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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Devant les frondeurs socialistes réunis à Marennes, Pierre Joxe, plusieurs fois ministre de François Mitterrand, a défendu avec vigueur le code du travail,« accumulation de conquetes juridiques lentes », ironisant sur le patron du Medef Pierre Gattaz, Emmanuel Macron ou le secrétaire d'État vallsiste Jean-Marie Le Guen. " Si l'on veut entrer dans l'histoire, mieux vaut choisir la bonne porte." Verrbatim. Invité de la rentrée des frondeurs du PS qu'il soutient ostensiblement, Pierre Joxe, avocat et plusieurs fois ministre de François Mitterrand et figure socialiste, a répondu à Emmanuel Macron et Pierre Gattaz sur le droit du travail, un sujet qui lui tient à cœur. Nous publions ici un verbatim de son discours prononcé ce vendredi 28 août à Marennes (Charente-Maritime). Sur Mediapart, il avait récemment tancé la politique du gouvernement et la loi Macron :

« Édouard Martin [eurodéputé PS lui aussi présent à la tribune] parlait ce matin de syndicalistes brésiliens qui lui disent "tenez bon! l’Europe est notre modèle en matière de droit social". C’est une leçon très importante. Le droit social est une invention récente. Il n’existait pas au XIXe siècle. Il est né au moment où le capitalisme a développé le salariat et a créé des accidents du travail terribles. Les premières lois de droit social sont des lois de sécurité physique. 

Ce droit social est aujourd'hui présenté comme ringard, ou pire, comme un danger. Aujourd’hui, avec les déclarations récentes de Macron, vous êtes servis par les circonstances, on dirait que vous êtes intervenus auprès de lui ! Et quarante-huit heures après, c’est Gattaz!  Le patron du Medef a dit que le code du travail fait 3 500 pages. Ce sont des mensonges incroyables : la législation fiscale est infiniment plus lourde et plus complexe, plus compliquée, plus changeante et plus illisible encore que le code du travail. Sous la reliure rouge des éditions Dalloz, avec le titre « Code du travail », est publié chaque année un gros livre qui contient, outre le code du travail, toute une série de notes de jurisprudences, de commentaires. Monsieur Gattaz n’a donc jamais ouvert le code du travail !

Quel « consensus historique »? Il est vrai que [Robert] Badinter a publié récemment, hélas, un livre qui me stupéfie d’autant plus qu’il n’a jamais été un spécialiste du droit du travail. « Consensus historique » ? Ce n’est pas rien! Gattaz ajoute : « Le gouvernement qui réglera ce problème entrera dans l’histoire. » Mais quel problème? Le problème du droit du travail ? Mais le droit du travail, le droit social en général, c’est une accumulation de conquêtes juridiques lentes. La première loi fut la loi sur l’indemnisation des accidents du travail de la fin du XIXe siècle. Ensuite, il y eut le repos hebdomadaire, en 1906, l’année de la création du ministère du travail sous le gouvernement Clemenceau, après la catastrophe de Fourmies où il y eut des centaines de morts. On a sorti 1 000 cadavres, mais on ne saura jamais combien il y a de morts, car beaucoup d’enfants travaillaient sans être déclarés. 

Le droit du travail est né d’une série de secousses, politiques, sociales, physiques, psychologiques, émotionnelles. 1 000 morts ! À gauche comme à droite, les gens sont secoués ! Lisez les rapports, les discussions à l’Assemblée nationale à l’époque. Et dans les jours suivants, on découvre encore des vivants, on sort vingt-cinq mineurs : la direction de la mine avait arrêté les recherches parce qu’elle voulait sauver les installations au lieu de sauver les derniers survivants.

L’histoire du droit social est faite d'une progression lente, et de reculs parfois, en France, en Angleterre, en Allemagne. Cette longue histoire n’est pas regardée que par nous. Au Brésil, ils connaissent cette histoire. Je vous ai apporté un petit livre, pas cher, la leçon inaugurale du professeur Alain Supiot au Collège de France. Le professeur Supiot écrit une phrase qui mérite d’être méditée : « L’état social n’est pas un monument en péril (…) mais un projet d’avenir poursuivi sous des formes différentes dans tous les grands pays émergents. » Voilà la réalité du droit social ! (...) Monsieur Gattaz n’a pas l’air de regarder ce qui se passe dans ces pays, ça ne l’intéresse absolument pas. 

(…) Le droit qui protège la vie des travailleurs, la santé des travailleurs, leurs conditions de vie, leur rémunération, leurs conditions de travail : ce droit se construit sous nos yeux. En France, on va le détruire sous nos yeux. 

On ne peut pas laisser des gens plaisanter avec ces choses-là. 
Dire comme le fait [Jean-Marie] Le Guen, le docteur Le Guen, que « le code du travail est un puissant répulsif à l’emploi » ! Répulsif, c’est un mot scientifique utilisé par les médecins, ou par les vétérinaires d'ailleurs, pour signer une substance qui, par son odeur, écarte les moustiques ou les mouches. Pour le docteur Le Guen, qui tardivement se met enfin à la médecine, le code du travail est un répulsif à l’emploi. Mais quand il était salarié de la Mnef, il n'était pas contre le code du travail ! 

