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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS

Dans son bureau de l'hôtel Matignon, Manuel Valls, ostensiblement détendu et fidèle à son personnage, affiche sa fermeté. Dialoguer avec Philippe Martinez? Oui. Il l'a d'ailleurs encore fait samedi matin en téléphonant à l'ensemble des leaders syndicaux, les "réformistes" comme les autres. Mais remettre en question la loi El Khomri? Non. Pas question de céder à la rue, ni aux surenchères de la CGT, encore moins à la violence.

"Nous sommes dans un moment crucial, dit le Premier ministre au JDD. C'est l'idée même de réforme qui se joue. Il s'agit d'une clarification dans le syndicalisme, d'une clarification à gauche, d'une clarification dans la société française." Valls n'hésite pas à parler d'une "bataille identitaire pour tous les protagonistes et pour la France". "Notre pays a un problème avec l'idée de réforme", insiste-t-il. Le Premier ministre pèse ses mots : "La France doit pouvoir se démontrer à elle-même qu'elle est capable de se réformer."

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Seulement voilà : le sondage réalisé par l'Ifop pour le JDD confirme que le chef du gouvernement – droit dans ses bottes, cinglent ses adversaires de gauche – est loin d'avoir partie ­gagnée. Surtout s'il maintient que la bonne solution, c'est effectivement de ne plus bouger en attendant que les Français, par lassitude ou par conviction, basculent et finissent par lui donner raison.

Que souhaitez-vous? a demandé en effet l'Ifop à un échantillon représentatif. 13% seulement des sondés répondent : que le projet El Khomri reste "en l'état" ; 46% souhaiteraient son retrait (dont 51% des "sympathisants de gauche") ; et 40% attendent (au minimum) qu'il soit retravaillé, donc modifié.

Deuxième question de l'Ifop en forme de pronostic cette fois : à votre avis, que va faire le gouvernement? Cette fois, les sondés, ayant en quelque sorte intériorisé le niet actuel du couple exécutif Hollande-Valls, ne sont plus "que" 14% à imaginer que le gouvernement va retirer le projet purement et simplement. Mais, à défaut, ils sont maintenant 57% à penser qu'il sera "modifié".

La promotion de la loi El Khomri est ratée:

La troisième question de l'Ifop n'est pas moins révélatrice des ­attentes contradictoires d'une opinion un peu perdue qui donne le sentiment de chercher à quoi se raccrocher. Quand on demande aux Français qui doit décider dans les entreprises du temps de travail, qui sort en tête? Le bon vieux Code du travail, lourd et illisible. Avec lui, on sait au moins, dans la confusion générale, à quoi on a affaire, laissent entendre 43% des sondés (dont 49% des sympathisants de gauche).

Trois leçons se dégagent de ce sondage au moment où François Hollande a compris qu'il va lui falloir, sans céder sur la loi El Khomri, nourrir ailleurs le dialogue social, donc donner aux partenaires sociaux du grain à moudre. 1. La promotion de la loi El Khomri est ratée. 2. La gauche est aujourd'hui coupée en deux. Avec un électorat populaire qui s'éloigne : 66% des ouvriers souhaitent ainsi le retrait pur et simple de la loi. 3. Si près de la présidentielle, le chef de l'État n'a plus à attendre le moindre "cadeau" d'une droite qui, à l'image de Nicolas Sarkozy, le canonne désormais. 

 

 

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