée constituante qui redéfinit toutes les règles du jeu. Chaque jour les arguments s’ajoutent au crédit d’une telle solution par le haut. La monarchie élective de la 5ème République est condamnée. Mais par quoi sera-t-elle remplacée ?

Le Parti de Gauche est un acteur décisif pour forger ce futur. En se déployant, les 8-9-10 et 11 novembre dans la France entière avec ses urnes citoyennes qui permettront à chacun de répondre à cette question « Êtes-vous favorable au droit de révoquer les élus ? », le PG ouvre une brèche positive, et permet à tous de toucher du doigt ce que serait le contrôle citoyen sous la 6ème République. En marchant le 15 novembre aux côtés des syndicats, associations, et autres partis de gauche, le PG rend vivante la résistance de masse dans la rue, qui ne doit pas être délaissée au motif du renfermement autoritaire du Gouvernement, d’autant que la droite, elle, n’hésite pas à prendre la rue sur ses mots d’ordres réactionnaires. D’ailleurs, c’est bien l’intérêt central de la votation citoyenne que nous déclenchons : elle a lieu dans la rue, au vu et au su de tous. Dans les places que nous rebaptiserons « Place de la 6ème République », sur les parvis des Mairies, ou ailleurs, nous donnerons à voir qu’à l’heure de la mi-mandat, le glas doit sonner pour les illégitimes, les corrompus et les oligarques. Vive le peuple souverain !

Par: Raquel Garrido

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Selon les calculs de l'Association des départements de France, la gauche pourrait perdre de 24 à 41 conseils généraux lors du scrutin de mars prochain. Un choc pour les socialistes ! Et pour les autres aussi.

 
Après la déculottée des municipales en 2014, la dégelée des cantonales en 2015 ? Alors que le gouvernement de Manuel Valls vient de confirmer que le renouvellement des conseils généraux chargés d'une multitude de prestations sociales et de services de proximité (voir encadré) est prévu les 22 et 29 mars, les pronostics les plus sombres circulent pour la gauche et le Parti socialiste, qui voit déjà se profiler une nouvelle défaite.

« On s'attend à une forte vague, ça va secouer, on est en train de tout perdre », redoute Claudy Lebreton, le président PS des Côtes-d'Armor et de l'Association des départements de France (ADF). Aujourd'hui, la gauche détient 59 conseils généraux (53 PS, 3 Radicaux de gauche, 1 divers et 2 PCF). Au sein de l'ADF, les calculettes chauffent sur la base du nouveau découpage électoral qui entrera en vigueur pour ce scrutin et le résultat des élections municipales. « Dans le meilleur des cas, on en garde 35, mais dans la pire des situations seulement 18 », estime Claudy Lebreton. Soit une perte sèche de deux départements sur trois. Avec au passage une véritable saignée parmi les 1 500 conseillers généraux socialistes.

Certains bastions sont directement menacés. C'est notamment le cas de l'emblématique Corrèze, que François Hollande a dirigée entre 2008 et 2012. Sur le terrain, la campagne n'a pas encore véritablement commencé et déjà les sortants font grise mine. « La situation est très difficile pour ne pas dire plus... » reconnaît Vincent Eblé, qui dirige la Seine-et-Marne depuis dix ans. Une nouvelle défaite alors que le PS a déjà été traumatisé par la raclée des municipales et ses conséquences : pertes d'emplois de collaborateurs, manque à gagner dans les caisses du parti...

Jérôme Guedj, le président de l'Essonne, l'admet : « Pour y aller, il faut avoir la foi du charbonnier. » Et pour cause : sur fond de baisse des dotations d'Etat aux collectivités et de suppression annoncée des départements à l'horizon 2020, le terrain est miné d'avance. « Comment voulez-vous partir en campagne quand vos propres amis passent leur temps à expliquer qu'ils veulent vous supprimer ? » soupire Guedj.

