Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
citoyen18.overblog.com

citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

La mobilisation contre le projet de loi travail s’amplifie et s’enracine durablement pour le retrait du projet de loi et l’obtention de nouveaux droits. La détermination des salarié-e-s, jeunes, privé-e-s d’emploi et retraité-e-s est sans faille, comme le démontrent le nombre de manifestants plus nombreux et le nombre d’initiatives dans les entreprises, les sites industriels, les zones commerciales.

La violence des propos tenus par le gouvernement, le mépris à l’égard du mouvement social et son entêtement à ne pas retirer le projet de loi renforce cette détermination. Le Gouvernement n’a plus le choix.

La mobilisation des salarié-e-s, jeunes et privé-e-s d’emploi est aujourd’hui majoritaire, l’opinion publique est massivement défavorable au texte de loi et l’unité des organisations syndicales, représentant du front large et résolu, reste intacte. Des milliers de nouveaux salarié-e-s d’entreprises, des plus petites au plus grandes, de tous secteurs professionnels, sont entrés dans la mobilisation.

De nombreux secteurs professionnels restent engagés, souvent dans un mouvement de grève reconductible, comme dans les raffineries, les centrales nucléaires, les ports, les cheminots, la RATP, les transports, etc…

La CGT appelle à poursuivre et amplifier les mobilisations !

JEUDI 2 JUIN 2016
BOURGES à 10 h 30 – Place Séraucourt
VIERZON à 10 h 30 – Forum République
ST-AMAND à BOURGES – 10 h 30 – Place Séraucourt
ST-FLORENT à 10 h 30 – Place de la République
LA GUERCHE à BOURGES ou à NEVERS

 

En multipliant et en soutenant les actions décidées avec les salarié-e-s et en créant les conditions de la réussite d’une puissante manifestation nationale le 14 juin à Paris.

Un ou deux cars partirons de Vierzon , penser des maintenant à vous inscrire à l’UL CGT Vierzon .

Pour la participation financière  nous vous tiendrons au courant plus tard .

Inscrivez-vous le plus rapidement possible par mail :          cgt.ul.vierzon@wanadoo.fr

 

 

Publié le lundi 30 mai 2016 par WEBMASTER site CGT UD du CHER

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
« Des PAROLES et des ACTES » : Les français choisis pour DÉBATTRE avec MÉLENCHON posent PROBLÈME…

Le député euro­péen a abordé jeudi soir (26 mai 2016) le sujet épineux de la loi travail dans Des Paroles et Des Actes. Le choix de France 2 concer­nant ses inter­lo­cu­teurs a fait jaser.

LIEN VERS L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

#Actualité politique

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire
photo d'illustration

photo d'illustration

Ce qui domine c’est non seulement la fatigue après un hiver éprouvant mais quelque chose qui ressemble à de la colère. Ce qui a déclenché le ras le bol de ce moment ça a été la phrase de Manuel Valls: « Cela fait 100 ans que vous vous trompez! » Phrase méprisante adressée à un très beau discours d’André Chassaigne, tandis qu’à la tribune, Bartolone ricanait. Oui ce même Bartolone avec lequel récemment Pierre Laurent levait le poing dans une sordide comédie qui ne trompait personne et a consacré la victoire de la droite dans la région parisienne…

