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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Dossier: L'espoir africain‏....

Ce qui se passe en Afrique concerne aussi les peuples d'Europe et de tous les continents où le capitalisme domine sans partage avec une arrogance de plus en plus violente, il y a des pays laboratoires et des continents laboratoires.

L’Afrique est le lieu d’affrontement entre grandes puissances donc le laboratoire où se confrontent les stratégies géopolitiques du capitalisme, elle est aussi l’espace où, en jouant tactiquement des contradictions et des oppositions entre impérialismes dominateurs pour le moment, va se créer pas à pas et étape par étape, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques d’Afrique… ce que Georges Dimitrov puis Fidel Castro, Hugo Chavez mais aussi Patrice Lumumba et Thomas Sankara avaient mis en avant, et ce que nos camarades sénégalais mais aussi béninois, maliens, congolais… se forcent de construire sans sectarisme et en étant lucides, car les impérialistes sont aux aguets.

Si l’Afrique est une victime des rivalités impérialistes, elle est aussi une source d’espoir pour les peuples en quête de liberté et d’une société débarrassée de l’exploitation capitaliste.

Après les étapes de décolonisation des nations africaines, les USA ont laissé les anciennes puissances colo- niales que sont la France, Le Royaume-Uni, la Belgique ou le Portugal, régler elles-mêmes leurs relations avec ces nouveaux Etats. Avec les tensions Est-Ouest des années d’après 2ème guerre mondiale, la domina- tion impérialiste exercée par ces puissances secondaires et vassales des Etats-Unis suffisait à contenir les esprits révolutionnaires. Toutefois, chacune défendait ses intérêts particuliers, donc de ces intérêts impé- rialistes sont nées la « Françafrique » de Jacques Faucard et l’ « Afrique anglaise ».

La rivalité avec le bloc soviétique était donc une raison supplémentaire pour que les USA accordent leur soutien et n’interviendront que lorsque les anciennes puissances coloniales le demandèrent. D’où le sou- tien à la Belgique en 1960 au Congo-Zaïre puis au Portugal dans les années 70 en Guinée-Bissau, au Cap Vert, en Angola et au Mozambique.

Aussi malgré les apparences, il y avait pour l’impérialisme américain une autre inquiétude que sa rivalité historique avec l’URSS, celle de ne plus maîtriser cette Afrique en mouvement avec des mobilisations mas- sives et souvent explosives de la classe ouvrière exaspérée et des populations révoltées contre les pouvoirs potiches et corrompus.

Les « doux rêveurs illuminés par l’anticommunisme primaire » avaient pu penser que la fin de l’URSS aurait de fait entraîné un recul des interventions impérialistes en Afrique, et pourtant, depuis plus de 20 ans maintenant, nous assistons à un regain des oppositions entre impérialistes sur le continent africain. En effet, les USA et son allié historique qu’est la Grande-Bretagne considéraient que l’impérialisme français avec sa structure gaulliste qu’est la « Françafrique » n’avait plus lieu d’être dans ce monde libéré du so- cialisme et de la menace soviétique, et que ce « pré carré français » nuisait aux intérêts du libéralisme et de la remondialisation capitaliste, mais les stratèges économiques et de la géopolitique avaient minimisé la montée de puissances naissantes hors du sérail occidental dominant.

Or, si les forces militaires françaises ne se sont jamais confrontées directement aux forces militaires anglo- américaines sur le continent africain, c’est que jusque-là elles n’intervenaient pas directement ou rarement comme ce fût le cas en Centre-Afrique et auparavant au Cameroun dans les années 70. Les impérialistes se contentaient d’armer, de conseiller, de financer et de former des cadres militaires et des troupes pour créer les meilleures conditions des putsch militaro-politiques qui furent pendant des années le théâtres de l’affrontement indirect entre grandes puissances sur le continent africain.

Mais les récentes guerres en Lybie au nom de la liberté du peuple, l’intervention française en Côte d’Ivoire au nom de la démocratie puis au Mali au nom de la lutte contre le terrorisme, puis les soutiens affichés aux régimes en place par des voyages sur place des chefs d’Etat impérialistes qui se succèdent... démontrent que la façade se fissure et que le pré-carré français dans l’exploitation des richesses minières, gazières et pétrolières risque de rapidement voler en éclat.

Nous ne devrions pas nous étendre sur les soutiens impérialistes aux guérillas ou autres mouvements ar- més pour déstabiliser des régimes en place qui ont marqué la post-décolonisation, mais pour bien com- prendre les contradictions qui risquent de nous exploser à la figure dans les prochaines années, il faut rappeler quelques faits et l’Afrique est pour cela un laboratoire.

Au Soudan quand la France a soutenu le régime d’Omar el Béchir malgré ses exactions reconnues alors que les USA, via la CIA, soutenaient la guérilla de John Garang.

Au Libéria, quand la France soutenait Charles Taylor, les USA et la Grande-Bretagne appuyaient l’intervention des forces nigérianes de l’Ecomog, lesquelles ont été battues grâce à l’aide française apportée au cor- rompu Charles Taylor qui déclarait « les hommes d’affaires français ont pris des risques lorsque je combattais dans le maquis, ce qui explique qu’ils aient aujourd’hui au Libéria une longueur d’avance ».

Cette défaite des forces nigérianes soutenues par l’impérialisme anglo-saxon a permis le rachat de 150 000 hectares d’hévéas par le groupe français Bolloré.

En Angola, la France soutenait, avant de se rétracter, le régime de Dos Santos alors que les USA mais aussi l’URSS, appuyaient la guérilla de l’Unita. On pourrait multiplier les exemples, depuis le Togo jusqu’au Ca- meroun en passant par l’Algérie et le Congo, car partout en Afrique la France est un ennemi des autres impérialismes pour préserver son assise et son pré-carré post colonial et sa mainmise sur les richesses, car seules celles-ci intéressent le capitalisme français... le reste n’étant qu’un leurre pour détourner l’attention sur les véritables intentions.

Ainsi, le génocide au Rwanda marquera l’escalade de cette rivalité entre la France et les anglo-américains, car la France via ses banques, comme le Crédit Lyonnais, a financé la corruption puis accompagné la dérive « ethnique » qui ont abouti au massacre de près d’un million de rwandais. C’est la France qui a armé puis protégé la fuite des assassins et c’est bien François Mitterrand qui a donné l’ordre d’accueillir les respon- sables.

Sur cette épisode douloureux, c’est bien l’armée française qui a monté l’opération de sauvetage des troupes génocidaires qui ont réitéré les massacres quelques années plus tard au Congo, contre des dizaines de milliers de Hutus rwandais qui s’y étaient réfugiés pour fuir les massacres au Rwanda... Ainsi, ce sont des centaines de milliers de morts pour ne pas laisser l’Afrique aux mains des USA et des Britanniques mais aussi pour barrer la route aux chinois et japonais...

Lors de l’intervention militaire en Somalie, il s’agissait pour les USA de marquer leur volonté d’intervenir directement en Afrique, mais ils ont dû quitter piteusement le pays.

Tous ces affrontements armés entre impérialistes se font sur le dos des Africains mais cela n’empêche pas les arrangements entre amis ennemis comme ce fût le cas en Lybie puis au Mali. Bien sûr les intérêts des pays impérialistes sont d’abord des intérêts pour eux-mêmes, il n’est pas question pour eux d’être dépossédés de leurs influences.

A l’identique des peuples soumis du monde, les peuples africains n’ont rien à gagner à la mainmise des impérialistes, même s’ils peuvent jouer des contradictions et des oppositions pour se débarrasser du capi- talisme français et de son pré-carré postcolonial mise en place par Jacques Faucard sur ordre de De Gaulle, car au fond, pour gagner le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et pour eux-mêmes, pour gagner leur véritable liberté, c’est bien de tous les impérialismes que les africains doivent se débarrasser...

Il n’y a personne d’autres que les communistes panafricains soutenus par les forces prolétariennes internationalistes, pour agir et gagner cette émancipation totale des tutelles impérialistes issues de la période coloniale puis de la période post soviétique... la Paix en Afrique viendra de là !

Ainsi, si l’Afrique est le lieu d’affrontement entre grandes puissances donc le laboratoire où se confrontent les stratégies géopolitiques du capitalisme, elle est aussi l’espace où, en jouant tactiquement des contradictions et des oppositions entre impérialismes dominateurs pour le moment, va se créer pas à pas et étape par étape, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques d’Afrique... ce que Georges Dimitrov puis Fidel Castro, Hugo Chavez mais aussi Patrice Lumumba et Thomas Sankara avaient mis en avant, et ce que nos camarades sénégalais mais aussi béninois, maliens, congolais... se forcent de construire sans sectarisme et en étant lucides, car les impérialistes sont aux aguets.

Par: Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

SALAIRES

à compter du 1er janvier 2013

Minimum horaire:

9,43 euros brut - 7,38 euros net

35 h :

1430,22 euros brut - 1121,71 euros net

39 h :

1593,67 euros brut - 1247,22 euros net

CHOMAGE

10,2% de la population active (hors DOM-TOM)

Demandeurs d'emploi

(cat. A, B et C Métropole):

4 799 200

(par rapport mois précédent + 1,2 %)

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Publié le par "Citoyen 18"
Des propositions alternatives pour le financement des retraites.

Pourtant, la catastrophe démographique n’aura pas lieu. Avec un taux de fécondité de 2,1 enfants par femme, l’augmentation du nombre de retraités est compensée par l’arrivée d’actifs sur le marché du travail. De même, en deçà des prévisions et des déficits passés, le déséquilibre de la branche vieillesse ne dépassera pas 4,5 milliards d’euros cette année. Et la progression du besoin de financement des régimes d’ici à 2020 plafonnera à 1 % du produit intérieur brut (PIB). Soit pas plus de 20 milliards d’euros. L’équivalent du coût annuel du crédit d’impôt compétitivité-emploi !

Mais l’équilibre des comptes reste l’obsession de François Hollande. Il l’a répété lors de la conférence sociale de juin : « Nous avons deux obligations, renflouer les régimes d’ici 2020, et, au-delà, les équilibrer durablement. » Retraités et actifs en feront les frais. À long terme, avec la flexibilité maximale de l’emploi (avec l’ANI en 2013) et la crise, l’allongement de la durée de cotisation à 44 ans conduira à une réduction du niveau des pensions des futurs retraités, qui s’ajoutera à celles des réformes engagées depuis 1993. À court terme, sur la base du rapport Moreau, les ménages devront mettre la main à la poche à hauteur de 10,6 milliards d’euros : 7 pour les retraités et 3,6 pour les actifs.

Quant aux entreprises, le rapport évoque une hausse des cotisations patronales (+ 0,1 %, soit 3 milliards d’euros), mais souligne dans la foulée qu’elle nuirait à leur compétitivité. C’est négliger à bon compte qu’elles en récupéreront une bonne partie en exonérations de cotisations et que cette hausse ne comblera pas le recul depuis 1993 des cotisations patronales dans le financement de la Sécurité sociale (- 0,7 %).

Au final, il n’y aura donc pas plus de justice ni d’effort partagé dans cette réforme qu’il n’y en avait dans les précédentes.

Cependant, le gouvernement va plus loin que ses prédécesseurs avec la création d’un comité de pilotage des retraites. Composé d’experts « indépendants », ce comité aurait pour mission d’assurer l’équilibre financier à moyen et long termes des régimes de retraite, en faisant évoluer en permanence les paramètres, les critères et les modes de calcul des pensions. Ses conclusions seraient transposées sans négociations ni débat public dans les projets de loi de financement de la Sécurité sociale. Ainsi, « pour éviter une réforme tous les trois ans », durée de cotisation, âge légal ouvrant droit à pension, niveau de la pension servie, modalités d’indexation… seraient constamment évolutifs. La réforme de septembre serait alors systémique.

Cette « règle d’or » appliquée aux régimes de retraite entérinerait définitivement le plafonnement des pensions servies, pour le plus grand bonheur des complémentaires privées. Et sans le dire, elle changerait la logique de notre système de retraite. D’un système à « cotisation définie-prestation définie », nous glisserions vers un système à « cotisation indéfinie-prestation indéfinie ». Chaque assuré social contribuerait toujours plus mais sans savoir ce qu’il percevra une fois à la retraite ni pendant sa retraite, condamnant chaque retraité à l’insécurité perpétuelle sur sa pension de base et à des retraites complémentaires par capitalisation.

Le gouvernement donnerait ainsi corps aux recommandations de la Commission européenne et au programme de réforme structurelle des retraites de la Banque mondiale, visant toutes deux la mise en place d’un système de retraite multipilier (retraite obligatoire de base publique, retraite obligatoire d’entreprise par capitalisation, retraite individuelle par capitalisation). Et il signerait la mort de notre système de Sécurité sociale, des grands principes de solidarité et d’universalité qui l’ont forgé.

Face au désastre, la responsabilité de la gauche qui n’a pas renoncé au changement et du mouvement syndical est immense. La réussite de l’initiative interprofessionnelle du 10 septembre doit être massive pour donner l’élan nécessaire à la riposte sociale et ouvrir l’alternative.

Notre système de retraite par répartition ne souffre pas d’un excès de dépenses, mais d’une insuffisance de recettes. Insuffisance imputable aux effets de la crise sur l’emploi et la masse salariale, à la politique d’austérité conduite en France et en Europe, et aux logiques financières des entreprises jouant la valeur pour l’actionnaire contre l’emploi et les salaires. Lorsque les salariés perdent 1 point de masse salariale, le système des retraites perd 0,8 milliard d’euros de recettes. Lorsque le pays compte 100 000 chômeurs de plus, le financement des retraites perd 1 milliard d’euros. Développer l’emploi et les salaires, c’est donc la condition d’une sécurisation de nos retraites ! Et c’est possible.

  • Voici quatre pistes de propositions alternatives qui le démontrent.
  1. La première consiste à sortir d’abord du cadre idéologique imposé par le patronat sur le coût du travail. Car ce qui plombe la compétitivité et l’emploi des entreprises françaises, ce n’est pas le coût du travail mais le coût du capital. Elles paient par an deux fois plus de frais financiers (charges d’intérêt et dividendes) que de cotisations sociales patronales. C’est ce cancer financier qu’il faut combattre. Pour cela, nous proposons la sécurisation de l’emploi et de la formation, de nouveaux pouvoirs des salariés sur les gestions des entreprises, un pôle financier public et un crédit sélectif pour l’emploi et la formation...
  2. La deuxième piste est de renforcer l’articulation entre le financement des retraites et l’entreprise, par une réforme visant le développement des cotisations sociales qui s’oppose à la financiarisation et à la fiscalisation. C’est le rôle de la modulation des cotisations sociales patronales en fonction de la politique salariale, d’emploi et de formation des entreprises. Lorsqu’une entreprise diminue la part de ses salaires et emplois dans sa valeur ajoutée pour accroître sa rentabilité financière, son taux de cotisation est augmenté. À l’inverse, si elle l’augmente, son taux de cotisation est relativement abaissé. Loin d’être une exonération déguisée aux entreprises, cette modulation contribuerait à faire pression sur les logiques financières des entreprises et à les pousser à accroître le volume d’emplois et le niveau des salaires.
  3. Un troisième axe serait de supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales. Inventées pour créer des emplois, elles sont inefficaces et coûteuses (290 milliards d’euros en vingt ans). Centrées sur les bas salaires, elles tirent vers le bas l’échelle des salaires et minent les recettes de la Sécurité sociale.
  4. Enfin, quatrième volet, il s’agit d’instaurer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever dès 2014 plus de 80 milliards d’euros de recettes nouvelles pour la Sécurité sociale, dont 30 pour notre système de retraite solidaire. Cela permettrait de revenir sur les régressions passées et d’améliorer pensions et minima sociaux. Mieux, en augmentant le coût de la financiarisation, elle inciterait les entreprises à privilégier la croissance réelle, au bénéfice de la Sécurité sociale, de la retraite par répartition, au lieu de condamner à la capitalisation.

Lisibles, crédibles, cohérentes et rassembleuses, ces alternatives participent de la construction du rapport de forces et d’une réforme socialement efficace de notre système de retraite.

Par Catherine Mills, Maître de Conférences honoraire à l’Université Paris-I Panthéon Sorbonne, et Frédéric Rauch, Rédacteur en chef de la revue Économie et Politique. Projet de loi fin août et débat parlementaire achevé mi-octobre, le gouvernement a choisi la précipitation. Il espère ainsi juguler le mouvement social et tuer le débat public.

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Publié le par "Citoyen 18"
Crédit agricole,de la coopérative à la dérive"

Jusqu’en 1987, le Crédit agricole était une banque à part entière. Puis, sortant de son modèle coopératif, il a voulu s’essayer à la finance et se faire aussi gros que ses consœurs capitalistes. Emportée par les crises, la banque a, pour la première fois, basculé dans le rouge l’an dernier.

Le directeur général du Crédit agricole est « rassuré », « heureux ». Pour Jean-Paul Chifflet, le cru 2013 sera « significativement positif ». Sur les six premiers mois de l’année, le « géant vert » a multiplié son bénéfice par trois, à 1,165 milliard d’euros. Un véritable bonheur pour les actionnaires, qui ont vu le cours de leurs actions bondir de plus de 100 % sur une année glissante… Et une gueule de bois pour les salariés dont les effectifs ont baissé de 9,2 % cette année. Des salariés qui ont dû expliquer l’an dernier que leur banque était solide, malgré les 8,5 milliards de pertes et les 6 milliards de dépréciations d’actifs liés à l’aventure Emporiki, filiale grecque achetée en 2006. Quand, déjà en 2007, la banque verte avait perdu 13 milliards dans la folie des subprimes. Et si, contrairement au slogan, le bon sens était plutôt du côté du passé que des nouvelles dépréciations d’actifs à venir ?

Né à la fin du xixe siècle pour répondre aux besoins financiers des agriculteurs, le Crédit agricole se crée en coopérative. Des caisses se montent dans tous les départements, les camions banques sillonnent les endroits les plus reculés de la France rurale. Le fonctionnement est simple : la banque collecte, elle prête et le reste va en réserve. La Caisse nationale de Crédit agricole, établissement public, est chargée d’assurer la péréquation de la collecte et de l’acheminer vers les caisses plus utilisatrices de crédit.

EFFETS DE LA PRIVATISATION

Les marchés financiers ne connaissent pas la banque verte mais tous les Français poussent ses portes. Puis, en 1984, une première loi bancaire passe. Les banques coopératives sont banalisées, le métier change et les privatisations arrivent. La Caisse nationale de Crédit agricole est rachetée par les caisses régionales, qui, elles, conservent leur statut coopératif mais sont fusionnées. D’une centaine, il n’en reste plus que 39 aujourd’hui. Les conseillers se transforment en vendeurs. « Avant, les gens poussaient notre porte pour un conseil, aujourd’hui nous leur courons après pour leur vendre des produits commissionnés, dont on ne sait pas la plupart du temps ce qu’ils contiennent comme placement », déplore Alain Babin, délégué syndical national CGT du Crédit agricole et conseiller clientèle depuis 1982. Parallèlement, la banque développe les rémunérations et les objectifs individuels. Ce n’est que l’acte I d’une lente dérive.

En 2001, la coopérative devient Crédit agricole SA, côtée en Bourse. La financiarisation s’empare de la banque. Les sociétaires n’ont plus voix au chapitre. La structure se centralise. La perte de proximité met en échec la démocratie au sein des caisses locales (voir ci-contre). Les actionnaires sont dorénavant privilégiés aux sociétaires clients. La direction se lance alors dans la folie des grandeurs pour devenir la plus grande banque du monde. Les fonds propres sont utilisés à ces fins. Dans cette phase d’expansion, elle achète le Crédit lyonnais, mais aussi des banques de réseaux en Espagne, en Italie, en Grèce, en Argentine et duplique son modèle. Elle développe une activité revolving plus rentable avec Sofinco et Finaref. Et elle se lance dans un autre monde, celui de la finance avec ses filiales Cheuvreux et Calyon.

En 2002, pour la première fois, le montant des profits dépasse celui de la masse salariale. En dix ans, 3 500 postes sont supprimés. En 2007, le château s’effondre. Calyon et Cheuvreux, compromises dans les subprimes, accusent des pertes record. « J’ai développé l’activité de produits structurés de crédit qui collait à notre stratégie. Ce n’était donc pas en soi une erreur », expliquait l’ex-directeur général de Cheuvreux, Marc Litzler, en 2008 dans l’Expansion. Deux ans plus tard, à peine la crise financière terminée, ce sont cette fois les banques de réseaux en Grèce et en Italie qui fragilisent la banque coopérative et qui font les frais de la crise de l’euro puis de la crise économique en Europe. Depuis, la banque se sépare progressivement de ses filiales à risques en encaissant les pertes. Les caisses régionales ont encore les reins solides. En 2012, elles ont fait remonter plus de 3,5 milliards d’euros de résultats. Malgré la récession, la banque de proximité a augmenté de 5,5 % ses collectes et de 0,3 % les encours de crédit. Jusqu’à quand ? Le Crédit agricole a tous les moyens de redevenir une banque de proximité moderne. À condition, pour la CGT, de remettre Crédit agricole SA sous contrôle public en l’intégrant dans un pôle public bancaire.

Un poids non négligeable. Avec 60 % des dépôts et 40 % des crédits ou encore 50 milliards d’euros de chiffres d’affaires, les banques coopératives emploient 164 000 personnes et représentent un poids non négligeable dans le secteur bancaire en France. L’activité bancaire coopérative s’articule autour de quatre réseaux : Crédit agricole, Banque populaire-Caisse d’épargne, et Crédit mutuel. Le Crédit agricole est la quatrième banque mondiale, le deuxième groupe en France.

Par BLOG/B. FORNACIARI.

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Publié le par "Citoyen 18"

« Assez de régression sociale ! Toutes nouvelles mesures, quelles qu’elles soient, contre nos retraites doivent être bloquées. » Il s’agit d’un extrait de l’appel des Unions départementales CGT et CGT-FO et de la FSU d’Eure et Loir, un appel parmi les centaines qui circulent dans le pays, au coeur de l’été, en préparation de la journée de mobilisation, de manifestation et de grèves du 10 septembre.

Informations ouvrières a noté ces appels communs CGT, CGT-FO (souvent avec la FSU et Solidaires) au niveau des unions départementales et des fédérations CGT et CGT-FO, qui font ainsi suite à l’appel commun lancé par les confédérations elles-mêmes.

  • Equipement : communiqué commun des fédérations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires du MEDDE et du METL.
  • Alpes-Maritimes : appel commun CGT, FO, SUD et FSU. Rassemblement à Nice.
  • Aude : manifestation unitaire CGT, FO, FSU et Solidaires à Carcassonne.
  • Cher : appel et accord intersyndical CGT, FO, FSU.
  • Eure-et-Loir : appel CGT et CGT-FO avec la FSU
  • Gard : tract commun CGT, FO, Solidaires et FSU.
  • Hérault : manifestation unitaire CGT, FO, FSU et Solidaires.
  • Loire-Atlantique : communiqué intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires appelant à une journée de grève le 10 septembre.
  • Loiret : déclaration commune CGT, FO, FSU, Solidaires.
  • Mayenne : appel CGT, FO, FSU, Solidaires pour une manifestation à Laval.
  • Moselle : appel CGT, FO, FSU, Solidaires.
  • Pyrénées-Orientales : appel intersyndical à la grève. Meeting intersyndical départemental le 5 septembre.
  • Haute-Savoie : appel commun CGT, FO, FSU, Solidaires.
  • Vendée : appel commun CGT, FO, FSU, SUD.
  • Essonne : appel unitaire CGT, FO, FSU, Solidaires.

Dans les localités et les entreprises, les appels unitaires aussi se multiplient, préparant sur le terrain la journée du 10 septembre.

Quelques exemples :

l’appel unitaire des unions locales d’Alès (Gard) CGT, CGT-FO, Solidaires, FSU ; notons encore l’appel des syndicats CGT et CGT-FO de la direction départementale des territoires et de la mer (ex-DDE) du Var, celui des syndicats CGT-FO, UGICT-CGT et CGT des agents de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, les syndicats CGT, CGT-FO et Solidaires de la Direction générale des finances publiques, les organisations syndicales l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) USAP-CGT, FO (avec SUD-Santé et CFTC).

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« Les Estivales du Front de Gauche les 24 et 25 août à Grenoble.

Jean-Luc Mélenchon : Evidemment qu’il est important de se retrouver dans des estivales !

Je crois que cela fait partie de ces merveilles du Front de Gauche auxquelles on n’est pas assez attentifs. L’existence-même du Front de Gauche depuis maintenant 2009, donc depuis 4 ans, est très courte dans l’histoire politique. Pour autant, il a franchi victorieusement toutes les étapes et tous les défis qu’il avait à relever. Nous sommes neuf organisations différentes ! En quatre ans, le Front s’est élargi d’une manière spectaculaire, puisque nous l’avons commencé en 2009 à deux partis, le PCF et le PG. Puis est arrivée la Gauche Unitaire qui était une première scission du NPA, qui a été suivie ensuite au fil du temps de 3 autres scissions supplémentaires qui nous rejoignaient. La FASE, le PCOF, les Alternatifs aussi ont intégré le front au fur et à mesure des garanties de viabilité qu’il donnait et des succès qu’il remportait : le premier étant fondateur, celui des élections européennes de 2009. Ainsi, la diversité des cultures de référence dans nos rangs est considérable. Il ne faut pas la sous-estimer. Il ne faut pas sous-estimer ce qui peut séparer, du point de vue de la doctrine, le Parti Communiste des Ouvriers de France de République et Socialisme, pour prendre deux exemples qui me semblent bon à mettre en parallèle. Et même, cela n’empêche rien. Et même souvent cela permet beaucoup d’audace.

En 2014, nous allons nous trouver de nouveau au début d’un cycle politique déterminé par la façon avec laquelle les peuples répondront à la question européenne. Ce sera fondateur une nouvelle fois. 2009, c’était l’écho lointain, mais le premier écho suivant le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel. Car, c’est en 2005 que notre gauche s’est avancée sur la scène, qu’elle a commencé à se donner à voir comme un tout cohérent politiquement autour d’un objet commun qui était le vote « non » à l’Europe libérale. Bien sûr, cette autre gauche existait avant. Mais en 2005, elle va pour la première fois unie à la rencontre du suffrage universel et elle s’inscrit dans une logique qui devient majoritaire. A partir de 2009, nous travaillons à ce que cette majorité qui est apparue en 2005 prenne un contour politique, adopte un programme politique et entraîne la société française. Voilà notre défi. Le Front de Gauche porte un projet à vocation majoritaire.

Depuis 2009 et la fondation du Front de Gauche, nous avons, étape par étape et à chaque pas, vérifié la force de notre alliance et son opportunité politique. Beaucoup de gens ne savent pas cela. Quand nous avons commencé le Front de Gauche, les communistes mettaient un S à Front-s et pas nous. Ainsi, pour eux, il aurait fallu faire des fronts de gauche à chaque élection alors que nous, nous voulions faire un parti unique. Pour finir, ni l’un ni l’autre n’a eu raison. La vie a tranché, un parti unique n’a pas de sens. La formule de la coalition que nous vivons est bien plus efficace et d’un autre côté, il n’y aura pas des fronts remis en cause à chaque élection. Il n’y en a qu’un. Nos congrès respectifs ont validé cette démarche. Il a une structure permanente, la coordination, qui se réunit d’ailleurs au siège du Parti Communiste tous les lundis. Pour autant, ne sous-estimons à aucun moment le fait que nous sommes une formation récente, que nous sommes fragiles et que « ça ne marche que si ça marche » comme dit Oskar Lafontaine. Comme la bicyclette, ça ne marche que si ça avance. À partir du moment où cela arrête d’avancer, ça tombe. Et n’oublions pas que nous ne sommes pas entourés d’amis. Tout au contraire. Pour le système nous sommes la mauvaise nouvelle qui trouble le ronron de l’alternance face au Front national. Notre vocation majoritaire ne fait pas sourire autant que le croient les blasés et les aigris. Ainsi le Parti Socialiste s’emploie en permanence à chercher les failles entre nous, sans oublier sa presse et ses réseaux d’influence qui mènent une campagne de dénigrement permanent pour créer un pare-feu, protéger l’avance du FN et mettre la pression sur les plus fragiles des membres du Front de gauche.

Et les Estivales s’inscrivent dans cette séquence de construction politique ?

Oui, c’est dans cette chaîne d’événements que prennent place les Estivales. Les Estivales correspondent à ce qui, chez les autres, s’appelle une université d’été. C’est un rite qu’ont pratiquement tous les partis français. Mais ils l’ont pour leur propre compte, il n’existe aucun cas d’une structure collective comme le Front de Gauche tenant une réunion de fin d’été. Le PS réuni ses barons à La Rochelle mais les MRC et le MUP de Robert Hue n’y ont droit qu’à des strapontins de commensaux. Nous, nous préparons et menons tout en collectif. La première fois, nous étions un peu tâtonnants. On avait déjà le schéma en tête, en tout cas au Parti de Gauche on le voyait comme cela. Chacun tenait son université d’été, parce que chacun a besoin de son propre temps de rencontre, spécifique à ses propres adhérents et ensuite on faisait une mise en commun. Et comme toujours dans le Front de Gauche, les choses se sont réglées pragmatiquement, par le consentement de la base au sommet. J’insiste sur cette idée. Les communistes, pour prendre cet exemple, se sont intégrés au Front de Gauche et l’ont pleinement assimilé en tant que structure collective tout comme nous, le Parti de Gauche, au fur et à mesure, par des délibérations de leurs adhérents. À la sortie des élections européennes de 2009, la première rencontre suivante avec le suffrage universel, c’était les élections régionales. Beaucoup disaient qu’une majorité de régions communistes préféreraient faire une alliance avec le Parti Socialiste plutôt que de maintenir le cadre autonome du Front de Gauche. Ce n’est pas cela qui s’est passé. Pourquoi ? Parce que les adhérents communistes ont voté, il ne faut jamais perdre de vue cette dimension démocratique du Front de gauche. Et la même chose s’est produite au Parti de Gauche en dépit du fait que les accords minoraient partout sa place. Il ne faut pas passer à côté des difficultés que nous avons surmontées. Il y a eu des difficultés dans l’attelage qu’est le Front de Gauche et à chaque fois elles ont été surmontées par le vote des adhérents qui ont collectivement décidé que l’on continuait le Front de Gauche, qu’on le nourrissait, qu’on l’amplifiait. Le Front de Gauche n’est certes pas un parti unifié mais il n’en est pas moins une structure confédérale qui a un régime démocratique interne. Dans les faits, ce sont nos adhérents respectifs qui décident l’orientation.

Et pour les Estivales, c’est aussi progressivement que la preuve s’est faite de leur utilité. Et maintenant, je dois dire qu’une certaine ritualisation de leur organisation existe. On a, en effet, l’habitude de tenir un comité de coordination et de prévoir un planning sur cet objet. Ce sont des moments où les camarades qui sont autour de la table font référence aux expériences précédentes : « on a fait comme cela, comme on a fait l’année dernière ». Progressivement émerge une culture d’une pratique commune du Front de Gauche et cela aussi c’est un très grand acquis.

En même temps, sur le plan intellectuel, nous observons des convergences fondamentales qui sont sans précédent dans l’histoire de la gauche. J’ai l’âge d’avoir connu les discussions du programme commun et de la stratégie d’alliance correspondante. À l’époque, il s’était dit à juste titre que l’on privilégiait la discussion programmatique à la discussion idéologique. Car la discussion idéologique était sans fin, tandis que la discussion programmatique avait une borne qui était la présentation d’un programme commun aux élections. C’est exactement d’une certaine façon ce qui s’est produit avec le programme l’Humain d’abord. Mais ce qui est frappant, c’est de voir qu’à l’époque du programme commun les partis s’étaient donnés pour objectifs de faire converger leurs regards sur la société et les réponses que l’on y apportait. Les communistes en particulier, on s’en souvient, avaient pris des décisions sur un plan théorique comme par exemple sur la fameuse question de la dictature du prolétariat avec laquelle Georges Marchais avait annoncé que le PCF prenait ses distances. Je le mentionne pour mémoire, pour que l’on se souvienne que les questions théoriques n’ont pas toujours été considérées comme des mauvaises plaisanteries, comme c’est le cas aujourd’hui où il y a un grand dilettantisme intellectuel dans la social-démocratie.

« La révolution citoyenne », Jean-Luc Mélenchon, Université d’été du Parti de la Gauche Européenne, Porto, juillet 2013.

Bref, les communistes, les camarades du Parti de Gauche et des autres composantes se sont beaucoup écoutés mutuellement. Et il commence à sortir des concepts qui sont adoptés par nos partis d’une manière toujours diffuse et pragmatique. Par exemple, le Parti de Gauche et le PCF ont en commun le concept de révolution citoyenne qui est dans les textes de nos deux congrès (NDLR, voir vidéo ci-contre). La Gauche Anticapitaliste et le Parti de Gauche ont en commun le concept d’écosocialisme. Ce sont des choses qui avancent, sans faire beaucoup de bruit, mais qui dessinent une vision commune du futur de l’humanité. Toutes ces avancées sont inédites. C’est-à-dire que personne d’autre que le Front de Gauche n’a un tel niveau d’élaboration conceptuelle, ne propose des objets nouveaux de pensée, des concepts nouveaux d’action politique, alors que nous sommes censés, si l’on en croit nos adversaires, être nous les archaïques et eux les modernes. Je mets au défi quiconque de dire quelle idée neuve, sur un quelconque terrain depuis les 15 dernières années, le Parti Socialiste a pu mettre sur la table à la réflexion de la gauche intellectuelle en France. Il n’y en a pas. Il n’a même pas été capable d’assimiler la pensée sur la complexité d’Edgar Morin qui avait occupé son congrès de l’Arche en 1991. Il en va de même pour l’écologie politique. Personne ne peut dire quelle synthèse stratégique sur l’écologie politique a été prise en charge par Europe Ecologie-Les Verts qui était le rameau historique en France avant que nous-mêmes nous n’intégrions cette famille intellectuelle. Je trouve qu’il y a là aussi une très grande pauvreté.

Le temps des Estivales est donc le moment de cette élaboration intellectuelle, mais elles ont aussi une dimension festive ?

Oui, les Estivales ne sont pas un lieu conclusif, c’est un lieu de bouillonnement : on fait bouillir la marmite. Il y a donc deux aspects. Premièrement, les objets intellectuels s’échangent dans cette mise en ébullition des idées. Mais il y a un deuxième aspect très important des Estivales. Il est humain. Outre ces connexions entre les concepts qui se produisent à partir de ce dégel doctrinal, il se passe surtout quelque chose entre les gens qui les portent : c’est la fraternité militante. Les gens apprennent à se connaître dans une situation où il n’y a pas d’enjeu. Les camarades se rencontrent pour la première fois non pas pour discuter de l’organisation d’une manif, non pas pour organiser une liste pour des élections, mais tout simplement pour le bonheur de parler, de réfléchir. À ce moment-là, des liens très forts se créent entre les personnes. Il ne faut jamais perdre de vue qu’une organisation politique a sa raison d’être dans un programme, mais sa manière d’être ce sont des êtres humains.

Le programme sera très riche, avec la réflexion collective sur ces nouveaux concepts dont vous parlez, mais aussi des dossiers importants pour la rentrée, l’attaque sur les retraites, une Union Européenne à la dérive avec la question de l’euro, des négociations sur le traité transatlantique avec les Etats-Unis… Vous voyez d’autres axes avant une rentrée où l’on parlera beaucoup des européennes ?

Oui, la question de l’écosocialisme en tant que perspective d’horizon large de l’action politique révolutionnaire du Front de Gauche. Car le Front de Gauche, je le rappelle, est une organisation à vocation révolutionnaire. Non pas qu’il veuille déclencher une révolution, mais qu’il sait qu’une révolution va se produire du fait de l’impasse de la société libérale. Et donc, il se propose d’utiliser l’énergie que va dégager cette situation d’une façon positive pour proposer à la société de se diriger d’un même pas vers un horizon commun que nous nommons l’écosocialisme. C’est une première question très importante.

De la même manière, je pense que les questions de la révolution citoyenne « en quoi elle consiste ?, quelles sont ses méthodes ? » vont venir aussi en discussion. En tous cas on le fera à partir du Remue-méninges du Parti de Gauche les 21 et 22 août, mais cela travaillera aussi les Estivales. Nous au PG, nous attachons beaucoup d’importance aux Estivales. Le responsable des Estivales dans notre parti est le numéro 1 de la production idéologique du parti, François Delapierre. C’est l’homme qui, depuis la naissance du parti, est chargé de réaliser les synthèses idéologiques qui résultent de nos travaux et de notre contact permanent avec les scientifiques, sociologues, ethnologues, anthropologues, économistes de toutes sortes.

Par conséquent, le déroulé des estivales n’est pas du tout pour nous un moment purement estival, dans le sens vacancier du terme. Pour nous c’est un enjeu. Nous croyons beaucoup que l’homogénéisation idéologique du Front de Gauche, qui ne veut pas dire l’uniformisation, demeure un de ses ressorts les plus profonds et les plus sûrs. C’est ce qui explique pourquoi le Front de Gauche est capable de penser son autonomie politique et sa confrontation avec la social-démocratie. Ce n’est pas seulement parce qu’il se conçoit comme une force électorale ou comme une force politicienne capable de capter les jus du dégoût qu’inspire la social-démocratie à toute la gauche. Il puise sa force dans l’idée qu’il est, de manière autonome, porteur d’un projet que personne d’autre que lui ne formule de manière aussi cohérente et aussi complète. Celui-ci va depuis la vision globale, de l’écosocialisme qui ensuite transite par le moyen qu’est la révolution citoyenne et s’ancre dans un programme de radicalités concrètes de rupture.

Et tout cela pourquoi ? Parce qu’il y a ce que nous savons de l’expérience historique. Ainsi, le débat sur la sortie ou non de l’euro peut être totalement dépassé par une réalité si l’euro s’effondre. Par conséquent, la discussion pour nous est de savoir si c’est dans notre intérêt qu’il s’effondre ou pas et à quelles conditions politique et sociale il pourrait vivre. Quelles propositions faudrait-il faire pour qu’il vive, mais seulement dans des conditions qui soient au service de la société et non pas à son détriment, comme c’est le cas aujourd’hui ? Mais en même temps, il ne faut s’autoriser aucune naïveté, aucun angélisme. Il faut imaginer la situation où la zone euro venant à éclater, il faudrait en prendre le relais par d’autres politiques.

Donc, l’arc des possibilités doit être ouvert et les militants du Front de Gauche ont un devoir de claire conscience, parce que, dans les périodes de troubles de cette nature, il ne faut pas croire que l’on est tous seuls. On a en face de nous évidemment la réaction qui va essayer de protéger les privilèges qu’elle porte et qui a trouvé pour le faire les solutions extrémistes de droite que l’on connaît. On voit en France en particulier, comme en Hongrie et dans d’autres pays, s’affirmer et mûrir à échelle de masse des formations d’extrême-droite. L’histoire nous mort la nuque.

à suivre…

Première partie de l’entretien réalisé pour Place au Peuple par François Ralle Andreoli à l’Université d’été du Parti de la Gauche Européenne.

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Publié le par "Citoyen 18"
Catastrophe ferroviaire de Saint –Jacques de Compostelle:

Gonzalo Ferre, le président d’ADIF, gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, a reconnu jeudi 8 août 2013 devant la commission des députés sur l’Équipement que le train qui a fait 79 morts le 24 juillet 2013 près de Saint Jacques de Compostelle devait au départ être équipé d’un système de freinage automatique.

« La ligne a été planifiée dans un premier temps avec la norme UIC (pour les trains à grande vitesse AVE) et avec un système de sécurité ERMTS », qui comprend un système de freinage automatique lorsque le conducteur ne respecte pas la vitesse autorisée, a-t-il déclaré. Mais, par la suite, c’est le système conventionnel qui a été retenu, avec un freinage automatique uniquement au delà de 200 km/h. Le président de la RENFE a assuré que « toutes les procédures ont été observées avec toutes les mesures de sécurité nécessaires ».

Ce que conteste la députée des nationalistes de Galice qui déclare : « Nous sommes face à une authentique faille du système de sécurité ». Les membres d’opposition de la commission ont pris la défense du conducteur, estimant qu’il était impossible que la sécurité d’un train à haute vitesse puisse reposer uniquement sur un conducteur, certains exigeant une « commission d’enquête indépendante ».

Hier (le 9 août 2013) la ministre de l’équipement a annoncé le lancement d’une révision générale de tous les protocoles et systèmes ferroviaires, ainsi que les tableaux de vitesses de tout le réseau du pays.

Source : PCF International.

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Publié le par "Citoyen 18"

Le PCF condamne la répression consternante de brutalité et meurtrière qui s'est abattue sur les manifestants pro-Morsi en Egypte. Il condamne toutes les violences, les représailles, les provocations qui alimentent la confrontation. Tout doit être fait pour éviter un chaos encore plus dangereux voire un risque de guerre civile.

Ce qui se passe aujourd'hui en Egypte suscite notre plus vive inquiétude. Les affrontements armés et l'absence de tout effort minimum de dialogue et de concertation pour éviter le pire bafouent l'esprit des soulèvements populaires et les aspirations démocratiques et sociales légitimes qui se sont exprimées en Egypte, comme dans d'autres pays du monde arabe, dès 2011.

Les islamistes au gouvernement ont montré leur incapacité à construire une politique digne de ces attentes populaires. Ce n'est cependant pas un régime militaire qui pourra apporter les réponses dont le peuple a besoin après tant d'années de néo-libéralisme, de privatisations, d'inégalités criantes, qui sont causes essentielles de la crise égyptienne.

Le sens de la responsabilité doit l'emporter et toutes les autorités institutionnelles, politiques et sociales égyptiennes susceptibles de jouer un rôle devraient intervenir pour stopper cette descente aux enfers et trouver les conditions d'une solution politique pour préserver la paix civile et garantir un avenir à l'Egypte.

L'Union européenne doit garantir d'urgence à ce pays une coopération et des aides qui soient une contribution réelle au développement, à l'emploi et au recul de la pauvreté, et non la poursuite des conditionnalités anti-sociales dictées par le FMI.

Le PCF exprime sa solidarité avec toutes les forces démocratiques et progressistes égyptiennes qui appellent à agir dans ce sens.

Par PCF National.

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Publié le par "Citoyen 18"

le-psc-1-un-diplome-de-secourisme_600Le buzz médiatique du moment est la noyade. Les vacanciers sont irresponsables. Ils prennent des bains hautement dangereux, ils se noient en masse. Pourtant, en ce début d’été, les morts par noyade ne sont pas plus nombreuses qu’en 2012. Mais il faut bien parler de quelque chose qui claque, qui fait du bruit. Alors le chiffon du PV à l’encontre du vacancier imprudent est agité, des éditions spéciales de JT réalisées. Pendant ce temps on ne parle pas, ou si peu, d’une droite qui se noie dans l’idéologie nazie. Pendant ce temps, les solfériniens ne se rendent même pas compte en quoi ils sont, pour une large part, coresponsables de cette noyade dans l’idéologie la plus immonde.

La noyade d’été de la droite française dans l’hitlérisme le plus abjecte a commencé au centre. A l’UDI pour être des plus précis. Le criminel se nomme Gilles Bourdouleix. Et comme chaque été depuis 2007, les victimes sont les Roms. « Hitler n’en a pas tué assez » a lancé le député-maire de Cholet. Gilles Bourdouleix est donc maire. Gilles Bourdouleix est donc député. Gilles Bourdouleix est à l’UDI, le courant politique de droite supposé être humaniste. D’évidence Gilles Bourdouleix s’est senti poussé des ailes nasillardes durant la troisième semaine de juillet. Son statut d’élu local et national, au nom de l’humanisme de droite, n’a donc pas réussi à exercer une censure suffisante sur son racisme profond. Il s’est lâché le Bourdouleix, comme jamais un élu de la république non frontiste ne l’avait fait avant lui. Comment en est-on arrivé là?

La noyade d’été de la droite française dans l’hitlérisme le plus abjecte s’est poursuivie dans les réseaux d’extrême droite. Plus habituel, certes. Mais toujours aussi insupportable. La cible est un journaliste dont le seul crime est d’être juif. Une pétition est donc lancée contre Frédéric Haziza par Ayoub, le leader des assassins de Clément Méric. L’objectif, obtenir la démission du journaliste juif. Des milliers de pétitionnaires cautionnent l’acte criminel de Ayoub et sortent donc de l’anonymat. Comment en est-on arrivé là?

La droite française n’a pas encore touché le fond. Après les Roms, après les juifs, on s’attaque aux homos. Après l’UDI et les amis du FN c’est au tour de l’UMP de s’agiter. « Ce qui est cool avec Act Up, c’est qu’ils portent déjà le triangle rose. Ça va faciliter les choses« . Cette phrase est écrite par un militant actif du parti de Copé, Fillon, Guéant, Lagarde, Hortefeux et Sarkozy. Il s’appelle Stéphane Journot. Il déteste les homos. Il s’oppose au droit au mariage pour tous. Il sait qu’en twittant sa prose hitlériste il sera lu par des dizaines, des centaines, des milliers. Pourtant il le fait, sans plus d’état d’âme. Comment en est on arrivé là?

Les condamnations sont tombées, des menaces d’exclusion prononcées. Mais la levée de boucliers ne suffit pas à nous rassurer. Simplement parce qu’il y a encore une toute petite décennie, aucun élu, aucun militant de la droite parlementaire n’aurait osé reprendre la symbolique nazie pour exprimer une idée. Parce qu’aucun personnage politique public de la droite plus du tout républicaine n’aurait osé scander qu’Hitler est un modèle. Alors cette question nous hante comme elle ne nous a jamais hanté: comment en est-on arrivé là »?

Sur les questions économiques et sociales, plus rien ne différencie véritablement Solférino de la droite « traditionnelle » française. Nous ne passerons pas en revue les mesures prises par François Hollande et son gouvernement depuis plus d’un an maintenant. Tout comme nous ne rappellerons pas les projets qui enflammeront la rentrée de septembre. Tout comme nous ne vous parlerons pas de notre président qui sillonne, depuis le début de l’été, la France en répétant que la croissance est là, à portée de mains. Tout comme nous ne répéterons pas comment il promet d’aller chercher des emplois avec les dents. Le président « normal » s’est transformé en président actif, hyperactif même. Il n’est pas non plus utile de rapporter les propos de notre ministre de l’intérieur, Manuel Valls, qui vocifère que notre pays vit une crise de l’autorité. Ainsi, même sur la forme, les Solfériniens ne se différencient plus de la droite « traditionnelle » française.

Or, pour exister politiquement, la droite « traditionnelle » cherche à se différencier de solfériniens qui lui collent aux basques. Elle se radicalise donc. D’abord elle s’est rassurée durant l’interminable séquence du mariage pour tous. Ce qui aurait du durer quelques semaines dès l’élection de 2012 s’est éternisé pendant des mois et des mois laissant le temps au côté le plus obscur des droites françaises de se fédérer et de s’organiser. Cette durée « interminable » s’explique par les tergiversations d’un président de la république peu favorable au mariage pour tous et qui s’est même laissé aller à promettre au maire récalcitrant la possibilité d’user de leur « droit de retrait » avant de retirer ses propos. Ensuite, la guerre contre les « terroristes intégristes islamistes » maliens conjuguée aux mots d’une élue socialistes de Marseille à l’égard des Roms ou encore ceux du ministre de l’intérieur à l’égard de la sécurité qui ne serait ni de droite ni de gauche finissent par :

  • d’une part valider la thèse droitière selon laquelle la force règle tout,
  • « droitiser » encore plus la droite française d’autre part.

Certes, la sécurité n’est ni de droite, ni de gauche. Mais son traitement l’est totalement. Ce que Valls nie semble-t-il, à l’instar de l’ancien ministre du budget qui niait la lutte des classes au profit d’une approche exclusivement libérale de l’économie.

La conséquence de ce naufrage droitier des solfériniens est la radicalisation de la droite « traditionnelle » qui s’inquiète de la montée du FN. En réalité ce n’est pas la société française qui se « droitise », mais les cadres dirigeants du parti socialiste qui abandonnent la gauche en ne croyant plus en la vertu du rapport de force à l’égard des pouvoirs financiers, en ne croyant plus aux vertus de la prévention sécuritaire par une politique économique et sociale populaire. A Trappes comme à Bobigny, dans les quartiers nord de Marseille comme dans la banlieue de Lyon, la crise n’est pas celle de l’autorité, mais celle d’une économie qui paupérise les pauvres, qui enrichie les riches.

Septembre sera un mois capital pour refaire surface. retraiteLa droite sera devenue unique dans la mesure où plus aucun surmoi ne préserve ses membres de leurs pulsions les plus racistes. Qu’ils militent à l’UMP, au FN ou à l’UDI ils sont désormais capables d’avoir Hitler pour référence. De leur côté, les Solfériniens finiront le travail de Balladur et Fillon contre les retraites. Il sera alors de la responsabilité de tous les militants de gauche de se mobiliser et de s’unir, quelle que soit leur provenance partisane. En particulier ceux du PS et d’EELV qui ne manifesteront pas contre un gouvernement « écolosocialiste ». Mais contre une droite qui se noie dans le racisme le plus primaire et des Solfériniens qui coulent dans le libéralisme le plus sauvage.

Par agauchepourdevrai.

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Publié le par "Citoyen 18"
Pas de vacances pour les luttes !

Plus de 450 manifestants ont répondu à l'appel d'un collectif pour l'emploi regroupant syndicalistes, agriculteurs, artisans, éleveurs, transporteurs et salariés de l'agroalimentaire (Doux, Tilly-Sabco), ils ont bloqué dans les deux sens la RN 12 reliant Rennes à Brest, entre Morlaix et Landivisiau, Après une prise de parole, les manifestants ont déboulonné le portique géant équipé de systèmes électroniques et destiné à l'application de la future taxe sur les poids lourds, l'application de l'écotaxe est prévu à partir du 1er octobre.

Les manifestants avaient placé sur le portique une banderole : "la Bretagne se meurt, il est temps de réagir".

« C'est le portique de l'Etat, destructeur d'emplois, qui va peser plus d'un milliard d'euros sur notre économie, dont 300 millions en frais de fonctionnement. La gabelle a été remise en place, nous ne voulons pas de ce nouvel impôt », a déclaré un des responsables de l’appel. Olivier le Bras, délégué FO de l'abattoir de porcs Gad, en redressement judiciaire a rappelé : « On dit qu'on n'est pas compétitifs, mais on nous rajoute des taxes. Au lieu de nous créer des problèmes, il faut d'abord les résoudre ». L'abattoir Gad, situé à Lampaul-Guimiliau, emploie 650 salariés et pourrait fermer en septembre.

Thierry Merret, président de la FDSEA du département a fustigé l'écotaxe et rappelé la liste des entreprises agroalimentaires menacées en Bretagne : Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, Boutet-Nicolas, Gad...

Cette écotaxe, nouvelle contribution écologique, concernera les camions de 3,5 tonnes et plus, selon les estimations la hausse des coûts de transport atteindrait 13% à 15%, elle devrait rapporter environ 800 millions d'euros à l'État mais la collecte de la taxe sera privatisée et c’est l’Italien Autostrade qui a obtenu le marché jusqu’en 2025. Il versera à l’Etat une somme fixe, de l’ordre de 23% du total collecté… Une bonne affaire pour l’Italien qui empochera donc la modique somme de 2,4 milliards d’euro minimum…

Dans la matinée, une autre manifestation pour l'emploi avait réuni plus de 450 personnes à Quimper, à l'appel des syndicats CGT des groupes volaillers Doux et Tilly-Sabco, opposés à la suppression des "restitutions", (subventions européennes pour les exportations de poulets congelés) que Bruxelles a décidé brutalement de supprimer il y a quelques semaines.

La CGT a rappelé ses positions quant à l’avenir du groupe et de la filière avicole française. « Le dépeçage de l’entreprise a des incidences dramatiques sur l’emploi, la filière, les territoires et il hypothèque toute solution de pérennité des outils, toute solution de développement ».

Pourtant la filière a de l’avenir: la progression du marché mondial est de 2,5% par an depuis 6 ans. Les importations de volailles en France sont de 40% et faut-il rappeler qu’1 milliard de personnes dans le monde ne mange pas à sa faim...

Pour les groupes capitalistes, seul le profit compte, prenons le groupe Unilever, qui produit la lessive… la glace, en passant par les infusions ou les déodorants…Les dividendes distribués en 2011 ont atteint 2,5 milliards d’€, (2,3 milliards en 2010). Du jamais vu sur les 5 derniers exercices ! Ces chiffres, une fois de plus, montrent que les groupes capitalistes détournent des milliards produits par le travail des salariés.

Le nombre de salariés du groupe Unilever France est passé de 9 000 personnes à 2 871 en 2011, soit une saignée de plus de 6 500 salariés en une dizaine d’années. De nombreux sites ont connu restructurations, licenciements et fermetures (Miko, Amora-Maille, Dove, Timotéi, Signal…) voilà leur "compétitivité" que nous devons combattre jusqu’à la disparition du capitalisme lui-même.

Une centaine de salariés de Fralib, ils sont déterminés, occupent les murs depuis plus de 1.000 jours, résistent et se battent contre le groupe Unilever France qui a décidé de fermer l’usine de thés Lipton et de tisanes Eléphant de Gémenos (Bouches-du-Rhône) et de délocaliser la production à Bruxelles et en Pologne,

Alors oui, la lutte, il n’y a pas d’autre chemin, c’est la seule voie à suivre. Le 10 septembre 2013 sera l’occasion d’être tous ensemble.

Par BLOG/Ami.

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