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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

Venu à Marseille pour ouvrir le colloque MedCop 21, le président de la République en a profité pour faire un détour par Gémenos (Bouches-du-Rhône) afin de saluer la naissance de Scop Ti (Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions) sur le site de l'ex-usine de thés et infusions de Fralib.

Voici encore quelques semaines, ils n'auraient jamais osé l'espérer. Pourtant, c'est bien François Hollande qui est venu ce 4 juin inaugurer la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scop Ti) et célébrer, selon ses mots, "l'histoire d'une lutte, d'une volonté, d'un espoir" de 1336 jours, initié en réaction contre la délocalisation ailleurs en Europe par le groupe Unilever de la fabrication des thés "Lipton" et des infusions "L'Eléphant". La décision avait provoqué 182 licenciements.

 

"Vous n'avez pas le droit d'échouer"

Le 26 mai, l'entreprise a officiellement lancé ses deux marques, "1336" et "Scop Ti" sur le site même que Fralib occupait autrefois et qu'une partie des salariés s'est évertué à préserver durant quatre ans. "Vous n'avez pas le droit d'échouer", leur a dit le Chef de l’Etat, en rappelant qu'il était venu leur rendre visite alors qu'il était seulement candidat aux primaires socialistes.

"Nous vous soutiendrons encore", a-t-il ajouté, insistant sur les responsabilités qui leur incombaient désormais pour réussir à démontrer, en gagnant des marchés et des clients, que l'unité est durablement viable et "que les emplyés doivent d'abord compté sur eux meme". Le président de la République a visité également l'usine.

La fabrication montera en puissance en juillet afin de proposer les deux marques dans des points de vente à la rentrée de septembre. "1336" sera destinée aux grandes surfaces et Scop Ti aux réseaux spécialisés. Scop Ti emploie 27 personnes et espère doubler son effectif l'an prochain.

Par: J-Ch Barla.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Voici une étude publiée par la Banque de France qui va faire parler d’elle. L’un de ses économistes, Vincent Vicard, a voulu mesurer précisément la façon dont les entreprises françaises manipulent les prix de transfert, les prix auxquels les mêmes filiales d’une multinationale se vendent des biens et des services, afin de minimiser leurs impôts. Et ses résultats sont fort intéressants !

 
Au moins 15% de notre déficit extérieur résulte de la fraude fiscale des entreprises
 
Les multinationales utilisent de nombreuses techniques pour échapper à l’impôt. L’une d’elle consiste à fixer opportunément les prix des biens que s’échangent les filiales d’une même multinationale, de telle sorte à ce que celles situées dans les paradis fiscaux achètent peu cher et revendent très cher, afin d’y concentrer les profits qui seront peu taxés.

Une étude étroite mais détaillée

L’analyse de Vincent Vicard se concentre sur cette seule technique – elle ne cherche pas à mesurer la manipulation des prix de transfert sur la propriété intellectuelle, l’utilisation de stratégies d’endettement ad hoc, etc. – et représente donc une estimation très à minima des conséquences de l’optimisation fiscale agressive des grandes entreprises installées en France.

L'étude couvre les prix de près de 10 000 produits échangés

Si le champ d’investigation de l’étude est étroit, elle a l’originalité d’entrer dans le détail : l’économiste a estimé les prix de près de 10 000 produits exportés et importés par les entreprises françaises à destination et en provenance de 32 pays de l’OCDE.

Un premier indice

Lorsque les entreprises jouent des prix de transfert pour localiser artificiellement leurs profits là où ils seront moins taxés, on peut en lire le résultat dans la balance des paiements : le rendement des filiales situées dans les pays à faible fiscalité s’en trouve gonflé, ce qui contribue à accroître les revenus des investissements à l’étranger.

Le rendement gonflé de nos créances sur l'étranger

Ainsi, les comptes extérieurs de la France affichent-ils une particularité : alors que nous avons plus de dettes que de créances sur l’étranger, les flux de revenus que nous recevons de nos créances sont supérieurs aux flux de revenus que nous devons verser pour payer nos dettes. En moyenne, sur la période 2001-2010, nos créances nous rapportent un rendement de 4,7 % et nos dettes nous coûtent du 2,9 %. L’économiste de la Banque de France montre alors que, comme par hasard, les pays où l’on note un rendement bien supérieur sont justement ceux qui offrent des taux d’imposition plus faibles…

Les conséquences de l’optimisation

Se penchant plus précisément sur les manipulations de prix de transfert qui permettent de localiser les profits dans les pays adéquats, Vincent Vicard met en évidence trois résultats intéressants pour l’année 2014 :

L’utilisation de cette technique permet une réduction de l’imposition de près de 12 % ;

La manipulation consistant à artificiellement sous-estimer les prix des exportations et à surestimer les prix des importations, les données de nos comptes extérieurs font apparaître un déficit factice équivalent à 14,5 % de notre déficit commercial, un niveau très significatif ;
Au cours des années 2000, ces pratiques n’ont cessé de croître.

Ces données soulignent combien les informations fournies aujourd’hui par les balances des paiements ne rendent plus compte précisément de la place des pays dans la mondialisation. Les stratégies d’optimisation fiscale agressive des entreprises conduisent à présenter une fausse géographie des échanges extérieurs, de biens et de capitaux, aux effets importants : près de 15 % de notre déficit extérieur est artificiel ! Un résultat qui, encore une fois, ne tient compte que d’une seule technique d’optimisation et mériterait donc d’être affiné par des études complémentaires. Il en va de la mesure exacte de notre compétitivité et de l’appréciation de notre stratégie d’insertion dans la mondialisation.
 
Par V. VICARD

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

2048x1536-fit_christian-estrosi-depute-maire-ump-nice-nicolas-sarkozy-president-ump-22-avril-2015-niceLes « Républicains », bien mal nommés pour le coup,  réfléchissent à remettre en cause le droit du sol.

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/droit-du-sol-nicolas-sarkozy-change-d-avis-et-reflechit-a-sa-suppression_951351.html

Le parti de droite veut nier une valeur constitutive de la république depuis la révolution française.

Si ce n’est pas le droit du sol qui détermine votre nationalité, alors c’est le retour au droit du sang.

Il faut relier ce débat au sein de la formation conservatrice aux propos de Christian Estrosi qui considérait après sa prise de fonction comme chef de file de la droite pour les régionales « la carte d’identité ne fait pas un Français  ».    

Mais avec une telle conception du droit, ni Nicolas Sarkozy, ni Christian Estrosi, ni Manuel Valls, ni moi, ne pourrions être français !

Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Culture

Dans cette période special et ensoleiller, un peu de musique.

Par: La Compagnie JOLIE MOME.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Scission à Nouvelle Donne : Soixante militants et responsables de la formation de gauche coprésidée par l’économiste Pierre Larrouturou et Karine Druelles ont annoncé dimanche leur démission. Dans une tribune publiée par Mediapart, signée par la députée (ex-écologiste) Isabelle Attard et le porte-parole Joseph Boussion, ces membres déplorent l’inefficacité du mouvement créé il y a 18 mois.

Lire l’interview de Pierre Larrouturou : « Aucun espoir de reprise si on ne change pas de politique »

« Nous savons, chacun à notre niveau, que Nouvelle Donne ne changera rien à la vie politique », jugent-ils dans cette tribune. « Nous avons constaté que "faire de la politique autrement" s’est transformé en dogme d’exclusion (…) par ceux qui ne veulent, finalement, pas faire de politique du tout. » « Notre organisation a un train de retard », dénoncent-ils encore, regrettant que « le parti du renouvellement des pratiques est désormais le jouet d’une oligarchie ».

« Tentation de rester entre nous »

« Après les européennes de 2014, il y avait un enthousiasme qui a accompagné la mise en place des statuts. Puis le mouvement s’est essoufflé », explique Isabelle Attard à 20 Minutes. Les dissensions sont devenues intenables dans la perspective des élections régionales de décembre 2015.

Sur le terrain, des groupes locaux de Nouvelle Donne négocient des accords politiques avec des écologistes et des membres du Parti de Gauche. Mais, selon la députée, « ils sont découragés » par l’instance nationale de Nouvelle Donne – son « conseil citoyen »- qui refuse par ailleurs de prendre une position officielle avant la fin août.

« A un moment, il faut savoir trancher sur une ligne politique, même si cela revient à en peiner quelques-uns », estime l’élue du Calvados. « A faire traîner les choses, on décourage, on démobilise les candidatures et les électeurs. Et puis, il y a cette tentation de rester "purs", entre nous, et ne pas parler avec d’autres organisations qui ont aussi des idées ! », déplore cette parlementaire.

