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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Cette campagne a été marquée par un brouillage des identités politiques, par un exceptionnel degré d’incertitude, par des sondages qui débordent et font désordre. Si les électeurs sont influencés par les enquêtes d’opinion ils voteront Macron, le candidat programmé pour devenir Président. Le chouchou du monde médiatique et financier qui pendant presque 1 an est devenu omniprésent sur les écrans et la radio comme l’émergence d’une nouvelle offre politique. Hélas la politique est devenue un produit économique, un marketing avec un langage formaté pour impacter et construire  l’offre d’un candidat et d’un programme en prenant en compte les souhaits (la demande) des grands secteurs de l’économie, des finances et en dernier des électeurs.

Cette campagne a aussi été dominée par la relation incestueuse entre la politique et le monde des affaires. Il y a eu une succession de révélations sur les conflits d’intérêts, l’abus de  pouvoir, le manque d'honnêteté politique. La phrase la plus emblématique pour illustrer cette hypocrisie politicienne vient du candidat conservateur Mr. Fillon "Un homme politique se doit d'être irréprochable", proclamait naguère le candidat François Fillon qui a été mis en examen, ainsi que sa femme pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux pour de supposés emplois fictifs. Et voilà que l’homme d’allure respectable s’est discrédité tout seul ! Malgré sa mise en accusation il a poursuivi sa campagne comme si rien n’était. 

Les affaires qui touchent Fillon et Marine le Pen, ainsi que le poids de l’argent et du  lobbying dans cette campagne présidentielle (à exemple d’Emmanuel Mâcron), laissent les français de plus en plus méfiant des politiciens. Personne ne peut nier l’existence d’un certain malaise dans la démocratie française, mais malheureusement cela semble être ignoré par un nombre important de politiciens déconnectés de la réalité. Ils font semblant d’ignorer la lassitude politique de leurs concitoyens pas seulement face aux affaires, mais par le manque de cohérence politique. La parole politique a perdu de la crédibilité.  Les promesses de campagne sont très vite oubliées. Pour cette raison François Hollande récolte le prix du manquement de ses promesses et aujourd’hui personne n’ose défendre le bilan de son quinquennat.

Cette campagne est caractérisée par un certain surréalisme politique. Drôle de campagne ! Quand on écoute Marine le Pen dire qu’elle porte la parole des travailleurs contre le grand patronat, elle utilise le langage que nous fait penser à Arlette Laguiller, à Mélenchon d’aujourd’hui, mais sans en avoir la légitimité. L’extrême gauche n’a jamais utilisé la pensée de l’extrême droite lepéniste pour faire une campagne électorale. Le candidat conservateur François Fillon aujourd’hui parle de révolution en se présentant comme un libérateur ! C’est le monde inversé ! Et Macron, l’ancien banquier, ancien Ministre de l’économie doté d’une voracité du « attrape tout » pour le pouvoir se dit de gauche et de droite. Aujourd’hui la majorité des personnalités politique qui apportent leur soutien à Macron appartient à la droite et au centre droit (11 anciens ministres de Jacques Chirac et 3 membres du gouvernement Hollande sont engagés auprès de lui).  Le jeune candidat Mâcron est le fruit d’une idéologie néolibéral qui depuis 30 ans a créé le brouillage idéologique et pousse le monde vers une société individualiste, de plus en plus concurrentielle. Nous sommes confrontés à un monde étrange de plus en plus obsédé par les chiffres où l’économie guide la politique et notre destin. Emmanuel Mâcron n’est pas une nouveauté, l’ancien ministre de l’Economie est favorable surtout à l’intensification des politiques d’austérité budgétaire et à la continuation des réformes néolibérales. L’Association des économistes atterrés a analysée le projet économique d’Emmanuel Mâcron qui consiste à faire baisser les dépenses publiques de 60 milliards par an au cours de son quinquennat. Donc à se mettre en marche… arrière avec moins de régulations et de services publics, moins d’impôts pour les riches et plus de « libertés » pour les entreprises.

Joseph Stieglitz prix Nobel de l’économie qui a fait de la lutte contre les ajustements budgétaires son cheval de bataille défend que la politique ne doit pas être sous influence de la finance il disait déjà  « si vous passez beaucoup de temps à parler avec des banquiers, vous allez finir par penser comme eux. Un danger qui peut contribuer à un excès d'attention à l'austérité ».   Qui direz vous de l’ancien banquier candidat à la Présidence de la France ?

Ce brouillage idéologique est un pur marketing politique, pur opportunisme politique. Ces candidats là se disent aussi antisystèmes et font tout le possible pour profiter à leur avantage de la défiance des Français vis-à-vis de la  politique quand ils sont des purs produits du système.

Le vote des citoyens et citoyennes dans les urnes semble ne plus compter pour définir le destin du pays. Dans la démocratie française le vote est un moyen limité d’expression politique, il n’est pas assimilable à une participation à la décision publique. Il n’existe pratiquement pas de contrôle social au Parlement, de plus en plus les élus trahissent leurs engagements. Beaucoup des décisions sont prises sans la participation des citoyens et pourtant la démocratie présuppose le pouvoir d’agir. Par contre l’’attachement des français au régime démocratique continuent à être assez fort, toutefois, ils sont méfiants vis-à-vis des modalités de son fonctionnement, ainsi que, par l’action de ses représentants. Les politiciens français sont parfois, étrangers au quotidien des citoyens et ses attentes en terme de solidarité, en termes de protection sociale, d’égalité par exemple devant les lois, les droits. Ces valeurs qui fondent l’attachement à l’égard de la démocratie comme système politique sont mises en cause.

Pour les citoyens et citoyennes ils attendent des politiques qui les représentent un minimum de compromis avec l’intérêt général et le bien public dans le sens du devoir. Mais les exemples récents démontrent qu’ils abusent en toute légalité du pouvoir et donnent une impression de vivre hors de la réalité par rapport aux citoyens ordinaires. Ces abus du pouvoir considérés comme des aberrations pour la majorité des citoyens sont considérés comme des pratiques normales pour M. Fillon, Le Pen et d’autres. Selon les enquêtes pour 75% François Fillon est moralement condamné, les Français ne sont pas convaincus par sa défense et  sont indignés par le montant des sommes allouées à son épouse et à ses enfants. Enfin, avec toutes ses affaires politiques ils sont persuadés que les parlementaires se situent au-dessus des lois. Les ténors de la droite et extrême droite préfèrent ignorer les affaires et continuent comme si ces  actes étaient  banals car selon eux tous les politiciens font pareil. Et voila Montesquieu au cœur du débat politique actuel...En plein XXI siècle certains politiciens français semblent n'avoir jamais intégré la question de l’abus du pouvoir. Comme si les sociétés évoluaient, s’adaptaient, mais finalement changeaient très peu.

Le paradoxe est que la majorité des journalistes ont parlé tous les jours des affaires politiques, d’abus de pouvoir, toutefois, à l’état actuel des choses il n’a pas eu des réflexions pour dire que la 5ème république est à bout de souffle. Pourtant, la montée de la colère contre les responsables politiques, contre les élus, contre les partis, contre les institutions est palpable. Cela mériterait au moins en période électorale qu’il y ait d’un espace  pour un grand débat sur l’anomalie du système politique actuel qui rend la démocratie malade.

Le plus scandaleux est que les chaines d’informations permanentes ont continué à ignorer les propositions issues de la gauche pour le renouveau démocratique. Les principaux candidats de gauche Mélenchon et Hamon proposent de changer de république, des projets de société. Les deux candidats ont faire émerger des propositions sur des nouveaux outils délibératifs et participatifs. Ils disent haut et fort que la 5ème république est aujourd’hui inadaptée pour soigner cette démocratie malade : Pour Mélenchon : « La révolution citoyenne à laquelle il croit est le moyen pacifique et démocratique de tourner la page de la tyrannie de l'oligarchie financière et de la caste qui est à son service ».  Pour Hamon : L'ancien ministre de l'Éducation souhaite donner "le pouvoir aux citoyens d'écrire la loi de manière collaborative par l'écriture d''amendements citoyens' sur le modèle du projet de loi pour une République numérique". Sur son site, il détaille aussi son projet de "49.3 citoyen". La VIe République doit proposer des modes de construction des politiques publiques, une large capacité d'interpellation des pouvoirs quels qu'ils soient, en prenant garde à articuler chaque fois décision et participation.

Malheureusement les journalistes politiques présents dans tous les plateaux de télévisions ne donnent pas beaucoup d’écho aux propositions des projets de société des deux candidats. Par chance Mélenchon a su innover les outils de communication et sur la façon de faire une campagne hors les apparatchiks du monde médiatique. Contre la volonté des grands groupes de communication il a bouleversé les prévisions ! Ces rencontres avec la foule en place publique ont obligé les chaines d’info à parler de lui et les instituts de sondages ont pris en compte qu’il pouvait devenu présidentiable... Maintenant les commentateurs de chaines d’infos permanentes disent  qu’il peut être dangereux et retirer Mâcron de la liste de préférés !  Ces journalistes, analystes politiques préfèrent la centralisation des débats sur les problèmes économiques, sur l’immigration le terrain fertile de Marine Le Pen. Il n’existe pas d’intérêt pour des projets de société ni pour les enjeux environnementaux. L’approche intégrée du développement de territoires ne les intéresse pas ! Les électeurs ont souvent le sentiment d’être soumis à une logique implacable assurant que les adaptations et changement du modèle social français sont nécessaires pour cela il faut la privatisation des services publics ou la diminution des fonctionnaires, la reforme de retraite, la reforme de l’assurance chômage etc.. Le candidat de la gauche du parti socialiste a disparu des écrans et ne fait pas l’objet d’attention ou d’analyses politiques, sauf pour dire : Hamon fait rêver, mais son programme est irréalisable, Mélenchon trop gauchiste et anti-européen.

La gauche ne doit pas se résigner devant l’hégémonie néolibérale qui mène à la dépolitisation et à la déconstruction culturelle. La politique n’implique pas seulement l’art de l’ascension au pouvoir, elle est aussi un service pour le bien-être des citoyens. Il faut être capable d’organiser les symboles et l’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, donner un sens à la politique et améliorer le quotidien de millions de femmes et d’hommes qui veulent préserver les acquis du modèle social que la gauche a fortement contribué à dessiner et à déployer. L’espoir n’est pas seulement dans les solutions économiques, mais dans un nouveau projet de société et de développement où les générations futures vivront mieux que celles qui les ont précédées.

Le désenchantement politique n’est pas une fatalité. Ne dites pas « Élections, piège à cons ! » Allez voter pour Mélenchon ou Hamon. Une personne de gauche ou proche de la gauche ne peut être dépourvue de rêves, d’idées et des combats. 

Par: Marilza de Melo Foucher et MEDIAPART

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe
Pierre Moscovici (source photo:  Lelab Europe1)

Pierre Moscovici (source photo: Lelab Europe1)

Après une première sélection de trois citations époustouflantes, nous proposons un nouveau pot-pourri de déclarations savoureuses. Mais cette fois-ci elles sont toutes de Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques. Ce traitement de faveur semble justifié tant l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande s’est surpassé dans une interview à EurActiv (13 avril 2017) consacrée à l’élection présidentielle française.

Voici donc les perles du fier commissaire austéritaire :

« Rien ne justifie l’europessimisme français. »

Pas même le chômage, le développement des inégalités économiques et sociales, les reculs démocratiques, la disparition de la souveraineté populaire, l’abandon de l’indépendance nationale, les délocalisations, la désindustrialisation, la dégradation de la condition des agriculteurs et des pêcheurs, l’effritement progressif des services publics, la prolifération du travail précaire, les tensions internationales, les manœuvres menaçantes de l’OTAN, la situation des pays du sud de l’Europe, la surveillance de la population de plus en plus étroite et intrusive ?… Arrêtons-nous là dans cette populiste par charité pour le fonctionnaire européen qui, selon LeMonde.fr, touche « une rémunération mensuelle brute de 24 565,15 euros ». Le populisme est par contre net dans cette précision salariale.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Trois citations ébouriffantes de Pierre Moscovici ! - Ruptures

Trois citations ébouriffantes de Pierre Moscovici ! - Ruptures

Après une première sélection de trois citations époustouflantes, nous proposons un nouveau pot-pourri de déclarations savoureuses. Mais cette fois-ci elles sont toutes de Pierre Moscovici ...

https://ruptures-presse.fr/perles/trois-citations-pierre

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Résultats du 1er tour à VIERZON

Jean-Luc MÉLENCHON

La France insoumise

27.89%

3 538 voix

 

Marine LE PEN

Front national

25.17%

3 192 voix

 

Emmanuel MACRON

En Marche!

19.74%

2 504 voix

 

François FILLON

Les Républicains

12.94%

1 641 voix

 

Benoît HAMON

Parti socialiste

5.31%

673 voix

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Debout la France

4.21%

534 voix

 

Nathalie ARTHAUD

Lutte ouvrière

1.33%

169 voix

 

Philippe POUTOU

Nouveau parti anticapitaliste

1.3%

165 voix

 

François ASSELINEAU

Union populaire républicaine

1.08%

137 voix

 

Jean LASSALLE

Indépendant

0.84%

106 voix

 

Jacques CHEMINADE

Solidarité et progrès

0.2%

25 voix

 

Abstentions

28.6%

5 235

 

Blancs

1.91%

249

 

Nuls

1.03%

135

 

Population : 27 113 habitants

Inscrits

67.51%

18 303 inscrits

Votants

71.40%

13 068 votants

Exprimés

69.30%

12 684 votes

calculé par rapport au nombre d'inscrits

Voici les résultats du premier tour de l’élection Présidentielle 2017 pour la commune de Vierzon. Jean-Luc MÉLENCHON (La France insoumise) arrive en tête de ce scrutin avec 27.89% des voix. Jean-Luc MÉLENCHON devance Marine LE PEN (Front national) qui a obtenu 25.17% des voix.

Le taux d'abstention pour le premier tour de l’élection Présidentielle 2017 est de 28.6%.

 

Données INSEE

La commune Vierzon fait partie du département Cher.

D’un point de vue démographique, la commune compte 27 113 habitants, avec une densité de population de 47/km2. Sachant que la moyenne nationale, en densité de population, est de 103/km2.

Le taux de natalité est de 14%. Les 27 113 habitants de la commune représentent 0,04% de la population française.

Sur le plan économique, la population active représente 76% de la population totale de la commune. Le taux de chômage, quant à lui, représente 6%.

Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #JLM2017

Il réserve sa réaction à l'annonce des résultats officiels par le ministère de l'Intérieur. Jean-Luc Mélenchon ne reconnait toujours pas les estimations qui le placent troisième ou quatrième du premier tour. "Le résultat annoncé en début de soirée n’est pas celui que nous espérions", a expliqué le leader de La France insoumise mais "quand les résultats officiels seront connus nous les respecterons".

Il regrette par ailleurs un second tour avec deux candidats "qui approuvent et veulent prolonger les institutions actuelles, qui n’exprime aucun prise de conscience écologique (...) et qui les deux comptent s’en prendre aux acquis sociaux les plus élémentaires". Il refuse de faire un choix entre les deux candidats et se tourne vers ses militants qui vont être appelés à voter.

Par: JLM

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #JLM2017

La liste des candidats à l'élection présidentielle 2017, dont l'ordre a été arrêté par tirage au sort, est la suivante :

  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN,
  • Mme Marine LE PEN,
  • M. Emmanuel MACRON,
  • M. Benoît HAMON,
  • Mme Nathalie ARTHAUD,
  • M. Philippe POUTOU,
  • M. Jacques CHEMINADE,
  • M. Jean LASSALLE,
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON,
  • M. François ASSELINEAU,
  • M. François FILLON.

Les premiers résultats de la soirée après 20H.

Estimations  Résultats du 1er tour:

Emmanuel MACRON

En marche !

 

24%

 

Marine LE PEN

Front national

21,8%

 

François FILLON

Les républicains

19,9%

 

Jean-Luc MÉLENCHON

La France insoumise

19,3%

 

Benoît HAMON

Parti socialiste

6,3%

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Debout la France

4,9%

 

Philippe POUTOU

Nouveau Parti anticapitaliste

1,1%

 

Jean LASSALLE

Résistons !

1%

 

François ASSELINEAU

Union populaire républicaine

0,8%

 

Nathalie ARTHAUD

Lutte ouvrière

0,7%

 

Jacques CHEMINADE

Solidarité et progrès

0,2%

 

 

 

Abstentions

 

 

23,8%

 

 

 

 

 

Estimation a 20H.

 

Le camp Mélenchon n'a pas, pour l'heure, reconnu sa défaite, appelant à attendre le dépouillement des résultats des grandes villes.

Sur Facebook, Jean-Luc Mélenchon, pour l'heure crédité 19,3% des suffrages, appelle cependant à la prudence sur les résultats d'un scrutin il est vrai très serré: "Nous ne validons pas le score annoncé sur la base de sondages", écrit le leader de la France insoumise. "Les résultats des grandes villes ne sont pas encore connus. J'appelle à la retenue et les commentateurs à la prudence."

Attente des grandes villes:

Selon Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, les "résultats qui proviennent des grandes villes ne confirment pas les résultats des instituts". "Nous demandons que cessent les pression qui visent à nous faire entériner des résultats des sondages". Sur BFMTV, le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon Éric Coquerel appelait lui aussi à attendre que les résultats soient plus complets.

Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ecologie.

Le président Hollande a inauguré aujourd’hui la LGV Tours Bordeaux. Avec ce bel exercice de communication il donne ainsi son satisfecit à un projet contraire à l’intérêt général. Non seulement cette construction aura généré des dommages environnementaux irréparables pour lesquels deux sociétés ont été condamnées, mais  pour la première fois une ligne LGV aura été construite par un partenariat public-privé piloté par le bétonneur  Vinci qui se voit accorder une concession de 50 ans pour l’exploitation de cette ligne. C’est donc la société Lisea qui empochera les péages au lieu de SNCF-Réseau. Comme pour les autoroutes, dont les concessions ont été prolongées grâce à M.Macron, l’Etat laisse ainsi la maîtrise des réseaux à des entreprises privées.

A n’en pas douter cela se traduira comme pour les autoroutes par des hausses de prix pour les usagers. D’ores et déjà les péages réclamés par la société Liséa à la SNCF pour faire circuler des trains sont 50% plus chers que sur les autres lignes. Le contribuable paiera donc deux fois puisque l’Etat et les collectivités locales ont co financé le projet pour le plus grand bonheur des actionnaires de Vinci qui empochent déjà les dividendes de la rente autoroutière.

Pour le Parti de Gauche, il est urgent de sortir les infrastructures de réseau de la main des multinationales du BTP et de les remettre au service de l’intérêt général. C’est l’intérêt général qui doit primer dans les choix de construction d’infrastructure comme dans leur gestion. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon avec son programme « l’Avenir en commun ».

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats
photo d'illustration (source: cgt-suez-eaufrance-sudidf.fr)

photo d'illustration (source: cgt-suez-eaufrance-sudidf.fr)

 

Le mode de scrutin servant à la représentativité des organisations syndicales ne peut pas être considéré comme satisfaisant aux yeux d’un démocrate attentif.

Le mode de scrutin servant à la représentativité des organisations syndicales mis en place par la loi Bertrand du 20 août 2008, qui vient pour la deuxième fois de donner des résultats, (2009-2012 puis 2013-2016), ne peut pas être considéré comme satisfaisant aux yeux d'un démocrate attentif.

C'est un système étrange qui agrège les résultats des élections des institutions représentatives du personnel, dans des conditions variables sur une période étalée sur quatre ans. C'est le contraire d'un scrutin direct et sincère. Ce n'est pas une photo, ni un constat, c'est un cliché bougé-brouillé, indirect qui perd tout sens.

Il est aléatoire: car les élections de CE sont théoriquement prévues tous les 4 ans, dans une partie seulement de 3 % des entreprises (qui regroupent 50 % des salariés). Les élections de DP sont prévues à partir de 11 salariés dans une mince partie des 200 000 entreprises. Dans le million de TPE existantes, il y a des élections "spéciales" à très faible participation par correspondance (10% puis 8 %). En réalité, trop peu d'entreprises ont des IRP, CE, des DP: seulement 4,923 millions de salariés ont eu l'occasion de se prononcer au moins une fois sur une ou plusieurs listes présentées par un ou des syndicats selon la CGT et 5,243 128 selon le ministère (+3,30 % de votants). 68 043 procès-verbaux envoyés par les DRH, seulement, ont été compilés selon le ministère qui affirme que c'est une hausse de 18,4 % par rapport à 2012.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Dossier-Débat

Ce Premier mai 2017 est forcément particulier. Situé dans l’entre-deux-tours des élections présidentielles, il s’annonce comme une journée de lutte et de résistance pour toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à la progression continue du FN. Mais il doit aussi - et surtout - marquer le retour de la question sociale sur le devant de la scène.

À quelques jours du premier tour des élections présidentielles tout le monde a le regard braqué sur le résultat des urnes, allant d’hypothèses en hypothèses, de consignes de vote en consignes de vote (sans parfois craindre le tournis). Il faut dire que ce cru est particulièrement riche en rebondissements. À côté de cela, il y a le mouvement social et son actualité, car pour une fois – et malgré la campagne électorale - il n’est pas atone. Non seulement des grèves continuent de se dérouler (voir les pages « luttes invisibles » et « On bloque tout »)  des rassemblements antifascistes perturbent régulièrement les meetings du FN, des actions sur le logement s’organisent, mais il y a également des voix qui cherchent à porter les revendications des mouvements sociaux dans cette campagne. L’appel « Nos droits contre leurs privilèges », qui veut s’inscrire dans la durée qui plus est, fait partie de ces tentatives (un autre exemple est l’initiative du « Premier tour social » le 22 avril).

On peut distinguer deux manières pour les mouvements sociaux d’intervenir dans ce moment particulier qu’est celui d’une période électorale, encore plus quand elle est présidentielle. Il peut s’agir de se situer dans l’interpellation : on a vu ainsi des syndicats, des associations, demander aux candidat.e.s de se positionner sur tel ou tel aspect, voire décerner des labels, des notes, aux candidat.e.s méritant.e.s... Et puis il y a celles et ceux qui font le choix de l’autonomie du mouvement social, où il s’agit simplement de continuer à faire ce qu’on fait quotidiennement. Mais dans une autonomie pleine et entière, qui n’est pas seulement une défiance dans la politique institutionnelle mais qui est aussi une confiance réaffirmée dans ce que construisent nos luttes et nos résistances en termes d'avenir (choses sur lesquelles, au moins, on a prise).

Pour autant cette autonomie revendiquée n’est pas hermétique aux situations que créeraient les différents scénarios électoraux : on ne met pas des luttes « sous vide ». Un ami me disait il y a quelques années « des urnes il ne peut rien sortir de bon, mais il peut arriver le pire ». Commençons par là. Sauf très grosse surprise, Le Pen accèdera au second tour comme en 2002. Si on se donne très légitimement pour objectif de balayer Le Pen, ce ne sera pas seulement d’avril à juin : c’est dans les mois et les années qui viennent qu’il faut réduire son influence et pour cela nous avons besoin de victoires sociales. Face à Fillon ou face à Macron, nous aurons tout autant besoin d’un mouvement social fort et à l’offensive. Mais ce n’est pas tout, car s'il est évident que de plus en plus celles et ceux « qui ont le coeur à gauche », comme on dit, voient en Jean-Luc Mélenchon un vote utile (voir vital... et sont parfois insistant.e.s au delà du raisonnable à ce sujet), il n’est pas inutile pour le coup de rappeler que les leçons de 1981 et, plus proche de nous dans le temps, du gouvernement Syriza en Grèce existent tout de même. Il serait assez tragique que le mouvement social et particulièrement le mouvement syndical tombe dans le piège de tout attendre et/ou de donner du temps au temps aux « camarades-ministres » ou aux hommes ou femmes providentielles... hypothéquant autant de perspectives nées des luttes et des résistances elles-mêmes.

Si l’on se place dans cette optique, alors il faut chercher à appuyer les mobilisations. Dans l’immédiat un rendez-vous se profile qui n’est pas anecdotique : c’est celui du Premier mai. Quels que soient les scénarios, il faudra que cette journée de manifestation marque le retour sur le devant de la scène de la question sociale. Parce qu’à la différence de 2002, il y a peu de chances que les places et les rues voient les mêmes manifestations marquées d’un antifascisme spontané se renouveler tant la présence au second tour de Le Pen est attendue et balisée. S’il y en a, si on se trompe, tant mieux ! Il faudra alors se saisir aussi de ces mobilisations. Mais dans le doute, partons sur le Premier mai.

Ce n’est pas n'importe quelle date le Premier mai. Partout dans le monde, celles et ceux qui vivent de leur travail battent le pavé, parfois dans l’illégalité et au mépris de la répression, pour défendre leurs droits et dire leur aspiration à une société libérée de l’exploitation. C’était la journée de 8 heures lorsque le premier mai fut inventé à la fin du XIXe siècle, c’est aujourd’hui une mosaïque de revendications qui expriment autant de coordonnées différentes de la lutte des classes dans le monde et de l’état du rapport de force entre Capital et Travail. On continuera ici de revendiquer l’abrogation de la loi travail par exemple. En Guyane, cette journée se conjuguera à la grève générale et aux blocages. Dans la plupart des villes (la plupart du temps plusieurs par départements), ce Premier mai s’organise déjà par ce qui continue de faire l'armature de l’action collective : des syndicats, petits et grands, leurs sections, leurs militant.e.s et adhérent.e.s... dont beaucoup cherchent tous les jours à améliorer leur capacité de mobilisation. Et ce n’est pas un hasard si ce sont ces syndicats, premiers de nos outils dans la lutte de classe, que les Fillon, Le Pen ou Macron cherchent à discréditer, réduire ou promettent de détruire. Car au moins ont ils le mérite, ces syndicats, d’avoir une prise directe avec la réalité de la moitié du temps que nous passons éveillé : celui du travail. Même quand on en a mal, pas assez ou pas du tout, c’est bien le travail et le rapport qu’on a avec lui qui continue d’organiser la société et nos vies. Ça s’appelle la question sociale, et ça mérite largement qu’on reparte de là.

Parce que bien trop souvent on continue de placer le « Politique » (avec une sorte de grand P) dans une position hiérarchique de supériorité par rapport mouvement social. Plus « noble », plus « généraliste », il dessinerait les plans de notre avenir avec plus de hauteur de vue. À quel titre ? Parce que s’il existe vraiment beaucoup trop de déserts syndicaux, quand il est là, le collectif syndical c’est tout de même un lieu de solidarité concrète et immédiate. En tout cas cet outil là, disponible, ne devrait pas être autre chose. Bien sûr cette remarque est valable pour bien des associations qui remplissent des fonctions similaires : par exemple pour le droit au logement, en défense des droits des étrangères et étrangers, des réfugié.e.s et des migrant.e.s, contre les violences policières... Est-ce moins « noble », moins « général » ? Au contraire, c’est cet ancrage - qu’il y a urgence à renforcer et à rendre plus adapté à notre époque, c’est cette solidarité qui battra en brèche bien plus efficacement que n’importe quel bulletin de vote les divisions, les racismes, l’islamophobie qui gangrènent aujourd’hui la société. C’est ce mouvement social - encore faut-il l’investir - qui peut dessiner à partir des aspirations populaires ce qui devrait être arraché dès maintenant et mis en œuvre pour améliorer le quotidien. Parce qu’il est capable d’élaboration, d’analyse, de réflexion à partir de la positon qu’il occupe, il peut aussi, osons le dire, donner la confiance nécessaire pour aller au-delà d’un système qui (au passage) porte un nom : le capitalisme. Et ça, c’est éminemment politique, au sens premier du terme.

Alors, se donner, dès maintenant, le Premier mai à préparer, chercher à mobiliser, à convaincre nos ami.e.s, nos parents, nos collègues de descendre dans la rue ce jour là, sans être suffisant, disons que c'est nécessaire pour contribuer à redonner toute sa place à la question sociale.

Par: Théo ROUMIER

 

Par ailleurs, pas besoin d'attendre le premier mai:

Premier tour social Samedi 22 avril Paris République 14:00

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