A quoi sert le département ? Les candidats ne sont même pas sûrs de la réponse puisqu'un projet de loi doit clarifier leurs compétences en janvier ou février 2015. Un mois avant l'élection ! A ce flottement s'ajoute la menace du vote sanction. Les candidats cherchent donc une issue. La tentation est bien de se replier sur une campagne dite locale. Le précédent des municipales, où les sortants ont mis en avant leur bilan, n'a pourtant pas empêché la défaite. « On vous aime bien mais on ne supporte plus ceux que vous représentez, voilà ce qu'on entend, rapporte Lebreton. C'est terrible mais à travers nous les Français voient le président et le Premier ministre. »

Les grandes manœuvres ont donc commencé. Notamment pour assurer la présence de la gauche au second tour dans un scrutin régulièrement marqué par l'abstention et qui devrait, redoutent les socialistes, marquer une nouvelle progression du Front national. « Si la gauche n'est pas rassemblée dès le premier tour, alors elle risque l'élimination », pointe Vincent Eblé. A la défaite, le PS pourrait donc ajouter l'humiliation d'une flopée de « 21 avril 2002 » locaux.
Par: l'AFP.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Front de Gauche

front-de-gauche-fin.jpgEn janvier 2014, dans un livre intitulé La gauche radicale et ses tabous, j’avançais une explication à l’échec électoral du Front de gauche et à la montée, simultanée, du Front national. Cette explication est double : un problème stratégique, d’une part "celui du lien qui perdure entre le PCF et le Parti socialiste" et "un problème programmatique" celui du manque de clarté sur les questions du libre échange, de l’Union européenne et de la souveraineté

 

Les élections du printemps 2014 ont malheureusement confirmé cette analyse. Contrairement à ce que j’espérais, le Front de gauche n’a ni coupé les ponts avec les socialistes au pouvoir, ni porté le seul message qui soit audible par les classes populaires : pour pouvoir gouverner à gauche, il faut sortir du libre échange et de l’ordre juridique et monétaire européen. Comme si ce n’était pas suffisant, nous avons assisté, par médias interposés, aux batailles rangées entre partisans de Jean-Luc Mélenchon et soutiens de Pierre Laurent, aux flots d’insultes sur les réseaux sociaux ou aux règlements de comptes dans les assemblées des collectivités locales. Tout cela ne peut plus durer.

 

À la fin de l’été, Jean-Luc Mélenchon annonçait le lancement d’une nouveau mouvement pour la Sixième République, autour d’un appel à signatures. Cette démarche a deux intérêts. Le premier est de dépasser la cadre du Front de gauche pour s’adresser directement au peuple, et de tenter ainsi de s’extraire des batailles d’appareils. Le second est de chercher à redresser l’image déplorable qu’ont les partis politiques dans l’opinion, en proposant des ruptures institutionnelles. Pourtant, en l’état, cette initiative me semble être une impasse. En restant « un pied dedans, un pied dehors », Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche refusent de tourner la page du Front de gauche. Ils sont prisonniers de cette règle stupide en vigueur dans la sphère partisane (tout particulièrement à gauche), qui consiste à ne jamais vouloir endosser la rupture d’une alliance. Le Parti de gauche est toujours officiellement lié au PCF, lui-même lié au Parti socialiste. Jean-Luc Mélenchon peut s’épuiser à traiter François Hollande et Manuel Valls de tous les noms, il reste lié, par communistes interposés, à la majorité en place. Le problème stratégique n’est donc toujours pas réglé.

 

À cette première épine dans le pied de Jean-Luc Mélenchon s’en ajoute une deuxième : sa nouvelle démarche n’a pas réglé non plus le problème programmatique. La première préoccupation du peuple que l’on souhaite fédérer est, de très loin, celle de la crise économique. La question institutionnelle est certes importante, mais elle ne répond pas directement à la violence qui s’abat chaque jour un peu plus sur les classes populaires. Je suis personnellement favorable à une Sixième République et sans doute en phase avec la vision que Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche peuvent en avoir. Mais on ne peut substituer la question institutionnelle à l’urgence sociale. Il faut donc porter, en même temps que l’idée de Sixième République, un programme clair de rupture avec le capitalisme qui en finisse avec les trois tabous de la gauche radicale : le libre échange, l’Union européenne et la souveraineté.

 

Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche pourraient choisir un tout autre scénario : tourner la page du Front de gauche. Cette alliance était une belle idée, qu’il fallait tenter de mener le plus loin possible. Mais il est évident qu’elle n’a pas abouti aux résultats espérés : permettre au PCF de se désintoxiquer de sa dépendance au Parti socialiste, porter un programme crédible et battre les sociaux-libéraux et le Front national dans les urnes. Il faut cesser les affrontements internes entre organisations, les pseudo-réconciliations qui ne débouchent que sur de nouveaux affrontements. Le PCF a choisi une stratégie, celle du maintien des élus dans les collectivités locales, qui suppose des alliances avec le Parti socialiste. Le Parti de gauche a choisi de couper tous les ponts avec la majorité. Ces deux stratégies sont inconciliables, et le Front de gauche n’est donc plus crédible. Dans deux, cinq ou dix ans, les choses seront différentes. Le PCF sera peut-être décidé à sacrifier ses positions locales pour regagner une crédibilité nationale. Peut-être alors, un nouveau rassemblement sera possible. En attendant, mieux vaut suivre des chemins différents que de poursuivre ce lent suicide politique en direct.