« Vous vous êtes trompé depuis 100 ans! » a osé dire Manuel Valls,. Venant du représentant d’un parti qui ne cesse de se déshonorer depuis le choix de l’Union sacrée et de la boucherie de la première guerre mondiale, un parti qui a refusé de soutenir la République espagnole, qui a mené « l’étrange défaite » en mettant en prison les communistes avant même les nazis, un parti qui s’est fait plus que discret pendant la Résistance et auquel à la Libération on a dû inventer un passé pour donner du corps à des alliances, jusqu’à ce que sur ordre des américains il nous chasse du gouvernement,  un parti socialiste, une vieille SFIO, qui a mené une politique au service des trusts pour construire l’Europe, et quand se hissant sur la force des communistes pour mieux les abattre,  Mitterrand a été élu, il a choisi jusqu’au bout d’entretenir des amitiés putrides avec Bousquet et de développer une cour d’affairistes, et il a fait  monter le FN par calcul politicien, Mitterrand, flanqué de Guy Mollet  qui ont mené les guerres coloniales, allant jusqu’à faire exécuter Fernand Iveton, un militant communiste se battant pour l’indépendance de l’Algérie, pourquoi ? Pour aller à l’ONU crier au complot communiste pour défendre le colonialisme et la torture en Algérie… Un parti qui a  choisi son camp dans toute la guerre froide, celui de la répression des grévistes avec Jules Moch et quand cette gauche-là est venue au pouvoir avec Mitterrand, elle a détruit l’industrie française, utilisé les nationalisations pour créer une nouvelle génération de milliardaires.

Grâce au parti socialiste et plus généralement à la social-démiocratie européenne, le néolibéralisme qui a été imposé à des continents entiers par la torture, l’assassinat comme en Amérique latine, a été mené en France par un gouvernement socialiste.

Un parti qui n’a cessé de transformer les institutions dans le sens d’un pouvoir personnel et d’un coup d’Etat permanent et qui continue aujourd’hui en accélérant le démantèlement du service public et du code du travail, qui poursuit sur la lancée des guerres coloniales en portant le désordre fasciste partout… sous prétexte de le combattre… Un parti qui a signé tous les mauvais coups européens et poursuit avec le Tafta…  Un parti qui ose mettre en prison celui qui se bat pour la défense de son emploi mais qui laisse leurs émoluments à celui qui fraude le fisc… Un parti aussi dangereux que destructeur de toute idée de progrès social, un parti qui fait le lit du fascisme dont il fait son ultime rempart. Un parti qui ose nous accuser de mêler nos voix à celles de la droite pour empêcher leur mauvais coup contre le code du travail et qui ne craint pas d »offrir à cette même droite le Nord, le Pas de calais et la région PACA…

Que ces gens là osent nous insulter est déjà immonde, mais qu’il existe désormais des dirigeants communistes prêts à tout accepter et même en redemander est intolérable. Que ces dirigeants là n’aient rien dit quand ce foutriquet de Hollande a refusé les honneurs du panthéon à la Résistance communiste est une lâcheté. Mais cette lâcheté là est dans le prolongement de celle qui depuis plus de 20 ans nous fait entériner comme parole d’évangile toutes les horreurs dites sur le rôle de l’Union soviétique, sur cette expérience et dautres. Il ne s »agit même plus dune estimation contrastée, il s’agit d’emboîter le pas pour le passé, le présent, l’avenir à toutes les caricatures des révolutions et du socialisme comme expérience historique. Que quelqu’un proteste et il est aussitôt taxé de « stalinisme », alors que plus personne ne sait très bien ce que cela veut dire sinon que nous serions des dictateurs en puissance, les seules fois où il y a eu prise de pouvoir… Quelle cadeau nous faisons à la bourgeoisie, nous accomplissons le travail à sa place.

Je ne parlerai pas de mon expérience, la mienne et celle d’autres militants qui ont voulu simplement défendre leur passé et leur honneur de communiste, que l »on sache simplement la somme des humiliations, des souffrances, des insultes que nous avons endurées no seulement de la part des adversaires mais des clans qui désormais se battent pour savoir à qui liquidera le premier.

