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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"

Cactus. Une rafale de coups de pied au cul distribuée avec le sourire ? Oui, mais pas seulement. Depuis un an, des militants CGT des communaux de Saint-Étienne (Loire) revisitent l’actualité locale et nationale avec un talent et un sens de la pédagogie qui forcent l’admiration. Chaque mois, CégéTV, leur journal satirique diffusé sur Internet et déjà visionné plus de 16 000 fois, est autant attendu par les agents que redouté par la direction générale des services.

D’un compte rendu de commission paritaire brossé tel un match de foot à un mini-cours sur les retraites illustré par des Playmobil, en l’espace d’une dizaine de minutes, tout y passe. « CégéTV ne vient pas en remplacement, mais plutôt en complément des autres moyens de communication, comme le classique tractage », expliquent Marie-Claire et Jérôme, deux des quatre instigateurs du projet. L’une est travailleuse sociale, l’autre cantonnier. Myrielle et Laurent, leurs camarades de jeu, pointent aux parcs et jardins et au Musée de la mine. Ces quatre trentenaires revendiquent leur élevage à la soupe Canal Plus. À l’époque où la chaîne produisait des programmes humoristiques supportables.

Pour mettre leur projet naissant sur les rails, les communaux se sont tournés vers la CGT d’Air France qui diffusait déjà une Web TV. Mais dans un style différent. « On les a appelés pour les côtés pratiques, comme l’achat du matériel et des logiciels », explique Jérôme. « Nous avons ensuite enregistré des petits sketchs pour nous roder, puis avons commencé par traiter l’actualité des communaux de Saint-Étienne pour rapidement investir l’actualité locale et nationale. » Du coup, les sujets peuvent être légers, comme le comptage des manifestants effectué par un auxiliaire de police aux capacités intellectuelles limitées. Ou beaucoup plus sérieux lorsqu’il s’agit d’évoquer l’agression d’un maître nageur ou les raisons d’un mouvement de grève. Mais toujours sur un ton badin qui flirte admirablement avec l’autodérision. À l’antenne, les noms des présentateurs confirment cette tendance : Sheila Luttefinal, Théo Bligédelutter et Eva Smettrengrève. « Tous les sujets, malgré leur gravité, ont besoin d’une touche d’humour », plaide Marie-Claire. « Et ça marche. Les syndicats d’autres collectivités nous demandent de pouvoir repiquer certaines séquences. » Une reconnaissance d’autant plus appréciée qu’il faut une bonne semaine pour boucler chaque édition. Le tout, avec les moyens du bord. « C’est un travail de réseaux, une histoire de solidarité », clament-ils. « Pour un costume d’Indien des Village People, par exemple, nous avons pu compter sur la sympathie des gens. »

La notoriété de CégéTV jette également des ponts entre les branches professionnelles. Elle a ainsi conduit les communaux à rencontrer les salariés de PSA Aulnay auxquels ils avaient consacré un sujet.

Des retours, ils en ont aussi de la municipalité PS de Saint-Étienne. Une fois, un courrier pour se plaindre du caractère « obscène » d’un Harlem shake, sorte de clip potache. « À une réunion publique, un élu UMP m’a attrapé le bras en disant le plus grand bien de CégéTV », se souvient Marie-Claire. « Il était trop content qu’on tape sur l’équipe en place. » Mais qu’il se rassure : en cas d’alternance, « il en prendra aussi pour son grade ».

Au cours des manifestations, dans les meetings, les militants sont de plus en plus souvent reconnus et félicités. Voire applaudis, comme à ce récent congrès syndical. Pour Jérôme, le retour le plus marquant remonte à quelques jours seulement. « Que l’Huma s’intéresse à nous et dans les grandes largeurs, c’est un peu comme si vous disiez à un catholique qu’un chapitre de la Bible lui était exclusivement consacré ! » La messe est dite. Allez en paix.

 

Téléspectateurs, retrouvez vos animateurs préférés : Sheila Luttefinal, Théo Bligédelutter et Eva Smettrengrève ! Pas triste cette Web TV créée par les militants CGT des communaux de Saint-Étienne, qui mérite un cactus award !

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Publié le par "Citoyen 18"

 

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Optimiste, Jean-Luc Mélenchon a accordé un entretien à « Regard » réalisé par Catherine Tricot le 21 septembre 2013

 http://www.regards.fr/web/Jean-Luc-Melenchon-L-autonomie-par,7030

 

« La question des alliances PC – PS au premier tour des élections municipales enflamme le Front de Gauche. Alors que le feu couvait depuis plusieurs mois et à quelques jours du vote des militants communistes Jean-Luc Mélenchon fait monter la pression et en fait une question décisive pour l’avenir du Front de Gauche. Sur son blog, il écrit : « Il y aura une liste autonome de l’autre gauche à Paris comme partout ailleurs, au premier tour. A Paris, Danielle Simonnet en a lancé la campagne la semaine passée ! Que devient alors le « Front de Gauche » si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes ? C’est la question que nous sommes en train d’étudier. Dans les faits, un Front d’un type nouveau sera présent : certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant. »Nous l’avons rencontré pour une explication de texte.

Regards.fr. Vous semblez anticiper une décision des communistes parisiens en faveur de l’alliance avec les socialistes au premier tour. Pourquoi le pensez-vous ?

Jean-Luc Mélenchon. Parce que les négociations entre communistes et socialistes sont très avancées ! Nos partenaires du Front de gauche ne nous informent de rien mais on apprend incidemment, au détour d’un article dans l’Humanité, à propos de Dieppe que des négociations sont en cours entre les deux partis à Paris. Fin août, quand le journaliste de Libération interroge Pierre Laurent sur les prétentions du Front de gauche à obtenir 15 élus parisiens il confirme que la nouvelle représentativité du Front de gauche doit être prise en compte par les socialistes. Pourtant il n’a pas de mandat du Front de gauche pour cette négociation. Serions-nous le deuxième choix du PCF en cas d’échec des négociations avec les socialistes ? Ce n’est pas acceptable.

Mais le vote des militants communistes n’interviendra qu’en octobre…

Je leur lance une alerte solennelle : ce vote n’a pas seulement une dimension locale. La question est de savoir si le Front de Gauche s’assume comme une alternative. Pour nous les discussions à Paris avec la fédé du PCF sont suspendues tant que les militants ne se seront pas prononcés. Nous avons commencé la campagne.

Ne dramatisez-vous pas ?

Je refuse de masquer le danger ! Nous tirerons les conséquences d’un accord avec les socialistes à Paris, à Évry – la ville de Manuel Valls, à Nantes - celle de Jean-Marc Ayrault, à Lyon, à Toulouse… Car alors il y aurait un sérieux problème de cohérence et de visibilité pour le Front de Gauche. On ne peut pas manifester le samedi contre la politique du gouvernement et voter le dimanche pour un de ses ministres. Cette confusion rend le Front de Gauche inaudible, alors même que le débat se polarise dans les médias autour du Front National.

Vous savez bien que Toulouse, Nantes, Lyon sont des fédérations autrefois « huistes » (en accord avec Robert Hue) hors de contrôle de l’actuelle direction du Parti communiste…

Ce débat n’est pas le mien. Je dis seulement que c’est la clarté politique qui unifie et non les compromis entre fractions. La cohérence est une responsabilité politique qu’il faut assumer. Il serait étrange d’avoir un parti avec deux systèmes d’alliance alors même que la majorité des communistes sera sans nul doute favorable à des listes autonomes. Tous les communistes de France, toutes les listes du front de gauche seront décrédibilisés par le retour de quelques-uns au bercail de la gauche plurielle ! Et cela alors que sept des neuf organisations qui composent le Front de Gauche sont déjà en faveur de l’autonomie. Quelle est la position du PCF ? Bref : je considère que ce serait une faute politique de s’allier avec le PS. Pierre Laurent milite pour … et moi contre. Les militants vont trancher. Puis les électeurs.

Le Front de Gauche est un Front et non un parti unique. N’est-il pas normal qu’il y ait des différences entre ses composantes ?

L’autonomie par rapport au Parti Socialiste est dans notre accord initial. La question des Fronts à géométrie variable a été tranchée. Le PCF était d’abord pour. Nous, nous voulions un parti unique. Cela n’a été ni l’un ni l’autre, mais une alliance durable dont la colonne vertébrale est l’autonomie. Surtout dans une élection à deux tours. Disparaitre du premier tour c’est diminuer la gauche. Peut-on imaginer que nous fermions la boutique Front de Gauche jusqu’en avril pour la rouvrir au moment des européennes en mai. Faudra-t-il la refermer de nouveau en 2015 lors des élections pour les conseillers territoriaux ?

Faut-il alors prendre le risque de faire exploser le Front de gauche ?

Je ne crois pas que le Front de Gauche va se fracasser. Mais de fait il y a un risque d’explosion de son message et de sa crédibilité. Il y a deux écueils mortels pour le Front de Gauche : l’absence de base sociale ou l’absence de stratégie. Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Je veux élargir la base du Front en tranchant le débat stratégique.

La question essentielle est celle de dépasser le leadership socialiste. Nous sommes tous d’accord pour travailler à un élargissement politique du Front de Gauche. Mais il y a deux voies. Pour nous, les élections municipales sont l’occasion d’élargir les alliances politiques vers tous les opposants à l’austérité. Faire alliance avec le Parti Socialiste conduit à se détourner des militants du mouvement social, des socialistes qui n’acceptent pas la politique du gouvernement, des écologistes critiques. Nous, nous voulons construire les conditions d’une nouvelle majorité et cela passe par leur tendre la main sans leur demander de dire la même chose que nous. Juste de rompre avec l’austérité. Si nous ne faisons pas ces listes autonomes, nous leur coupons la route de la sortie du dispositif socialiste. C’est parce que nous serons autonomes que nous pourrons faire coaguler les forces d’alternatives.

Je ne propose pas l’épopée folle des derniers résistants. Je refuse la bunkerisation dans la vieille alliance de gauche plurielle. Je propose une stratégie de conquête et d’élargissement. On m’objecte parfois le risque de perdre. C’est inhérent aux élections. Je veux aussi prendre le risque de gagner. »

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Publié le par "Citoyen 18"
SYRIE: Les «rebelles» ont des missiles et du gaz sarin.

Au lendemain de la publication du rapport de l'ONU sur les attaques chimiques, un haut responsable des services de sécurité à Damas a dénoncé les pratiques des groupes armés terroristes.

Les rebelles syriens possèdent des missiles et du gaz sarin, a affirmé, mardi 17 septembre à Damas, un haut responsable des services de sécurité, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU après une attaque à l'arme chimique en Syrie.

«Je démens à 100% avoir utilisé du gaz sarin pour la bonne raison que nous n'avions aucun intérêt à le faire, car nous étions en train de remporter des victoires sur le terrain», a affirmé ce responsable, sous couvert de l'anonymat, dans une première réaction syrienne au rapport. «En général ce sont les vaincus qui adoptent une telle attitude suicidaire. L'armée était, au contraire, dans une posture victorieuse», a-t-il ajouté.
Selon lui, «les terroristes fabriquent localement des missiles sol-sol et ce qui est le plus probable c'est qu'ils les ont utilisés pour transporter cette matière», a-t-il dit en allusion au gaz sarin.

Dans un rapport remis dimanche au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les experts de l'organisation qui ont enquêté en Syrie, ont affirmé avoir trouvé des «preuves flagrantes et convaincantes» de l'utilisation de gaz sarin lors du massacre du 21 août près de Damas. «Des armes chimiques ont été utilisées sur une échelle relativement grande» au cours du conflit syrien «contre des civils, y compris des enfants», affirme le rapport qui précise que l'attaque a été perpétrée à l'aide de «roquettes sol-sol contenant du gaz sarin».

Le responsable syrien a également fait état de la découverte de laboratoires de fabrication de gaz sarin à Mossoul en Irak, près de la frontière syrienne. Il a évoqué par ailleurs l'arrestation il y a deux mois par les autorités turques de 11 extrémistes du Front al-Nosra en possession de gaz sarin, précisant qu'ils avaient été «libérés il y a deux jours».

«Bien sûr que les rebelles savent placer du gaz sarin dans les ogives des missiles. Ils ont été entraînés par les services secrets américains, français et britanniques qui se trouvent à leurs côtés sur le terrain», a-t-il insisté.

«Tout cela constitue des preuves sur la partie qui a utilisé cette matière», a affirmé le responsable. «A un moment historique précis, afin de parvenir à un équilibre stratégique avec l'ennemi sioniste, il y a eu une volonté de posséder ce type d'armes. Il s'agissait seulement de constituer une dissuasion face à l'ennemi sioniste qui possède un arsenal d'armes de destruction massive», a-t-il répondu, interrogé sur les raisons pour lesquelles l'armée possédait des armes chimiques.

La Russie corrobore les affirmations du responsable syrien, Moscou qui estime avoir des «raisons sérieuses» de croire que l'attaque chimique du 21 août près de Damas était une «provocation», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue d'une rencontre avec son homologue français Laurent Fabius à Moscou. «Nous avons les raisons les plus sérieuses de penser que c'était une provocation», a-t-il dit.

Source : agences

Lu sur le site :
http://french.alahednews.com.lb/

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Publié le par "Citoyen 18"
Le nombre de bénéficiaires du RSA augmente de 7% en un an.

Près de 2,23 millions de foyers résidant en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer (DOM) percevaient fin juin 2013 le revenu de solidarité active (RSA) versé par les caisses d’allocations familiales (CAF). Un chiffre en progression de 7% en 1 an.

Le RSA "socle" c ‘est à dire sans activité qui s ‘élève à 493 euros pour une personne seule, connaît une hausse de 8,7%, atteignant 1,5 million d’allocataires fin juin 2013.

Le RSA "activité" qui sert de complément à un petit salaire, est versé, quant à lui, à 492 000 foyers. Il est en hausse de 2,6%. En outre, 233 000 foyers reçoivent les deux prestations.

"Depuis le début de l’année 2012. Cette évolution est à relier à la situation défavorable du marché de l’emploi, le chômage connaissant une croissance continue sur cette période"déclare la CNAF dans le numéro "RSA conjoncture" du mois de septembre 2013.

Le bulletin, très technique, précise la "tendance dynamique"… de l’appauvrissement des familles : "Entre mars et juin 2013, le nombre de bénéficiaires du RSA socle passe de près de 1,68 million à 1,72 million de foyers en données corrigées des variations saisonnières (Cvs). Les effectifs progressent ainsi de plus de 2 % au deuxième trimestre, confirmant la tendance relativement dynamique observée depuis le début de l’année 2012. Parallèlement, le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (Defm) de catégories A, B, C, D, E continue à augmenter (…)".

Source: POI

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budget, pcf, 2014, Nicolas SansuLors du Conseil des ministres du 11 septembre, JM Ayrault a communiqué les orientations retenues pour l’élaboration de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.

Les services publics d’un côté, les particuliers de l’autre, vont supporter la majeure partie des 15 milliards d’économies budgétaires. Les entreprises, elles, seront bichonnées.

80 % de l’effort pour réduire le déficit en 2014 se fera sur les dépenses publiques.

L’Elysée et Matignon entendent tenir leurs engagements auprès de la Commission européenne, en parvenant à 3,6% de déficits publics en 2014, puis en repassant sous le plafond européen des 3% fin 2015, comme réclamé également par Bruxelles.

Pour y parvenir, le gouvernement a fait ses choix :

- 3 milliards d’euros de recettes à trouver en plus, surtout dans la poche des particuliers à travers la fin de certaines niches fiscales
- 15 milliards d’euros d’économies dans les dépenses de l’Etat

Mis à part l’Education nationale et à un degré moinde l’Intérieur et la Justice, tous les services de l’Etat vont voir leurs effectifs poursuivre leur diminution. Les missions de services publics vont aussi en prendre un nouveau coup, avec de nouvelles coupes claires dans les budgets d’intervention de l’Etat.

L’autre perdant du budget 2014 demeure le particulier, avec une hausse de 3 milliards d’euros de prélèvements.

La pression fiscale augmentera via une majoration de la TVA (taux intermédiaire passant de 7 à 10% et taux normal de 19,6% à 20%), déjà votée fin 2012. Mais les 6 milliards rapportés par cette hausse ne viendront pas abonder le budget de l’Etat. Ils viendront financer le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), soit une baisse du coût du travail de 4% pour toutes les entreprises. Soit encore un cadeau des particuliers vers les entreprises.

Les entreprises sont d’ailleurs les grandes gagnantes de ce projet de budget. Le gouvernement prévoit certes une évolution de l’imposition des entreprises, mais pour que celle-ci "pèse moins sur les facteurs de production", selon les ministres de l’Economie et du Budget. En clair, il s’agira d’un nouveau cadeau fiscal pour compenser l’augmentation des cotisations sociales des entreprises prévue dans le projet de loi sur la réforme des retraites.

En échange, la réindexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, "une mesure de restitution de pouvoir d’achat" selon Bercy qui pourrait coûter autour d’un milliard d’euros. Il a en outre annoncé l’instauration d’"une décote" permettant aux plus modestes d’être exonérés d’impôt sur le revenu en 2014.

Le projet de budget comporte aussi, a fait valoir Jean-Marc Ayrault , "d’autres mesures de justice, de pouvoir d’achat" comme "l’augmentation des bourses" pour les étudiants, à la fois sur le montant et "le nombre" de bénéficiaires. Mais le gouvernement supprime l’abattement d’impôt bénéficiant aux parents d’enfants scolarisés, à partir du collège, sera supprimé. Soit 450 millions d’économies pour l’Etat.

Par ailleurs, les salariés qui profitaient d’un contrat collectif de complémentaire santé payé par leur employeur vont voir leur avantage disparaître. La suppression de ce mécanisme permettrait de financer l’objectif déjà annoncé de 750.000 bénéficiaires supplémentaires pour la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), avance le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies.

budget,pcf,2014,nicolas sansuPour Nicolas Sansu, membre de la commission des Finances du groupe communistes et républicains à l’Assemblée nationale, «  les ménages sont menacés  ; tout est fait pour coller aux injonctions de Bruxelles, avec un transfert de la fiscalité sur les ménages, regrette le député maire de Vierzon. Ce budget 2014 va permettre de finaliser le financement du Cice (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en faisant payer aux Français les fameux 20 milliards d’euros donnés aux entreprises.  »

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La direction d'Air France s'acharne contre Francis Smaïl, délégué CGT.

Air France cherche à licencier Francis, en poste à Roissy, pour son rôle dans une grève, dans une filiale d’Air France, qui a eu lieu à plus de 7 000 kilomètres de là, à Cayenne, en 2011. Originaire de Guyane, Francis y est connu pour ses nombreux combats aux côtés des pauvres et des exploités. Membre fondateur de l’Union des Travailleurs Guyanais, il a été sollicité par des grévistes de l’aéroport de Cayenne alors qu’il s’y trouvait pour raisons personnelles, en dehors de son temps de travail. Dans la demande de licenciement qui a été présentée à l’inspection du travail, la direction d’Air France affirme explicitement que le fait d’avoir animé cette grève est une faute justifiant un licenciement. La direction lui impute des dégradations – sans preuve. L’inspection du travail a refusé son licenciement. Mais le Ministère du Travail l’a autorisé.

Francis n’a pas baissé les bras et a porté l’affaire devant le Tribunal administratif. En décembre dernier, il a obtenu gain de cause et le tribunal a ordonné sa réintégration. Mais Air France ne s’embarrasse pas d’une décision de justice. En janvier, un mois après la décision du tribunal, Francis s’est présenté sur son poste en exigeant sa réintégration. Prise de court, la direction d’Air France lui a alors notifié une mise à pied invoquant des faits prescrits depuis deux ans ! Cette mise à pied illégale oblige Francis à mener un nouveau combat judiciaire.

Son salaire de base n’est plus versé depuis le début de la procédure

Air France mène à son encontre une guerre de représailles. Elle tente d’exploiter la moindre erreur de procédure et n’a pas hésité à porter plainte contre le médecin qui a prescrit à Francis un arrêt de travail ! En multipliant ces procédures, elle cherche à le briser moralement. N’ayant pas atteint cet objectif, elle lui inflige des dommages matériels. Elle ne lui verse plus son salaire de base depuis le début de la procédure. Il ne touche en général que quelques centaines d’euros – et la somme varie d’un mois sur l’autre. La situation matérielle de Francis est très précaire. Il a été plusieurs fois menacé d’expulsion de son logement.

La direction d’Air France agit en conscience. Cette soi-disant « compagnie aérienne traditionnelle » n’a ici rien à envier aux méthodes antisyndicales d’un O’Leary, la brute qui dirige la compagnie Ryanair et s’illustre fréquemment par ses attaques musclées contre toute tentative d’implantation d’un syndicat dans son entreprise.

Des militants de l’envergure de Francis sont un problème particulièrement gênant pour les capitalistes, dans la période actuelle. En conséquence de la baisse du pouvoir d’achat de la population, en raison de la crise, et de la concurrence acharnée dans le secteur aérien, le patronat s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique de baisse générale des coûts, qui signifie pour les salariés une régression sociale générale et permanente. Les acquis des salariés d’Air France sont en contradiction avec les intérêts des capitalistes qui possèdent la compagnie. Toutes les conventions d’entreprise ont été dénoncées et près de 8 000 emplois sont en train d’être supprimés.

Air France mène une guerre odieuse

Mais la direction d’Air France veut aller beaucoup plus loin. Elle a commencé à délocaliser la maintenance de ses avions et son escale de Roissy – précisément là où est employé Francis – est en voie d’être externalisée vers la sous-traitance. Des milliers de salariés seront concernés. Lorsque les décisions tomberont, la chute brutale d’un statut Air France à un statut de sous-traitant se traduira sans doute par des baisses de salaire de l’ordre de 20 à 30 %, à terme. La présence de militants comme Francis, capables d’organiser des centaines de salariés, représente une menace pour Air France. Voilà les véritables raisons du harcèlement dont il est victime.

Francis est de la trempe des militants forgés dans l’acier de la lutte des classes. Air France n’aura pas sa peau. Et en s’en prenant à sa famille, en le menaçant de finir à la rue, en lui faisant subir plainte après plainte, Air France mène une guerre odieuse qui dégoûte les salariés bien au-delà des rangs des militants. Nous relaierons les suites judiciaires et militantes de cette affaire. Pour tout message de solidarité :
contact@ulcgtroissy.fr

P.V. (CGT Roissy)

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Le Front National a tenu son université d’été et les médias ont bien joué leur rôle.  Ce qui est mis en avant c’est un FN qui monte, qui rassemble des gens de droite et même de gauche dans   la lutte contre le gouvernement. Les critiques ne manquent pas dans la bouche des dirigeants du FN, mais à y regarder de plus près, elles ne touchent surtout pas la politique des maîtres du capital.

 

Les responsables sont toujours les fraudeurs, les pauvres bien entendu, pas les profits des  grands groupes industriels et financiers. Les responsables ce sont les  immigrés qui vivent au crochet d’une France bien trop généreuse,  pas un mot sur les évadés fiscaux, pas un mot sur la richesse créée par le travail et accaparée par les patrons. Les responsables ce sont ces salariés qui ne veulent pas travailler assez,  réclament des hausses de salaire et ne veulent pas de surcroît voir liquider leurs acquis sociaux. Mais au fait que dit le FN sur les retraites ?  Rien de plus que le MEDEF. Et sur la Sécurité Sociale ? Les responsables du  « déficit » seraient une fois de plus les « fraudeurs ». Pas un seul mot sur les 200 milliards d’exonération des cotisations patronales, de suppression de la taxe professionnelle et de la réduction d’impôts accordés aux employeurs.

 

Le FN se gorge d’une politique sécuritaire mais sans nous expliquer comment augmenter le nombre de fonctionnaires nécessaires aux services publics et pour cause puisqu’à ses yeux les fonctionnaires sont une abomination qu’il faut limiter à son strict nécessaire. En matière européenne le FN dit défendre l’indépendance nationale en sortant de l’Euro mais surtout pas en s’attaquant à ce qui est la racine de la construction européenne, le renforcement de l’exploitation capitaliste.

 

Le FN joue donc son rôle au service de la politique des monopoles capitalistes. Il joue la partition que lui demandent ses commanditaires et ses financeurs : mettre en oeuvre avec une partie de la droite, une alternance qui permette au capital de maintenir sa domination et d’aggraver l’exploitation du peuple.

 

Les socialistes et leurs alliés font aujourd’hui le « sale boulot », demain il faudra des remplaçants et le FN se prépare à cette éventualité. Ce parti est bien le 3ème fer au feu du capital. Droite, Socialistes, FN, les trois fers au feu fonctionnent et fonctionneront tant que la lutte de classe leur laissera l’espace nécessaire.

 

Dénoncer le caractère de classe d’un FN au seul service du capital, c’est urgent.

 

Par: http://www.sitecommunistes.org/

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Publié le par "Citoyen 18"
Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français, estime que la publication des chiffres de la pauvreté en 2011 par l’Insee , le 13 septembre dernier, confirme le constat des bénévoles sur le terrain : une progression implacable des inégalités et des situations bouleversantes
 
Derrière les chiffres de l’Insee, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui souffrentL’Insee (institut national de la statistique et des études économiques) révèle dans son étude sur les niveaux de vie une nouvelle augmentation de la pauvreté en France : désormais 8,7 millions de personnes vivent avec moins de 977 euros par mois (seuil de pauvreté monétaire). Le taux de pauvreté monétaire ayant atteint « 14,3% de la population, soit son plus haut niveau depuis 1997 ». La situation est particulièrement grave pour les jeunes. En 2011, près d’un jeune de 18 à 29 ans sur cinq est pauvre. Julien Lauprêtre a répondu aux questions de Convergence, le magazine du SPF.

Selon l’Insee, en 2011, la France comptait 8,7 millions de personnes pauvres. Quelle est votre réaction face à ce chiffre ?

Cette étude de l’Insee corrobore le baromètre IPSOS-SPF 2013 publié le 5 septembre dernier : la pauvreté en France progresse de façon implacable. Derrière ces chiffres froids des statistiques, le grand public doit savoir qu’il y a des humains. Des femmes, des hommes, des enfants soumis chaque jour à la violence de la pauvreté et de l’exclusion, des situations extrêmement douloureuses, bouleversantes. C’est pourquoi au Secours populaire français, nous constatons les faits, mais nous œuvrons avec tous les bénévoles au quotidien pour faire reculer la pauvreté. A travers ses 1.256 permanences d’accueil, de solidarité et relais santé (PAS), le SPF s’efforce sur tout le territoire, de répondre aux situations individuelles auxquelles il est confronté, en s’adaptant au cas par cas, dans le respect de la dignité de chacun. L’année dernière nous avons apporté une aide alimentaire à près de 1,5 million personnes, un chiffre en augmentation.

L’Insee pointe la hausse de la pauvreté chez les jeunes, comment cela se traduit-il sur le terrain ?

La pauvreté chez les jeunes prend de l’ampleur. Le Secours populaire a reçu plus de 140.000 jeunes l’année dernière. Beaucoup parmi eux n’osent pas venir demander de l’aide. La précarité se rencontre aussi à l’université. De nombreuses familles, affectées par la crise, ne peuvent plus aider leurs enfants. Beaucoup de jeunes peinent en effet à survivre avec une bourse ou sont obligés de travailler plus qu’ils n’étudient. Depuis plusieurs années, le Secours populaire a fait de la lutte contre la précarité étudiante une priorité. Nous sommes implanté dans les universités ou à proximité afin de tendre la main à cette jeunesse en difficulté. En mai 2010, la fédération de Paris du SPF a ouvert sa première antenne dédiée aux étudiants en situation de précarité, en plein cœur du quartier Latin, dans les locaux de la SMEREP, mutuelle étudiante. Les bénévoles ont rapidement pu constater l'ampleur des besoins de solidarité qui existent chez les étudiants : les demandes d'aide se sont multipliées, s'agissant aussi bien d'aides matérielles que de besoins d'écoute et d'orientation.

Le Secours populaire a-t-il un message en particulier à destination des jeunes ?

C’est difficile aujourd’hui pour les jeunes, c’est pourquoi, nous disons à tous, étudiants, chômeurs, ne baissez pas la tête, venez au SPF. Nous sommes une association de solidarité vraie, où celui qui donne comme celui qui reçoit sont dans la même entreprise de lutte contre la pauvreté et la précarité. L’ancien résistant que je suis appelle à la levée de toutes les résistances contre les conditions inhumaines imposées à des millions de nos concitoyens.
Par Nicolas MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
CHINE: Le blogueur chinois Charles Xue admet avoir répandu de fausses informations.

Charles Xue, fameux blogueur et homme d’affaires chinois d’origine étasunienne, a notamment fait fortune avec son portail web Sina Weibo. Celui-ci est désormais le plus populaire de Chine, avec quelque douze millions de fans. Xue aimait parler avec ses tripes, et ses jugements effrontés n’épargnaient personne. Échappant jusqu’ici à toute censure, il est devenu au fil du temps une véritable référence pour ses compatriotes en froid avec le gouvernement.

Un beau jour cependant, Xue a songé étendre ses critiques au Parti communiste, exprimant son désaccord sur des sujets politiques et sociaux... jusqu’à son arrestation. L’homme d’affaires a été accusé de parties fines avec des prostituées. Son étoile pâlit considérablement. Il y a quelques jours, il est apparu sur la télévision d’État, avouant avoir propagé de fausses informations, confessant au passage l’ivresse que lui procurait son succès. « J’ai été irresponsable dans les informations que je communiquais. Ça me permettait d’évacuer ma mauvaise humeur. Mais la liberté de parole n’exclut pas le respect de la loi ».

Charles Xue a diffusé quotidiennement quelque quatre-vingts informations qu’il ne pouvait pas vérifier à environ douze millions de fans et suiveurs (soit 3 % des 400 millions d’utilisateurs chinois d’Internet). L’homme d’affaires reconnaît avoir agi tel un empereur, se sentant « plus puissant qu’un secrétaire du PCC d’une administration locale ». Il a finalement présenté platement ses excuses à ses compatriotes chinois pour le préjudice subi. Il s’est dit prêt à coopérer avec les autorités pour rendre Internet plus sûr : « le web n’est pas un havre sans foi ni loi. Un cyberespace arrivé à maturité est un espace encadré par des règles, un espace où la loi prime sur la liberté ».

Par: Capitaine Martin.

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Publié le par "Citoyen 18"

Les États-Unis d’Amérique ont proposé à l’Union européenne un accord commercial bilatéral à l’occasion de la réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013. Il n’y aurait rien à redire si ces négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne avaient pour objectif de rapprocher les peuples des deux côtés de l’océan. Un tel partenariat, s’il avait pour ambition d’améliorer la prospérité générale, de s’attaquer radicalement aux désastres environnementaux, d’établir des normes de haut niveau en matière de protection sociale, tant du point de vue des soins de santé que de retraites ou de conditions de travail, d’éradiquer définitivement le chômage et la précarité, et donc la pauvreté, susciterait un enthousiasme universel. Il serait un exemple pour le reste du monde.

Hélas, comme tous les traités de libre-échange depuis des décennies, non seulement il ne s’agit pas du tout de cela, mais de l’inverse. La décision prise en Irlande les 17 et 18 juin 2013 est monstrueuse à tous égards.

Les États-Unis d’Amérique ont un objectif très clair : recouvrer la suprématie mondiale dont ils ont bénéficié à la fin de l’URSS quand le monde était devenu unipolaire à leur avantage. Ils ont utilisé les organisations mondiales comme l’OMC et le FMI pour des accords multilatéraux basés sur le libre-échange visant à retirer aux autres nations alors en position défavorable, la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par la ploutocratie étatsunienne. Ils ont été largement aidés dans leur entreprise par l’UE à la fois pour soumettre les pays européens mais aussi le reste du monde en servant de caisse de résonance à leur politique, d’abord en nivelant les droits de douanes, puis en s’attaquant aux « barrières non-tarifaires » que sont les normes sociales, environnementales, alimentaires, techniques, etc. Cette stratégie a trouvé sa limite par l’émergence des « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui est venue perturber le leadership étasunien puisque, notamment, de très grandes entreprises des pays émergents concurrencent désormais avec succès les firmes multinationales à base étasunienne ou européenne. Dans cet ensemble, la Chine tient une place à part compte tenu de sa taille et de son régime politique. L’OMC et le multilatéralisme ont vécu pour les États-Unis d’Amérique comme moyen de domination du monde : il leur faut changer de stratégie. C’est pourquoi ils veulent désormais contourner l’OMC qui ne leur offre plus les mêmes garanties du fait du poids croissant des pays émergents et des pays pauvres.

La stratégie des Etats-Unis d’Amérique vise aujourd’hui à contenir la montée en puissance de la Chine et à recouvrer leur position de l’après-guerre froide. Pour cela, ils préparent une nouvelle guerre économique par l’instauration d’alliances au travers de traités commerciaux bilatéraux fondés non plus simplement sur la diminution des barrières tarifaires (les droits de douanes), mais sur l’élimination des barrières non-tarifaires : ils veulent prendre en tenaille la Chine par, d’un côté, un accord avec l’Asie (sans la Chine) appelé Trans-Pacific Partnership (TPP), et d’un autre côté par l’Union européenne au travers du (TIPC). Aujourd’hui contre les BRICS comme hier contre le communisme, l’Union européenne sera l’outil qui leur permettra d’un coup d’asservir les pays qui en font partie pour constituer un grand empire euroatlantique qu’ils domineront. Si cela se réalise l’objectif de l’Union européenne sera atteint et sa construction sera achevée. C’est un tournant de la géopolitique mondiale qui est train de s’amorcer sous nos yeux, c’est un « OTAN économique » qui se met en place comme le reconnaît lui-même le président Obama. Si cet accord voyait le jour, une nouvelle vague de libéralisation aux effets destructeurs s’abattrait sur la planète avec pour conséquences prévisibles :

-la montée des tensions avec les BRICS et les pays en développement ;

 

-une concurrence accrue entre les travailleurs des deux côtés de l’Atlantique et avec une pression sur les salaires, les conditions de travail et l’emploi ;

 

-une aggravation des inégalités Nord-Sud ;

 

-une détérioration de l’environnement ;

 

-une privatisation du droit et de la justice par la mise en place d’un mécanisme de règlement des différends qui donne aux firmes multinationales le droit, en cas de litige, de porter plainte contre un Etat ou une collectivité territoriale auprès d’un tribunal privé, contournant les tribunaux respectueux des droits nationaux ;

 

-une uniformisation et standardisation des modes de vie ;

 

-des menaces sur l’agriculture de l’Union européenne et de la France ;

 

-une privatisation des données personnelles.

Le tout avec une asymétrie entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique au bénéfice de ces derniers. Les européistes ne doivent pas se leurrer. Les dindons de la farce ne seront pas seulement les BRICS. Le rapport de force entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique sera, dans tous les domaines, en faveur des États-Unis d’Amérique, l’Union européenne étant battue dès le départ. D’autant que les dirigeants de l’Union européenne, pour la plupart, sont des victimes consentantes de cette annexion de l’Union européenne par les États-Unis d’Amérique. En effet, les États-Unis d’Amérique sont une puissance militaire, pas l’Union européenne soumise à l’OTAN dirigée par... les États-Unis d’Amérique ! Les États-Unis d’Amérique mènent une politique étrangère de grande puissance, pas l’Union européenne (limitée par l’article 28A du traité de Lisbonne). Les États-Unis d’Amérique conduisent une politique industrielle, pas l’Union européenne, politique interdite par les articles 107 à 109 du traité de Lisbonne. Les Etats-Unis d’Amérique disposent d’une politique de change, pas l’Union européenne. Celle-ci a assigné un objectif unique à la Banque centrale européenne : combattre une inflation qui n’existe plus depuis des années. Les Etats-Unis d’Amérique ont une politique monétaire, pas l’Union européenne. L’interdiction qui est faite à la BCE d’acheter directement les titres émis par les États membres est une des causes de la crise dans la zone euro.

La lutte contre le PTCI doit se fixer comme volet défensif l’abandon intégral des négociations et exiger comme volet offensif la construction d’un ordre mondial fondé sur la coopération entre les peuples dans le respect de leur souveraineté nationale. Il faut aussi lutter pour l’abandon du traité Canada-UE : le Canada étant membre (avec les États-Unis d’Amérique et le Mexique) de l’ALENA, ce traité serait un véritable cheval de Troie ouvrant ainsi une porte aux États-Unis d’Amérique. Ce projet de traité fait dire au porte-parole de M. Harper, Premier ministre canadien, “qu’il était aussi dans l’intérêt de l’UE de conclure un accord ambitieux avec le Canada, qui puisse servir de modèle pour de futures négociations et montrer quelle sorte d’accord est possible avec les États-Unis.”

La lutte pour l’abandon des négociations doit être internationale et transatlantique car elles affectent aussi le peuple étasunien et le peuple canadien. Au niveau national, les mobilisations doivent se fixer pour but de contraindre le gouvernement français à rejeter ces négociations. Et à s’engager à n’appliquer sur le territoire national aucune des mesures qui pourraient résulter de ces négociations et de l’accord final. La destruction de l’organisation républicaine territoriale et la perte du cadre national à terme, mises en place par le projet de l’Acte III de la décentralisation, constitueront un cadre favorable à l’application de ces accords de libre-échange, au détriment des citoyens français qui se trouveront encore plus éloignés des lieux de décision et du droit.

La lutte pour exiger un nouvel ordre mondial doit placer les principes de la charte de La Havane signée en 1948 en particulier par la France au cœur des revendications. Le principe fondamental de cette charte est celui de l’équilibre de la balance des paiements. Il lui donne sa charpente. Il signifie qu’aucun pays ne doit être en situation structurelle d’excédent ou de déficit commercial. La charte de La Havane est non seulement un cadre conceptuel permettant de remplacer le libre- échange par la coopération internationale, mais elle est aussi un ensemble de procédures et de règles immédiatement opérationnelles. La lutte pour remplacer l’Organisation mondiale du commerce (OMC) par l’Organisation internationale du commerce (OIC) dont le texte fondateur est la charte de La Havane est une perspective enthousiasmante.

Pour atteindre la perspective universaliste de la charte de La Havane, il est nécessaire de :

1.- Construire une majorité politique mettant la charte de La Havane dans son programme.

 

2.- Proposer des accords bilatéraux reprenant les principes de la charte de La Havane.

 

3.- Prendre des mesures protectionnistes à l’égard des pays qui refuseraient la coopération en préférant la guerre commerciale.

 

4.- Construire un double système commercial mondial, juxtaposant, d’un côté, des accords bilatéraux entre la France et un certain nombre de pays, d’un autre côté, des accords bilatéraux entre une multitude de pays, ce qui créera les conditions pour revenir à un nouveau système multilatéral.

Telle est la ligne stratégique universaliste que propose le M’PEP. Elle est une alternative positive à la crise actuelle.

 

Par : M’PEP.

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