« Personne n’est irremplaçable »

Des alliances électorales refusées par Pierre Larrouturou. « S’offrir aux écologistes et au Parti de Gauche ne suffit pas à construire une dynamique politique », explique à 20 Minutes le coprésident de Nouvelle Donne. « Prenez l’exemple de Clichy-la-Garenne [qui a vécu une municipale partielle les 14 et 21 juin 2015]. La candidate écologiste soutenue par le Front de gauche et Nouvelle Donne a fait 11 % au premier tour et la droite a balayé la gauche ».

Dans la perspective des régionales, l’économiste refuse toute précipitation in fine contreproductive. « Nous sommes une formation qui se construit, et dans une situation politique complexe, nous avons besoin d’un peu de temps pour débattre et nous mettre d’accord », estime Pierre Larrouturou. Le débat sur les régionales et les éventuels accords électoraux se tiendra fin août lors des journées d’été du mouvement, avant un vote en septembre.

Quant à la lourdeur des statuts de Nouvelle Donne, Pierre Larrouturou affirme que des statuts « plus légers » seront mis en place courant juillet. Un coprésident qui conclut : « Je regrette ces récents départs. Ce sont des intelligences qui s’en vont, mais personne n’est irremplaçable ».

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Au lendemain des révélations de Wikileaks, concernant la mise sur écoute des trois derniers présidents, François Hollande a reçu ce mercredi midi à l'Elysée les présidents de l'Assemblée, du Sénat et les présidents de groupe. André Chassaigne, le député communiste, s'est exprimé sur le perron.

Le député PCF André Chassaigne appelle à "stopper les négociations sur le traité transatlantique"
 
Par: Nicolas Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Transports

10 juin 2015 : inauguration du centre de maintenance SNCF à Granville

On se plaint souvent qu'aujourd'hui, on ne respecte plus rien. Ainsi, comme le disait Brassens, les funérailles d'aujourd'hui ne valent pas celles d'antan.
La SNCF, avec l'appui de la région de Basse-Normandie et la municipalité de Granville, a prouvé qu'entre Terre et Mer, on savait conserver les traditions.
Si Guillaume Pepy ne s'était pas déplacé, il avait envoyé un clone pour le représenter, et ni Monsieur le Président de Région, ni Madame la Maire n'ont trouvé à y redire.
Les visages étaient de circonstance et l'on sentait que pour chacun des intervenants, c'était à un proche qu'il réservait les derniers honneurs.
bon, ben c'est pas l'tout, le ruban est coupé, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
 

Le mausolée est grandiose, il faut le dire. Un bel outil pour l'entretien des trains régionaux, montrant ce qu'on peut faire quand on met en valeur le travail des femmes et des hommes de notre pays.
 

On a respecté le protocole. Le ruban à couper avant d'entrer (enfin, on a fait sortir tout le monde pour faire la photo), puis on a visité le lieu (les commentaires n'ont été disponibles que pour quelques officiels qui semblaient pourtant plus intéressés par les photographes de presse que par la technologie développée).
Puis, dans un coin, en marge du buffet, on a eu droit à trois discours.
La Maire de Granville, malgré ses petits talents d'oratrice, avait un texte bien calé. La ficelle était un peu grosse. Cela rappelait au choix, le « je ne vous trahirai pas » du Président Sarkozy ou le blabla du méchant des westerns dont on sait que s'il parle, c'est qu'il n'a pas l'intention de tirer. La convocation des investissements pour rassurer sur la pérennité de la ligne Paris-Granville ne tient pas ici quand on sait ce qu'il en a été pour notre hôpital.
Puis le responsable de la SNCF nous l'a fait à la Pepy, brossant tout le monde dans le sens du poil, des personnels de l'entreprise au président de région, en passant par les élus de tous étages. De la traction a vapeur, la direction a visiblement gardé la tradition de l'enfumage.
Le must a été atteint par le discours du Président de Région. Un vrai modèle de langue de bois, uniquement dédié au chronomètre qu'il fallait faire durer pour ne rien dire.
Des applaudissements, bien tristes. Les morts sont tous de braves types. Nous n'avons pas entendu les remerciements aux Bas-Normands qui ont financé toute l'opération.
Merci les Bas-Normand-e-s ! Merci nous !
Dormez en paix, braves Granvillais, voyez comme on s'occupe bien de vous, vous n'avez rien a craindre. Votre ligne ferroviaire sera aussi bien traitée que votre hôpital.
Il semblerait qu'un communiqué de presse diffusé par le Front de Gauche Granvillais ait apporté un autre éclairage.
"L’inauguration de l’atelier de maintenance de Granville pourrait paraître pour une bonne nouvelle s’il n’était pas le symbole du désengagement de l’Etat actionnaire de ces lignes SNCF si vitales pour Granville comme pour toutes les communes desservies.