J’ai vu ce parti être la proie de divisions que rien ne justifie si ce n’est l’égo surdimensionné de gourous qui ont oublié pour quoi ils se battaient… Pourtant dans ce désert général, il a suffi du vote d’un 49.3 pour que l’on voit qu’il n’y a que les communistes. Oui mais voilà personne ne peut abattre un communiste, il n’y a que lui qui puisse faire ce travail et croyez moi depuis 20 ans il y met le paquet, il s’offre à toutes les insultes, tous les coups…cela ne serait rien si cet abandon ne coïncidait pas avec la dégradation générale de la vie politique française, la montée des violences comme réponse à l’ignominie de ceux qui nous gouvernent… En vous trahissant vous mêmes, vous trahissez notre peuple, les exploités, les jeunes, tous ceux qui n’en peuvent plus de ce monde là…

J’ai intitulé ce blog Histoire et société, parce que je ne supporte pas le négationnisme ambiant, tous les négationnismes. je vais vous dire le fond de me pensée, quand Valls répond au très bon discours d’André Chassaigne que nous nous sommes trompés depuis cent ans, il ne fait qu’utiliser la manière dont les communistes eux-mêmes ont accepté de voir dénaturer leur passé.

Par: Danielle Bleitrach

 

SOURCE:

 

#Tribune libre

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
Appel du CCN aux syndicats et aux militants de la CGT [le 24 mai 2016]Appel du CCN aux syndicats et aux militants de la CGT [le 24 mai 2016]
source : la cgt
source : la cgt

source : la cgt

N.B. = Le Comité Confédéral National (CCN - 300 membres) réunit les représentants des départements, régions et fédérations et constitue le « parlement » de la CGT.

 

#Actualité sociale

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Dans son bureau de l'hôtel Matignon, Manuel Valls, ostensiblement détendu et fidèle à son personnage, affiche sa fermeté. Dialoguer avec Philippe Martinez? Oui. Il l'a d'ailleurs encore fait samedi matin en téléphonant à l'ensemble des leaders syndicaux, les "réformistes" comme les autres. Mais remettre en question la loi El Khomri? Non. Pas question de céder à la rue, ni aux surenchères de la CGT, encore moins à la violence.

"Nous sommes dans un moment crucial, dit le Premier ministre au JDD. C'est l'idée même de réforme qui se joue. Il s'agit d'une clarification dans le syndicalisme, d'une clarification à gauche, d'une clarification dans la société française." Valls n'hésite pas à parler d'une "bataille identitaire pour tous les protagonistes et pour la France". "Notre pays a un problème avec l'idée de réforme", insiste-t-il. Le Premier ministre pèse ses mots : "La France doit pouvoir se démontrer à elle-même qu'elle est capable de se réformer."

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Seulement voilà : le sondage réalisé par l'Ifop pour le JDD confirme que le chef du gouvernement – droit dans ses bottes, cinglent ses adversaires de gauche – est loin d'avoir partie ­gagnée. Surtout s'il maintient que la bonne solution, c'est effectivement de ne plus bouger en attendant que les Français, par lassitude ou par conviction, basculent et finissent par lui donner raison.

Que souhaitez-vous? a demandé en effet l'Ifop à un échantillon représentatif. 13% seulement des sondés répondent : que le projet El Khomri reste "en l'état" ; 46% souhaiteraient son retrait (dont 51% des "sympathisants de gauche") ; et 40% attendent (au minimum) qu'il soit retravaillé, donc modifié.

Deuxième question de l'Ifop en forme de pronostic cette fois : à votre avis, que va faire le gouvernement? Cette fois, les sondés, ayant en quelque sorte intériorisé le niet actuel du couple exécutif Hollande-Valls, ne sont plus "que" 14% à imaginer que le gouvernement va retirer le projet purement et simplement. Mais, à défaut, ils sont maintenant 57% à penser qu'il sera "modifié".

La promotion de la loi El Khomri est ratée:

La troisième question de l'Ifop n'est pas moins révélatrice des ­attentes contradictoires d'une opinion un peu perdue qui donne le sentiment de chercher à quoi se raccrocher. Quand on demande aux Français qui doit décider dans les entreprises du temps de travail, qui sort en tête? Le bon vieux Code du travail, lourd et illisible. Avec lui, on sait au moins, dans la confusion générale, à quoi on a affaire, laissent entendre 43% des sondés (dont 49% des sympathisants de gauche).