De cette histoire, nous sommes dépositaires. Nous, la gauche française, tous ses mouvements qui s’entrelacent et parfois s’affrontent : socialistes, communistes, syndicalistes. Nous sommes garants de cette histoire qui est celle de l’humanité. L’aspiration à la sécurité, le sentiment de solidarité, l’impression de responsabilité, ce sont des sentiments humains, qui se développent ou sont entravés par la vie sociale, l’économie, les guerres. 

(…) Ne croyez pas que la gauche peut mourir. Non. La gauche ne peut pas mourir. Car les sentiments de solidarité, de compassion, de crainte sont humains et transcendent les siècles. 

En France, ce n’est pas la première fois que la gauche traverse une phase de division, de dispersion. C’est ainsi depuis un siècle. Depuis la première unification de 1905, minée dès le départ par la faiblesse et la division du mouvement syndical avec la charte d’Amiens... depuis cette époque lointaine et reculée, la gauche passe par des phases de division, d’affrontements, de réconciliations. Le socialisme s’était unifié en 1905 avec la fusion de différents courants : guesdistes, marxistes, blanquistes, proudhoniens, des syndicats, etc. Jaurès avait réussi ce miracle, mis en cause par quatre événements internationaux successifs, après son assassinat : la guerre de 14, la révolution de 1917, la montée des fascismes, et la deuxième guerre mondiale. 

Chaque fois, l’organisation, l’action des forces de gauche, en France comme ailleurs, a été perturbée par ces événements internationaux : division ou union autour de la guerre de 14 ; division ou union face au problème du communisme installé par les bolchéviques, avec la scission du parti socialiste au congrès de Tours ; dispersion du Cartel des gauches après la victoire en 1924, quand le parti radical, grand parti de gauche historique, lui même divisé, commençait à se morceler – et cela ne s’est pas amélioré depuis ; division et rassemblement avec la naissance et la mort du Front populaire ; division pour le choix ou le refus du régime de Vichy, avec un grand nombre de députés de gauche qui ont voté pour les pleins pouvoirs à Pétain, heureusement que certains ont voté contre ; division ou réconciliation à la Libération pour la mise en œuvre partielle ou totale, rapide ou prolongée, du programme du Conseil national de la Résistance, avec tout ce qu’il contenait dans le domaine du droit social ; division évidemment au moment des guerres coloniales et ces crimes qui ont conduit les forces de gauche, la SFIO en particulier, à se diviser, à se subdiviser ; illusion avec Mendès France que la gauche allait se rassembler, réussite du génie tactique de Mitterrand qui parvient à rassembler la gauche sur un programme… 

Avec froideur, vu mon âge, mais sans indifférence, vu mon passé, j’observe que la gauche n’a jamais joué son rôle progressiste que dans l’unité. En France, c’est particulièrement difficile. Le rassemblement, quand il s’est fait, s’est fait sur une base programmatique. Le programme est toujours difficile à construire puis à mettre en œuvre. Le rassemblement a toujours été précédé, et accompagné, par des scissions, des fusions, des novations – des clubs, des structures locales. Le rassemblement a toujours été facilité par l’existence de leaders plus ou moins doués. Le rassemblement, cet accord programmatique, a toujours été long à venir, difficile à appliquer, et finalement compliqué. 

(…) Mais en tout état de cause, ceux qui entreront dans l’histoire ne sont pas ceux qui tenteront de remettre en cause durablement, dans un pays comme la France, les acquis qui appartiennent à notre histoire. Ceux qui entreront dans l’histoire seront ceux qui feront franchir de nouvelles étapes, soit dans leur pays, soit dans d’autres. Il faudrait le rappeler à Monsieur Gattaz : il y a plusieurs façons d’entrer dans l’histoire. On peut entrer dans l’histoire comme Mitterrand qui a commencé à Vichy, est entré dans la Résistance – c’est nettement mieux – a traversé la Quatrième République  – ce n'était pas très long –, a vécu vingt ans dans l’opposition sous la Cinquième République, et a réussi à rassembler la gauche sur la base d'un programme commun, et à faire ce qu’on fait. Cela vaut mieux que d’entrer dans l’histoire comme ceux qui commencèrent par la SFIO, avant la guerre de 14, naviguèrent ensuite dans le Cartel des gauches, sabotèrent le Front populaire, et finirent à Vichy, on sait comment... Entrer dans l’histoire, ce n’est pas un but en soi, pas plus que devenir milliardaire. Mais si l'on veut entrer dans l’histoire, mieux vaut choisir la bonne porte. »

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé

Il faut construire votre système immunitaire….

 

1ère  solution:  Le vaccin. ( Efficace à condition que celui-ci corresponde au virus ).

