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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Publié le par "Citoyen 18"
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source photo: europe 1

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Chez des ouvriers de Whirlpool à Amiens, le protectionnisme fait recette

Par Julien MIVIELLE

Les ouvriers de l'usine d'électroménager Whirlpool d'Amiens, bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre indifférence, colère et résignation à l'approche de la présidentielle. Avec une conviction : pour protéger l'emploi, il faut plus de protectionnisme, voire « sortir de l'Europe ».

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié le par "Citoyen 18"
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source de la carte:  histoiregeographieapaulclaudel.blogspot.com

source de la carte: histoiregeographieapaulclaudel.blogspot.com

Dans ces deux villes assiégées, l’une syrienne, l’autre irakienne, on ne saurait minimiser les souffrances endurées par les civils ; ni a fortiori nier l’obligation pour l’opinion publique d’être archi-vigilante contre toute forme de vendetta politique, de crime de guerre ou de « purification » ethnico-religieuse. Et cela, bien entendu, quel que soit leur auteur éventuel !

Mais comment ne pas être stupéfait, voire, estomaqué par l’extraordinaire « impartialité » avec laquelle les médias dominants traitent les deux assauts ?

Alep, on aurait affaire à d’affreux successeurs « régimistes » d’Assourbanipal et d’Ivan le Terrible traquant des « démocrates » propres sur eux et bien gentillets. Certes, ces gentils jeunes gens émargent un tantinet à Al Qaida (l’organisation si sympa qui a revendiqué la destruction des Tours jumelles !) ; mais ne sont-ils pas, d’abord et avant tout, favorables au « Grand Moyen-Orient » tel que l’avait dessiné Bush Junior ? Rappelons que ce projet étatsunien visait très ouvertement au repartage ethnico-impérial des ex-Etatsnationaux d’Irak, de Syrie ou de Libye qui, nonobstant l’incontestable brutalité de certains de leurs dirigeants d’antan, avaient surtout le « tort » de nationaliser le pétrole, de sympathiser avec l’URSS ou d’autoriser les filles à aller nue tête à la fac ?

Et nos médias, surtout ceux hélas de la « gôôôche » établie, de traiter finement de « salauds » ceux qui osent rappeler que la Syrie, l’Irak et la Libye sont des Etats souverains, que la Charte de l’ONU se réfère au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes SANS INGERENCE et que –il faudra bien finir par s’y faire ! – les « mandats » français, italien, anglais, etc. sur les ex-pays colonisés n’ont plus cours depuis longtemps… Vraiment abominables d’ailleurs les sales types qui suggèrent que les « guerres civiles » afghane, irakienne, libyenne, syrienne, yéménite, n’auraient jamais fait 300 000 morts et des millions d’exilés si elles n’avaient pas été financées, encadrées, lourdement armées, voire dûment inspirées (la théorie US du « choc des civilisations » n’a pas été concoctée à Damas !) par l’Occident « humaniste » (et surtout : capitaliste) acoquiné aux « pétro-démocrates » bien connus de Riyad et du Qatar…

Mossoul, c’est le contraire bien que la ville soit assiégée par un conglomérat d’Etats rivaux et de milices disparates, dont chacun sait qu’ils et elles s’entretueront une fois la cité reconquise. Là-bas, voyez-vous, l’assaut final est tout ce qu’il y a de plus sympa, de plus « chirurgical », voire d’humanitaire ! C’est à peine si nos géopoliticiens à la Bernard Guetta et à la Glucksmann Fils remarquent que dans les deux cas, Alep et Mossoul, ce sont bien les égorgeurs de Daesch qu’il s’agit théoriquement d’extirper ; et qu’en conséquence, une coalition incluant les Etats souverains de la région sous l’égide de l’ONU (comme l’avaient proposé Damas et Moscou), eût logiquement et rapidement réglé le compte de Daesch en coordonnant tous les fronts, donc en écourtant la guerre, en diminuant les souffrances des populations et en éradiquant le principal foyer fanatique qui a déjà tué ou mutilé des centaines de Français de Nice à Paris…

Mais tout cela est trop dur à comprendre pour un journaliste du « service public » biberonné à la « déontologie » façon BHL. Lecteurs en treillis de Libé, auditeurs matutinaux de France-Inter, imprégnez-vous donc de cette évidence première : une bombe russe lancée par un aviateur régulier de l’Armée syrienne ne saurait frapper que des « civils innocents », de préférence mineurs. Alors qu’une bombe US propulsée par une des multiples factions rivales encerclant Mossoul ne peut immanquablement frapper que des « terroristes ». Ben voyons !

Ils appellent ça de l’ « info ». Si bien que l’auditeur bobo moyen de France-Inter (qui n’est pas du reste ce qui se fait de pire en matière de bourrage de crâne, et cela ne rassurera personne…) croit nécessaire, quand on l’autorise à jacter brièvement dans le poste que financent ses impôts, de féliciter d’abord avec effusion MM. Demorand, Guetta et P. Cohen « pour la remarquable qualité de leurs émissions »…

Par: Georges GASTAUD

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Publié le par "Citoyen 18"
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Revers dans le processus de ratification de l’accord de libre-échange avec le Canada : les 28 ministres du commerce réunis mardi à Luxembourg n’ont pas pu donner leur feu vert.

La mise en garde avait marqué les esprits à Bruxelles. Si les Européens ne parviennent pas à ratifier le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada, c’est l’ensemble de la politique commerciale de l’UE qui se trouvera « à deux doigts de s'effondrer », avait prévenu cet été Jean-Luc Demarty, le patron de la « DG trade », les services de la Commission spécialisés dans les questions commerciales. L’exécutif européen en est persuadé – et Édouard Bourcieu, l’un de ses représentants en France, l’a encore répété dans le débat organisé par Mediapart : le CETA est le meilleur accord que la Commission ait jamais négocié.

Il faut garder ces propos en tête pour comprendre l’importance de ce qui s’est joué mardi à Luxembourg. Les ministres du commerce extérieur des 28 devaient se voir pour donner leur feu vert au CETA, à l’approche d’un éventuel sommet UE-Canada le 27 octobre, en présence du premier ministre canadien Justin Trudeau. Leur feu vert devait être la première étape d’un long processus de ratification (il reste ensuite aux chefs d’État et de gouvernement, puis au Parlement européen, et enfin aux parlements nationaux, de se prononcer). Mais les ministres ont choisi de reporter leur décision, confrontés à un blocage de la Belgique. Or, l'unanimité des 28 est nécessaire.

« Nous ne sommes pas tout à fait arrivés au bout », a reconnu la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, dès son arrivée à Luxembourg mardi. Mais la Suédoise s’est dite confiante dans la signature d’une déclaration politique avec le Canada, le 27 octobre. « Je suis une optimiste née et je pense que nous allons y arriver », a-t-elle poursuivi, convaincue qu’une entrée en vigueur provisoire du CETA d’ici à la fin de l’année reste possible. Le dossier est désormais renvoyé au sommet européen, qui réunira les chefs d'État et de gouvernement, jeudi soir et vendredi, dans la capitale belge. « Il doit y avoir un accord vendredi […]. Nos amis canadiens ont besoin de savoir s'ils doivent réserver leurs billets ou pas. »

La Belgique est un système fédéral. Son gouvernement (une coalition de partis de droite) ne peut se prononcer seul sur ce genre de décisions commerciales. Il doit disposer du feu vert de ses parlements régionaux, dont celui de la Wallonie, cette région du sud de la Belgique, francophone (3,6 millions d'habitants) et où le PS (dans l'opposition au fédéral, donc) est au pouvoir.

Le veto wallon n’est pas une nouveauté. Le parlement de la Wallonie avait déjà voté une résolution contre le CETA en avril 2016. À l’époque, certains États, dont l’Autriche, se montraient eux aussi réticents à signer le texte. Mais une « déclaration interprétative », ajoutée in extremis par Bruxelles et Ottawa aux 1 600 pages du texte déjà négocié, avait suffi à rassurer le gouvernement à Vienne (et les sociaux-démocrates allemands du SPD).

Les Wallons, eux, y sont restés opposés. Ils l’ont confirmé lors d’un vote vendredi dernier, où tous les partis de l’hémicycle ont voté contre, à l’exception du MR (la formation de droite francophone de l’actuel premier ministre de la Belgique, Charles Michel). Un autre parlement belge, celui de la fédération Wallonie-Bruxelles (où siègent de nombreux députés wallons), s'est également prononcé contre. Le socialiste Paul Magnette, aux commandes de la Wallonie, réclame en particulier des garanties supplémentaires sur le statut juridique de cette « déclaration interprétative ». Magnette, qui joue gros dans l'affaire, s'est rendu vendredi à Paris en vue de parler du CETA avec François Hollande, pour tenter de débloquer le dossier.

Des réunions d’urgence se sont tenues à Bruxelles dimanche, entre représentants de la Wallonie, du gouvernement belge et de la commissaire au commerce Cecilia Malmström. Des garanties ont été apportées par la Commission, fait savoir l’exécutif européen. Mais la Wallonie a exigé davantage de temps pour les examiner. « Nous aurons besoin de plusieurs jours, et sans doute d’autres réunions techniques, après celles de ce week-end, avant de nous prononcer. Et c’est le Parlement qui aura le dernier mot », a résumé dimanche Magnette qui, depuis le départ, précise que le veto de la Wallonie « n’est pas un veto définitif ou un enterrement ».

« Nous faisons l'objet de très nombreuses pressions, parfois même, ces dernières heures, de menaces à peine voilées […]. Et pourtant, nous continuons à tenir notre cap », a déclaré Magnette. « Mon plus profond espoir, c'est que nous arrivions à convaincre la Commission que nos demandes sont légitimes […]. Si nous n'y arrivons pas, s'il faut annuler un sommet entre l'UE et le Canada, je le regretterai […] mais en politique, à certains moments, il y a des moments de vérité, il y a des moments où des débats qui travaillent nos sociétés pendant des mois et des années se cristallisent sur un objet. Et nous en sommes là », a-t-il ajouté.

L'imbroglio belge sur le CETA pourrait relancer les tensions entre le Nord flamand et le Sud wallon du royaume de Belgique. Les principaux partis flamands, dont la N-VA (droite nationaliste), le CD&V (les chrétiens-démocrates) et l’Open VLD (les libéraux, autrefois dirigés par Guy Verhofstadt), tous très allants sur les questions de libre-échange, ont du mal à comprendre le blocage de la Wallonie. Ils rappellent aussi qu’Elio Di Rupo, l’actuel patron du PS francophone, devenu l’un des principaux adversaires du CETA, ne s’était jamais opposé à ce texte du temps où il était premier ministre du royaume (2011-2014). Le même Di Rupo s'est plaint, dans un entretien au quotidien belge francophone L'Écho mardi, que « la Wallonie a été snobée par la Commission européenne qui n'a jamais daigné lui répondre ». Ce à quoi la Commission, de son côté, répond qu'aucune question n'a été posée à Cecilia Malmström, lorsqu'elle s'est rendue au parlement wallon pour débattre du CETA avec les élus locaux, en début d'année.

Désormais, c’est tout le calendrier de ratification du CETA qui se trouve désormais écrit en pointillés. Après un éventuel feu vert des capitales (et d’Ottawa) lors du sommet européen de la fin de semaine, le texte partira en débat au Parlement européen. En cas de validation, il y aura une entrée en vigueur provisoire du texte, portant sur les chapitres du traité qui concernent uniquement les compétences communautaires (la majorité du texte). Il restera ensuite aux chambres nationales des 28 de se prononcer, pour l’entrée en vigueur de l’ensemble du CETA – ce qui devrait intervenir courant 2017 et 2018, selon le calendrier officiel.

L'eurodéputé Les Républicains Franck Proust « regrette » ce report et dénonce un « blocage politique » par la Wallonie : « Arrêtons les rumeurs et la diffamation autour de cet accord, parlons des éléments factuels. » De son côté, l'élu écolo Yannick Jadot applaudit : « Les chefs d’État et de gouvernement doivent à présent laisser le temps d’un débat citoyen. » C'est « une première victoire », selon Jean-Luc Mélenchon, l'eurodéputé du Parti de gauche. « La détermination des parlementaires wallons est un exemple dont nous espérons qu'il sera suivi par d'autres parlements d'Europe, à commencer par celui de France », a réagi de son côté Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac.

Ce n’est pas la fin du CETA. Mais l’édifice tremble. Et avec lui, la vingtaine d’accords de libre-échange en cours de négociation par l’UE, dont le fameux TAFTA, ou TTIP, en chantier avec les États-Unis (et d’autres avec le Japon, le Vietnam ou le Mexique…). Quel que soit l’endroit d’où on le regarde ces temps-ci, le projet européen continue de se défaire.

Par Ludovic Lamant

 

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L’ex-président de l’Assemblée, artisan du coup d’État contre Dilma Rousseff, est accusé de corruption. Il a été placé en détention préventive.

 
Brésil : Le putschiste Cunha sous les verrous
 
«Machiavel », comme on surnomme parfois Eduardo Cunha, n’a pas vu le coup venir. L’ex-président de la Chambre des députés, artisan de la destitution de la cheffe de l’État Dilma Rousseff, a été arrêté mercredi et placé en détention préventive dans le cadre de l’enquête sur les scandales de corruption au sein du géant pétrolier national, Petrobras. L’évangéliste à la réputation sulfureuse doit répondre de sept chefs d’inculpation pour corruption passive, blanchiment d’argent, évasion fiscale et pots-de-vin perçus lors de l’achat de champs de pétrole au Bénin. Il aurait ainsi touché les sommes rondelettes de 1,5 million et 1,2 million d’euros.

L’existence de comptes en Suisse

En mai, la Cour suprême avait décidé de le suspendre de sa fonction pour avoir abusé de ses prérogatives afin de couvrir ses malversations. Le ministère public avait alors dévoilé l’existence de comptes en Suisse estimés à 4 millions d’euros. En septembre, Eduardo Cunha avait perdu son immunité parlementaire, ce qui a ouvert la voie à son arrestation. Cet ultraconservateur, connu pour ses propos homophobes, a toujours nié en bloc les accusations qui pèsent contre lui, en dépit d’un train de vie fastueux qui ne collait pas avec ses revenus de parlementaire.

Il a depuis été lâché par ses amis du Parti du mouvement démocratique du Brésil (PMDB), dont le président putschiste, Michel Temer, lui-même inquiété par la justice.
 
Reste à savoir pourquoi cette arrestation n’est pas intervenue plus tôt, lorsqu’il orchestrait le renversement de Dilma Rousseff. Les agissements de Cunha étaient pourtant connus et dénoncés par la gauche.
 
Sur le site de l'Humanité.

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RUSSIE - OTAN : Qui menace qui ? - Une carte mieux qu'un discours !
 
Par El Diablo

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La signature annoncée du contrat entre l’armée de l’air indienne et Dassault pour l'achat de 36 Rafale marque un tournant tactique à Delhi, dont l’obsession est aujourd’hui la Chine, et non plus le Pakistan.

Même Serge Dassault a dû se pincer, mercredi 21 septembre 2016, lorsque la grande nouvelle est arrivée à ses oreilles en fin de journée : l'Inde achète le Rafale. Lors d’une réunion du conseil de sécurité du gouvernement indien, le premier ministre Narendra Modi a donné son accord à la signature avec la France d'un accord intergouvernemental portant sur la fourniture de 36 avions de combat, pour un montant proche de 8 milliards d'euros. Il y aura bientôt quatre ans que Delhi a fait le choix du Rafale mais des négociations interminables, ponctuées de rebondissements dont les Indiens ont le secret, ont bien failli faire perdre patience à Dassault Aviation et à François Hollande, qui s'était aventuré plusieurs fois à annoncer la signature « imminente » du marché. L'appel d'offres de l'armée de l'air indienne remonte à 2005 et c'est Jacques Chirac qui, depuis l'Élysée, avait encouragé son grand ami Serge Dassault à se lancer dans cette épopée. C’est dire combien d’eau a coulé sous les ponts entretemps.

Ces 8 milliards d’euros sont d'ailleurs une goutte noyée dans l'océan du programme d’équipement militaire que Narendra Modi a lancé à son arrivée au pouvoir, au printemps 2014. L’Inde prévoit en effet de dépenser 150 milliards de dollars (134 milliards d’euros) ces prochaines années, afin de renforcer ses capacités d’intervention aux frontières de ses deux principaux ennemis que sont le Pakistan et la Chine. Néanmoins, elle aura été une négociatrice extrêmement dure avec la France et l’écart avec la somme envisagée initialement par Paris est aujourd’hui impressionnant. En 2012, il était question de 126 Rafale, pour un montant de 12 milliards de dollars (10,8 milliards d’euros) et deux ans plus tard, le contrat avait même été réévalué à 22 milliards de dollars (19,7 milliards d’euros), compte tenu des spécifications croissantes que réclamait l’armée de l’air indienne, affirme Mohan Guruswami, président du Centre for Policy Alternatives, ce qui portait le coût unitaire de l’avion à 156 millions d’euros. « À un moment, les montants négociés sont devenus hors de contrôle et on se demande bien pourquoi l’Inde a tellement tenu à acheter des Rafale, alors que les Tejas de fabrication indienne coûtent 2 milliards de roupies (27 millions d’euros) pour un rapport coût-bénéfice plus élevé », explique cet ancien haut fonctionnaire du ministère des finances.

 

Le Rafale © Dassault Aviation Le Rafale © Dassault Aviation

 

À l’arrivée, le Rafale est vendu en apparence plus cher qu’envisagé au départ : 218 millions d’euros pièce. Mais c’est un effet d’optique. Car en réalité, le prix est deux fois moins élevé. Une source du ministère de la défense, à Delhi, relève ainsi que le prix final résulte d'un rabais de 750 millions d’euros consenti par Dassault par rapport au dernier prix envisagé, en janvier 2016, date de la dernière visite de François Hollande en Inde. Mais que, de surcroît, l’avionneur français s’est engagé à réinvestir en Inde près de la moitié du montant total du contrat, pour que certains équipements du Rafale tels que les logiciels embarqués, les « offsets » comme disent les experts, soient réalisés sur place. « Cela va se traduire par 3 milliards d’euros d’activité et par des centaines d’emplois pour les entreprises indiennes », souligne notre source. Pire, la France pourrait toucher encore moins que prévu, car l’armée indienne souhaite acquérir certains armements du Rafale auprès d’Israël pour 1,7 milliard d’euros, et elle n’exclut pas de faire d’autres emplettes complémentaires ailleurs, au détriment des fournisseurs français.

Vendredi 23 septembre, en tous les cas, lors de la signature de l’accord intergouvernemental qui doit avoir lieu à Delhi, seront non seulement présents le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, et le patron de Dassault Aviation, Éric Trappier, mais aussi les dirigeants de MBDA, Safran et Thales. Car pour l’instant, il est question d’équiper le Rafale d’un maximum de savoir-faire tricolore, notamment le missile air-air Meteor, dont le rayon d’intervention peut atteindre 150 km, ce qui donnerait à l’Inde la capacité de viser l’intérieur du Pakistan et les régions frontalières du nord-est du pays, sans sortir de son propre territoire. Il y aurait également dans les tuyaux le missile de croisière air-sol Scalp, dont la portée s’établit à 300 km.

D’après certains participants aux négociations de ces dernières semaines, le feu vert de Modi a été donné parce que l’armée a décidé de faire du Rafale le vecteur de sa dissuasion nucléaire. Selon le quotidien The Sunday Express, cela a été l’élément déterminant dans la dernière ligne droite, l’avion de combat français étant « capable d’être utilisé pour lancer la bombe atomique ». C’est du reste le choix opéré par l’armée française, laquelle « est en train de faire basculer la force de frappe nucléaire du Mirage au Rafale », rappelle au journal un militaire. « Le transport de l’arme nucléaire est un argument tout à fait nouveau qui n’était pas apparu dans les négociations avec Dassault jusqu’à une période très récente », fait remarquer Jean-Joseph Boillot, économiste spécialiste de l’Inde. « La pertinence de ce choix est tout à fait discutable, car les grands spécialistes du sujet le disent tous : la flotte actuelle de chasseurs de l’armée de l’air donne déjà la supériorité à l’Inde sur le Pakistan », ajoute-t-il.

 

Par Guillaume Delacroix

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D’un côté les camps de migrants fuyant guerres, terrorismes et dictatures, installés sous les ponts du métro parisien. De l’autre, les habitants, les commerçants, les passants qui vaquent à leurs occupations. Grâce à la cuisine, ce mur invisible s’estompe peu à peu. De ces bénévoles qui concoctent un petit-déjeuner pour le réveil des migrants à ce réfugié syrien qui rêve de monter son restaurant pour mixer les cultures culinaires, en passant par un diner solidaire accueilli par un bistrot, voici la preuve qu’autour d’une simple assiette bien des barrières tombent.

Il a plu ce matin là. Caprice de la météo parisienne. Le mois d’août n’y change rien, il a plu. Pas grand-chose, juste une averse. Juste de quoi tremper les réfugiés qui dormaient dehors, entassés en grappe aux pieds des arbres sur le quai Valmy, au niveau de la station de métro Jaurès, dans le nord de la capitale. Ceux qui avaient installé cartons, matelas et couvertures au sortir de la station de métro qui les surplombe n’ont pas essuyé la rincée. Ici le métro gronde en extérieur en passant sur un pont, protégeant ainsi le trottoir de la pluie et du soleil. Un camp de réfugiés s’y tient.

En 2015, un million de réfugiés seraient arrivés en Europe, fuyant conflits et persécutions, au Moyen-Orient et dans la corne de l’Afrique, selon l’Organisation Internationale pour les migrants. En France, les autorités offrent rarement le minimum vital à ces gens qui se retrouvent à la rue, survivant de débrouille et de la solidarité d’associations et d’individus engagés.

Distribuer des repas, un premier pas:

A 8h, ce matin d’août, malgré le brouhaha de la circulation, certains réfugiés essaient de finir leur nuit. D’autres sont déjà levés et attendent, sur une placette, que des « soutiens », des membres de collectifs spontanés de citoyens, comme Soutien aux exilé.e.s, arrivent pour leur distribuer un petit-déjeuner. Les membres de ce collectif s’organisent via les réseaux sociaux. Valérie est une des premières sur place. Elle accueille les nouveaux soutiens, même si elle n’est elle-même pas très ancienne. Malgré « quinze jours seulement à faire de la distribution », elle déjà au fait de tout.

Le groupe de soutien grandit, au fur et à mesure des arrivées. Des tables sont improvisées sur des tréteaux et des planches, d’énormes sacs remplis de baguettes et pains, invendus de boulangeries, ramassés par différents membres du collectif, sont déballés. Des soutiens se mettent à les découper, pendant que plus loin d’autres tartinent : confiture, fromage, chocolat, c’est en fonction de ce qui a été donné.

En file indienne, les migrants font la queue pour se servir en boissons chaudes et tartines. C’est le premier repas de la journée. Peut-être le seul. Tout dépend de la capacité des bénévoles, de la nourriture achetée ou offerte, de la météo, mais aussi des rafles organisées par les forces de l’ordre qui dispersent les camps et enferment les réfugiés. Ce jour-là, ils sont peu nombreux à attendre un petit-déjeuner. A peine une centaine, les yeux encore ensommeillés, les traits tirés, preuve d’une mauvaise nuit. Dort-on vraiment quand on dort dehors ?

Un réfugié afghan s’approche des soutiens qui découpent le pain. Sans dire un mot il attrape une baguette et se met lui aussi à trancher et tartiner, pour faire avancer le travail. « Il nous aide souvent », explique Valérie. La communication est réduite. Il ne parle que pachtoune. Alors chacun sourit et se replonge dans sa tâche.

De la nourriture à la défense des droits:

Bahia, thésarde en littérature, s’est beaucoup investie dans la distribution de nourriture et la coordination du groupe via les réseaux sociaux. En novembre 2015, au soir des attentats, elle s’inquiète. Elle qui depuis un moment ne lisait plus que des articles sur la question migratoire, se demande ce qu’il advient des réfugiés installés sur la place de la République, « ces gens qui avaient fuit la guerre et qui se retrouvaient dans le quartier où ça canardait ». Aujourd’hui elle a levé le pied : « Pour être moins dans l’urgence permanente et passer à d’autres actions, peut-être plus politiques, à de la sensibilisation aussi ».

Pendant des mois, comme d’autres, elle a donné un coup de main pour l’organisation de la distribution, la collecte des invendus auprès de commerçants généreux, la cuisine. Chacun fait ce qu’il peut : de la collecte à la distribution, de l’accompagnement chez le médecin jusqu’à l’aide pour remplir des documents. Elle l’a expérimentée, la cuisine crée du lien et constitue une porte d’entrée pour la défense des droits : « Il y a de nombreuses personnes qui, en faisant la distribution de nourriture, comprennent mieux la problématique, rencontrent quelqu’un qu’ils veulent accompagner, lâchent la distribution de nourriture pour faire des choses plus spécifiques. »

Cuisiner ensemble:

Cette expérience permet aussi aux réfugiés de se prendre eux-mêmes en main. « Au départ ce n’était que les soutiens français qui cuisinaient. C’était compliqué de faire autrement : nous n’avions pas de lieu à disposition, les campements étaient petits. Progressivement, nous nous sommes arrangés avec les réfugiés qui nous aidaient chaque fois pendant la distribution, et leur avons mis une cuisine à disposition. Nous avons alors pris l’habitude de créer des équipes mixtes entre soutien et réfugiés », raconte Bahia.

Parfois il y a des ratés : pas assez de nourriture, pas assez de soutiens présents. L’organisation n’est pas parfaite et Bahia ne l’imagine pas autrement : « Sinon cela signifie que nous faisons parfaitement le travail qui devrait être fait par les autorités, alors pourquoi le feraient-elles ? », interroge la jeune femme.

La proximité comme facteur de mobilisation:

Enzo travaille dans l’accompagnement à la création d’entreprises sociales et solidaires. Quand il a du temps libre, lui aussi cuisine et distribue des plats. « J’ai rencontré des réfugiés pas loin de chez moi, à Porte de Saint-Ouen, c’est souvent la proximité qui fait que l’on se sent concerné. » Il fait partie du groupe de ravitaillement en nourriture depuis le début de l’année 2016, mais se dit peu sociable. Du coup, cuisiner est plus évident pour lui. Une fois la nourriture déposée, les soutiens présents sur le camp vont la distribuer « avec l’aide de réfugiés, qui se sentent concernés par leur propre sort, mais aussi par celui des autres ».

Mélanie* est dentiste. Elle se rappelle comment elle en est venue à aider les réfugiés. « C’était il y a un an environ, quelqu’un m’a demandé d’apporter des dentifrices. J’ai fait une collecte, puis je suis arrivée au campement. Là j’ai eu un gros choc. Je me suis dit que je ne pouvais pas déposer mes dentifrices et m’en aller comme si de rien n’était. Du coup je me suis renseignée pour trouver des groupes de soutien. Finalement, faire la cuisine ce n’est pas compliqué. »

« Si je devais fuir, je serais contente que quelqu’un me tende la main »

Tout le monde ne passe pas ce cap : distribuer baguettes et bols de riz, ou passer plusieurs heures par semaine dans une cuisine prêtée pour l’occasion, n’est pas aisé. « Je ne comprends pas que l’on ait peur de gens qui ont fui un endroit où ils ne pouvaient pas rester, confie Mélanie. Oui, la réalité est violente : avoir un campement en bas de chez soi ce n’est pas évident. Mais imaginons le cas inverse : si je devais fuir, je serais contente que quelqu’un me tende la main. »

La démarche peut-être compliquée, comme l’explique Bahia : « C’est finalement simple d’entrer en contact avec les réfugiés, parce que j’arrivais avec un but précis : je venais pour distribuer de la nourriture. Mais cela peut être gênant, l’impression qu’il peut y avoir un côté voyeur. Arriver avec une marmite donne une raison à sa présence, facilite la rencontre. » Delphine le dit : « Beaucoup de gens ne savent pas trop quoi faire. Je comprends que ce soit difficile de s’impliquer. C’est effarant car, quand tu es sur un camp, il y a des moments de grande tristesse. » Des alternatives ont ainsi vu le jour pour créer des ponts entre réfugiés et riverains, pour construire une autre image des migrants.

Dîner solidaire et cuisine syrienne au profit des réfugiés:

En juillet, un bar parisien a accueilli un diner solidaire au profit des réfugiés. Enzo est à l’origine de l’initiative. Il organisait déjà le même genre d’événements pour des personnes sans domicile fixe. Malgré la pluie et le match de foot de l’équipe de France contre l’Islande en Coupe d’Europe, plus de 300 convives se retrouvent dans le Point bar, plein à craquer. Comme promis sur Facebook, les gens se sont déplacés pour venir déguster un diner préparé par Enzo, Mélanie et Emad, réfugié syrien. Ils se sont retrouvés à 11h du matin pour commencer à cuisiner, après que Enzo ait passé trois jours à faire le tour de Paris pour récolter les denrées alimentaires.

A 21h, les 200 repas initialement prévus sont servis. Il a fallu se remettre à cuisiner pour les cent autres convives, arrivés sans s’annoncer. Preuve que la solidarité peut fonctionner autrement, que la cuisine est un langage commun. Au final, le diner né de l’engagement de citoyens, qui prennent « du temps sur leur vie » comme le dit Mélanie, aura permis de récolter 1560 euros pour le ravitaillement des réfugiés. Une belle initiative mais qui laisse un goût amer à Mélanie : « C’est quand même triste de se dire que l’on ne peut pas nourrir tout le monde. »

Enzo est parfois énervé et raconte s’investir en fonction de ses « pics de colère ». Il se rappelle du campement à la Halle Pajol et de ses 1500 réfugiés à la rue qu’il fallait nourrir « beaucoup avec l’aide des réfugiés eux-mêmes », insiste-t-il. Il voit son bénévolat comme une course de fond : « Les autorités n’offrent pas de solution, alors même que nous sommes en partie responsables de la situation ». Il comprend que tout le monde ne puisse pas donner de son temps, ou ne sache pas comment faire. « Je pense aussi que les gens ne se rendent pas compte de la réalité et de ce qu’il se passe. » Ce dîner solidaire est un bon entre-deux : amener des gens qui ne savent pas forcément comment agir, mais qui ont quand même envie de faire un geste. « Ici on arrive à aborder le sujet de la migration autrement. »

« Si tu veux gagner mon cœur, gagne mon estomac »

Pour Enzo il y a aussi une boucle dans ce diner. Ce soir-là en cuisine, Emad Shoshara, réfugié syrien de 33 ans, est venu donner un coup de main et par ce geste faire tourner la roue de la solidarité. En juin dernier, à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, il a participé à un autre événement : Refugee Food Festival, organisé par l’association Food sweet food, durant lequel des restaurants parisiens ouvrent leurs cuisines à des chefs réfugiés, afin de changer la perception sur les migrants. Emad a fait découvrir ses fallafels aux clients de La Mano. « Une très belle expérience », confie-t-il. Depuis il veut faire découvrir la cuisine syrienne aux Français, tout en la mixant avec la cuisine locale.

Cet ancien logisticien, qui a travaillé dans le secteur du pétrole et du tourisme en Syrie, souhaite ouvrir un Food truck, un camion snack. Dans son chemin migratoire, Emad s’est retrouvé en Égypte où il a travaillé dans un restaurant, tout en faisant des voix off pour le cinéma et la télévision. Arrivé en France, il continue à cuisiner pour lui même et ses amis. Il a adoré l’expérience du dîner solidaire : « Un réfugié qui fait du bénévolat pour les réfugiés », sourit-il. « J’étais doublement content : d’abord parce que je faisais goûter de la nourriture syrienne à des gens qui n’en avaient jamais mangé. Et aussi parce qu’on faisait un geste de solidarité. »

Sans la guerre, il ne se serait sans doute jamais retrouvé à porter un tablier pour préparer le diner de centaines de personnes. En attendant les autorisations nécessaires pour lancer son activité, Emad compte travailler à nouveau dans un restaurant. « Et pourquoi pas participer à des festivals, faire découvrir la cuisine syrienne au plus grand nombre de personnes ». Dans son camion, il servira des plats réalisés avec des recettes de sa mère et sa grand-mère : cuisiner pour garder les souvenirs d’un pays dans lequel il ne compte pas rentrer et où il est recherché. Cuisiner parce que la nourriture permet de tisser des liens. « Chez moi on dit : si tu veux gagner mon cœur, gagnes mon estomac. »

Par: Sana Sbouai

Photos : Sana Sbouai, sauf photo de une : © Refugeefoodfestival

Note d’auteur : Dans un souci d’anonymat les noms de famille ne sont pas cités.

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut Panos Afrique de l’Ouest.

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Enfin, un premier coup porté au TAFTA !

Le traité transatlantique cède sous les évidences et la pression populaire

En ces temps parfois désolants, les bonnes nouvelles sont toujours bonnes à prendre. La prise de position concomitante en Allemagne, puis en France, contre le TAFTA, le traité transatlantique, peuvent représenter un heureux dénouement à cet accord défendant les intérêts des multinationales au mépris de la démocratiemême s’il conviendra d’être extrêmement méfiant dans les mois à venir.

Un moment protectionniste européen ?

Comme beaucoup d’autres, j’apporte ma petite contribution à la lutte contre ce funeste traité, et il semble que les efforts citoyens réunis finissent par faire réfléchir nos dirigeants. Le Figaro rapporte les réactions assez unanimes de ses lecteurs, qui ont su décrypter la propagande des partisans du laisser-passer, qui nous vendent des normes communes pouvant s’imposer mondialement, alors qu’il s’agit d’abandonner le contrôle de ce que nous consommons et permettre aux multinationales étasuniennes de nous vendre, le plus souvent sans information, des produits qui ne suivent pas nos normes… Le vice-chancellier Allemand juge le traité déséquilibré en faveur de l’oncle Sam, quand notre secrétaire d’état au commerce a appelé à un arrêt des négociations dans le contexte actuel.

Il faut dire que les fables ultralibérales résistent mal à l’épreuve des faitsLes pays asiatiques, les modèles du développement, se sont développées en restant très protectionniste sur leur marché, comme même The Economist l’admet. La bible des élites globalisées a récemment rapporté les « dégâts collatéraux » du libre-échange, 44% des emplois indutriels perdus aux Etats-Unis depuis 1990 s’expliquant par les importations venues de Chine ou la pression mise sur les salaires. Il faut dire que les révélations du printemps dernier concernant les négociations du TAFTA ont provoqué une recrudescence de l’opposition au traité de libre-échange transatlantique, notamment en Europe. Même The Economist note qu’il faudrait démontrer que ses traités profitent à tous, et pas à quelques uns seulement.

Il y a quelques mois, Paul Krugman avait vu un « moment protectionniste » dans l’évolution du débat public aux Etats-Unis, avec les discours de Bernie Sanders et Donald Trump et l’inflexion d’Hillary Clinton. Cette semaine pourrait-elle être l’équivalent pour nos pays d’Europe continentale ? En outre, le Brexit a également affaibli le camp libre-échangiste dans l’UE. Malgré tout, il convient d’être extrêmement prudent car les prises de position récentes de la France et de l’Allemagne pourraient être oubliées dans quelques mois, étant donné la longueur des négociations. Et la commission européenne, par la voix de la commissaire au commerce a fait savoir officiellement que les négociations sur le traité « ont été difficiles, bien sûr, nous le savions depuis le début, mais elles n’ont pas échoué ».

Bref, si ces déclarations représentent des victoires intéressantes, en revanche, nous n’avons pas gagné la guerre contre le TAFTA et il convient de rester mobiliser pour éviter le plus possible que nous ne finissions par devoir subir un accord dans quelques mois, après les échéances électorales…

 

Par: BLOG GAULLISTE LIBRE 

Blog collectif fondé par Laurent Herblay

repris par le blog "CA N'EMPECHE PAS NICOLAS" 

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Communiqué de Laurence Cohen - Sénatrice PCF du Val-de-Marne:

 
Destitution de la Présidente de la République du Brésil, Dilma Roussef : un déni de démocratie
Hier après-midi, le Sénat brésilien a destitué Dilma Roussef, actuelle présidente du Brésil, en conclusion d’un long processus d’impeachment débuté il y a plusieurs mois. En confisquant son mandat à la présidente sortante, une majorité de sénateur a délibérément foulé au pied le suffrage universel.

Pourtant, démonstration a été faite à maintes reprises, par des personnalités venant d’horizons différents, que cette procédure de destitution ne repose sur aucune base juridique. Ainsi, avec des juristes, des avocat-e-s des droits de l’homme et des universitaires, j’ai eu l’honneur de participer en juillet dernier, en tant que jurée, au « Tribunal International pour la démocratie au Brésil ». Nous avons mené un véritable procès avec une accusation et une défense et le verdict a clairement établi que la procédure constitutionnelle d’impeachment était infondée. En effet, les accusations de crime de responsabilités ont été lavées par une commission d’enquête indépendante. Quant à celles de corruption, Dilma Roussef n’est citée dans aucune affaire contrairement à ses détracteurs qu’ils soient au Parlement ou au gouvernement.

Tout comme au Paraguay et au Honduras, il y a quelques années, ce processus légal n’est que le masque d’un coup état en bonne et due forme. La droite brésilienne, ayant échoué dans les urnes, use de tous les outils à sa disposition pour s’accaparer le pouvoir.

C’est un véritable putsch qui a lieu actuellement au Brésil dans une indifférence internationale quasi générale. Quant au gouvernement français, que j’ai personnellement interpelé, il s’abrite derrière le principe de « non- ingérence ».
Je dénonce avec force ce coup d’état institutionnel qui piétine la volonté de 54 millions de Brésiliennes et de Brésiliens qui ont voté en 2014 en faveur de Dilma Rousseff, dont les choix politiques ont notamment permis de sortir 40 millions de personnes de la pauvreté.

J’invite les gouvernements démocratiquement élus à condamner cette grave atteinte à la démocratie et à ne pas reconnaître Michel Temer comme président du Brésil.

J’appelle toutes et tous les démocrates à apporter leur soutien à Dilma Rousseff, au camp progressiste et au peuple brésilien.

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Publié le par "Citoyen 18"
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La banque d'affaires américaine Goldman Sachs, une des banques à l'origine de la crise des "subprimes" en 2008, vient d'embaucher l'ancien président de la Commission Européenne José Manuel Barroso pour la conseiller, au moment où le secteur financier est secoué par les craintes autour du Brexit.

Barroso. Une nomination symbolique d'une UE au service des marchés financiersLa banque d'affaires américaine Goldman Sachs a annoncé vendredi avoir engagé l'ancien président de la Commission Européenne José Manuel Barroso pour la conseiller après le résultat en faveur du Brexit du référendum britannique. José Manuel Barroso occupera les fonctions de président non-exécutif de Goldman Sachs International, branche internationale du groupe américain basée à Londres, et de conseiller de Goldman Sachs, a précisé la banque.

La décision des Britanniques de quitter l'UE, prise lors du référendum du 23 juin, a provoqué un accès de panique sur les marchés, les investisseurs redoutant l'incertitude qui en découle et les conséquences du Brexit sur l'économie. Les grandes banques américaines, qui ont d'importantes activités dans le centre financier de Londres, s'inquiètent des conséquences de cette sortie britannique pour leur accès au marché unique européen.

"José Manuel Barroso va apporter une analyse et une expérience immense à Goldman Sachs, et notamment une profonde compréhension de l'Europe. Nous sommes impatients de travailler avec lui alors que nous continuons à aider nos clients à évoluer au sein d'un contexte économique et de marché incertain et délicat", ont déclaré Michael Sherwood et Richard Gnodde, co-directeurs généraux de Goldman Sachs International.

Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, M. Barroso a occupé la présidence de la Commission européenne de 2004 à 2014, période durant laquelle l'Europe et le monde ont été secoués par la grave crise financière de 2008. Goldman Sachs International, dont Barroso va prendre la présidence, a son siège à Londres, où sont basés moins d'un millier de ses 6.000 salariés. "Évidemment, je connais bien l'UE et relativement bien aussi le contexte britannique. Si mes conseils peuvent être utiles dans de pareilles circonstances, je suis prêt à aider", a-t-il commenté Barroso dans le Financial Times.

Barroso aidera la banque à conseiller ses clients face à "un environnement économique et de marché difficile et incertain", ont déclaré les co-directeurs.

Même indignation à Lisbonne, dans les rangs du parti socialiste au pouvoir et de ses alliés de la gauche radicale. "Cette nomination montre que l'élite européenne dont fait partie Barroso n'a aucune honte", a ainsi réagi Pedro Felipe Soares, chef de file parlementaire du Bloc de gauche.

Pas la première du genre:

La banque de Wall street est l'une de celles ayant vendu le plus de produits financiers complexes "les subprimes" à l'origine de la crise de 2008. Mais cette nomination qui soulève ces cris d'orfraie du secrétaire d'Etat (PS) français n'est pas la première du genre et montre la collusion entre certain gouvernement mais surtout les plus hautes institutions européennes avec les grandes banques et les marchés financiers.

Ainsi, avant José Manuel Barroso (Portugal), Mario Draghi (Italie), Président de la banque centrale européenne (BCE) depuis 2011, était vice-président de Goldman Sachs Europe de 2002 à 2005. Mario Monti (Italie), avant d'être président du Conseil italien de 2011 à 2013 était conseiller international chez Goldman Sachs de 2005 à 2011.

Avant eux, Peter Sutherlan (Irlande) commissaire européen de 1985 à 1989, deviendra président non exécutif de Goldman Sachs International de 1995 à 2005. L'ancien chef économiste de la Banque centrale européenne de 1998 à 2006, Otmar Issing (Allemagne) est depuis conseiller de Goldman Sachs. La Grèce, qui a connu la crise que l'on sait, n'est pas épargné. Ainsi, l'ancien directeur général adjoint de la Banque centrale grecque de 2012 à 2015, Petros Christodopoulos est un ancien tradeur pour Goldman Sachs.

Goldman Sachs et d'autres banques d'investissement américaines sont considérées comme particulièrement vulnérables aux conséquences du Brexit car leurs activités en Europe reposent en grande partie sur le principe du "passeport européen", qui leur permet d'offrir leurs services dans tous les pays de l'Union dès lors qu'elles ont obtenues une licence dans un seul d'entre eux. Plusieurs banques ont averti que si la sortie du Royaume-Uni de l'UE se traduisait par la perte de ce "passeport", elles devraient transférer une partie de leurs effectifs basés à Londres vers d'autres centres financiers de l'Union.
 
Par: Citoyen18.

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