Trois leçons se dégagent de ce sondage au moment où François Hollande a compris qu'il va lui falloir, sans céder sur la loi El Khomri, nourrir ailleurs le dialogue social, donc donner aux partenaires sociaux du grain à moudre. 1. La promotion de la loi El Khomri est ratée. 2. La gauche est aujourd'hui coupée en deux. Avec un électorat populaire qui s'éloigne : 66% des ouvriers souhaitent ainsi le retrait pur et simple de la loi. 3. Si près de la présidentielle, le chef de l'État n'a plus à attendre le moindre "cadeau" d'une droite qui, à l'image de Nicolas Sarkozy, le canonne désormais. 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Les manifestations de jeudi ont donné lieu à de nouvelles violences policières. À Paris, au moins deux personnes ont été grièvement blessées à la tête. L'IGPN a été saisie de l'un des deux cas. La police des polices a aussi été saisie à Caen, où un jeune homme a été frappé au sol par des policiers. À Toulouse, la vidéo d'une jeune femme bousculée tourne en boucle sur les réseaux sociaux.

« Il n'y a aucune consigne de retenue, aucune consigne de ne pas interpeller, aucune consigne de ne pas aller jusqu'au bout pour ne pas appréhender les casseurs », avait martelé Manuel Valls, le 19 mai, chez RTL. On s’en doutait un peu. Jeudi, l’absence de « consignes de retenue » des forces de l’ordre s’est une nouvelle fois confirmée lors des manifestions contre la loi sur le travail.

Le jet, non réglementaire, d’une grenade de désencerclement par la police a fait un blessé grave, jeudi soir à Paris, près de la porte de Vincennes. Et de multiples charges ont été conduites place de la Nation, lieu d’arrivée de la manifestation, par les unités de CRS et de gendarmes mobiles. Selon un bilan obtenu par Mediapart, une quarantaine de personnes ont été blessées, et trois manifestants touchés par des tirs de Flash-Ball, dont un à la mâchoire.

À Caen, un manifestant a été roué de coups à terre. À Toulouse, des agents de la BAC ont interpellé une jeune fille en la tirant par sa queue-de-cheval, et une passante a été jetée à terre par un membre d’une compagnie d’intervention. Autant de pertes de contrôle, d’infractions à la déontologie.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’exprimant sur l’incident de la porte de Vincennes, a fait savoir qu’il venait de demander une enquête administrative afin d’établir les circonstances de l’usage de cette grenade. Le parquet de Paris a ouvert de son côté une enquête judiciaire qu’il a confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Plusieurs vidéos de l’incident de la porte de Vincennes permettent de reconstituer précisément les circonstances de l’usage de sa grenade par le policier, ainsi que son geste, qui a conduit à faire rouler la grenade dans les pieds des personnes attroupées, à l’angle du cours de Vincennes et de la rue du Général-Niessel. Sur ces vidéos, on voit cinq fonctionnaires en uniforme noir, des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI), longer un muret et s’engouffrer dans un jardinet. À cet endroit, un groupe de policiers s’était déjà mis à l’abri après avoir interpellé un lycéen dans un bus, au moment où des manifestants de Solidaires se dispersaient sur le cours de Vincennes.