2ème solution: Beaucoup plus agréable et efficace contre tous les virus.mple 

de la solution 2

 

  • Marcher au moins une demi-heure par jour
  • Prendre l’air
  • Eliminer le stress
  • Consommer des fruits ou jus de fruits (vitamines)
  • Activer votre circulation sanguine
  • Boire une infusion tonifiante aux herbes aromatiques après les repas
  • Prenez du repos réparateur

 

Mise en application de la solution 2

 

  1. Je me promène jusqu’au bistro ( je marche )
  2. Je m’installe à la terrasse ( je prends l’air )
  3. Je contemple le galbe de la serveuse ( j’élimine le stress )
  4. Je commande un verre de blanc puis un deuxième ( j’absorbe les vitamines )
  5. Je prends le menu du jour arrosé d’une bouteille de Bordeaux ( j’active ma circulation )
  6. Je termine le repas par un grog au rhum ( infusion tonifiante )
  7. Je fume un joint ( je respire des herbes aromatiques )
  8. Je rentre chez moi et je m’endors sur le canapé ( repos réparateur )

 

Comme disait ma grand mère : Un p’tit coup dans l’nez vaut mieux q’une piqûre dans l’cul.

                                                              

Bon les vacances sont bel et  bien finies et demain reprise de l'école.

Par: L.B.               

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Energie

HALTE au démantèlement du secteur NATIONAL de l’énergie

Il est urgent d'engager la lutte pour stopper la course au profit dans ce secteur sensible et répondre aux besoins de la nation.


L'accord entre Areva et EDF signé le 30 juillet 2015 est un nouvel épisode de la privatisation de l'industrie énergétique française.


L'entreprise Areva a été créée en 2001, née de la fusion entre la COGEMA (exploitation de l'uranium), de Framatome (fabrication de réacteurs) et de Technicatome (techniques nucléaires).


58 réacteurs nucléaires produisent 80 % de l'électricité française, 2 sont en fonction en Afrique du Sud, 2 en Chine et 2 en Corée du Sud.


Quatre réacteurs sont actuellement en construction dont deux en Chine (classique), un en Finlande et en France de type  EPR nouvelle génération à grande capacité de production.


Areva c'est aussi 250 filiales, 45 500 salariés, l'entreprise est implantée dans 43 pays sur l'ensemble du continent. Les enjeux sont donc conséquents.


La recherche du profit immédiat implique une surexploitation des salariés et une politique négligeant les problèmes de sécurité et de fiabilité des installations entraînant des surcoûts en tout genre.Ainsi l’entreprise a acheté puis revendu des activités à Alstom et Schneider-Electric suivant les fluctuations de ses besoins.


De plus, en l'absence d'uranium en France, la multinationale est obligée pour fonctionner, d'employer tous les moyens pour se procurer la matière première : corruption des états producteurs, coups d'état organisés, emploi de la force armée pour remplacer les gouvernements récalcitrants.


La multinationale n'agit pas directement, elle dicte ses projets aux états complaisants dont la France en pointe dans la conquête des matières sur le continent africain producteur d'uranium, au Niger voisin du Mali, au Gabon, au Congo, en Namibie etc.
Tout est bon pour s'accaparer les richesses de ces pays et surexploiter la main-d'œuvre nombreuse corvéable à merci.


Cette politique délibérée entraîne des pertes d'exploitation de 4,8 milliards en 2014, le prétexte est donc trouvé pour supprimer 5 à 6000emplois dans le monde dont 4000 en France. Le maître d'œuvre est PhilippeVarin, ex PDG de Peugeot. Il a supprimé avec l'aide de Hollande et son ami Moscovici 8500 emplois dans l'usine automobile.


Quoi de plus normal que de faire de nouveau appel à l'état serviteur pour financer les suppressions d'emplois, sauvegarder les profits et poursuivre la privatisation de la filière énergétique française.


Le gouvernement Hollande répond présent et engage sans hésiter les fonds publics nécessaires (nos impôts) au travers d'une recapitalisation (2 milliards ?) de l'entreprise dont les exigences s'élèvent à 7 milliards. La Chine, intéressée par les capacités de développement de l'industrie nucléaire civile pourrait participer au capital d'Areva.


Peugeot, Renault, Alstom, aujourd'hui Areva, les multinationales dictent leurs exigences pour développer les profits, ce sont les travailleurs qui payent la note.


Il est temps d'y mettre un terme sans tarder.


Il n'y a pas d'autre solution que de stopper le démantèlement et la privatisation des moyens de production de l'énergie.


Comme nous l'écrivions le 19 mai 2015, il faut arracher ce secteur aux mains des capitalistes et imposer sans condition sa nationalisation par une gestion démocratique du peuple pour satisfaire les besoins de la nation.

 

Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

 

Communiqué des communistes grecs (KKE) à propos des élections anticipées
 
Le gouvernement SYRIZA-ANEL a récemment démissionné, entraînant de nouvelles élections législatives anticipées (le plus probablement le 20/09/ 2015) 

Comme cela est bien connu, SYRIZA a remporté les élections en janvier 2015, en trompant les travailleurs, en promettant l'abolition des lois anti-populaires qui avaient été adoptées précédemment par les gouvernements PASOK et ND après les accords (memoranda) avec les organisations impérialistes (UE, FMI, BCE). 