Financé en grande partie par la Région, l’atelier est chargé de la maintenance de nouvelles rames, elles-mêmes achetées par la région pour une ligne Paris-Granville dont la SNCF ne veut plus entretenir les voies…

Comme pour l’hôpital, la mobilisation contre le démantèlement du service public est primordiale car ces services sont vitaux pour Granville et son bassin de vie. Il est malheureux de constater qu’au niveau politique, seul le Front de gauche semble prendre la mesure de la situation. Nous appelons nos élus locaux à ne pas se satisfaire d’un service au rabais, mais de tout faire pour exiger ce qui est nécessaire pour leurs administrés, leur environnement et le bassin d’emplois granvillais.
 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International
GRÈCE : « Tsipras capitule, brave petit ! »

Sur la photo, on voit Juncker qui accueille Tsipras en lui tapotant paternellement la joue gauche,, Tsipras, sourit comme un benêt dans son costume de premier communiant.

Tout est là. Tout est dit. Du moins pour Tsipras, il a capitulé effrayé par le poids que l’histoire lui aurait fait supporter s’il avait tenu bon et sorti la Grèce de l ‘Eurozone.

La troika et surtout Draghi ont gagné, ils ont forcé Tsipras à concéder les coupes sur les pensions, la hausse de la TVA et il n’a rien obtenu au titre de l’allègement de la dette ou de la relance de l’économie. Les premiers calculs indiquent que les nouvelles ponctions fiscales qui ont été concédées vont amputer le GDP de l’équivalent d’un nouveau point.

C’est Draghi qui a porté le coup décisif, il a averti Tsipras que sans concessions de sa part-entendez reddition- l’aide aux banques grecques sous la forme de l’ELA serait coupée. Du coup la Grèce a acceptée dans un communiqué officiel l’extension de l’actuel bail-out. Merkel s’est empressée de préciser qu’il n’était pas question d’un nouveau bail-out, un troisième, non il s’agit bien de celui qui est en cours, le second.

Si l’on en croit les tweets des spécialistes, personne ne croit que la Grèce va à partir de là s’engager sur une voie fiscale soutenable, mais peu importe , ce qu’il fallait, c’est démontrer que l’on ne peut échapper à l’austérité exigée par Bruxelles et essayer de mener un chantage à la sortie de l’euro. Surtout quand le peuple, dans sa grande majorité n’en veut pas. A partir du moment ou les leaders européens ont réussi à terroriser les peuples avec la bombe atomique de la sortie de l’euro, il n’ y a plus de rebellion réelle possible. Il n’y a plus que des simulacres de rebellion. Même si les citoyens refusent les mesures dictées par Bruxelles, en même temps! Ils disent dans les sondages qu’ils veulent rester dans l’Euro. C’est la contradiction majeure qui empêche toute opposition sérieuse. Ce soir en Grèce, comme par hasard il y avait des manifestations organisées pour marquer la volonté de conserver l’euro et d’appartenir à l’Eurozone. Les peuples veulent comme le dit un leader cynique d’un pays du Nord, faire la fête mais que ce soient d’autres qui payent l’addition.

Dans ces conditions les leaders politiques des pays qui sont en difficulté s’avancent, partent en guerre , mais ils sont lâchés dès les premières escarmouches sur le front de l’euro. Tout se passe comme si les pouvoirs politiques n’étaient pas vraiment mandatés pour aller jusqu’au bout et dans ces conditions leur rôle n’est que cosmétique, on joue la comédie de la révolte , on fait trois petits tours, puis on s’en va, on saute. Comme un vulgaire Papandréou ou un Samaras.

Les jours de Tsipras sont comptés, il va devoir persuader son aile gauche que les concessions sont préférables à la sortie et aux souffrances de la redénomination. De toutes façons nous l’avions dit dès la première semaine, en n’instaurant pas un contrôle des mouvements de capitaux, en ne bloquant pas les ruées sur les banques, le sort était jeté, il allait, avons dit, se faire saigner à blanc. Ce qui est arrivé. L’erreur a été initiale.

Au stade ou nous en sommes dans nos sociétés, l’exemple Grec montre bien que l’on ne peut plus se révolter tant que l’on n’en accepte pas les conséquences et les risques, et les risques sont de tout perdre. Avis aux Italiens et Espagnols. Quant aux Français, la question ne se pose pas, il ne leur viendrait pas à l’idée de faire autre chose que protester. Maugréer, suffit à leur bonheur.

L’euro est une machine diabolique, on en a encore plus la preuve ce jour, l’intégration monétaire est une machine à tuer les démocraties. La dislocation de Syriza qui est déjà une coalition de bric et de broc, va créer une situation de confusion, voire de chaos. Notre conviction est que la Grèce n’est plus un pays gérable. La victoire de pays du Nord est une victoire à la Pyrrhus, ils vont régner sur un champ de ruines.

Nous laissons le mot de la fin à Stathis Leoutsakos: « leur but était d’humilier le gouvernement grec, ils veulent faire passer le message qu’aucune autre politique n’est possible dans la zone Euro ».

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Retour sur les élections municipales qui se sont déroulées en Espagne le 24 mai 2015. Les listes soutenues par le Parti Communiste d'Espagne (PCE) et/ou Izquierda Unida remportent 10,45% des voix, le deuxième meilleur résultat de l'histoire d'IU.

 

10,45% des voix pour les communistes espagnols (PCE et Izquierda Unida)

 

4 des 5 grandes villes du pays ne seront plus dirigées par les deux symboles du bipartisme espagnol. PP (droite post-franciste) et PSOE (social-démocrate) se voient dépossédés de la gestion de Madrid, Barcelone (Catalogne), Saragosse et Valence, une situation historique depuis 1979. Sans revenir sur le désastre d'IU aux élections régionales, IU sort renforcée des élections municipales.

Les candidats soutenus par IU et le PCE ont remportés 10,53% des voix, contre 7,45% en 2011. Ces candidats ont permis l'élection de 3223 conseillers municipaux (dont 2302 pour IU, 358 pour ICV-EUiA). Mais si l'on exclut Madrid (ou le PCE était engagé dans une liste avec Podemos) et Barcelone (ou ICV-EUiA étaient engagés avec Podemos) on constate que IU passe de 7,10% des voix (2011) à 8,29%.

Représentation locale renforcée:

Dans le détail, on constate des progrès significatifs dans les 82 plus grandes villes du pays (les capitales provinciales). Dans les municipalités de plus de 100.000 habitants, la représentation d'IU passe de 60 à 67 conseillers. IU renforce sa représentation à Vigo, Ourense, Santiago de Compostela, Lugo et Pontevedra (Galice); Bilbao, Vitoria et Saint-Sébastien (Pays Basque); Salamanque, Leon et Soria (Castille-León); Santander (Cantabrie); Logroño (La Rioja); et Cuenca (Castilla La Mancha). D'autre part, a perdu la représentation à Valence et Castellon (Valence), Badajoz et Cáceres (Estrémadure), Cartagena (Murcia), Jaén (Andalousie) et Gérone (Catalogne).

IU et ICV-EUiA obtiennent leurs meilleurs résultats depuis 1995. Dans les communes de plus de 20.000 habitants, IU-ICV-EUiA gagnent 10 maires supplémentaires et manque de peu d'en gagner 13. IU-ICV-EUiA confirme à Rivas (Madrid), El Prat de Llobregat, Sant Feliu, Mogoda et Olesa de Montserrat (Catalogne ), Mieres et Castrillón (Asturias), Los Palacios y Villafranca et Conil de la Frontera (Andalousie), El Ferrol (Galice), Zamora (Castille et Leon), Langreo (Asturias) et Tudela (Navarre), mais IU perd la mairie de San Fernando de Henares (Madrid) grâce à Podemos.

En outre, UI a doublé ses représentants dans les conseils de comté, passant de 27 à 55 élus.

Pour la deuxième fois son histoire, après Córdoba, IU dirigera une capitale provinciale, celle de Zamora avec Francisco Guarido. Autres faits moins connus, à Saragosse, ville gagnée par une coalition Podemos-IU, cinq des neuf conseillers appartiennent à UI et quatre sont des indépendants. Même remarque à Madrid, des 20 conseillers municipaux élus sur la liste Ahora Madrid, 10 appartiennent au PCE. A Barcelone, 4 élus appartiennent à ICV-EUiA.

 
Par: Nicolas Maury

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