S’ils étaient en présence d’une foule mécontente mêlée à de nombreux journalistes, les policiers ne subissaient aucune violence, ni jet de projectile. « Ils n’étaient pas attaqués, ni encerclés, analyse le journaliste Gaspard Glanz, de l’agence Taranis News, qui a mis en ligne l’une des vidéos. Et surtout, il lance la grenade sans regarder où il la lance. La victime l’a donc prise à la tête à un mètre de distance. »

 

 

Selon un témoignage recueilli par Mediapart, parmi la centaine de personnes qui se trouvaient sur place, il n’y avait pas de manifestants masqués prêts à en découdre mais de simples manifestants qui criaient « Libérez nos camarades ! ». « La foule n’était pas du tout hostile », insiste ce jeune homme qui a souhaité rester anonyme. Selon son récit, tout a commencé place de la Nation au moment de la dispersion. Les manifestants sont sortis du côté du cours de Vincennes; or les policiers, qui venaient de procéder à une interpellation sur la place, détenaient la personne arrêtée dans un camion juste après la sortie. « Du coup, les gens sont restés ici en demandant sa libération », indique notre source. « Une rumeur a voulu que ce soit un membre de Solidaires, donc, quand les membres de ce syndicat sont arrivés à leur tour, ils sont aussi restés. »

La police a alors repoussé tout le monde vers le cours de Vincennes, créant de facto une manifestation sauvage. Des camions des forces de l’ordre ont alors devancé ce groupe de manifestants pour l’arrêter, procédant dans la foulée à une arrestation avant de se réfugier dans un immeuble. L'état de santé du jeune homme blessé à la tête n'était pas stabilisé samedi matin, selon des informations du Monde. Le jeune homme n'a pas pu être entendu par des enquêteurs. 

Gaspard Glanz a filmé, jeudi, d’autres personnes blessées aux jambes place de la Nation par des éclats métalliques de grenade. « Ce sont des grenades explosives de vieille génération, poursuit-il. Elles ont été utilisées à Strasbourg ou à Sivens. Leur tube est entouré d’une couche de plastique et de métal, et leurs éclats percent et s’incrustent sous la peau. »

Plus d’une quarantaine de personnes ont dû être soignées à Paris tout au long du cortège, en particulier place de la Nation. Selon diverses sources, quatre personnes ont souffert en raison de grenades de désencerclement, sans compter les deux personnes blessées à la tempe, la première à Nation, la seconde cours de Vincennes. Trois personnes ont par ailleurs été blessées par des tirs de LBD, deux à l’abdomen et une à la mâchoire. « Certaines personnes avaient de véritables trous assez profonds, et non pas de simples plaies », nous indique une personne témoin de ces incidents.

Les stratégies du maintien de l’ordre ont varié lors de la manifestation parisienne. La présence policière a en effet été limitée le long du cortège, malgré l’assaut de certaines vitrines, mais elle a été renforcée à l’arrivée, place de la Nation. Des unités de CRS, des gendarmes mobiles et des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI) ont multiplié les charges sans coordination apparente. « Les CSI sont utilisées pour les violences urbaines, dans les quartiers, explique un fonctionnaire. Ils ont fait du “rentre-dedans”. Il y a eu visiblement des bisbilles entre policiers et gendarmes. » La place de la Nation avait été coupée en deux, et fermée sur les avenues en direction de République, formant une « espèce d’entonnoir ». Police et gendarmes ont fait des charges multiples, par petits groupes, pour interpeller ou simplement disperser les manifestants sur la place (voir ici la vidéo de Taranis News sur les incidents place de la Nation).

Plus tôt, la tentative de sortie de la tête du cortège vers la rue de Chaligny a donné lieu aux premières charges. « Ils ont nassé les manifestants rue de Chaligny, puis ils ont comprimé la nasse et ils ont gazé, c’est non réglementaire ça, c’est de la torture », commente un journaliste lui aussi bloqué. « Ils ont été surpris quand les types sont allés rue de Chaligny, analyse un fonctionnaire. Ils ont essayé de les bloquer et ils se sont aperçus qu’ils n’avaient pas les moyens de gérer la suite. » Un autre incident a fait frémir les témoins, et manifestants, cour Saint-Éloi. « Un flic s’est fait repérer, il n’a pas hésité à sortir son revolver, soupire un fonctionnaire. On est passé à deux doigts de la bavure. » 

La situation était également tendue en province. À Toulouse, une vidéo a largement circulé vendredi, dans laquelle on voit une jeune femme malmenée par un CRS.