Le KKE avait averti en temps utile que SYRIZA, un parti opportuniste « de gauche » qui a muté en parti social-démocrate, avait été choisi par la bourgeoisie pour gérer la crise et ne pouvait pas appliquer une ligne politique en faveur du peuple. 

Notre parti avait exprimé sa position selon laquelle il ne peut y avoir aucune voie en faveur de la classe ouvrière et des autres couches populaires dans la route balisée par le développement capitaliste, l'UE et l'OTAN. 

Comme cela a été démontré en quelques mois de gestion du capitalisme, la « gauche » SYRIZA, qui gouvernait avec le parti nationaliste « de droite » ANEL, non seulement n'a pas aboli les deux memoranda précédents et la plupart des 400 lois anti-populaires d'application des gouvernements précédents, mais les a mis en oeuvre et a fait voter par le Parlement un troisième accord (memorandum) encore plus douloureux avec les puissances impérialistes. Cet accord a reçu le soutien des partis bourgeois qui l'ont voté au Parlement, ND « de droite », le PASOK « social-démocrate », le parti « du centre » POTAMI. Cette accord massacre tous les droits qui restaient, impose de nouvelles réductions des salaires et des retraites, abolit des droits à la sécurité sociale, impose encore plus de taxes aux couches populaires, favorise la politique de privatisations, etc. 

En outre, le gouvernement de « gauche patriotique » a inscrit régulièrement son action durant ces mois dans le cadre de la participation de notre pays aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE, de l’ « alliance stratégique » avec les États-Unis. Il a participé à toutes les missions et manoeuvres de l'OTAN, il a organisé des manoeuvres même avec Israël, il a promis une nouvelle base pour les États-Unis et l'OTAN (sur l'île de Karpathos), il a voté au sein de l'UE pour l'extension et le renforcement de la guerre commerciale avec la Russie, etc. 

Donc il a été démontré en pratique que le gouvernement SYRIZA-ANEL est un gouvernement anti-populaire de plus, qui avec des slogans « de gauche » a servi aussi fidèlement la bourgeoisie, l'UE et l'OTAN que les gouvernements précédents l'avaient fait. Aujourd'hui les partis de gouvernement SYRIZA-ANEL, en utilisant les mêmes arguments que ceux que ND et le PASOK avaient utilisé dans le passé, défendent le nouvel accord anti-populaire comme le seul moyen de maintenir le pays dans la zone euro et l'UE, ce qu'ils présentent comme le salut du peuple. SYRIZA, tout comme les autres partis bourgeois, sème l'illusion dans la classe ouvrière et le peuple que l'UE et le capitalisme peuvent être humanisés alors que les travailleurs continuent à endurer les mesures anti-populaires. 

Dans le même temps, le système politique bourgeois, afin de limiter et de contrôler tout changement radical dans la conscience du peuple qui pourrait être provoqué par la mise en lumière du rôle de SYRIZA, continue à fabriquer de nouveaux partis. Un tel parti, intitulé « Laiki Enotita » (Unité Populaire) a été créé par des députés et d'anciens ministres de SYRIZA. Ces forces, qui étaient actives en tant que « Plateforme de gauche » à l'intérieur de SYRIZA, portent une lourde responsabilité dans la déception du peuple. Ils ont participé, comme ministres mêmes, à la mise en oeuvre des lois anti-populaires précédentes. Ils ont participé activement à la tentative durant la période précédente de faire croire au peuple qu'il y avait une solution alternative en sa faveur à l'intérieur des murs de l'UE, et ont accepté l'accord anti-populaire signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL avec la Troïka le 20 février, avec la proposition de 47 pages soumise par SYRIZA à l'UE etc. Maintenant que les illusions entretenues par SYRIZA ont été cabossées, ces forces font la promotion du retour à la monnaie nationale comme une solution pour le peuple, combinée avec d'autres mesures pour la gestion du système. Ils agissent comme une « protection » contre la radicalisation du peuple, en cherchant à piéger le peuple à l'intérieur du mode de développement capitaliste. 

Sur l'ensemble de cette période, le KKE a constamment mis en lumière le rôle de SYRIZA et des autres partis bourgeois, lutté pour l'abolition des memoranda et de toutes les mesures anti-populaires, pour empêcher de nouvelles mesures, pour développer la lutte des travailleurs et du peuple en vue de récupérer ce qu'ils ont perdu et pour la satisfaction de leurs besoins sans perdre de vue la seule solution de rechange qui soit dans l'intérêt de la classe ouvrière et des autres couches populaires : 

Le regroupement du mouvement syndical et la construction d'une alliance social-populaire entre la classe ouvrière, les agriculteurs pauvres, les travailleurs indépendants citadins, les jeunes et les femmes des familles des couches populaires en vue de renforcer la lutte antimonopoliste-anticapitaliste pour un vrai renversement, la socialisation des monopoles, le désengagement de l'UE et de l'OTAN et l'annulation unilatérale de la dette, grâce au pouvoir ouvrier-populaire. 

Nous menons la lutte selon cette ligne dans le but de renforcer le KKE dans le mouvement social-populaire et au Parlement en poursuivant résolument la lutte pour
 les intérêts de la classe ouvrière et sa libération du joug de l'exploitation capitaliste. 
 
Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Le président du groupe écologiste au Sénat Jean-Vincent Placé a annoncé vendredi sur Europe 1 qu'il quittait le parti Europe Écologie-Les Verts, aggravant la crise déclenchée la veille par la décision similaire annoncée par le co-président du groupe à l'Assemblée, François de Rugy. Et non comme annoncée par erreur (Isabelle ATTARD qui a quitté eelv en décembre 2013 pour des raisons totalement opposées). 

Europe Écologie-Les Verts, "c'est un astre mort, une structure morte qui donne aujourd'hui une vision caricaturale et politicienne de l'écologie", a dénoncé M. Placé, qui était opposé, avec M. De Rugy, à la décision de Cécile Duflot de quitter le gouvernement lors de la nomination de Manuel Valls à Matignon en 2014.

"EELV se fourvoie dans une dérive gauchiste, comme François de Rugy l'a indiqué", a également déclaré le sénateur de l'Essonne, qui s'en prend lui aussi aux alliances passées avec le Front de gauche dans certaines régions avant les élections régionales (6 et 13 décembre).

"En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, on voit quand même évidemment le péril Front national, le péril de l'extrême droite, le danger par rapport à la famille Le Pen, il y a aussi la droite qui est là, MM. Bertrand et Estrosi --mais je ne confonds pas les deux--, et la seule réponse que nous faisons, c'est de dire nous allons faire un accord politique, on ne sait même pas pourquoi, avec l'extrême gauche", a-t-il dénoncé depuis La Rochelle où le PS entame vendredi son université d'été.

"Bien sûr que non", les écologistes ne doivent pas présenter une candidature à l'élection présidentielle de 2017, a-t-il réaffirmé, martelant sa ligne constante. Les idées écologistes "ne peuvent pas être portées par une candidature croupion qui ferait 1 ou 2%", a-t-il dit.

Avec M. de Rugy, mais aussi le Front Démocrate et Génération Ecologie dont M. Placé a assisté aux "rencontres d'été" communes jeudi à La Rochelle, le sénateur de l'Essonne entend "animer l'écologie réformatrice qui assume la mondialisation, qui est pour l'Europe fédérale, qui aime la République, qui aime la laïcité, qui bien sûr s'inscrit dans l'économie de marché et veut bien sur faire changer les choses".

Par: Arrivites ça suffit.

 

Ps: Pour Cohn-Bendit, Placé et de Rugy veulent «un strapontin au gouvernement»

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe
ANTI-EURO -  sur la logique des « FRONTS » : Jacques SAPIR s’explique

Le débat suscité par l’interview accordé à FIGAROVOX s’avère extrêmement instructif en ceci que l’on peut y lire l’état de la (non) réflexion de certains. Je précise à nouveau que les différences entre le texte publié sur FIGAROVOX[1] et le texte du carnet (largement plus développé[2]sont de ma volonté. J’ai considéré que l’interview était déjà bien longue. Mais, ce débat ne reflète pas (seulement) l’état intellectuel d’une partie des militants et sympathisants de la gauche. On peut y lire aussi de véritables interrogations quant à la stratégie politique que devrait adopter un « front de libération nationale » pour reprendre l’expression de Stefano Fassina[3] ou ce que j’appelle quant à moi un « front anti-Euro ». L’objet de cette note sera donc d’éclaircir ou de préciser certains points. Que l’on ne s’étonne pas si le vocabulaire employé pourra apparaître daté (pour ceux qui s’en souviendraient). C’est que la question des « fronts » a une longue histoire. Mais, que l’on ne se méprenne pas non plus sur ce vocabulaire. On n’en usera que ce qui sera nécessaire.

 

1 – Les caractéristiques de la période:

Toute réflexion sur la stratégie politique s’enracine dans une analyse de la période tant politique qu’économique. Celle que nous vivons a pris naissance dans le basculement qui s’est produit dans les années 1970 et 1980 et qui a produit la financiarisation du capitalisme. Non que la finance ait été chose nouvelle. Mais, à travers les processus d’innovations financières qui se sont développés à partir de 1971-1973, la finance s’est progressivement autonomisée des activités productives dans une première phase, puis elle s’est constituée en surplomb par rapport à ces dernières dans une deuxième phase. Aujourd’hui, la finance prélève une rente de plus en plus importante sur les activités productives, et ceci se traduit par l’ouverture impressionnante de l’écart entre le 1% le plus riche de la population et le reste de cette dernière. En découle aussi ce que l’on a appelé les « trente piteuses » par opposition aux « trente glorieuses », et qui sont caractérisées par la montée d’un chômage de masse et une faible croissance.

Dans ce processus de financiarisation, un moment décisif en Europe a été la mise en place de l’Euro (pour l’appeler par son véritable nom : Union Economique et Monétaire ou UEM). Les institutions des économies qui ont adopté l’Euro s’en sont trouvées progressivement modifiées, que ce soit les institutions monétaires, qui furent les premières naturellement à être affectées, mais aussi les institutions productives (à cause de la distorsion importante de concurrence induite par un taux de change fixe sur le long terme) et enfin les institution sociales. Ce que l’on appelle aujourd’hui « l’austérité » n’est que le résultat de ce changement institutionnel. L’austérité est la fille légitime de l’Euro ; elle devenue depuis 2010 sa fille chérie. Après avoir tenté de ruser avec cette dernière dans les années 1999 à 2007, des pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie, le Portugal et la Grèce ont été contraints, à des rythmes et dans des conditions qui sont à chaque fois spécifiques, à entrer dans le carcan de l’austérité. La domination de la thématique austéritaire sur la vie politique de ces pays correspond aussi avec l’enracinement de la financiarisation que permet l’Euro.

Mais, l’Union Economique et Monétaire a induit aussi, et l’on peut aujourd’hui supposer que tel était bien l’objectif réel de ceux qui ont mis en place l’Euro, des changements importants dans la forme et les méthodes de la gouvernance politique. Le basculement vers un monde de déni systématique de la démocratie en découle. Il faut considérer que la monnaie unique n’est pas seulement un instrument de la financiarisation. Elle-même s’est progressivement autonomisée et est devenue un mode de gouvernement qui a des conséquences désormais chaque jour plus importante sur le fonctionnement politique des pays. Les parlements nationaux sont progressivement privés de leurs prérogatives souveraines, en particulier – mais pas uniquement – par le TSCG qui fut ratifié en septembre 2012. Cette dépossession de la souveraineté populaire et de la démocratie se fait au profit d’un seul pays, l’Allemagne. Elle a des conséquences politiques profondes à la fois sur les représentations des peuples et sur les mécanismes politiques tant dans les différents pays qu’entre ces derniers. C’est l’un des principaux facteurs promouvant des comportements anti-démocratiques dans les pays européens. L’une des conséquences de l’Euro est l’accentuation des effets de compétition et de concurrence entre les pays, effets qui désormais menacent directement la paix en Europe.

Ainsi, nous sommes à nouveau confrontés à des contradictions sociales extrêmement fortes, tant à l’intérieur de chaque pays qu’entre ces derniers. Nous sommes à nouveau confrontés à une période de troubles et de révolutions.

 

2 – Les taches de la période:

Les institutions mises en place dans le cours de la période, et plus particulièrement dans la phase actuelle de domination de la finance, constituent un ensemble qui fait système. Mais, en Europe, on perçoit la place centrale qui est occupée par l’Euro. C’est ce qui fait de la destruction de l’Euro l’objectif stratégique aujourd’hui. Toute tentative visant à sortir de la financiarisation et de l’austérité en restant dans le cadre de l’Euro est vouée à l’échec. On a pu le constater avec les événements qui se sont déroulés en Grèce cette année. A partir du moment où le gouvernement grec acceptait de faire du maintien dans l’Euro la condition de sa politique, il mettait sa tête sur le billot, comme l’a montré le diktatqui lui fut imposé le 13 juillet. En s’attaquant à l’Euro directement, on ouvre au contraire une brèche dans le système institutionnel. L’Euro aboli, une partie des institutions existantes deviennent incohérentes (y compris des institutions de l’Union européenne) et leur remplacement ou leur évolution redevient possible. Mais, dire cela implique que l’on se situe dans l’univers des possibles et non de la certitude. L’abolition de l’Euro n’entraînera pas automatiquement ce résultat. Mais, tant que l’Euro restera en place aucun changement n’apparaît possible. La destruction de l’Euro est donc une conditionnécessaire mais non suffisante.

Il faut donc non pas se limiter à la seule destruction de l’Euro (qui est un préalable indispensable) mais aussi penser ce qui pourrait accompagner cette destruction et la reconstruction qui suivra. Cela implique un projet de reconstruction global de l’économie avec des implications dans le domaine monétaire et bancaire, dans celui de la production, des mesures sociales et environnementales, de la fiscalité, etc.… Il est aussi clair que la destruction de l’Euro impliquera de repenser les formes et les processus d’insertion de la France (ou de tout autre pays) à l’échelle internationale. La destruction de l’Euro conduira à la mise en œuvre d’une autre forme de politique étrangère ainsi qu’à une redéfinition de nos relations avec les pays européens. Ce projet est considérable. Il implique un niveau de consensus dans l’opinion, consensus qui ne pourra se construire que sur une convergence d’opinions, voire des accords précis sur un certain nombre de points. La lutte contre l’Euro impliquera une alliance quelle qu’en soit la forme (et elle pourrait se limiter à une forme implicite). Mais, cette alliance devra s’étendre aux mesures d’accompagnement immédiat de la destruction de l’Euro. C’est en cela que la meilleure analogie pourrait être avec le programme du CNR qui ne visait pas seulement à la libération du territoire mais posait aussi des objectifs de réformes importants de la société française.

 

3 – L’hypothèse de Stefano Fassina

En raison de sa place centrale dans le mécanisme de domination capitaliste actuel, et en raison de la sujétion dans laquelle est tenue la France (et la souveraineté populaire), cette lutte contre l’Euro peut s’apparenter à une lutte de libération nationale. Cette expression a été employée pour la première fois par Stefano Fassina. Il appelle à la constitution de « fronts de libération nationale » dans les différents pays qui ont été assujettis à la logique austéritaire et aux visées de l’Allemagne, et il est – en partie – rejoint sur ce terrain par Romano Prodi[4], l’ancien Premier-ministre italien.

Ce type de vocabulaire, s’il possède une capacité d’appel très important, pose néanmoins le problème de ce que l’on désigne sous le vocable de « logique frontiste ». Cette logique frontiste est combattue par ceux qui pensent que le problème se réduit à un affrontementglobal entre le capitalisme et les « révolutionnaires » et qui ne sont prêts à aucun compromis au nom de la cohérence de ce combat. L’argument le plus important contre la « logique frontiste » est que les compromis nécessaires que doivent passer des forces de gauche les empêchent de construire les mobilisations populaires qui sont leurs seuls points d’appuis. Les forces de gauche se trouveraient donc désarmées par une logique soumettant la dynamique générale du combat aux obligations de la constitution d’un « front ». Elles seraient amenées à perdre que ce soit avant d’avoir atteint le premier objectif ou immédiatement après la réalisation de cet objectif lors de la phase dite « d’exploitation » de la victoire initiale [5]. Dans cette critique de la logique frontiste, on devrait passer instantanément, et avec aussi peu de médiations que possible de l’objectif d’étape à l’objectif général. Mais, cette critique repose sur en réalité sur une théorisation de la Révolution russe qui n’a que peu de rapports avec ce que fut la pratique réelle des Bolcheviks. De fait, les objectifs qui assurèrent le succès du mouvement révolutionnaire furent essentiellement des objectifs réformistes, cimentés par le consensus nationaliste une fois l’intervention étrangère déclenchée contre la révolution.

Mais, il est aussi évident qu’une soumission trop étroite des diverses forces à l’objectif immédiat, l’incapacité (ou le manque de volonté) de penser « l’après » ont été des facteurs important d’affaiblissement de la lutte. Dans le cas des luttes menées contre la colonisation, les mouvements qui ont réussis sont ceux qui ont su associer la dynamique du combat immédiat pour l’indépendance à des perspectives de construction de la société postcoloniale. La validation d’une stratégie de « front » n’est donc pas une question de principe. Elle repose sur un certain nombre de règles que l’on peut énoncer ainsi :

  • Préparation de « l’après » dès la phase initiale de la lutte.
  • Maintien de l’autonomie tant stratégique que politique des forces cherchant à promouvoir un réel changement social.
  • Capacité de réunir autour du « front » le plus grand nombre et d’isoler l’adversaire.

 

4 – La logique des fronts

On discerne immédiatement qu’aucun parti ou mouvement ne pourra à lui seul porter le programme concernant « l’après ». La question des alliances se pose donc, et avec elle celle de leur forme. Les alliances peuvent être réduites au minimum dans certains cas (un pacte tacite de non-agression) comme elles peuvent être plus développées (participation commune à des structures politiques, voire à des gouvernements).

Cette question des alliances se pose dans l’immédiat, afin d’avoir la force nécessaire pour vaincre les obstacles de toutes sortes qui s’élèveront entre les forces anti-Euro et la destruction de ce dernier. Car, il ne faut avoir aucun doute sur le fait que dans la défense de l’Euro nous aurons une bonne partie des forces politiques traditionnelles, les banques et le grand patronat, mais aussi une large partie des « prescripteurs d’opinions » de la presse. Une partie importante de ces forces est transfrontière, qu’il s’agisse des partis politiques ou des milieux d’affaires. Ces forces susciteront toutes les formes de division possible. Cela veut dire que si la bataille se déroulera nominalement dans le cadre français, elle opposera en réalité des forces internationales au « front » qui combattra l’Euro.

Il devient évident, dans ces conditions, que l’un des points clefs de la réussite de ce front sera au contraire la capacité d’unir la population française et une partie de la petite bourgeoisie et de porter la division au sein de l’adversaire. Il faudra montrer en quoi une large majorité de la population bénéficiera de la suppression de l’Euro, qu’il s’agisse des catégories les plus défavorisées comme de certaines catégories de patrons de PME et PMI. L’absence ou la faiblesse des représentations politiques de ces dernières catégories implique que la bataille pour les gagner au « front » anti-Euro passera essentiellement par des thèmes idéologiques et par la capacité à maintenir l’activité courante à un niveau normal. Souvenons-nous de la pression très forte qu’a exercée la Banque Centrale Européenne sur la société grecque en organisant dans les faits une crise de liquidités dans ce pays. Mais, il faudra, aussi, diviser l’adversaire et le convaincre, dans ses représentations, qu’une destruction de l’Euro est inévitable afin d’engendrer en son sein des comportements de « sauve-qui-peut » qui désarticuleront rapidement sa capacité d’action et de réaction. Le phénomène des anticipations auto-réalisatrices doit pouvoir jouer au détriment de l’adversaire. Cela implique que des propositions comme celles d’un « plan A » rationnellement discuté (et qui peut avoir une certaine validité théorique), ou d’un référendum sur l’Euro devront être abandonnées très vite car de la rapidité des réactions et de l’avancement du « front » contre l’Euro dépendra largement sa victoire.

