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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #politique catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Cette campagne a été marquée par un brouillage des identités politiques, par un exceptionnel degré d’incertitude, par des sondages qui débordent et font désordre. Si les électeurs sont influencés par les enquêtes d’opinion ils voteront Macron, le candidat programmé pour devenir Président. Le chouchou du monde médiatique et financier qui pendant presque 1 an est devenu omniprésent sur les écrans et la radio comme l’émergence d’une nouvelle offre politique. Hélas la politique est devenue un produit économique, un marketing avec un langage formaté pour impacter et construire  l’offre d’un candidat et d’un programme en prenant en compte les souhaits (la demande) des grands secteurs de l’économie, des finances et en dernier des électeurs.

Cette campagne a aussi été dominée par la relation incestueuse entre la politique et le monde des affaires. Il y a eu une succession de révélations sur les conflits d’intérêts, l’abus de  pouvoir, le manque d'honnêteté politique. La phrase la plus emblématique pour illustrer cette hypocrisie politicienne vient du candidat conservateur Mr. Fillon "Un homme politique se doit d'être irréprochable", proclamait naguère le candidat François Fillon qui a été mis en examen, ainsi que sa femme pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux pour de supposés emplois fictifs. Et voilà que l’homme d’allure respectable s’est discrédité tout seul ! Malgré sa mise en accusation il a poursuivi sa campagne comme si rien n’était. 

Les affaires qui touchent Fillon et Marine le Pen, ainsi que le poids de l’argent et du  lobbying dans cette campagne présidentielle (à exemple d’Emmanuel Mâcron), laissent les français de plus en plus méfiant des politiciens. Personne ne peut nier l’existence d’un certain malaise dans la démocratie française, mais malheureusement cela semble être ignoré par un nombre important de politiciens déconnectés de la réalité. Ils font semblant d’ignorer la lassitude politique de leurs concitoyens pas seulement face aux affaires, mais par le manque de cohérence politique. La parole politique a perdu de la crédibilité.  Les promesses de campagne sont très vite oubliées. Pour cette raison François Hollande récolte le prix du manquement de ses promesses et aujourd’hui personne n’ose défendre le bilan de son quinquennat.

Cette campagne est caractérisée par un certain surréalisme politique. Drôle de campagne ! Quand on écoute Marine le Pen dire qu’elle porte la parole des travailleurs contre le grand patronat, elle utilise le langage que nous fait penser à Arlette Laguiller, à Mélenchon d’aujourd’hui, mais sans en avoir la légitimité. L’extrême gauche n’a jamais utilisé la pensée de l’extrême droite lepéniste pour faire une campagne électorale. Le candidat conservateur François Fillon aujourd’hui parle de révolution en se présentant comme un libérateur ! C’est le monde inversé ! Et Macron, l’ancien banquier, ancien Ministre de l’économie doté d’une voracité du « attrape tout » pour le pouvoir se dit de gauche et de droite. Aujourd’hui la majorité des personnalités politique qui apportent leur soutien à Macron appartient à la droite et au centre droit (11 anciens ministres de Jacques Chirac et 3 membres du gouvernement Hollande sont engagés auprès de lui).  Le jeune candidat Mâcron est le fruit d’une idéologie néolibéral qui depuis 30 ans a créé le brouillage idéologique et pousse le monde vers une société individualiste, de plus en plus concurrentielle. Nous sommes confrontés à un monde étrange de plus en plus obsédé par les chiffres où l’économie guide la politique et notre destin. Emmanuel Mâcron n’est pas une nouveauté, l’ancien ministre de l’Economie est favorable surtout à l’intensification des politiques d’austérité budgétaire et à la continuation des réformes néolibérales. L’Association des économistes atterrés a analysée le projet économique d’Emmanuel Mâcron qui consiste à faire baisser les dépenses publiques de 60 milliards par an au cours de son quinquennat. Donc à se mettre en marche… arrière avec moins de régulations et de services publics, moins d’impôts pour les riches et plus de « libertés » pour les entreprises.

Joseph Stieglitz prix Nobel de l’économie qui a fait de la lutte contre les ajustements budgétaires son cheval de bataille défend que la politique ne doit pas être sous influence de la finance il disait déjà  « si vous passez beaucoup de temps à parler avec des banquiers, vous allez finir par penser comme eux. Un danger qui peut contribuer à un excès d'attention à l'austérité ».   Qui direz vous de l’ancien banquier candidat à la Présidence de la France ?

Ce brouillage idéologique est un pur marketing politique, pur opportunisme politique. Ces candidats là se disent aussi antisystèmes et font tout le possible pour profiter à leur avantage de la défiance des Français vis-à-vis de la  politique quand ils sont des purs produits du système.

Le vote des citoyens et citoyennes dans les urnes semble ne plus compter pour définir le destin du pays. Dans la démocratie française le vote est un moyen limité d’expression politique, il n’est pas assimilable à une participation à la décision publique. Il n’existe pratiquement pas de contrôle social au Parlement, de plus en plus les élus trahissent leurs engagements. Beaucoup des décisions sont prises sans la participation des citoyens et pourtant la démocratie présuppose le pouvoir d’agir. Par contre l’’attachement des français au régime démocratique continuent à être assez fort, toutefois, ils sont méfiants vis-à-vis des modalités de son fonctionnement, ainsi que, par l’action de ses représentants. Les politiciens français sont parfois, étrangers au quotidien des citoyens et ses attentes en terme de solidarité, en termes de protection sociale, d’égalité par exemple devant les lois, les droits. Ces valeurs qui fondent l’attachement à l’égard de la démocratie comme système politique sont mises en cause.

Pour les citoyens et citoyennes ils attendent des politiques qui les représentent un minimum de compromis avec l’intérêt général et le bien public dans le sens du devoir. Mais les exemples récents démontrent qu’ils abusent en toute légalité du pouvoir et donnent une impression de vivre hors de la réalité par rapport aux citoyens ordinaires. Ces abus du pouvoir considérés comme des aberrations pour la majorité des citoyens sont considérés comme des pratiques normales pour M. Fillon, Le Pen et d’autres. Selon les enquêtes pour 75% François Fillon est moralement condamné, les Français ne sont pas convaincus par sa défense et  sont indignés par le montant des sommes allouées à son épouse et à ses enfants. Enfin, avec toutes ses affaires politiques ils sont persuadés que les parlementaires se situent au-dessus des lois. Les ténors de la droite et extrême droite préfèrent ignorer les affaires et continuent comme si ces  actes étaient  banals car selon eux tous les politiciens font pareil. Et voila Montesquieu au cœur du débat politique actuel...En plein XXI siècle certains politiciens français semblent n'avoir jamais intégré la question de l’abus du pouvoir. Comme si les sociétés évoluaient, s’adaptaient, mais finalement changeaient très peu.

Le paradoxe est que la majorité des journalistes ont parlé tous les jours des affaires politiques, d’abus de pouvoir, toutefois, à l’état actuel des choses il n’a pas eu des réflexions pour dire que la 5ème république est à bout de souffle. Pourtant, la montée de la colère contre les responsables politiques, contre les élus, contre les partis, contre les institutions est palpable. Cela mériterait au moins en période électorale qu’il y ait d’un espace  pour un grand débat sur l’anomalie du système politique actuel qui rend la démocratie malade.

Le plus scandaleux est que les chaines d’informations permanentes ont continué à ignorer les propositions issues de la gauche pour le renouveau démocratique. Les principaux candidats de gauche Mélenchon et Hamon proposent de changer de république, des projets de société. Les deux candidats ont faire émerger des propositions sur des nouveaux outils délibératifs et participatifs. Ils disent haut et fort que la 5ème république est aujourd’hui inadaptée pour soigner cette démocratie malade : Pour Mélenchon : « La révolution citoyenne à laquelle il croit est le moyen pacifique et démocratique de tourner la page de la tyrannie de l'oligarchie financière et de la caste qui est à son service ».  Pour Hamon : L'ancien ministre de l'Éducation souhaite donner "le pouvoir aux citoyens d'écrire la loi de manière collaborative par l'écriture d''amendements citoyens' sur le modèle du projet de loi pour une République numérique". Sur son site, il détaille aussi son projet de "49.3 citoyen". La VIe République doit proposer des modes de construction des politiques publiques, une large capacité d'interpellation des pouvoirs quels qu'ils soient, en prenant garde à articuler chaque fois décision et participation.

Malheureusement les journalistes politiques présents dans tous les plateaux de télévisions ne donnent pas beaucoup d’écho aux propositions des projets de société des deux candidats. Par chance Mélenchon a su innover les outils de communication et sur la façon de faire une campagne hors les apparatchiks du monde médiatique. Contre la volonté des grands groupes de communication il a bouleversé les prévisions ! Ces rencontres avec la foule en place publique ont obligé les chaines d’info à parler de lui et les instituts de sondages ont pris en compte qu’il pouvait devenu présidentiable... Maintenant les commentateurs de chaines d’infos permanentes disent  qu’il peut être dangereux et retirer Mâcron de la liste de préférés !  Ces journalistes, analystes politiques préfèrent la centralisation des débats sur les problèmes économiques, sur l’immigration le terrain fertile de Marine Le Pen. Il n’existe pas d’intérêt pour des projets de société ni pour les enjeux environnementaux. L’approche intégrée du développement de territoires ne les intéresse pas ! Les électeurs ont souvent le sentiment d’être soumis à une logique implacable assurant que les adaptations et changement du modèle social français sont nécessaires pour cela il faut la privatisation des services publics ou la diminution des fonctionnaires, la reforme de retraite, la reforme de l’assurance chômage etc.. Le candidat de la gauche du parti socialiste a disparu des écrans et ne fait pas l’objet d’attention ou d’analyses politiques, sauf pour dire : Hamon fait rêver, mais son programme est irréalisable, Mélenchon trop gauchiste et anti-européen.

La gauche ne doit pas se résigner devant l’hégémonie néolibérale qui mène à la dépolitisation et à la déconstruction culturelle. La politique n’implique pas seulement l’art de l’ascension au pouvoir, elle est aussi un service pour le bien-être des citoyens. Il faut être capable d’organiser les symboles et l’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, donner un sens à la politique et améliorer le quotidien de millions de femmes et d’hommes qui veulent préserver les acquis du modèle social que la gauche a fortement contribué à dessiner et à déployer. L’espoir n’est pas seulement dans les solutions économiques, mais dans un nouveau projet de société et de développement où les générations futures vivront mieux que celles qui les ont précédées.

Le désenchantement politique n’est pas une fatalité. Ne dites pas « Élections, piège à cons ! » Allez voter pour Mélenchon ou Hamon. Une personne de gauche ou proche de la gauche ne peut être dépourvue de rêves, d’idées et des combats. 

Par: Marilza de Melo Foucher et MEDIAPART

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Résultats du 1er tour à VIERZON

Jean-Luc MÉLENCHON

La France insoumise

27.89%

3 538 voix

 

Marine LE PEN

Front national

25.17%

3 192 voix

 

Emmanuel MACRON

En Marche!

19.74%

2 504 voix

 

François FILLON

Les Républicains

12.94%

1 641 voix

 

Benoît HAMON

Parti socialiste

5.31%

673 voix

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Debout la France

4.21%

534 voix

 

Nathalie ARTHAUD

Lutte ouvrière

1.33%

169 voix

 

Philippe POUTOU

Nouveau parti anticapitaliste

1.3%

165 voix

 

François ASSELINEAU

Union populaire républicaine

1.08%

137 voix

 

Jean LASSALLE

Indépendant

0.84%

106 voix

 

Jacques CHEMINADE

Solidarité et progrès

0.2%

25 voix

 

Abstentions

28.6%

5 235

 

Blancs

1.91%

249

 

Nuls

1.03%

135

 

Population : 27 113 habitants

Inscrits

67.51%

18 303 inscrits

Votants

71.40%

13 068 votants

Exprimés

69.30%

12 684 votes

calculé par rapport au nombre d'inscrits

Voici les résultats du premier tour de l’élection Présidentielle 2017 pour la commune de Vierzon. Jean-Luc MÉLENCHON (La France insoumise) arrive en tête de ce scrutin avec 27.89% des voix. Jean-Luc MÉLENCHON devance Marine LE PEN (Front national) qui a obtenu 25.17% des voix.

Le taux d'abstention pour le premier tour de l’élection Présidentielle 2017 est de 28.6%.

 

Données INSEE

La commune Vierzon fait partie du département Cher.

D’un point de vue démographique, la commune compte 27 113 habitants, avec une densité de population de 47/km2. Sachant que la moyenne nationale, en densité de population, est de 103/km2.

Le taux de natalité est de 14%. Les 27 113 habitants de la commune représentent 0,04% de la population française.

Sur le plan économique, la population active représente 76% de la population totale de la commune. Le taux de chômage, quant à lui, représente 6%.

Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Être UTILES à notre camp [par Charles Hoareau et Francis Arzalier]

Nous le savons, depuis plusieurs années maintenant, patronat et gouvernement sont à l’offensive et avancent sur leur projet : casse de l’industrie, transformation de la France en bronze-cul de l’Europe et reprise de tous les droits conquis par des décennies de lutte. Pour faire avancer leur projet ils n’hésitent pas à s’attaquer aux libertés avec une violence inégalée depuis longtemps.

Dans la séquence électorale en cours, nombre de candidats aux élections expliquent tranquillement qu’ils veulent aller plus loin dans l’exploitation, ou, s’ils ne le disent pas, ne portent aucune proposition de changement de société qui peuvent laisser espérer un avenir meilleur. Le danger est grand que le grand capital se trouve renforcé à l’issue des votes et qu’à l’inverse le camp du travail se trouve en face de plus grands obstacles pour stopper l’offensive.

Dans ce contexte les questions qui sont posées à notre camp où les communistes, organisés ou pas, ne sont pas seuls, c’est d’une part comment résister et d’autre part comment passer à la contre-offensive en poussant notre projet de changement de société s’appuyant sur le progrès social.

L’histoire nous l’apprend, il n’y a jamais eu de conquête sans luttes, luttes basées sur des majorités d’idées et passant par-dessus les diversités voire se nourrissant d’elles.

Les conquêtes de 36 n’auraient jamais eu lieu avec le seul Front populaire (dont elles n’étaient pas au programme) et celles de 68 ont eu lieu malgré un gouvernement réactionnaire. A chaque fois la rue a été déterminante pour faire avancer l’histoire. Même pendant le CNR dont on parle tant en ce moment, Ambroise Croizat expliquait en 1946 qu’il ne serait pas arrivé à créer la sécurité sociale sans la CGT et les luttes qu’elle a menées pour vaincre les résistances patronales sur ce sujet.

Notre époque n’échappe pas à la règle et quelques soient les résultats, les travailleurs devront lutter encore plus fort : soit pour empêcher la mise en œuvre des programmes destructeurs d’un vainqueur issu du camp du capital, soit pour imposer une réelle mise en œuvre d’un programme progressiste annoncé.

Cette évidence rappelée cela ne veut évidemment pas dire qu’il y a un trait d’égalité entre tous les candidats et que l’on pourrait faire comme si rien ne changera quelle que soit la majorité de gouvernement. Plus encore nous savons que le score d’un candidat favorable au camp des travailleurs aide le rapport de force selon le juste mot, en 1975, de Yvon Chotard alors dirigeant du syndicat patronal : « on ne fait pas la même politique avec un parti communiste à 20% ou à 10% ».

Refuser de voter ?

Bien sûr 40 ans plus tard nous ne sommes pas dans la même situation et de ce fait, d’aucuns, peuvent considérer qu’il n’y a pas lieu de voter en l’absence du programme communiste qu’ils appellent de leurs vœux, porté par le candidat d’un parti de la classe ouvrière de notre temps.

[…]

Par: Citoyen18.

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

 

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Publié le par "Citoyen 18"
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Faut-il croire les SONDAGES ? Selon l’un d’entre eux MÉLENCHON rattrape FILLON

Présidentielle : Macron et Le Pen toujours en tête, Mélenchon rattrape Fillon, selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions

En deux semaines, Jean-Luc Mélenchon gagne 3,5 points, quand Benoît Hamon en perd autant. François Fillon, lui, reste distancé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

A dix-sept jours du premier tour de l'élection présidentielle, difficile de pronostiquer un ordre d'arrivée ! Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions*, publié jeudi 6 avril, Emmanuel Macron (25%) et Marine Le Pen (24%) font toujours la course en tête. Le faible écart qui les sépare se situe cependant dans la marge d'erreur. François Fillon, en revanche, apparaît toujours distancé, ne recueillant que 18% des intentions de vote.

Plus inquiétant encore pour le candidat de la droite : la remontée de Jean-Luc Mélenchon amorcée début mars se confirme. Après avoir gagné 1,5 point entre le 9 et le 23 mars, passant de 12% à 13,5%, le candidat de la France insoumise fait un nouveau bond, gagnant 3,5 points supplémentaires pour atteindre la barre des 17%. Autrement dit, si le scrutin avait lieu dimanche, et toujours au regard de la marge d'erreur, Jean-Luc Mélenchon pourrait arriver devant François Fillon et terminer à la troisième place.

Cette progression du leader de la France insoumise se fait au détriment de Benoît Hamon. Après avoir perdu 1,5 point à la mi-mars, le candidat socialiste perd 3,5 points supplémentaires, et ne recueille plus que 9% des intentions de vote […]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Présidentielle : Macron et Le Pen toujours en tête, Mélenchon rattrape Fillon, selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions

Présidentielle : Macron et Le Pen toujours en tête, Mélenchon rattrape Fillon, selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions

A dix-sept jours du premier tour de l'élection présidentielle, difficile de pronostiquer un ordre d'arrivée ! Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions*, publié jeudi 6 avri...

http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/pres

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Publié le par "Citoyen 18"
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Les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une grille de lecture à la décomposition de la scène politique française. Selon eux, la crise actuelle est l’aboutissement d’une vieille incapacité des gouvernants à forger des alliances majoritaires dans le corps social, en appui à la libéralisation du modèle social. 

Le scrutin présidentiel de 2017 est déjà pressenti comme historique, au moins dans le sens où les repères habituels ont disparu, dans un climat de « confusion généralisée » et dans l’attente d’une configuration politique probablement inédite au soir du 23 avril. Dans les enquêtes d’opinion, les deux candidats des partis piliers de la Ve République réunissent moins de 30 % des intentions de vote. C’est nettement moins que les 36 % obtenus par Chirac et Jospin en 2002, avec cette différence supplémentaire que l’un des deux avait accédé au second tour. Il n’y a rien de moins certain – c’est une litote – en ce qui concerne François Fillon et Benoît Hamon.

Cherchant à donner du sens à cette situation à première vue chaotique, les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini fournissent, avec L’Illusion du bloc bourgeois, une grille de lecture fondée sur plusieurs années de recherches en commun. Au cœur de cette grille de lecture, figurent les déterminations réciproques entre les attentes présentes dans le corps électoral, les stratégies poursuivies par les gouvernants dans la conquête et l’exercice du pouvoir, et les grandes dynamiques économiques. Issues de ces déterminations et pesant sur elles, les institutions, comprises au sens large comme les règles du jeu social, « cristallisent durablement certains compromis sociopolitiques ».

Bruno Amable, professeur à l'Université de Genève Bruno Amable, professeur à l'Université de Genève

S’il y a toujours une sélection entre les intérêts en présence (certains sont satisfaits, d’autres sont subordonnés et mis « hors jeu » du conflit politique), la stabilité est assurée dès lors qu’une stratégie de médiation recueille la loyauté durable de groupes sociaux majoritaires. Lorsque les gouvernants n’arrivent plus à reproduire leur légitimité, et que les institutions en place ne les aident pas non plus à modifier les alliances traditionnelles sur lesquelles ils s’appuient, une situation de crise politique se développe. Le système se grippe en l’absence de « bloc social dominant [...] dont les attentes sont suffisamment satisfaites par les politiques publiques ». Il en résulte une instabilité aux manifestations plus ou moins spectaculaires. C’est précisément l’interprétation que font Amable et Palombarini du moment présent.

Selon eux, la campagne présidentielle de 2017 apparaît comme l’aboutissement, sinon la phase terminale, d’un processus de désagrégation des blocs traditionnels de droite et de gauche. Comme nous le soulignions lors des départementales de 2015, les bouleversements de l’ordre électoral français ne peuvent en effet se comprendre sans remonter au délitement pluridécennal des cultures politiques de la gauche de classe et de la droite postgaulliste, impuissantes face au chômage de masse et aux nouvelles insécurités sociales. Amable et Palombarini, qui mettent également en avant l’intérêt d’une telle « perspective longue », font le récit d’un décrochage des composantes populaires des alliances de droite et de gauche à partir des années 1980.

Quarante années de délitement des blocs sociaux de droite et de gauche

À droite, indépendants et petits entrepreneurs ont attendu des politiques de libéralisation du marché du travail radicales, que les salariés du privé ont au contraire tenté d’empêcher, tout en restant hostiles à l’interventionnisme d’État. À gauche, le tournant de 1982-83 a creusé un fossé entre les fractions les plus diplômées et insérées sur le marché du travail, qui verront plutôt d’un bon œil la substitution de l’horizon européen à celui du socialisme, et les fractions les plus populaires subissant les restructurations industrielles et les conséquences de la désinflation compétitive sur l’emploi. Faute de répondre aux attentes contradictoires de leurs appuis traditionnels, les dirigeants français ont mené une politique correspondant dans son contenu à un « bloc bourgeois » minoritaire, auquel ils ont été incapables de donner une viabilité politique.

Les auteurs expliquent bien comment le capitalisme français, comme d’autres capitalismes continentaux marqués par des compromis capital-travail au plus haut niveau, s'est peu à peu aligné sur un modèle anglo-américain plus libéral, privilégiant davantage la centralité de la norme concurrentielle, la flexibilité du rapport salarial, la finance de marché et la rentabilité à court terme des entreprises. Si les responsables politiques n’ont touché qu’avec prudence aux équilibres existants, ce fut au prix d’une incohérence croissante de l’organisation générale de l’économie nationale, les auteurs évoquant un défaut de « complémentarité » entre des institutions gouvernées par des logiques différentes. Cette adaptation peu concluante du modèle social français à la compétition globale et aux impératifs de l’intégration européenne a eu pour prix « l’exclusion des classes populaires de l’échange politique entre soutien électoral et défense des intérêts socio-économiques ».

Stefano Palombarini, maître de conférences à l'université Paris 8 Stefano Palombarini, maître de conférences à l'université Paris 8

Les classes populaires, insistent les auteurs, ont été perdantes aussi bien sur le plan matériel, dans la mesure où leur situation a stagné ou s’est dégradée, que sur le plan symbolique, dans la mesure où leurs valeurs et attentes ont été disqualifiées par tout un pan du champ intellectuel et médiatique. Les auteurs voient cependant dans les progrès de l’abstention, qui aurait atténué les conséquences de la désaffection des classes populaires vis-à-vis du jeu politique, une des raisons de la survie des forces politiques traditionnelles depuis les années 1980. En même temps, l’alternance récurrente entre droite et gauche sur la même période constitue pour eux un indice de cette reproduction impossible de la légitimité des gouvernants. Si l’on filait une métaphore géologique à laquelle ils ne se risquent pas, les tensions se sont accumulées, comme autant de forces pouvant être libérées à l’occasion d’un séisme.

Ceux qui s’intéressent au déclin des grands partis de gouvernement en Europe, depuis la chute des taux de croissance de l’après-guerre, retrouveront dans le livre une périodisation familière. De fait, la politique du bloc bourgeois n’a nulle part permis de stabiliser des alliances majoritaires aussi bien que dans les décennies précédentes. En Italie, les compromis sauvegardés par l’appareil démocrate-chrétien jusqu’aux années 1980 ont fini par être liquidés, conduisant à la restructuration du champ politique à l’occasion des affaires de corruption soulevées par l’opération « Mains propres ». En Suède, les sociaux-démocrates avaient constamment élargi leur assise sociale des années 1930 aux années 1970, jouant un rôle de parti prédominant comme il y en eut peu d’équivalents dans le monde. Avec l’entrée en crise de ce modèle, le paysage politique est devenu plus fragmenté et concurrentiel. Même en Allemagne, davantage préservée que la France en raison de sa situation plus favorable dans la division internationale du travail, les soutiens cumulés au CDU et au SPD se sont réduits au fil du temps.

Par Fabien Escalona

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La CGT "alerte" vendredi les travailleurs contre le Front national, à un mois du premier tour de l'élection présidentielle

 
La CGT "alerte" les travailleurs contre le Front national
 
Le syndicat, qui demande une hausse des salaires, l'abaissement à 32 heures de la durée légale du travail, des moyens pour les services publics et une Europe sociale, se félicite dans un communiqué que "pour une part, ces propositions soient reprises par certains candidats".

"Nous alertons le monde du travail contre ceux, à l’extrême droite, dont le FN est l’un des porte-drapeaux, qui prônent la division des travailleurs du fait de leur origine, leur statut ou leur situation sociale", poursuit la CGT.

Elle ajoute que "ceux qui veulent faire porter au syndicalisme la responsabilité des problèmes de notre pays, jouent à un jeu dangereux".

"Restreindre le rôle et la place du syndicalisme en imposant de nouvelles règles de démocratie sociale, en favorisant la création de pseudo syndicats ou d’associations pour accompagner les décisions patronales ou gouvernementales, ce n’est pas un signe de modernité et cela dessert l’intérêt des salariés", poursuit la CGT. "Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur."


Reuters/Capital

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Le monde des AFFAIRES, au sens propre comme au sens figuré, présent au deuxième tour de la PRÉSIDENTIELLE

Par Roger Colombier sur son blog :

Le candidat officiel du PS, Benoît Hamon, empêche le candidat de la France insoumise d'être présent au second tour, le candidat officieux de l'Elysée et de la nomenklatura social-démocrate, Emmanuel Macron, arrive, lui en tête avec 23,9% des suffrages exprimés. L'extrême droite sera présente au deuxième tour, le 7 mai 2017, ayant obtenu 21,4%.

La droite, dirigée par François Fillon, qui administre le pays depuis 1958, en alternance avec le PS, est sèchement éliminée dès le premier tour. Benoît Hamon obtient lui 6,5% des suffrages exprimés, tout juste un peu mieux que Gaston Deferre à la présidentielle de 1969 (5,1%) quand le candidat Pcf enregistrait 21,7% au premier tour.

Et lu dans le Huffington Post: "Sur les coups de 19 heures, en même temps que les premières estimations fiables annonçaient le duel Macron-Le Pen, le taux de change de l'euro a bondi face au dollar et à la livre sterling. La monnaie unique a connu une hausse instantanée de près de 2% face au dollar. La plus forte hausse en une journée depuis le mois de décembre. (...) La configuration actuelle du deuxième tour a permis à l'écart entre les taux des dettes française et allemande (celle de référence) de se resserrer brutalement. Il est au plus bas depuis janvier. "

"Bonnet blanc et blanc bonnet", disait Jacques Duclos, candidat communiste à la présidentielle de 1969 en préconisant l'abstention au 2e tour dans la confrontation entre 2 hommes de droite. En 2017, comparaison n'est pas raison. L'extrême droite au cours de son histoire n'a jamais agi pour le bien du peuple : de l'affaire Dreyfus aux ligues factieuses de 1934, à la collaboration avec l'Allemagne nazie avec le patronat français, aux sanglantes méthodes de l'OAS lors de la guerre en Algérie, etc.

Pour autant, une prétendue union sacrée pour y faire barrage, en appelant à voter pour un ex-banquier d'affaires chouchou de l'Elysée socialiste, ne règlera pas le problème majeur que plus de 7 millions de citoyens français se reconnaissent dans la candidate de l'extrême droite.

Au lieu de pianoter tranquilou sur les réseaux sociaux en traitant ces électeurs de fascistes, même si certains en sont, il faudrait mieux combattre dans la cité et les entreprises cette désespérance véritable, cette même désespérance qui a fait applaudir Philippe Pétain en sauveur de la France en juillet 1940. Ce n'est que dans les batailles sociales, dans la lutte des classes autour d'un programme résolument anticapitaliste, que les jours seront heureux demain.

Le 7 mai 2017, je ne bêlerai pas dans un front soi-disant républicain : je m'abstiendrai devant un déni de démocratie qu'est la 5e République avec son président disposant de tous les pouvoirs sans jamais rendre de comptes au peuple souverain.

Sinon, je ne vois que ça :

 

Le monde des AFFAIRES, au sens propre comme au sens figuré, présent au deuxième tour de la PRÉSIDENTIELLE

SOURCE:

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Capture d'écran France 2

Capture d'écran France 2

Retraite à 65 ans, 39 heures... François Fillon malmené par des personnels hospitaliers durant la visite d'un Ephad

Augmentation du temps de travail, retraite à 65 ans, réduction drastique du nombre de fonctionnaires... François Fillon a été dû faire face à de vives critiques, lors d'un reportage tourné dans le cadre de "L'Emission politique" dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes du Val-de-Marne.

Un déplacement tendu. François Fillon a été quelque peu malmené par des personnels hospitaliers, lors d'un reportage tourné dans le cadre de "L'Emission politique" dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad) de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), et diffusé jeudi 23 mars sur France 2. Augmentation du temps de travail, retraite à 65 ans, réduction drastique du nombre de fonctionnaires... Les personnels hospitaliers de cet Ephad, dont plusieurs étaient syndiqués à la CGT, ne manquaient pas de griefs.

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Publié le par "Citoyen 18"
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Alain Lamour (Parti de Gauche)

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