À Caen, l’IGPN a été saisie vendredi après qu’une plainte a été déposée pour « violences commises par une personne chargée de mission de service public ». Lors d’une charge des forces de l’ordre, un homme a été frappé à plusieurs reprises alors qu’il se trouvait à terre. La scène se passe place Gardin et a été filmée.

À Lyon, selon le récit du site Rebellyon, une cinquantaine de personnes ont été blessées au moment de la dispersion place Bellecour. Pendant la manifestation, plus tôt dans la journée, le site signale « au moins une personne blessée par Flash-Ball à la Guillotière, en pleine tête, et un autre aux jambes place du Pont. D’autres personnes blessées par des grenades de désencerclement tirées en masse ».

 

 Par Karl Laske et christophe Gueugneau avec MEDIAPART.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

« Je veux rendre hommage à la CGT pour l'action qu'elle conduit. C'est beaucoup de courage qu'il faut pour essayer de réveiller un pays qui s'est endormi et vit un tel cauchemar. »

 
Jean Lassalle, le centriste qui rend hommage à la CGT
Ce n'est pas une déclaration de Jean-Luc Mélenchon ou de Pierre Laurent. Ce sont les mots du député centriste Jean Lassalle, candidat à la présidentielle. À l'occasion d'un débat sur une proposition de loi du Front de gauche, l'élu des Pyrénées-Atlantiques, en retrait du MoDem, a tenu à rendre un hommage appuyé à la CGT en ce jour de grèves et de manifestations : « Un mot qui, a souligné Jean Lassalle, ne va pas être très populaire aujourd'hui et ne va pas m'ouvrir les plateaux de télévision. »

Mais Lassalle n'a pas été avare en hommages ce jeudi. Celui qui avait signé la motion de censure « de gauche » qui a échoué à deux voix près à être déposée a aussi tiré un coup de chapeau au... gouvernement ! « Vous avez tant de difficultés à essayer d'assumer une politique qui est difficile – certainement pas celle qu'il faut, du reste, je le pense –, mais au moins avez-vous le courage et le mérite de la proposer ». En matière de détermination, l'homme s'y connaît : il avait fait une grève de la faim dans la salle des Quatre Colonnes pour empêcher la « délocalisation » d'une usine située d'une vallée pyrénéenne vers la plaine de Pau. Il avait aussi fait un grand voyage à pied à la rencontre des Français.

Jean Lassalle a enfin donné son soutien au texte des députés communistes, qui vise à encadrer les rémunérations dans les entreprises. « C'est un moment symbolique, mais je crois que c'est une prise de conscience que nous devons avoir tous ensemble » à l'égard des très hauts salaires, a-t-il dit.
 
Par: Citoyen18.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Où va la CGT?  Dans le mur ou vers la victoire?  Le chargé du suivi de la loi sur le travail au sein du syndicat répond au pouvoir. « Je ne supporte pas la stratégie de certains leaders CGT radicaux », a dit Myriam El Khomri sur France Bleu Provence, mardi matin, « stratégie portée par une minorité », a renchéri le président de la République sur France Culture. Une partie des médias leur a emboîté le pas, se demandant avec effroi jusqu’où la CGT peut aller, alors même que raffineries et centrales entrent les unes après les autres dans la grève.

Le syndicat, toujours première organisation syndicale du pays, renvoie inlassablement le gouvernement à son propre échec, un 49-3 sur la dernière grande loi sociale du quinquennat, et assure que la grève va s’étendre au-delà des bastions traditionnels. Fabrice Angeï, chargé du dossier « loi Travail » au sein du bureau national de la CGT, revient pour Mediapart sur les risques pour son organisation d’un tel durcissement, les conditions de la votation citoyenne lancée par l’intersyndicale mardi, et enfin l’écho que trouve la mobilisation française à l'étranger. Il met aussi en garde l'exécutif : « Bien sûr qu’on ne sort pas indemne d’un tel rapport de force, mais ça vaut aussi pour le gouvernement. »

Le gouvernement met clairement en scène un affrontement privilégié entre la CGT et lui. Vous seriez « radicaux » et « inconscients », bientôt responsables des chiffres du chômage, selon Stéphane Le Foll. Comment analysez cette tension et que répondez-vous à la critique principale qui vous est adressée, celle d’être minoritaire dans votre positionnement pour une grève dure ?

Fabrice Angeï. D’abord, il faut remettre quelques pendules à l’heure : la CGT est vilipendée, montrée du doigt, mais nous avons aussi été force de proposition, en sortant un code du travail du XXIe siècle, une proposition que l’on a souhaité mettre en discussion mais que le gouvernement n’a jamais voulu examiner. Au contraire, il est passé en force sur un texte qui a contre lui la majorité des salariés et contesté par la majorité des citoyens, en passant par le 49-3.

Myriam El Khomri dit aussi que Philippe Martinez, secrétaire national, a refusé de la rencontrer, ce qui ne jouerait pas en faveur du dialogue que vous évoquez…

Ce n’est pas vrai. Par contre, le projet de loi a bien été déposé sans avoir été discuté et là-dessus, la position des syndicats est unanime. Aujourd’hui, nous demandons simplement que des négociations s’ouvrent non pas sur des « amendements », mais sur tout à fait d’autres bases. Cela dit, il n’est pas question non plus d’un statut quo ou du retrait « point barre », mais bien de discuter d’un autre texte.

Donc si la ministre dit « stop », et ouvre un round de négociation sur un nouveau projet de loi, vous êtes partant ?

Oui, mais je n’entends pas trop la ministre là-dessus, ni ne vois des actes dans ce sens. Revenons sur le fait d’être minoritaire : cette mobilisation est soutenue par les salariés et les citoyens, on ne cesse de le répéter. Ensuite, l’arrêt du travail, si on prend l’exemple des raffineries, est décidé par les salariés, par des votes qui regroupent en général les trois équipes, du jour, du soir, de la nuit, pour une industrie qui tourne en 3×8. Les minoritaires sont en réalité au gouvernement, avec un ministre de l’économie, un premier ministre et un président qui sont en concurrence et sur la ligne de départ pour 2017 et jouent la surenchère au détriment de leur population. Et puis on oublie de dire que plusieurs secteurs appellent à la grève (voir les blocage d'entrepôts d'Amazon), à l’appel de plusieurs organisations syndicales différentes. Avec le soutien d’organisations syndicales européennes, qui ont elles-mêmes vécu des transformations du marché du travail, et nous renseignent sur l’accroissement de la pauvreté et de la précarité.

Lesquelles ?

Des syndicats allemands, belges, italiens… Je rappelle également qu’il y a depuis quelques jours une grève en Belgique et qu’une grande manifestation a eu lieu mardi, contre la réforme du marché du travail, qui s’appelle la loi Peeters, et l’ensemble des organisations syndicales étaient présentes. Vous changez Peeters par El Khomri et on y est : il s’agit donc bien d’une action concertée, au niveau national et européen, pour plus de dumping social et de mise en concurrence des salariés.  

Néanmoins, en France, la mayonnaise prend pour le moment dans les grands bastions CGT que sont la chimie, les portuaires, la raffinerie, les cheminots… Des secteurs où l’industrie fonctionne encore avec de grands corps ouvriers. Au-delà, il y a un certain nombre d’entreprises où la grève n’est pas un sujet. Surenchère gouvernementale ou pas, est-ce que cela ne dévoile pas les limites de votre organisation et de votre stratégie ?

Là où nous sommes au contact des salariés, le texte de loi est plus facile à expliquer et les actions plus faciles à mener, c'est sûr. Mais là encore, il faut entendre les retours du terrain : quand on sait que 40 % des salariés disent avoir peur de se syndiquer en prévision des mesures de rétorsion ou de répression, tout concourt à une telle situation. Ensuite, il y a aussi tout ce qu’on ne voit pas, les entreprises où il n’y a pas de représentation syndicale, qui se sont pourtant mises en grève. Des cadres qui appellent l’Ugict, l’organisation CGT qui leur est dédiée, pour demander comment on se met en grève, selon quelles modalités… On observe, dans les entreprises lors des journées de mobilisation, des prises de RTT ou de congés pour venir manifester. Au bout du compte, comment fait-on pour comptabiliser tout ça, tout ce qui est petit et peu visible par vous les médias ? Enfin, quand on a une pétition qui a recueilli plus de 1 million de signatures, c’est un vrai signal sur le fond, qui n’est pas non plus pris en compte. C’est pour toutes ces raisons que l’intersyndicale va organiser prochainement une votation citoyenne, afin de permettre à l’ensemble des salariés, que l’on soit présent ou pas dans les entreprises, de s’exprimer.

Cette votation veut-elle dire que vous prenez acte du fait que vous devez faire valider votre position ?

Non, cela veut plutôt dire qu’il y a une expression majoritaire contre ce projet de loi qui n’est pas entendue. On veut donc la matérialiser, contrairement au gouvernement qui n’a pas fait voter le projet de loi et qui a utilisé le 49-3. On va faire voter dans les entreprises, les associations de retraités ou des privés d’emploi pour démontrer que les salariés rejettent ce projet, toujours dans cette idée de maintenir la pression et d’élargir au maximum le mouvement. À moins que le gouvernement ne choisisse la sagesse et ne retire le texte.

Quelles vont être les modalités d’une telle votation ?

Une profession de foi, un vote, des urnes, dans les entreprises, tout cela contrôlé par les organisations syndicales, comme on l’avait fait pour la votation sur La Poste. Jeudi 26 mai, l’intersyndicale doit valider l’argumentaire puisqu’il ne s’agit pas seulement de la CGT dans cette histoire, contrairement à ce qui se raconte. Ensuite, on pourra lancer très vite la votation, afin d’avoir des résultats significatifs pour la prochaine journée de mobilisation, le 14 juin.

Par:Mathilde Goanec et MEDIAPART.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé mercredi le «chantage» de Total au lendemain de l’annonce par son PDG de son intention de «réviser sérieusement» les investissements prévus en France en raison du blocage de raffineries par des opposants à la loi travail.

Philippe Martinez (CGT) dénonce le «chantage» de Total
«A chaque fois c’est le même chantage. Total est une entreprise qui est au bord de la faillite (...), des actionnaires qui vont bientôt être SDF», a ironisé le secrétaire général de la CGT sur France Inter.

Mardi, Patrick Pouyanné, le PDG du groupe Total, a déclaré que le blocage total ou partiel de cinq raffineries allait conduire le groupe français à «réviser sérieusement» les plans d’investissement «dans l’ensemble de ses sites en France».

«C’est scandaleux de prendre à chaque fois ce prétexte. Les salariés veulent des investissements, ils veulent des conditions de travail dignes de notre époque», a ajouté M. Martinez.

Interrogé sur les conséquences des mouvements de grève annoncés dans les centrales jeudi et de possibles baisses de charges électriques, le numéro un de la CGT est resté prudent.

«Il y a eu un appel à la grève, il va y avoir des assemblées générales comme ça se fait dans toutes les entreprises et nous verrons comment se développe» le mouvement, a-t-il dit.

«Tant que le gouvernement refuse de discuter, il y a des risques que le mobilisation s’amplifie», a-t-il poursuivi.

Les syndicats opposés à la loi El Khomri, la CGT et FO en tête, appellent à une huitième journée de grèves et de manifestations partout en France jeudi pour réclamer le retrait du texte.
Par: Nicolas Maury.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog