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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #ancien ps catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Après plusieurs mois de vives tensions, le Parti socialiste a lancé un audit sur le climat régnant à Solférino. Au siège, les permanents dénoncent une gestion qualifiée de brutale et le recours à des prestataires extérieurs. La direction du PS insiste, elle, sur le climat politique général.

C’est inédit à Solférino. Depuis la mi-septembre, le siège du Parti socialiste accueille des visiteurs un peu particuliers : des experts du cabinet Syndex, spécialisés dans la prévention des risques psychosociaux. Une réunion de présentation a été organisée en présence de la direction ; un questionnaire a été envoyé à tous les permanents ; une visite des services en difficulté est prévue ainsi qu’une série d’entretiens individuels. L’objectif ? Apaiser un climat social déplorable, qui se traduit par une série de départs et d’arrêts maladie. Les résultats sont attendus courant novembre.

« C’est horrible. » « J’ai craqué. » « Dès que je peux, je m’en vais. » Les salariés, actuellement en poste ou récemment partis, que Mediapart a interrogés ces derniers mois racontent tous la même histoire, ou presque. Ils dénoncent une gestion jugée « brutale » et « clanique », des propos parfois « humiliants », des tâches peu à peu confisquées et confiées à un prestataire extérieur proche du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, qu’ils soupçonnent de vouloir modeler le PS à sa main.

Entre avril 2016 et l’été 2016, trois assemblées générales (AG) du personnel ont été organisées coup sur coup à Solférino – une quatrième réunion a eu lieu avec Jean-Christophe Cambadélis. À chaque fois, les salariés présents ont exprimé leur malaise. Un an auparavant, ils avaient déjà très mal vécu une petite phrase glissée par leur patron dans un article de L’Obs : « Certes, tous les permanents ne sont pas au maximum de leur capacité de travail. Oui, la production des secrétaires nationaux se réduit souvent aux communiqués. » Deux AG, au moins, ont eu lieu à la suite de cet article.

Sur la même période, selon plusieurs sources, une vingtaine de départs, sur une centaine de salariés, ont été enregistrés. Dont plusieurs liés à l’ambiance régnant dans certains services. D’après ces mêmes sources, huit personnes ont aussi été arrêtées par leur médecin, ou par le médecin du travail, en raison du climat social. Au moins un salarié l’a été l’an dernier pour « harcèlement moral » et « stress au travail ».

 

Jean-Christophe Cambadélis en août 2015. © Reuters Jean-Christophe Cambadélis en août 2015. © Reuters

 

Des chiffres que la direction du PS dément. Rencontrée longuement mardi 4 octobre (lire notre Boîte noire), celle-ci affirme « ne pas savoir d’où ils sortent ». Elle décompte, en 2015, quatre départs par rupture conventionnelle, encore quatre en 2016, et, cette même année, quatre démissions. Soit douze personnes en tout. Mais, insiste la direction, ces départs ne sont pas motivés par le climat interne. « Les effectifs sont globalement stables, avec 120 salariés », explique-t-elle. Quant aux arrêts maladie, la direction affirme que c’est un « sujet compliqué », sur lequel elle ne veut pas « en dire plus », notamment en raison du secret médical. Mais elle confirme bien un « malaise », qui a conduit Jean-Christophe Cambadélis à lancer un audit social de la maison socialiste.

« Les permanents sont progressivement exclus du processus fonctionnel de décision, désormais restreint à un petit noyau de personnes jugées “de confiance” », détaillait en avril un tract interne de la CGT, révélé par L’Express. Le syndicat dénonçait alors une « culture grandissante de la rétention d’information » et notait que « certains permanents se trouvent dépossédés de leurs missions ». « Une partie croissante des salariés oscillent en fin de compte entre bore-out et burn-out », écrivait encore la CGT. 

Un constat partagé par les salariés que nous avons interrogés. La plupart d’entre eux ont le sentiment d’une perte d’autonomie et de confiance ; et racontent que certaines tâches, qu’ils maîtrisaient jusque-là de bout en bout, doivent désormais être systématiquement validées par le cabinet du premier secrétaire ou les chefs de service.

Certains assistants politiques ont le sentiment de ne plus servir à rien ou de n’être que de simples sous-traitants, que leurs notes sont à peine lues, que les secrétaires nationaux dont ils dépendent sont absents… « Ils ont parfois le sentiment de travailler dans le vide », dit une ancienne de Solférino, sous couvert d’anonymat (voir notre Boîte noire).

« L’information circule en cercles très fermés », confie aujourd’hui un ancien permanent, parti il y a quelques mois. Plusieurs témoins nous ont décrit un climat de « paranoïa ». Dans leur viseur : les proches de Cambadélis, qui travaillent ensemble depuis des années, du Manifeste contre le Front national au Mouvement des jeunes socialistes (MJS) en passant par l’Unef-ID. C’est notamment le cas de Karine Gautreau, Maxime des Gayets ou de Pierre Kanuty. Au PS, ils ont la réputation de former un petit groupe extrêmement soudé.

Un petit cercle qui « n’a confiance en personne », explique une salariée, toujours en poste. Un collègue : « Avec eux, c’est soit tu es avec nous, soit contre nous. » Ils en veulent pour exemple les réunions du bureau national (BN). Sous Martine Aubry et son successeur, Harlem Désir, ils pouvaient y assister à leur guise. Désormais, ils doivent demander l’autorisation. « Il y a trop de fuites », leur aurait expliqué la direction. Cette dernière dément avec force.

Pour elle, il s’agit d’une rationalisation et d’une volonté de remobiliser les cadres socialistes. « À son arrivée, Jean-Christophe Cambadélis a tenu à ce que chaque acteur joue son rôle, explique son entourage. Le bureau national a été sacralisé : on demande plus d’assiduité de ses membres, et tous les membres du BN ne tiendraient pas dans la même salle s’il y avait aussi tous les permanents. On a aussi tenu à ce que les membres du BN ne soient pas représentés par leurs assistants. Nous avons instauré une règle selon laquelle les permanents sont présents quand une question qui les concerne est abordée. »

 

Par Lénaïg Bredoux et christophe Gueugneau

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

L’université d’été de la Belle alliance populaire, prévue fin août à Nantes, est enterrée. Depuis plusieurs semaines, le parti majoritaire comme le gouvernement peinent à organiser des réunions publiques. À moins d’un an de la présidentielle, la campagne est compromise.

C’est la folle rumeur qui circulait dans les rangs de la gauche de la gauche depuis plusieurs jours : pour organiser la venue du premier ministre Manuel Valls à l’université d’été du PS, prévue fin août à Nantes, un tunnel secret était en cours de construction entre la gare et la Cité des congrès, distantes de quelques centaines de mètres. Rumeur sans fondement, mais qui en disait long sur les difficultés qui attendaient le parti majoritaire. En annonçant, dimanche 3 juillet, sa décision de reporter ou de suspendre l’université d’été, le premier secrétaire socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, acte de fait l’impossibilité d’assurer une réunion dans la sérénité.

« Les conditions de tranquillité, de sérénité, de sécurité ne sont pas réunies », a expliqué lundi Cambadélis au Monde. Selon le quotidien, deux éléments ont amené à cette décision. D’abord, l’appel lancé il y a deux semaines par un comité d’opposants à la fois à la loi sur le travail et à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, titré À l’abordage !. Dans ce texte, les signataires expliquent : « Du 26 au 28 août, le parti socialiste prétend lancer sa campagne présidentielle à Nantes lors de son université d’été. Ce sera la dernière mascarade d’un mandat marqué par un discrédit sans précédent et d’un gouvernement dont la seule réussite est d’avoir agrégé contre lui une colère unanime. »

« Nous appelons toutes celles et ceux que ce gouvernement révulse à s’organiser partout pour converger à Nantes du 26 au 28 août. Venez avec vos potes, vos collègues, vos tentes, tracts, idées, pratiques. Rédigez vos propres appels, organisez-vous pour nous rejoindre, prenez l’initiative ! On a tous une bonne raison de détester le PS », concluait le texte. L’autre élément avancé est plus cocasse. Selon Le Monde, c’est une interview de Julien Coupat, du groupe dit de Tarnac, à Mediapart qui lui aurait mis la puce à l’oreille. Le ministère de l’intérieur aurait par conséquent multiplié les alertes.

Concrètement, Cambadélis devrait soumettre sa décision au Bureau national du PS ainsi qu’à la coordination de la Belle alliance populaire. Parmi les scénarios envisagés, l’idée de faire plusieurs universités d’été régionales circule, tout comme celle d’un rassemblement à l’automne. Un projet déjà critiqué par une partie des socialistes, comme le vallsiste Luc Carvounas :

Il y a « une radicalisation d'une partie de l'ultra-gauche et tout le monde a fermé les yeux dessus », justifie le patron du PS dans les colonnes du Monde. « La violence est là, ce n'est pas le résultat d'une politique, c'est une dérive de la société française », ajoute-t-il. Mais c'est bien le climat politique qui est à l'origine de l’annulation de l’université d’été. Au fil des mois de manifestations, la contestation de la loi sur le travail s'est étendue au recours à l’article 49-3 de la constitution à l’Assemblée, aux violences policières lors des manifestations, à la gestion du maintien de l’ordre en général, et à la volonté du gouvernement, au moins pendant quelques heures, d'interdire une manifestation parisienne. Et la colère visant l'exécutif va bien au-delà des seuls rangs du concept vague et fourre-tout de « l'ultra-gauche ».

 

Manuel Valls pendant son discours lors du meeting Hé oh la gauche du 8 juin Manuel Valls pendant son discours lors du meeting Hé oh la gauche du 8 juin.

 

Depuis plusieurs semaines, tous les voyants sont au rouge pour le parti au pouvoir. Dans les manifestations, des centaines de personnes défilent en chantant : « Tout le monde déteste le PS ! » Un refrain jamais entendu pour l'UMP à l'époque de la réforme des retraites ou du CPE. Ces dernières semaines, une cinquantaine de permanences parlementaires et de locaux du PS ont été dégradés.

Plusieurs meetings de l'initiative pro-gouvernementale « Hé oh la gauche », autour du porte-parole du gouvernement et ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, ont été perturbés. Celui prévu le 17 mai à Lille a dû être annulé, pour cause de mobilisation le jour même contre la loi sur le travail – une nouvelle réunion est prévue ce lundi 4 juillet. Le 8 juin, un autre meeting, à Paris, réunissait le premier ministre Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et plusieurs ministres. Objectif : montrer que la loi sur le travail, qui arrivait au Sénat quelques jours plus tard, serait ultralibéralisée par la droite majoritaire dans la chambre haute. Las, la réunion publique le fut à peine, entre les 200 militants triés sur le volet à l’intérieur, et l’important dispositif policier à l’extérieur, chargé de repousser des manifestants nombreux et déterminés. Quelques jours plus tard, le 13 juin, le meeting n’a tout simplement pas eu lieu. Annulé une fois encore en raison des manifestations.

Le 29 juin, à Bordeaux, une réunion publique autour de Stéphane Le Foll a dû être écourtée. Dans la salle, une trentaine d’opposants à la loi sur le travail avaient pu se jouer des contrôles de sécurité. Alors que les orateurs parlaient, des slogans tels que « 49-3 ! », « Vous n'écoutez pas le peuple ! » ou encore « C'est ça, la gauche ! » ont retenti dans la salle pourtant clairsemée. Une vidéo montre un homme d’une soixantaine d’années violemment mis à terre par le service d’ordre au moment où il tente de brandir un panneau « Valls démission » devant Le Foll.

Vendredi 1er juillet, à Montpellier, c’est le premier ministre Manuel Valls qui a essuyé les huées de la foule, en venant discourir pour l’inauguration d’une ligne de tramway. Une fois encore, les manifestants ont pu déjouer les fouilles d’un dispositif de sécurité imposant.

Du côté de la Belle alliance populaire, lancée par Cambadélis avec les alliés du PS comme le PRG, les écolos qui ont quitté EELV et des membres de la société civile – dont Fadela Amara, ancienne secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy –, ce n’est guère plus réjouissant. La réunion publique samedi 2 juillet s’est déroulée dans le calme au gymnase Japy à Paris, mais le PRG a boudé la journée, mécontent des conditions dans lesquelles le premier secrétaire du PS a embarqué la BAP dans une primaire sans en référer aux autres forces qui la composent.

Il semble loin le temps où Cambadélis, en prenant les rênes du parti en décembre 2014, pouvait promettre de faire du PS un parti de masse d’ici à 2017. Il promettait alors 500 000 adhérents. L’étiage du parti se situe plutôt aujourd’hui à 50 000, soit dix fois moins…

La direction même est divisée, surtout depuis que les aubrystes ont donné de la voix, fin février, pour protester contre la loi sur le travail. Ceux-ci représentent un tiers de la motion A majoritaire, en y agrégeant la motion D et la motion B de l’aile gauche du PS, la majorité de Cambadélis est depuis cette date plus virtuelle que réelle (lire ici l’analyse de Stéphane Alliès). À tel point que le Bureau national n’a jamais été appelé à se prononcer par un vote sur la loi travail.

Au sein même de la maison PS, rue de Solférino à Paris, la situation est tendue. Selon plusieurs participants interrogés par Mediapart, deux assemblées générales des personnels du parti ont eu lieu, l'une en avril, l'autre en juin. En cause : la gestion du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis. Dans un courrier de la section CGT, révélé par L'Express, il est question d'un « mal-être au travail qui tient aujourd'hui moins à la situation politique globale qu'au mode de gouvernance de notre siège ». « Une partie croissante des salariés oscille en fin de compte entre bore-out et burn-out », écrit la section syndicale, en référence aux permanents soit sous-utilisés, soit volontairement écartés au profit de prestataires extérieurs.

Après cette première AG du personnel, Cambadélis avait annoncé la création d'un groupe de travail interne à Solférino. Mais il n'a débouché sur rien. D'où une deuxième réunion des permanents, en juin, dans un « climat très tendu », selon plusieurs sources, qui indiquent que les demandes des salariés n'ont toujours pas été entendues.

En quittant le rassemblement de la BAP samedi 2 juillet, Stéphane Le Foll a glissé à des journalistes que « l'essentiel, c'est d'engager la dynamique ». Visiblement, celle-ci ne joue pas pour l'instant en leur faveur.

Par christophe Gueugneau et Lénaïg Bredoux

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

 

Il manquait, comme la dernière fois, deux voix, pour que soit déposée la fameuse motion de censure émanant de la gauche.

On pourrait raisonnablement penser que les élus d'hier ont choisi la même option et que ceux qui avaient décidé de signer pour une motion de censure en mai dernier l'ont encore fait en ce mois de juillet. Sauf que non. Quatre nouveaux députés ont apporté leur soutien : Philippe Baumel, Sylviane Alaux, Hervé Féron et Nathalie Chabanne.

Si les 56 élus ayant signé la motion de censure en mai avaient fait de même en juillet, celle-ci aurait recueilli 56+4=60 signatures, soit plus que les 58 nécessaires. Seulement voilà : si quatre députés ont changé d'avis dans un sens, quatre ont fait le chemin inverse. Il s'agit d'Alexis Bachelay, Yann Galut, Isabelle Bruneau et Laurent Kalinowski.

Du coup, la loi Travail a été adoptée en deuxième lecture.  

 

Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Les investisseurs chinois qui gèrent depuis un an l'aéroport de Toulouse-Blagnac veulent siphonner la trésorerie de l'entreprise pour se servir un dividende exceptionnel. Emmanuel Macron, qui avait juré qu'il ne s'agissait pas d'une privatisation mais avait passé entre eux et l'État un pacte d'actionnaires secret, se retrouve piégé par son mensonge.

La cascade de scandales auxquels avait donné lieu voici un an la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac au profit d’investisseurs chinois risque de bientôt connaître un nouvel épisode. Car, au mépris des engagements qu’ils avaient pris, les nouveaux actionnaires veulent siphonner les réserves financières de la société pour se servir un important dividende. Mais ce ne sera possible que si l’État, à l’occasion d’une assemblée générale des actionnaires convoquée pour le 28 juin prochain, y consent.

 

Voici donc le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, piégé par le retentissant mensonge qu’il avait commis lors de la privatisation. À l’époque, il avait en effet promis publiquement que la société resterait contrôlée par ses actionnaires publics, la société chinoise restant minoritaire. Mais avec ces investisseurs chinois, l’État avait au même moment conclu un pacte d’actionnaires secret, aux termes duquel il lui donnait l’assurance qu’il voterait à ses côtés toutes les résolutions qu’il présenterait. L’affaire du dividende qui survient un an plus tard prend donc valeur de test : on apprendra le 28 juin si Emmanuel Macron a menti à ses concitoyens ou aux investisseurs chinois. L’affaire risque donc d’avoir un grand retentissement, d’autant que le ministre de l’économie rêve depuis peu un destin national.

 

Pour comprendre dans quel pétrin s’est mis de sa propre initiative le ministre de l’économie, il faut d’abord se souvenir des conditions stupéfiantes dans lesquelles la privatisation de la Société de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (SATB) a été conduite. À la fin de l’année 2014, Emmanuel Macron a en effet décidé que l’État céderait à la société Casil, contrôlée par des investisseurs chinois, 49,9 % de la SATB. Et, à l’époque, il avait vivement dénoncé ceux qui dénonçaient cette privatisation, en faisant valoir que, précisément, cela… n’en était pas une ! En clair, l’opinion avait été invitée à comprendre qu’avec leur 49,9 % les investisseurs chinois seraient des actionnaires importants mais minoritaires ; et que la société resterait contrôlée en majorité par des actionnaires publics français, soit 25 % pour la chambre de commerce et d’industrie (CCI), 5 % pour la Région Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, 5 % pour le département de la Haute-Garonne, et 5 % pour Toulouse Métropole ; le solde, soit 10,1 % étant détenu par l’État français.

Cette promesse-là, Emmanuel Macron l’avait donc répétée en boucle : « Il ne s’agit pas d’une privatisation. » C’est par exemple ce qu’il avait déclaré à l’occasion d’un entretien avec La Dépêche le 4 décembre 2014 : « Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital dans laquelle les collectivités locales et l’État restent majoritaires avec 50,01 % du capital. On ne vend pas l’aéroport, on ne vend pas les pistes ni les bâtiments qui restent propriété de l’État. […] Nous avons cédé cette participation pour un montant de 308 millions d’euros », avait dit le ministre de l’économie. Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron avait même haussé le ton pour clouer le bec encore plus méchamment à ses détracteurs : « Celles et ceux que j'ai pu entendre, qui s'indignent de cette cession minoritaire de la société de gestion de l'aéroport de Toulouse, ont pour profession d'une part d'invectiver le gouvernement et d'autre part d'inquiéter les Français », avait-il déclaré, en marge du congrès de l'Union nationale des professions libérales.

Et même Manuel Valls, invité du « 20 heures » de France 2, s’en était mêlé, jurant ses grands dieux qu’on faisait un mauvais procès au gouvernement en le soupçonnant de vouloir privatiser l’aéroport. L’aéroport de Toulouse, avait-il fait valoir, « va rester majoritairement dans les mains des collectivités territoriales et de l'État […] il faut assumer que nous vivons dans une économie ouverte », a-t-il déclaré. « Nous, nous avons le droit de vendre des Airbus, d'investir en Chine, et les Chinois ne pourraient pas investir chez nous ? Mais dans quel monde sommes-nous ? » s’était insurgé le premier ministre.

Mais, peu après, Mediapart a apporté la preuve qu’Emmanuel Macron avait menti – comme d’ailleurs Manuel Valls. Dans le cadre de notre enquête, nous avons en effet révélé qu’un pacte secret d’actionnaires avait été conclu et qu’il liait l’État non pas aux collectivités publiques régionales et locales, mais aux investisseurs chinois. Pis que cela ! Nous avons publié les principaux extraits de ce pacte d’actionnaires que l’État avait conclu secrètement avec la société Casil (lire Privatisation de l’aéroport de Toulouse : Emmanuel Macron a menti  et Aéroport de Toulouse : les preuves du mensonge), qui faisait apparaître des dispositions stupéfiantes.

Ainsi, il était prévu que la SATB serait supervisée par un conseil de surveillance de 15 membres, dont 2 désignés par l’État et 6 désignés par l’investisseur chinois, selon la disposition « 2.1.2 » du pacte. Autrement dit, ces 8 membres du conseil de surveillance, liés par le pacte, devaient garantir aux investisseurs chinois minoritaires de faire strictement ce qu’ils voulaient et d’être majoritaires au conseil de surveillance.

Le point « 2.1.3 » du pacte consolidait cette garantie offerte aux investisseurs chinois puisqu’il y était précisé que « l’État s’engage à voter en faveur des candidats à la fonction de membres du conseil de surveillance présentés par l’Acquéreur, de telle sorte que l’Acquéreur dispose de six (6) représentants au Conseil de surveillance ».

Mais il y avait encore plus grave que cela. Au point « 2.2.2 », l’État donnait la garantie quasi formelle à l’investisseur chinois, aussi minoritaire qu’il soit, qu’il pourrait décider strictement ce qu’il voulait et que la puissance publique française ne se mettrait jamais en travers de ses visées ou de ses projets. C’était consigné noir sur blanc – et c’était la clause la plus stupéfiante : « L’État s’engage d’ores et déjà à ne pas faire obstacle à l’adoption des décisions prises en conformité avec le projet industriel tel que développé par l’Acquéreur dans son Offre et notamment les investissements et budgets conformes avec les lignes directrices de cette Offre. » Bref, les investisseurs chinois avaient carte blanche pour faire ce qu’ils voulaient.

Par: Laurent Mauduit.

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La victoire du duo EELV-PCF dans le canton de Le Mans 7 dimanche dernier est une défaite de la "Gauche du pragmatisme", du gouvernement et de Stéphane Le Foll (ministre PS de l'Agriculture). Mais c'est surtout une belle victoire de la "gauche qui lutte et qui ne renonce pas".

 
 
Défaite de la "Gauche du pragmatisme" et de Stéphane Le Foll (ministre PS de l'Agriculture)
 
 
 
Par: Nicolas Maury.

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Dominique Chauvel, députée de la 10e circonscription de la Seine-Maritime

Dominique Chauvel, députée de la 10e circonscription de la Seine-Maritime

La députée PS de la 10e circonscription de la Seine-Maritime, Dominique Chauvel, maire de Saint-Valéry-en-Caux, quitte le groupe socialiste, écologiste et républicain à l’Assemblée nationale. L’élue n’y siégera plus, faisant passer ainsi le groupe de 278 à 277 élus. Elle rejoint le groupe de non-inscrits, qui passe de 24 à 25.

Depuis le début de mandature, Dominique Chauvel a toujours fait entendre sa voix au sein du groupe PS. Dernier événement en date, la députée de la Seine-Maritime, opposée à la loi Travail telle qu’elle a été adoptée par le biais du 49.3, fait partie des 56 députés ayant signé une motion de censure de gauche contre le gouvernement.

Sur son blog, elle explique pourquoi elle a signé cette motion :

« Femme de Gauche, j’essaie d’être en accord avec moi-même et avec ce que je crois profondément.

À propos du 49.3 : si cet article existe bel et bien dans notre Constitution l’utiliser est en effet renoncer à la discussion démocratique d’autant plus sur un texte de cette importance.

Pourquoi je ne voterai pas la Motion de la droite : : Je ne partage pas les idées de la droite. Voter signifierait que je pourrais partager ce pourquoi ils ne veulent pas de cette loi parce qu’à leur sens elle ne va pas assez loin.

Pourquoi comme 55 autres députés j’ai signé la Motion portée par une partie de la gauche : Sur un texte d’une telle portée, d’une telle importance pour des millions de personnes il fallait un débat au Parlement.

Des millions de mes concitoyens rejettent ce texte en l’état.

Aussi signer cette Motion signifie que je les entends et suis à leurs côtés ».

 

SOURCE :

 

#Actualité politique

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS
source: integrales-productions.com

source: integrales-productions.com

Le Parti socialiste «au bord de la scission», des lois passées en force, une jeunesse en révolte – l'économiste Jacques Sapir observe «le champ de ruines» au milieu duquel se trouve le président de la République, François Hollande. RT

La loi El Khomri a donc été passée en force, et le Premier-ministre tout comme le Président peuvent contempler leur œuvre : ils ont fait de la politique française un champ de ruines. Bien sûr, ils ont « gagné », comme cela se dit et se lit dans les cercles médiatiques du pouvoir. Le mouvement social s’épuise. Mais, c’est une victoire parmi les décombres. Le Président s’était présenté comme l’homme de la synthèse et du renouveau moral ; il n’aura réussi qu’à être l’homme de la destruction et du discrédit.

Décombres politiques

Le champ de ruines est impressionnant si on regarde l’espace politique. Le Parti « socialiste » est au bord de la scission. Bien entendu, on ne peut exclure un replâtrage tant les uns comme les autres manquent singulièrement de courage politique. Mais, la réalité est que le P « S » a explosé. Les anciennes rancoeurs, recuites au feu doux de congrès, sont désormais devenues inexpiables. Dans le même temps, ceux que l’on appelle les « frondeurs », et c’est sans doute bien trop d‘honneurs que de les comparer à cette épisode de l’Histoire de France, se sont complètement déconsidérés par leur refus de voter la motion de censure déposée par la droite. Seul, la fin du dernier mandat de François Mitterrand peut se comparer à cela. Pourtant, à l’époque, cela ne concernait que le P « S ». François Hollande, par ses manœuvres, aura réussi à entraîner dans la chute l’autre « grand » parti, les « Républicains ».

Que l’on regarde les principales figures qui se battent pour la primaire, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé, en passant par l’ectoplasmique Bruno Le Maire et le terne François Fillon, c’est une surenchère d‘austérité qui nous est promise. Aucun de ces personnages n’a la moindre compréhension de la situation économique où nous nous trouvons. Si les programmes des uns ou des autres étaient appliqués, ils plongeraient la France dans une nouvelle récession. Cette droite a d‘ailleurs fait amplement la preuve de son sectarisme, et de son incompréhension des problèmes économiques, en écrivant le texte d’une motion de censure qui est un concentré d‘imbécillités et qui a servi à certains des frondeurs pour justifier (à tort) leur abstention, et en fin de compte leur lâcheté.

Les deux grands partis sont aujourd’hui largement déconsidérés. Voilà les décombres sur lesquels Manuel Valls et François Hollande sont en train de régner. Que, de ces décombres naissent de coupables ambitions, comme celles d‘Emmanuel Macron, le Ministre de l’économie, n’est pas pour étonner. On dira que l’homme tire dans le dos de sa propre famille politique. Mais, quand on n’a plus d’honneur, on n’a plus de famille. Et l’homme qui prétend sauver l’économie française par des autocars peut se targuer d’avoir été à bonne école avec ce que lui aura appris la fréquentation de cette prétendue « gauche » de gouvernement

Décombres sociaux et économiques

Le désastre actuel ne s’arrête, hélas, pas là. Il s’étend au domaine économique et social. Qui ne peut voir dans l’obstination mortifère du gouvernement à faire passer la loi El Khomri la preuve d’une soumission à un pouvoir étranger ? Car, cette loi, elle était exigée par les instances européennes, au nom de ces « réformes » qui ne sont que le nom donné à l’austérité. Et, cette austérité, elle est la véritable politique économique de la zone Euro, telle qu’elle est imposée par l’Allemagne. Car, c’est l’Allemagne qui entend profiter des avantages que la zone Euro lui donnent sans faire d‘efforts en contrepartie. En son nom, mais aussi en celui d’une construction européenne qui est largement sortie de ses rails, on va détruire les institutions collectives et les règles qui s’étaient constituées à travers près de 150 ans de luttes sociales.

Dans le même temps que passait cette réforme détestable en France, on apprenait qu’à Bruxelles les gouvernements des pays de l’UE n’avaient pu se mettre d’accord sur une réforme de la directive concernant les travailleurs détachés. On sait qu’en l’état, cette directive permet une concurrence déloyale qui pénalise lourdement les entreprises françaises. Ici encore se dévoile toute l’hypocrisie du gouvernement qui dit un jour qu’il va faire ceci et qui le lendemain se soumet sans faillir aux injonctions de Bruxelles. La liste est longue des reniements, et ceux-ci on commencé dès le début du mandat de François Hollande avec le vote du TSCG, traité qu’il aurait fallu soumettre à référendum.

Cette présidence laisse donc derrière elle un véritable champ de ruines économiques et sociales, avec un accroissement impressionnant du chômage et de la précarité combiné à la destruction sans précédant des institutions sociales et un recul historique en matière de droit du travail. Ce qui est véritablement tragique est que ce champ de ruines pourrait laisser les mains libres à d’autres reculs et d‘autres destruction car, il faut le rappeler, le programme des prétendants des « Républicains », est de la même eau, ou plutôt de ce même vin ranci issu des outres fétides du néo-libéralisme et de la soumission à Bruxelles et à l’Union européenne.

Ruptures

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des violences qui accompagnent les manifestations de protestation contre la loi El Khomri. Il est clair que dans nombre de cas on est en présence de provocations encouragées voire commises à l’instigation du Ministère de l’intérieur. Les images de « casseurs » opérant à côté des CRS le prouvent. Mais, il serait faux de s’en tenir à cette seule explication. Ce serait faire bon marché de l’exaspération croissante d’une large part de la jeunesse en révolte, et qui se trouve sans débouchés politique avec la fin du mouvement « Nuit debout ». Avec toutes ses limites, et elles étaient nombreuses, ce mouvement témoignait de la convergence des aspirations pour « autre chose ». Les instigateurs de ce mouvement n’ont pu ou voulu lui donner un débouché politique. Il est donc compréhensible que face à la violence légale déployée par le gouvernement, violence dont l’usage de l’article 49-3 a été le symbole, cette exaspération s’exprime. Mais, elle cache une exaspération plus profonde et plus sourde, qui se traduira certainement dans les résultats aux prochaines élections. Le meilleur pourvoyeur en votes Front National est indiscutablement ce gouvernement et, au-delà, une large part de la « classe politique » qui, par manque d’intelligence pour certains, par conformisme pour d‘autres, par soumission à l’européisme pour beaucoup, se révèle incapable de produire les réponses nécessaires face à la crise économique, sociale et politique que nous traversons. Cela fait partie des décombres que laisse derrière lui François Hollande.

Une grande partie de la jeunesse n’est pas simplement « en révolte ». Elle est en rupture avec les cadres politiques et sociaux qu’on veut lui imposer. Et la même chose peut être dite de nombreuses catégories sociales, des travailleurs hospitaliers aux paysans, des ouvriers et employés – soumis à la tyrannie de « petits chefs » dopés à la loi El Khomri – aux policiers et militaires. Il ne faudra pas s’étonner ni gémir si ces catégories usent, pour exprimer leur rupture, du seul instrument qui leur est offert.

 

Par: Jacques Sapir

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

"Nos électeurs seront libres de leur choix" pour le second tour de l'élection législative partielle dans la 1ère circonscription du Bas-Rhin déclare l'ancien candidat PCF Julien Ratcliffe (540 voix, 3,83 %).

 
 
Le PCF n'appellera pas çà voter pour le PS dans le Bas-Rhin
"Dimanche prochain, le second tour opposera le candidat du PS à celui des Républicains. A cette occasion, nos électeurs seront libres de leur choix. Si le candidat du PS souhaite obtenir leur suffrage, il lui appartient de prendre clairement position pour le retrait du projet de loi El Khomri, la fin de l'état d'urgence et l'augmentation des salaires" déclare, Julien Ratcliffe, candidat communiste dans la 1ère circonscription du Bas-Rhin.

Rappel des résultats du 1er tour

Eric Elkouby (PS) : 30,48%
Jean-Emmanuel Robert (LR) : 19%
Andréa Didelot (FN) : 10,44%
Simon Baumert (EELV) : 9,26%
Laurent Py (UDI) : 7,64%
Guillaume D'Andlau (ind) : 5,97%
Daniel Gerber (Ma Voix) : 4,25%
Julien Ratcliffe (PCF) : 3,83%
Jean Faivre (UL) : 3,82%
Murat Yozgat (PEJ) : 2,99%
Salah Keltoumi (LO) : 1,27%
Pacha Mobasher (Ind) : 1,01%
André Kornmann (Ind): 0
Francis Meynier (Ind) : 0


La participation finale s'est établie à 22,28%.
 
Par: Nicolas Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

 

Tafta, la nouvelle fourberie de Hollande

Crédits photo : ministère des Affaires étrangères du Pérou

Une nouvelle fois, Hollande et Valls mentent sur un point essentiel engageant lourdement la France. Selon « le Monde », un document du 7 avril atteste que le gouvernement français a soutenu auprès du Conseil de l’UE la création d’un mécanisme d’arbitrage privé en Europe afin de protéger les investissements des firmes. Qui a suivi le dossier de la négociation sur le Tafta mesure quelle trahison c’est là. Leur existence suppose que les firmes sont légitimes à protester contre une législation et à obtenir réparation des avantages qu’elles attendaient de la situation précédente. Elle leur permet de ne plus être jugées selon la loi du pays concerné mais selon les décisions d’un tribunal privé. Dans ce système, la loi ne s’applique donc plus aux firmes, mais toute loi est cependant placée sous la menace d’être à l’origine d’un dédommagement à leur payer. C’est dans ces conditions que le Canada fait l’objet d’un recours en dédommagement de plusieurs milliards contre sa décision de stopper les forages sur le gaz de schiste, l’Australie contre sa loi anti-tabac et l’Allemagne contre sa décision d’arrêter le nucléaire ! Rien de moins !

La fourberie des dirigeants français est totale. Car en 2015 le gouvernement français indiquait dans une note à l’intention des eurodéputés français que le mécanisme d’arbitrage investisseur-État en discussion dans le cadre du traité TTIP n’était " ni utile, ni nécessaire" . On se souvient aussi des récents moulinets faits par Hollande pour faire croire à une résistance et une exigence française totale. De son côté, l’Assemblée nationale française avait voté dès le début de la législature son refus de voir créer de telles instances.

Et maintenant, on découvre que dans le même temps le gouvernement faisait exactement le contraire en entamant des discussions avec l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande et les Pays-Bas pour soutenir la mise en place d’un tel mécanisme. C’est là le pire de la méthode Hollande : des gesticulations de façade qui ralentissent l’action, démobilisent les acteurs de terrain et créent l’espoir. Les médias commencent aussitôt leur ronde puérilisante : « Alors ? Vous dites bravo ? », bourrant les crânes avec ardeur sur la base d’une fausse information (eux-mêmes se fichent que ce soit vrai ou faux puisqu’il leur suffit que cela soit juste un prétexte à faire des bulles de mots).

Et, pendant ce temps, l’arnaque avance en coulisses et en secret. Puis tout finit par le résultat contraire aux annonces. Commencent alors la démoralisation, la dévalorisation de toute parole politique et la division de tout le monde. Comment s’étonner ensuite que les sondages montrent que ni au premier ni au deuxième tour, bon nombre d’ex-électeurs de ce triste personnage ne veuillent plus jamais voter pour lui ?

Par: JLM

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Au moins trois des six députés pro-gouvernementaux vont quitter le groupe parlementaire, actant le divorce avec l'aile gauche défendue par (l'ex-ministre - ndlr) Cécile Duflot. Ils devraient rejoindre le groupe socialiste qui changerait alors de nom.

 
Le groupe EELV vole en éclat à l'Assemblée nationale
Trois des six députés écologistes pro-gouvernement - Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac - vont quitter le groupe écologiste de l'Assemblée nationale, a appris jeudi La Chaîne parlementaire. Les trois autres membres du courant - François De Rugy, Véronique Massonneau et Christophe Cavard - pourraient en faire de même. Une déclaration solennelle devrait intervenir dans l'après-midi.

Ces départs entraînent de fait la disparition du groupe Ecolo à l'Assemblée nationale.

Le groupe écologiste, créé en 2012, comptait en effet 16 députés. Avec le départ d'au moins trois élus, le groupe ne comptera plus que 13 députés. Or, il en faut quinze pour maintenir un groupe autonome à l'Assemblée nationale.

C’est la première fois qu’un groupe parlementaire se dissout en pleine mandature.

Ce départ est le résultat des divergences profondes entre les deux sensibilités représentées, d'une part, par François de Rugy, pro-gouvernement, et, d'autre part, par Cécile Duflot.

Autre rebondissement : Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac vont rejoindre le groupe socialiste qui, pour l’occasion, changerait de nom. Le groupe SRC (Socialiste, Républicain et Citoyen) deviendrait ainsi le groupe SER (Socialiste, Ecologiste et Républicain).

Deux sensibilités irréconciliables

Depuis le départ de Denis Baupin du groupe, le 10 mai, les tensions entre écologistes étaient montées d’un cran. Si les députés s’étaient mis d’accord pour désigner François De Rugy comme nouveau vice-président de l’Assemblée ils n’étaient pas parvenus à s’accorder pour désigner un nouveau co-président. "Nous voulions que Véronique Massonneau soit notre co-présidente, mais la sensibilité Duflot s’y est opposée", raconte Eric Alauzet, député du Doubs.

En témoigne ce tweet de Cécile Duflot, mardi :


"Comme d’habitude, Cécile Duflot casse tout ce qu’on lui confie, peste un député écologiste, interrogé jeudi par LCP. Elle est revenue en mai 2014, elle a foutu un bordel sans nom, elle récolte ce qu’elle a semé !"

Dans l'entourage de Cécile Duflot, on se défend d'avoir voulu semer la zizanie dans le groupe et on renvoie la balle. "Ce sont les socialistes qui sont à la manœuvre" veut croire un proche de la députée de Paris. "Pour que François Hollande soit le seul candidat de gauche en 2017, ils sont prêts à tout faire exploser..."

Pour Noël Mamère, l'implosion du groupe écologiste "a au moins le mérite de la clarification."
 
Par: Citoyen18.
 

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