 

Sur les questions programmatiques, la séparation entre le PCF et le Parti de gauche permettrait à ce dernier de construire ce qu’il n’a, pour la grande majorité des électeurs, jamais eu : un programme. Le Parti de gauche s’est constitué dans le but de créer le Front de gauche. Dès le départ, il est entré dans des négociations programmatiques avec le Parti communiste. Dans les élections nationales, il n’a jamais porté que des programmes « partagés » : L’humain d’abord en 2012 et celui des élections européennes de 2014. Un travail programmatique existe bien, mais personne, en dehors des militants, ne le connaît réellement. Et ceux qui le connaissent savent qu’il est loin d’être abouti. Dans ces conditions, appeler à s’organiser autour de la seule idée de Sixième République serait une erreur.

 

Pour répondre à la demande sociale des classes populaires et aux enjeux géopolitiques actuels, un programme de gauche radicale doit reposer sur trois piliers. Le premier est celui de la démondialisation. Ce terme a l’intérêt de condenser les mesures de rupture économique que la gauche radicale devra mettre en œuvre dès son arrivée au pouvoir : le protectionnisme pour relocaliser la production et taxer les capitaux, la sortie de l’ordre juridique et monétaire européen, l’affrontement avec la finance internationale. Le deuxième pilier est celui de l’internationalisme : il faut sortir de la concurrence internationale et lancer des stratégies de coopération à contre-courant des doctrines ultralibérales et libre-échangistes. Il faut faire voler en éclat l’idée, martelée depuis des décennies, que sans développement du commerce international et des investissements spéculatifs, il n’y a pas de relations possibles entre États. Au contraire, il y a des dizaines de façons de coopérer et d’entretenir des relations pacifiques : dans l’échange culturel, dans la recherche, dans l’éducation, dans la santé, dans la protection de l’environnement... Enfin, le troisième pilier est celui de la décroissance ou, pour ceux à qui le mot déplaît, de l’anti-productivisme. Il faut être clair : nous n’aurons plus jamais le taux de croissance des Trente Glorieuses, et c’est une très bonne chose. Cela nous oblige à construire un programme de gauche dans un cadre où le Produit intérieur brut, tel qu’il est calculé aujourd’hui, est amené à baisser. Cela nous oblige à développer le secteur non-marchand, mais aussi à taxer fortement les richesses pour redistribuer, tout en relocalisant la production. Ce n’est pas le manque de croissance qui génère le chômage et la crise, c’est le libre échange et l’austérité des politiques publiques. En assumant l’objectif de sortir du capitalisme et le moyen d’y parvenir qu’est la démondialisation, la gauche radicale n’a plus besoin de croissance pour assurer le plein emploi et transformer la situation des classes populaires.

 

Si la gauche radicale n’ose pas assumer ces positions (ce que Jean-Luc Mélenchon pourrait faire avec talent), d’autres en tireront les bénéfices aux prochaines élections nationales de 2017. Marine Le Pen, bien-sûr, qui joue très habilement du rejet de la mondialisation par les classes populaires tout en défendant un projet économique illusoire et inacceptable : celui du redressement du capitalisme français dans une concurrence internationale inchangée. Mais aussi le socialiste dissident Arnaud Montebourg, dont il ne faut pas sous-estimer les forces. Partisan d’une certaine forme de démondialisation, productiviste acharné, Arnaud Montebourg joue finalement sur le même terrain que Marine Le Pen, celui de l’imposture d’une nouvelle croissance, d’une relance de la compétitivité française, d’un capitalisme bleu-blanc-rouge, certes régulé, mais conquérant. Il est le pendant de gauche de la Présidente du Front national, respectable et rassurant pour les grandes entreprises françaises, et les médias se réjouissent à l’avance d’un match qui devrait faire grimper en flèche leur audimat et leur lectorat. Dans un tel scénario, un Front de gauche version 2012 ou un mouvement pour la Sixième République aux contours flous seraient totalement marginalisés.

Par: Aurélien Bernier.

auteur de La gauche radicale et ses tabous, Seuil, 2014

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Que son implication soit démontrée ou non dans l'affaire Bygmalion, l'ancien candidat se retrouve sous la menace d'un “petit” article oublié du code électoral.

Il est le premier responsable. En juillet 2012, quand le compte de Nicolas Sarkozy est remis aux autorités de contrôle, il est non seulement signé de son trésorier de campagne et de son expert-comptable, mais aussi de la propre main du candidat. Ce jour-là, en bas du document, Nicolas Sarkozy appose son paraphe avec ces quelques mots: « Vu et certifié exact le compte et ses annexes. »

Comme le prévoit la loi pour tous les candidats, l’ancien président se porte ainsi garant à titre personnel de la régularité de ses dépenses – de même qu’il a emprunté des millions d’euros à titre personnel pour financer sa campagne, qu’il a encaissé à titre personnel une avance de l’État, etc. Or, on le sait aujourd’hui, ce compte et ses annexes étaient non seulement inexacts, mais grossièrement truqués.

Avec l’explosion de l’affaire Bygmalion, on voit de plus en plus mal comment le candidat Sarkozy en personne va pouvoir s’extraire de cette nasse. Les trois juges d’instruction chargés du dossier par le parquet de Paris en juin dernier, saisis de potentiels délits de « tentative d’escroquerie », « abus de confiance » et « faux et usage de faux », diront si Nicolas Sarkozy était au courant du maquillage de son compte de campagne et du système de fausse facturation mis en place avec Bygmalion pour minorer ses frais de meetings – ou bien si le “patron” a été tenu dans l’ignorance par ses lieutenants.

Mais que son implication soit démontrée ou non dans le dossier Bygmalion, il est une infraction “mineure” que Nicolas Sarkozy semble bien avoir commise et qu’il aura du mal à balayer : celle prévue par l’article 113-1 du code électoral qui punit d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende (ou l'une de ces deux peines) tout candidat ayant « dépassé le plafond des dépenses électorales » ou déclaré des « éléments comptables sciemment minorés ».

Le compte de campagne déposé et certifié exact par Nicolas SarkozyLe compte de campagne déposé et certifié exact par Nicolas Sarkozy © Journal officiel

Les faits semblent en effet établis depuis la décision du Conseil constitutionnel de juillet 2013 (définitive et non susceptible de recours) : avant même les révélations sur les 17 millions d’euros de prestations cachées de Bygmalion, les « Sages » avaient déjà déniché 1,6 million d’euros de dépenses non déclarées par Nicolas Sarkozy (tracts, conseils en communication, etc.) et jugé « irrégulier » le financement de son meeting de Toulon (réglé avec l’argent de l’Élysée). Après avoir réintégré tous ces frais, le conseil constitutionnel avait estimé que le candidat dépassait de 460 000 euros le plafond de dépenses légal. Son compte rejeté, Nicolas Sarkozy avait automatiquement écopé d’une pénalité financière (de 360 000 euros) et dû tirer un trait sur le remboursement par l’État de ses frais de campagne (à hauteur de 10,6 millions d’euros).

Par conséquent, quel que soit le résultat de l’instruction menée sur le système de fausse facturation de Bygmalion, que le délit de « tentative d’escroquerie » puisse être imputé à Nicolas Sarkozy ou non (un lourd délit passible de sept ans de prison et de 750 000 euros d’amende quand il est commis « au préjudice d'une personne publique »), la voie semble relativement dégagée pour des poursuites sur la base du “petit” article 113-1 du code électoral, des poursuites a minima en quelque sorte, mais à l’encontre de Nicolas Sarkozy en personne.

Cet article-là, tout le monde semblait jusqu’ici l’avoir oublié. Il faut dire qu’il est rarement actionné par la justice pénale : les procureurs de la République semblent considérer en général qu’un candidat qui voit son compte retoqué par le juge administratif (à l’issue de législatives, de cantonales, etc.) est déjà suffisamment plombé par le non-remboursement de ses frais de campagne, voire par l’annulation de l’élection qui en découle. Mais tout poussiéreux qu’il soit, cet article existe bel et bien dans la législation française.

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption (qui travaillent avec les trois juges d’instruction) s’en sont souvenus. Leur patronne, Christine Dufau, fait visiblement référence à cette infraction dans un procès-verbal de synthèse daté du 1er octobre, dont Le Monde a dévoilé des extraits cinq jours plus tard. Pour que les trois juges aient le droit d’instruire sur cette base (et non plus seulement sur des soupçons de « faux et usage de faux », d’« abus de confiance » et de « tentative d’escroquerie »), il leur faut maintenant demander – et obtenir – un réquisitoire supplétif du parquet de Paris.

À vrai dire, le conseil constitutionnel aurait pu signaler au parquet ces faits susceptibles d’enfreindre l’article 113-1 dès l’été 2013, juste après leur décision de rejet du compte de Nicolas Sarkozy. La Commission nationale des comptes de campagne, elle aussi, aurait pu écrire au procureur de la République. En réalité, ni l’un ni l’autre n’ont bougé. Pourquoi ?

 

Les deux institutions ont sans doute considéré que le non-remboursement par l’État de 10,6 millions d’euros de frais de campagne constituait un coup de tonnerre suffisant dans le paysage politique. En clair, pas besoin d’en remettre une couche devant le juge pénal.

« Surtout, il n’y avait pas de précédent, assure l’ancien avocat de Nicolas Sarkozy devant le Conseil constitutionnel, Me Philippe Blanchetier, spécialiste de droit électoral. L’article 113-1 fait partie de ces dispositions du code qui sont très peu ou pas du tout appliquées. Probablement parce qu’on considère que la privation du droit au remboursement constitue une sanction suffisante. » Et de citer le cas du socialiste Jean-Pierre Huchon, dont le compte de campagne a été retoqué aux élections régionales de 2010 sans qu’il soit poursuivi pour autant au pénal.

L’intention du législateur était pourtant simple : ne laisser impuni aucun comportement attentatoire au principe d’égalité entre les candidats.

Par Mathilde Mathieu

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale

allocs1.jpgEn se dédisant en quelques jours sur le principe de l’universalité des prestations familiales, François Hollande vient de creuser encore davantage, si possible, son discrédit.

Il cède à ses députés socialistes qui menaçaient de ne pas voter  le budget, montrant ainsi la réalité : il n’a plus de majorité, ni dans le pays, ni au parlement.

En attaquant  un principe fondateur de la protection sociale née en 1945, il devient le champion tout azimut du double discours digne de Georges Orwell.

Le bon sens commun, flatté par la démagogie “anti-riches” qui devient progressivement la seule arme politique d’un gouvernement en perdition, voudrait qu’il soit scandaleux que les ménages plus aisés perçoivent autant pour leurs enfants que les ménages aux faibles revenus.

 

C’est évidemment faire oublier que le principe fondateur de la protection sociale française est exactement inverse : les ménages aux faibles revenus perçoivent autant que les ménages les plus riches.

 

Dans le système voulu par le Conseil National de la Résistance, chacun contribue au système en fonction de ses revenus, mais chacun touche autant pour ses enfants et sa santé, constituant ainsi un fort principe d’égalité républicaine et contribuant de ce fait au consentement à l’impôt où aux prélèvements  de la part de ceux qui en payent la plus large part.

 

Désormais, les classes moyennes et supérieures , pressurées par l’impôt et la remise en cause du quotient familial, se voient progressivement fermer les portes de la protection sociale. Elles sont progressivement priées de se débrouiller par elles-mêmes. En matière de santé, elles cotiseront à des mutuelles de plus en plus onéreuses pour faire face aux frais d’une médecine à deux vitesses et à la généralisation des dépassements d’honoraires. Les places de crèche leurs sont fermées au nom de la priorité sociale et les gardes d’enfant à domicile ont vu les cotisations sociales augmentées de 50% par l’abandon de leur calcul forfaitaire.

 

A l’autre bout de la chaîne, les classes populaires sont les dindons de la farce. Un système de santé inégalitaire diminue partout son offre de soins, les abandonne dans des territoires désertifiés, les prive d’accès aux services publics dont l’Etat se désengage de façon croissante. Les places de crèche se raréfient faute de subvention publique suffisantes.

 

Alors que les françaises et les français ont tant besoin qu’on les rassemble à nouveau face aux difficultés, ce gouvernement de petite semaine les divise, les oppose. “Pauvres” contre “”riches” , salariés contre “professions réglementées”, mais aussi “riches” contre “pauvres” puisqu’on demande aux classes moyennes et supérieures de contribuer sans cesse davantage à un système dont elles ne bénéficient plus.

 

La remise en cause de l’universalité des prestations familiales est un appel de plus à la fraude fiscale, au travail au noir à domicile et au refus de la solidarité républicaine.

 

Françaises, Français, rassemblons-nous et reprenons le pouvoir !

 

Par: François MORVAN

Vice-Président de DLF

Délégué National à la Santé

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog