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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
370 000 manifestants contre le projet de réforme des retraites le 10 septembre 2013.

« Près de 200 rassemblements et manifestations en France » contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, à l’appel de la CGT, de FO, de Solidaires et de la FSU, ont rassemblé 370 000 participants dans toute la France, selon les chiffres communiqués par la CGT. Selon la police, le nombre n’est que de 155 000.

Au départ du cortège parisien, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a estimé que « ce n’est pas la déferlante, on ne peut pas faire trois millions à chaque fois. Mais on dépasse le cercle militant, c’est une bonne mobilisation ». Il a indiqué que les chiffres sont supérieurs à ceux des rassemblements du printemps dernier qui avaient réuni 200 000 personnes contre la loi de flexibilité du travail.

Pour FO, « il y a un verrou à faire sauter, celui de l’allongement de la durée » de cotisation à 43 ans en 2035.

Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a considéré que le projet du gouvernement constituait un progrès sur plusieurs sujets, dont la prise en compte des années d’études et de la pénibilité. « Ce que nous voulons, a-t-il déclaré, c’est améliorer le projet de loi tel qu’il a été transmis aux parlementaires pour que les véritables propositions portées par beaucoup de syndicats soient prises en compte par ce gouvernement ».

FO a indiqué que les syndicats discuteront la semaine prochaine de la suite à donner à cette journée. Dès la fin de l’après-midi, la CGT a appelé « les jeunes salariés à se mobiliser avec les organisations de jeunesse le 18 septembre », jour de la présentation du projet de loi sur les retraites en Conseil des ministres.

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Publié le par "Citoyen 18"

Même si la mobilisation n'a pas atteint les records de 2010, syndicats et partis de gauche voient dans cette journée le véritable début des négociations avec le gouvernement. "Ce ne sera peut-être pas aujourd'hui mais nous sommes là pour enclencher un mouvement. En 2010, c'était la même chose : ça a commencé petit et on a fini à trois millions", rappelle Olivier, militant FO. "C'est un tremplin pour la suite", confirme Houcine, de la CGT, qui espère une mobilisation "dans la durée".

"En plus, tout est allé très vite, on n'a pas vraiment eu le temps de préparer". Un sentiment partagé par Cassandre, étudiante qui adhère à l'Unef : "Aujourd'hui, c'est un peu biaisé, les universités ne sont pas encore ouverte alors ce n'est pas facile de mobiliser."

La prochaine échéance aura lieu le 18 septembre avec la présentation du projet de loi en Conseil des ministres. Tous espèrent que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault aura reçu le message de la rue. "Bien sûr, une manifestation ne fait pas tout mais elle montre ce que pensent les citoyens. Et une loi ne se fait pas sans les citoyens", estime Cassandre. D'autant que l'Unef est prête à discuter comme l'explique cette étudiante en mathématiques : "Il y a de gros problèmes dans cette réforme comme la durée de cotisation mais tout n'est pas à jeter, que ce soit la pénibilité, l'apprentissage ou l'égalité hommes-femmes." Du haut de ses 21 ans, elle ne peut pas cacher sa déception : "Il y avait un espoir avec Hollande…"

Manif de Vierzon 10 sept 2012

Manif de Vierzon 10 sept 2012

Tète de cortège. Photos de Max Tauzin.

Tète de cortège. Photos de Max Tauzin.

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Publié le par "Citoyen 18"
François Hollande ne sera pas réélu en 2017

Qu’est-ce qui différencie l’actuel président de son prédécesseur ? Presque rien. Politiquement, de crainte de représailles des ultralibéraux de la planète, Hollande a mis ses pas dans ceux de son « déplorable » prédécesseur, en reniant ses idéaux humanistes et en trahissant le peuple de gauche qui l’a élu ! Du sarkozysme sans les injures !

Hollande se tromperait gravement s’il s’imaginait avoir été élu sur ses idées et grâce à sa personnalité. Il n’est un secret pour personne que Sarkozy le fou inquiétait de plus en plus de Français, en particulier au sein de la droite modérée, chrétienne en particulier. A juste titre, au regard du comportement outrancier de l’agité et du bilan calamiteux de ses cinq années passées à l’Elysée. En vérité, Hollande n’a fait que bénéficier du rejet, par une majorité de Français excédés, de son prédécesseur.

Le hollandisme : du sarkozysme édulcoré

Le plus ahurissant, c’est qu’au lieu d’en tirer la leçon, Hollande, certainement en accord avec ses convictions profondes, n’a pas rompu avec l’idéologie assassine du président des riches. La sanction dans l’opinion n’a pas tardé. Il est, peu glorieux record, avec Sarkozy, le président dont les Français ont la plus piètre appréciation !

Les réticences de la vraie gauche à l’égard de l’ex-patron du PS ont rapidement été justifiées par les choix d’un homme qui, une fois élu, s’est montré d’emblée un président acquis au libéralisme. Longtemps même avant l’élection présidentielle de 2012, Mélenchon, qui le connaît très bien, avait sérieusement mis en doute la sincérité des idées socialistes de Hollande. Les faits ont donné raison au chef de file du Front de Gauche.

Oublié le socialisme, malgré les intentions « fermement » affichées d’en découdre avec la toute puissance des financiers. Intentions qui sont bien vite apparues comme autant d’incantations destinées à donner de lui l’image d’un vrai président de gauche, que ses affidés ont impérativement besoin de porter dans les sections ou fédérations.

A l’approche des élections municipales de 2014, il convenait, et convient toujours, tant le trouble est perceptible chez les sympathisants socialistes, de ne pas décourager davantage des militants, quelque peu déboussolés par l’orientation carrément libérale de leur chef suprême.

Que réserve-t-il comme mauvaise nouvelle aux retraités ?

La tromperie de Hollande sur la question de la retraite en a écœuré plus d’un. Au sein même de son camp, des voix se sont élevées, comme celle de Gérard Filoche, pour que le président « socialiste » rétablisse les droits au départ à 60 ans ! Hollande a au contraire entériné la loi scélérate de Sarkozy, d’octobre 2010. Que réserve-t-il comme énième mauvaise nouvelle aux futurs retraités ? Les Français se laisseront-ils à nouveau berner ?

Autre trahison : Florange ! Les promesses faites aux ouvriers d'Arcelor-Mittal, de contraindre Mittal à investir pour pérenniser l’activité du site industriel, n’engageaient en vérité que ceux qui les croyaient.

Au lieu de s’atteler à résoudre les véritables problèmes des Français, Hollande a choisi de faire diversion. L’exemple le plus frappant est l’empressement à voter la loi sur le mariage des homosexuels. Même si la question peut, légitimement, interpeller la société, n’y avait-t-il pas plus urgent comme problème à régler ?

Un président gestionnaire qui plaît aux financiers

Quelle aubaine pour la droite umpéiste que ce faux président de gauche cafouilleur, qui ne cesse de décevoir son électorat. Qui se paie le luxe d’offrir le poste de Ministre du Budget au plus malhonnête de ses « amis » : affaire Cahuzac ! Qui fait le sale boulot de redressement des comptes de l’Etat à sa place.

Une droite pourtant à terre, affaiblie comme jamais, qui s’étripe dans des combats d’ego enragés, entre les virulents ambitieux (Copé), les insipides velléitaires (Fillon) et les éternels revanchards extrême-droitistes (Sarkozy et sa clique mafieuse). Une droite, de surcroît, embourbée dans la succession d’affaires judiciaires « généreusement » léguées par son immense timonier.

En réalité, derrière l’apparence d’un président débonnaire, Hollande maîtrise à la perfection le double langage qui lui permet de masquer son absence de vision politique. C’est un pur produit formaté ENA. Ancien auditeur à la Cour des Comptes, il confond politique et comptabilité. Il reste engoncé dans le costume étriqué de « bon » gestionnaire. Ce qui interdit toute vision novatrice, toute capacité de rompre avec un système qui, de fait, lui a permis d’accéder à la première magistrature, toute volonté de changer en profondeur les règles de la société France, et partant, celles de l’Europe.

C’est un vrai faux président de gauche, qui rassure l’ultralibéral Barosso (futur ex-président de la Commission Européenne), les marchés financiers, l’OTAN et les Etats-uniens, grâce à ses menées guerrières (Mali).

Manque d’audace en matière de progrès social

Après s’être fourvoyée avec son piteux prédécesseur qui a aggravé la dette de l’Etat, les inégalités sociales, et fait régresser, comme nul autre, les conditions d’existence des Français, la France avait besoin d’un président audacieux en matière de progrès social. Hollande ne démontre pas, jusque-là, ce courage !

La gauche « bobo » a repris des couleurs et succédé à la droite « bling-bling ». C’est, en réalité, la même caste friquée, déconnectée des réalités du peuple français, qui conserve le pouvoir. Tous les pouvoirs. Y compris médiatique ! Des Français qui ont l’impression de vivre sur une autre planète lorsqu’ils voient s’agiter ce petit monde politicien, mis en valeur par les mêmes pseudo journalistes qui servaient la soupe à Sarko et qui la servent aujourd’hui, sans état d’âme, à Hollande. Ils sont entre eux !

La très mauvaise impression laissée par François Hollande au cours des quinze premiers mois de sa présidence restera dans les mémoires. Surtout dans celle des couillonnés de gauche qui se comptent par millions. Contraints de la fermer, amers, trahis, cocufiés ! On ne les reprendra pas de sitôt à voter socialiste ou Hollande !

« Rien n’est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d’espérer. » Machiavel.

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Publié le par "Citoyen 18"
Marie-George Buffet : « Le Front de gauche est précieux »

Retraites, Front de gauche, Syrie, la députée communiste de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet réagit à l’actualité.

> Lire sur La Marseillaise

Quel regard portez-vous sur les annonces du Premier ministre à propos des retraites ?

Dans la précipitation, Jean-Marc Ayrault annonce une non-réforme : c’est-à-dire la poursuite de la logique inscrite dans la réforme Sarkozy-Fillon. Il ne propose rien sur l’emploi alors que notre système est assis sur la cotisation donc le travail. Il ne met pas à contribution les revenus financiers alors qu’ils gangrènent l’économie. Il nous dit « on ne touche pas l’âge légal de départ » mais des salariés nés dans les années 70 qui ont fait des études, auront concrètement le choix de partir avec une retraite de misère ou alors à 68, 69 ans à taux plein. Personne ne peut l’accepter, c’est une façon de dire : « Aller prendre une assurance privée. »

Comment allez-vous intervenir en tant que députée ?

Avec l’ensemble des députés du Front de gauche, nous allons mener la même bataille que contre la réforme précédente à partir de nos propositions retravaillées avec des organisations syndicales. Nous portons comme la CGT l’idée d’une contribution des revenus financiers au même niveau que ceux du travail. Nous aurons une série d’amendements sur la pénibilité : dans le cadre de la réforme, les salariés concernés passeraient à une retraite à 61 au lieu de 55 ans ! Mais aussi sur l’égalité femme-homme et la prise en compte des années d’études, je me félicite d’ailleurs de l’appel à se joindre à la mobilisation du 10 septembre lancé par l’Unef. J’étais hier à une distribution de tracts sur le marché et je peux témoigner d’une réelle colère de la population sur les retraites. A nous de la transformer en mobilisation le 10 septembre. La Fête de l’Humanité, qui se tiendra juste avant la présentation du projet en Conseil des ministres, sera un temps fort pour obtenir une réforme progressiste des retraites.

La rentrée du Front de gauche a été marquée par de vifs échanges. Comme voyez-vous son avenir, vous qui avez été à son origine en 2009 ?

Le Front de gauche a levé un espoir et une dynamique à gauche. Il est précieux au moment où beaucoup d’hommes et de femmes ne veulent pas être spectateurs de la dérive libérale du parti majoritaire, le PS, avec ses alliés écologistes. Je souhaite comme Pierre Laurent, les élus et les militants communistes, que cette belle initiative se poursuive. C’est un front qui n’efface pas nos identités, nos histoires, nos différences, nos partis. Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent seront ensemble à la manifestation pour les retraites, ensemble à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre. Il y a eu un moment de débat. C’est sain. Les choses ont été dites de façon claire et donc un peu dure. La réflexion va se poursuivre et le Front de gauche prendra un nouvel élan à la rentrée.

Malgré les désaccords sur les municipales ?

Pas une ville de gauche ne doit tomber à droite, et nous devons gagner à gauche des villes de droite en se rassemblant sur la base de projets, de valeurs, de luttes. Je ne comprends pas cette opposition entre Front de gauche et rassemblement à gauche. Le Front de gauche est un outil de rassemblement pour appeler l’ensemble de la gauche à s’unir sur des objectifs de combats.

Quelles suites aux Assises nationales de juin, associant les différentes sensibilités de la gauche politique, syndicale et associative ?

Il faut démultiplier localement les échanges avec les hommes et les femmes de référence socialiste, écologiste, les syndicalistes, insatisfaits de la politique menée en France et en Europe afin d’obtenir un changement de cap.

La guerre en Syrie semble imminente. Quelle est votre position ?

Personne ne peut accepter les massacres au gaz. Il s’agit de crimes contre l’humanité, il faut une réponse qui passe par la justice internationale. Faire la guerre sans preuves irréfutables, sans feuille de route pour l’avenir du peuple syrien, c’est jouer à l’apprenti sorcier. En ce sens, je salue le début de mobilisation des pacifistes pour sonner l’alerte. Il y a un risque d’engrenage comme pour la Libye ou l’Irak. Nous ne sommes pas seuls à le dire, des voix de toutes sensibilités s’élèvent -je pense par exemple à celle de Dominique de Villepin- pour appeler à une solution politique à partir de la conférence internationale de Genève. Je regrette vivement que les parlementaires soient convoqués mercredi pour un débat sans vote !

Propos recueillis par Léo Purguette.

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Publié le par "Citoyen 18"

Le New-York Times diffuse sur son site internet une vidéo montrant des rebelles syriens s'apprêtant à exécuter sept soldats syriens. Terrifiant.

C’est la vidéo dont Obama, et accessoirement François Hollande, se seraient assurément passés en ce début de G20 tendu sur la question syrienne. Sur son site internet, le New-York times dévoile en effet une vidéo effrayante où des rebelles syriens armés jusqu’aux dents « posent négligemment debout devant des prisonniers torses nus et terrifiés ». Sept prisonniers, tête contre terre dont on pressent l’exécution imminente. Avant de passer à l’acte, les rebelles récitent quelques versets révolutionnaires « nous jurons au Seigneur (Lord of throne dans le texte du New-York Times) que nous allons prendre notre revanche ». L’écran devient noir, un noir fatal. Un silence avant que le son des balles n’écrase l’image. La vidéo se termine une fois que les corps sont jetés dans un puits. Un des bourreaux regarde alors la caméra et sourit.

Voir la suite ici sur le site de MARIANNE

SYRIE: la vidéo qui devrait faire réfléchir Obama et Hollande...

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Publié le par "Citoyen 18"
1993, réforme Balladur :
Augmentation de la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans pour le privé.
Création de la décote : - 10 % par année de cotisation manquante;
Augmentation de la durée de carrière de référence : 25 années au lieu de 10;
Désindexation des pensions de retraites, alignées sur l'inflation et non plus sur l'évolution des salaires : baisse des pensions.
 
2003, réforme Fillon:
Généralisation de la décote aux fonctionnaires.
Augmentation de la durée de cotisation à 40 ans pour tous.
 
2010, réforme Woerth:
La retraite à 62 ans et augmentation de la durée de cotisations à 42 ans.
67 ans pour partir sans décote quand il manque des trimestres.
 
Le 10 septembre, imposons d’autres choix au gouvernement :
- Arrêt des suppressions d’emploi dans le privé et dans le public
- Augmentation de l’ensemble des salaires
- Retour à la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein
 
Toutes et tous en grève et manifestations !
BOURGES 10 h 30 Place Séraucourt
VIERZON 10 h 30 Forum République
ST-AMAND 10 h 30 Place Carrée
ST-FLORENT 10 h 30 Place de la République
LA GUERCHE 10 h 30 Place du Général de Gaulle
AUBIGNY S/NERE 17 h 00 Place de la Résistance
Ça suffit !

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Publié le par "Citoyen 18"
Dossier: Quand le TGV fait dérailler les trains de proximité.

Pour les habitants du Limousin, le choix est cornélien : profiter du TGV à Limoges ou préserver leur ligne de proximité, qui dessert la région et plusieurs départements avoisinants. Car une lettre du ministère de l’Écologie, qui aurait dû rester confidentielle, révèle que, pour des raisons économiques, il faudra choisir entre les deux. De Cahors à Poitiers, le débat est relancé : la grande vitesse pour quelques-uns ou un service public ferroviaire pour tous ?

Raccorder Limoges au TGV… Un projet de 30 ans. Et « un moteur de développement économique et d’emplois », selon Jean-Paul Denanot, le président socialiste de la région Limousin. Sauf qu’un courrier du ministère de l’Écologie, qui aurait dû rester confidentiel, a mis le feu aux poudres. Pas sûr que la ligne grande vitesse (LGV) apporte bonheur et prospérité aux Limousins. Selon ce courrier, pour « maximiser les circulations sur le projet de LGV Poitiers-Limoges », Réseau ferré de France propose de réduire drastiquement le nombre de trains sur la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (dite « POLT »). La fréquence des trains passerait de onze allers-retours Limoges-Paris à quatre.

« L’avenir de la desserte ferroviaire de nombreuses villes et territoires est clairement en jeu », s’inquiète la Coordination des riverains et impactés de la ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers (CRI). Cette ligne amènera « la grande vitesse à Limoges et non au Limousin ou aux territoires avoisinants », ajoute l’association Urgence Ligne POLT qui milite pour le développement de la ligne existante.

Le TGV pour une élite d’usagers

Autre paradoxe : la ligne classique dessert davantage d’usagers que la future LGV. De l’Indre au Lot, 2,5 millions d’habitants sont concernés. Avec le TGV, ils « mettront plus de temps pour aller à Paris pour un prix de billet prohibitif », estiment les associations. Actuellement, le prix d’un aller Limoges-Paris est de 57 euros sur la ligne classique. Un billet TGV Paris-Poitiers-Limoges devrait avoisiner les 100 euros. La ligne POLT risque également de devenir « omnibus », sans possibilité de trains plus directs et donc plus rapides.

La ligne grande vitesse aggravera aussi la dette de Réseau Ferré de France (RFF). L’entreprise publique, qui gère les voies, est endettée à hauteur de 30 milliards d’euros depuis qu’elle a été dissociée de la SNCF. RFF considère que la suppression d’un aller-retour sur la POLT diminuera le trafic de 8,3 %. Alors qu’il n’augmentera que de 2,3 % sur la LGV Limoges Poitiers [1]. En clair : les billets TGV ne compenseront pas les pertes financières liées à l’abandon du trafic local.

Fronde des élus

Dans le courrier du ministère, le taux de rentabilité est évalué à 4,58 %. Un chiffre « largement en deçà du taux nécessaire à l’équilibre général du projet (investissement et exploitation), estimé lui entre 6 à 8 % [2] », avance l’association Urgence Ligne POLT. « Qui paiera la différence et en particulier le déficit d’exploitation de la ligne ? ». Le coût de la réalisation de la LGV Limoges Poitiers est estimé à 2,4 milliards d’euros pour 2020 . Soit cinq fois plus que la rénovation de la ligne classique, argumentent les opposants.

Les conclusions de la mission confiée à Jean-Louis Bianco sur la réforme ferroviaire pourraient aller dans leur sens. Pour revenir à l’équilibre, « trois actions sont prioritaires », estime l’ancien ministre des Transports [3]. Il préconise de ne pas construire de nouvelles LGV, leur préférant des solutions intermédiaires, entre les TGV et les trains « Corail ». Jean-Louis Bianco propose également d’augmenter la fréquence des trains classiques. Bref, tout le contraire des sacrifices qu’impose le TGV. Les conclusions de cette réflexion sur la réforme ferroviaire devrait être rendues publiques début avril.

Quel véritable service public ferroviaire ?

La lettre émanant du ministère de l’Écologie a sérieusement agacé le président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot. D’après lui, il existe une « évidente complémentarité entre la ligne POLT et le barreau LGV » [4] Pas question d’abandonner le TGV, ni de délaisser la ligne POLT, « un outil indispensable d’aménagement du territoire ». Les élus locaux commencent cependant à se poser de sérieuses questions. Le 9 mars, une trentaine d’élus de la Creuse ont symboliquement bloqué les voies en gare de La Souterraine, relate La Nouvelle République. Parmi eux, des conseillers régionaux du Limousin qui avaient voté quelques mois plus tôt les crédits pour les études de la LGV.

Ce seront aux représentants de l’État et à huit collectivités locales, composant le « comité des financeurs » (régions Poitou-Charentes et Limousin, départements de la Vienne, de la Haute-Vienne et de la Corrèze, les agglomérations de Poitiers, Brive et Limoges), de choisir de sacrifier – ou non – la ligne classique et ses dessertes locales au profit du TGV. « Comment huit collectivités peuvent-elles être mises légitimement en situation de décider pour 4 régions, au moins 12 départements et l’ensemble des communes concernées par l’irrigation de l’axe POLT ? », s’insurgent les opposants. Les associations demandent un débat afin d’éviter « une rupture totale du service public ferroviaire pour les populations du Nord de la Corrèze, du Lot, de la Creuse, de l’Indre, du Cher... ».

La fin du tout TGV ?

L’ouverture de l’enquête publique de la LGV Limoges-Poitiers est prévue courant 2013. Les regards sont désormais tournés vers la commission « Mobilité 21 » chargée de hiérarchiser les quatorze projets de lignes à grande vitesse. Ses conclusions sont attendues entre avril et juin 2013. Le président de la commission, Philippe Duron (député-maire PS de Caen) a d’ores et déjà laissé entendre que plusieurs projets risquaient de ne plus voir le jour. En cause : l’état des finances publiques. Et l’émergence de contestations locales de plus en plus fortes.

Car au-delà de l’opposition à la LGV Limoges-Poitiers ou celle, plus médiatisée, contre le Lyon-Turin, des associations et mouvements se rassemblent un peu partout en France contre la construction de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse. Absence de concertation, destruction de zones naturelles et de terres agricoles, sous-estimation des coûts de réalisation, trafic de proximité laissé en désuétude... La politique du tout TGV a du plomb dans l’aile. Réunies au sein de la Charte d’Hendaye, lancée en 2010, une centaine d’associations françaises, italiennes et espagnoles réclament une « révision profonde » de la stratégie européenne en matière de transports, l’arrêt immédiat des projets de ligne à grande vitesse, et une véritable participation de la population aux prises de décision.

Par Sophie Chapelle " BASTA"

Photo : © SNCF Médiathèque -

[1] Selon les conclusions du dossier d’évaluation socio-économique du projet par RFF à consulter ici (page 44).

[2] Selon le dossier d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique

[3] Dans un document que s’est procurée l’AFP.

[4] Dans une lettre ouverte, il fustige « une initiative déplacée et provocatrice ».

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Publié le par "Citoyen 18"
Municipales : le Parti de gauche veut la jouer solo

"Il y a un devoir d'honnêteté : on ne peut pas faire une manifestation contre le ministre le samedi, et aller voter pour lui le dimanche", a lâché Jean-Luc Mélenchon, critiquant l'indécision du PC.

Le coprésident du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon a défendu avec force mardi 3 septembre la constitution de listes autonomes du Front de gauche à Paris pour les municipales, critiquant la "danse du ventre" du PC, qui hésite encore entre une alliance avec le PS et avec le PG.

"J'ai peu de goût à me mêler des élections municipales, pour la raison que c'est à d'autres de mener la bataille. Mais (...) Paris pour nous est le cratère du Front de gauche, c'est là où il doit se donner à voir", a déclaré Jean-Luc Mélenchon au cours d'une conférence de presse aux côtés de la candidate du PG à la mairie de Paris Danielle Simonnet, et de l'ancienne conseillère de Paris Clémentine Autain, membre du Front de gauche, venue apporter son soutien "personnel" à Danielle Simonnet."

Les militants parisiens du PC, l'une des deux composantes principales du Front de gauche avec le PG, doivent se prononcer sur la stratégie de leur parti à la mi-octobre. Ils devront trancher entre deux options : l'alliance avec le PS dès le premier tour des municipales, comme en 2001 et en 2008, ou l'alliance avec le PG, en cohérence avec les dernières élections nationales.

Contrairement au PC parisien, qui souligne la dimension avant tout locale de l'élection parisienne, Jean-Luc Mélenchon s'est attaché à mettre en exergue sa dimension nationale et la nécessité là plus qu'ailleurs d'une "cohérence" politique.

Il y a un devoir d'honnêteté : on ne peut pas faire une manifestation contre le ministre le samedi, et aller voter pour lui le dimanche. Le ministre ou ses avatars, c'est-à-dire tous ceux qui le soutiennent", a-t-il expliqué.

De plus, les élus Front de gauche "seront plus nombreux" s'ils sont autonomes que s'ils négocient avec le PS une alliance dès le premier tour. Enfin, la constitution de listes autonomes permettra selon Jean-Luc Mélenchon de mobiliser un électorat sinon tenté par l'abstention. "Il n'existe aucun enthousiasme aujourd'hui en faveur des 'solfériniens' et de leurs avatars locaux", a-t-il ironisé.

Alors que sept des neuf composantes du Front de gauche se sont prononcées pour des listes autonomes à Paris, Jean-Luc Mélenchon a dit ne pas douter que les militants communistes "trancheront dans le sens de l'autonomie et de la fraternité".

"Ne pas être "des marchands de tapis"

Il a en revanche critiqué la "danse du ventre" des dirigeants parisiens du PC. "Ce n'est pas très habile d'aller de l'un à l'autre, d'aller voir les socialistes puis de venir voir les autres camarades en disant 'celui qui donne le plus aura notre main'. Nous ne voulons pas être un deuxième choix, nous voulons être le choix du coeur".

Le conseiller de Paris PG Alexis Corbière a de son côté regretté que les propositions du PC en vue d'une éventuelle alliance soient plutôt "en recul". Sur une quinzaine de conseillers de Paris, le Front de gauche pouvant "raisonnablement" espérer être élus, le PC en réclame désormais 12, contre 10 avant la pause estivale, et veut s'arroger la totalité des têtes de liste, ce qui n'est pas "acceptable", a-t-il précisé mardi soir.

Interrogé, le président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris Ian Brossat a souligné que les communistes n'étaient pas "des marchands de tapis". "Les discussions que l'on a porte sur les enjeux du projet d'abord", a-t-il affirmé.

"Le Front de gauche doit apporter du positif. On ne peut pas être dans le dénigrement de tout ce qu'on a contribué à faire", a-t-il dit.

Le groupe PCG-PG compte actuellement dix élus, dont 8 PC et 2 PG.

Par Le Nouvel Observateur avec AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"

« Je viens tous les ans à l’université du PS, je ne manque jamais une occasion de débattre. Même si je déteste ce côté festival de Cannes : tous les ministres viennent se montrer, arrivent en groupe suivis par les micros et les caméras. L’important, c’est que les militants puissent discuter entre eux.

Malheureusement depuis l’affaire Cahuzac, très peu de choses ont changé. L’orientation générale ne correspond pas aux attentes de nos électeurs et cela commence à se ressentir.

Dans tous les déplacements que je fais et les réunions auxquelles je participe, j’entends les Français. Cinq millions de chômeurs, dix millions de pauvres, une TVA qui va augmenter, les retraites remises en cause et un droit du travail foulé au pied. Les Français comprennent les conséquences de la loi sur la sécurisation de l’emploi (ANI), texte voté le 14 juin dernier. Les plans sociaux se multiplient.

Les retraites, véritable inquiétude

Aucune bataille comme celle que je mène n’est vaine. Je sais que l’on m’écoute, le gouvernement ne peut ignorer son électorat. Les militants que je rencontre à La Rochelle et ailleurs me disent tous que le gouvernement ne fait pas une politique sociale telle que celle qu’ils avaient défendu pendant la campagne. Ils ne réussissent plus à vivre avec les salaires d’aujourd’hui.

La réforme des retraites suscite une véritable inquiétude. Pourquoi, nous socialistes, touchons à la retraite ? C’est nous qui avons fait la retraite à 60 ans, pourquoi la défaire aujourd’hui ?

La France n’a jamais été aussi riche. Le PIB est deux fois ce qu’il était lorsque l’on a fait la retraite à 60 ans. L’enquête menée par « Challenges » sur les 500 plus grandes fortunes en France montre que les revenus sont passés en un an de 271 milliards à 330 milliards. Ces grandes fortunes ont donc gagné 59 milliards supplémentaires entre juillet 2012 et juillet 2013. Qu’est-ce-que cela aurait été sous la droite ? 59 milliards c’est trois fois le trou de la retraite. Soit il a fallu que ces grandes fortunes travaillent beaucoup, soit ces résultats dépendent du travail et des revenus d’employés, de salariés qui se tuent à la tâche et qu’on voudrait faire travailler plus longtemps.

Marisol Touraine parle d’ »efforts » partagés concernant les retraites. Comment le comprendre ? J’observe de près ce que met en place Bernard Cazeneuve de près depuis la démission de Jérôme Cahuzac. Au budget 2014, la lutte contre la fraude fiscale ne devait rien rapporter. Bernard Cazeneuve prévoit désormais deux milliards d’euros. Or la fraude fiscale coûte 60 à 80 milliards par an. Donc deux milliards, c’est trop peu ! Marisol Touraine estime qu’il faut faire 14 millions d’économies pour financer les retraites. Je réponds qu’on peut trouver cet argent autrement qu’en réformant les retraites. Les millions de gens qui travaillent depuis des années savent que la réforme n’est pas indispensable.

Je suis un socialiste modéré, je défends le programme pour lequel François Hollande a été élu mais il ne l’applique pas.

Les patrons français préfèrent le fric aux travailleurs

Je ne peux plus supporter de savoir que les dividendes se sont élevés à 200 milliards en 2012. Des sommes qui vont dans les îles Caîmans et les caves à subprimes. C’est un argent qui pourrait être réinvesti mais les patrons de notre pays préfèrent le fric à l’emploi. Ils considèrent que placer de l’argent rapporte plus que de placer des travailleurs.

Lorsque j’ai fait une intervention remarquée sur LCI, une phrase a retenue l’attention : « Cahuzac prônait la rigueur et allait chercher les petits salaires et les petites retraites. » 25.000 mails m’ont été envoyés m’expliquant que j’avais raison.

C’est pour cette raison que nous lançons ce samedi un appel des socialistes pour les retraites. Nous rassemblons toutes les motions. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann l’a signé, le vice-président de la région Ile-de-France Emmanuel Maurel aussi.

Le gouvernement ne pourra ignore la mobilisation

La réforme des retraites sera examinée depuis septembre à l’Assemblée. Les syndicats prévoient déjà une mobilisation le 10 septembre. Nous organisons dix meetings dans dix grandes villes françaises où les dirigeants syndicaux seront présents.

Cela me fait drôle d’entendre Marisol Touraine expliquer que la réforme ne serait pas trop “brutale”. Cela signifierait qu’elle a été élue pour faire une réforme brutale ? La retraite moyenne aujourd’hui s’élève à 993 euros une fois la CSG et la CRDS déduites. Comment dire aux gens que ce montant pourrait baisser avec des décotes dans le cas ou les annuités exigées pour un taux plein seraient allongées ?

La gauche doit rester connue pour les réformes d’ampleur qu’elle mène, les 35 heures, la retraite à 60 ans. Jamais jusqu’aujourd’hui la gauche n’avait attaqué le droit du travail à ce point. L’ANI est une loi scélérate, c’est scandaleux qu’une partie de la gauche l’ait votée. Ceux qui l’ont écrite ne savent pas les conséquences pour les Français qui travaillent, les femmes, les personnes à temps partiel. Ils n’étudient pas assez les effets. C’est la loi la plus mal votée de la République (250 députés sur 577) et même les députés de droite se sont abstenus.

Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible. Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins. Le gouvernement et François Hollande seront obligés d’être sensibles à la mobilisation. Je ne pouvais pas penser que cette équipe serait si droitière. J’imaginais qu’ils mèneraient une politique proche de celle défendue par Lionel Jospin. »

Propos recueillis par Mélissa Bounoua.

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Publié le par "Citoyen 18"

En ce début septembre, tout le petit monde politique (tout du moins certains) s’ébroue et bruisse après plusieurs semaines de sommeil. En effet, il est bien connu que durant l’été, en juillet et en août notamment, il ne passe rien. Tout est calme sur le font social. Les mauvais coups sont rangés dans les cartons. Quelle hypocrisie !

En effet, quand on regarde la situation, que constate-t-on? Que les expulsions locatives n’ont pas cessé (Merci Mme DUFLOT pour “votre efficacité” sur ce dossier sensible dans les quartiers populaires) et je dirai même qu’elles ont augmenté. Idem pour les coupures d’électricité (EDF a même augmenté ses tarifs de 5 % au 1er août dernier, pour le grand bonheur des actionnaires et notamment de l’Etat).

Quant à la chasse aux mineurs étrangers, là aussi, l’été fut chaud. Comme pour les familles en obligation de quitter le territoire français (les fameuses OQTF) d’ailleurs.

Les élus et les militants communistes – Front de Gauche ont été présents, comme chaque année durant l’été, pour empêcher ces mauvais coups. Présents près de celles et ceux qui souffrent qui ont été rencontrés dans les permanences, sur les points de rencontres et les marchés. Et puis, durant cet été 2013, le gouvernement Ayrault-Hollande a sorti son projet sur les retraites, du Sarkozy légèrement rosé !!

Pour nous élus, militants communistes –Front de gauche, il n’y a pas de “rentrée politique” car il n’ y a pas eu de “sortie”.

Je donne rendez-vous le mardi 10 septembre prochain dans la rue contre le néfaste projet du gouvernement sur les retraites, Forum République 10H30 .

Je donne aussi rendez-vous les 13, 14 et 15 septembre prochains à la Fête de l’Humanité, pour “l’Humain d’abord”, pour un changement de cap à gauche.

Par Citoyen 18.

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