Une deuxième condition du succès est que le « front » ait une idée claire des mesures qui accompagneront la sortie de l’Euro que ce soit dans l’immédiat ou dans le moyen terme. Rien ne serait plus destructeur pour ce « front » que d’aller à la bataille sans avoir un accord, même implicite, sur ses mesures. Car, il faut savoir qu’une fois les opérations engagées, elles se dérouleront dans la temporalité des marchés financiers (même si ces derniers sont techniquement fermés en France), et que cette temporalité s’apparente à celle des opérations militaires. On l’a clairement vu lors de la crise de Lehman Brothers en 2008. Il est donc hors de question de s’engager dans cette bataille avec pour seule idée la « reconstitution de la souveraineté monétaire ». Il faudra pouvoir être rapidement beaucoup plus précis, même s’il n’est pas utile d’entrer aujourd’hui dans les détails. En un sens, la sortie de l’Euro se planifie comme une opération militaire, que ce soit à très court terme, mais aussi à moyen terme. Un accord, je la redis même implicite, sur les mesures à prendre sera l’une des conditions de réussite, ou d’échec, du front anti-Euro.

La troisième question qu’il faudra régler concerne à l’évidence la superficie de ce « front » et ses formes de constitution. De très nombreuses formules peuvent être imaginées, allant de la coordination implicite (pacte implicite de non agression) à des formes plus explicites de coopération. Rappelons ici que lors de l’élection présidentielle de 1981 les militants du RPR ont collé des affiches de François Mitterrand…On ne peut chérir éternellement les causes des maux dont on se lamente et, à un moment donné, la logique de la vie politique voudra que soit on sera pour la sortie de l’Euro soit on sera pour conserver l’Euro. Il n’y aura pas, alors, de troisième voie.

Il est évident que ces diverses formes d’ailleurs ne s’opposent pas mais peuvent se compléter dans un arc-en-ciel allant de la coopération explicite à la coordination implicite. Mais on voit bien, aussi, qu’à terme sera posée la question de la présence, ou non, dans ce « front » du Front National ou du parti qui en sera issu et il ne sert à rien de se le cacher. Cette question ne peut être tranchée aujourd’hui. Mais il faut savoir qu’elle sera posée et que les adversaires de l’Euro ne pourront pas l’esquiver éternellement. Elle impliquera donc de suivre avec attention les évolutions futures que pourraient connaître ce parti et de les aborder sans concessions mais aussi sans sectarisme.

Du point de vue des formes que pourraient prendre ce « front, la formule « marcher séparément et frapper ensemble » me semble la mieux adaptée. Ceci n’épuise pas – et de loin – la question de la superficie du « front ». Il faudra vérifier la possibilité de détacher du Parti « socialiste » certains de ses morceaux, vérifier aussi la possibilité de pouvoir compter avec des dissidents de l’UMP et des souverainistes issus des partis indépendants (et on note avec satisfaction les discussions entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement). Il faudra enfin, et ce n’est pas la moindre des taches, unifier la gauche radicale. Ces diverses taches n’ont plus été à l’ordre du jour depuis 1945 dans notre pays. La perte d’expérience est ici considérable, les réflexes sectaires sont largement présents mais, surtout, la prégnance d’une idéologie moralisante se faisant passer pour de la politique constitue le principal obstacle, et la force principale de nos adversaires.

Les raisons de potentiels désaccords seront extrêmement importantes dans ce « front », s’il se constitue. Mais, la véritable question est de savoir si les femmes et les hommes qui composeront ce « front » sauront dépasser leurs désaccords, quels qu’ils puissent être et aussi justifiés puissent-ils être, pour comprendre que l’objectif de sortie de l’Euro, avec tout ce qu’il implique (et que je ne rappelle pas) impose de mettre provisoirement ces désaccords de côté. C’est à cette aune là que nous verrons si le camp des forces anti-Euro est capable d’affronter les taches de la période.

Par: Jacques SAPIR.

 

[1] http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/21/31001-20150821ARTFIG00294-montebourgvaroufakis-sortie-de-l-euro-le-dessous-des-cartes-par-jacques-sapir.php

[2] http://russeurope.hypotheses.org/4225

[3] Fassina S., « For an alliance of national liberation fronts », article publié sur le blog de Yanis Varoufakis par Stefano Fassina, membre du Parlement (PD), le 27 juillet 2015,http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/27/for-an-alliance-of-national-liberation-fronts-by-stefano-fassina-mp/

[4] Voir son éditorial d’Il Messagero du 8 aout 2015,http://www.ilmessaggero.it/PRIMOPIANO/ESTERI/europa_fermi_inaccettabile_blitz_tedesco/notizie/1507018.shtml

[5] On retrouve ici la critique Trotskiste du Frente Popular lors de la guerre civile espagnole, ou des fronts de libération nationale constitués durant la seconde guerre mondiale, avec en particulier la critique portée à l’encontre du PCF et du PCI pour la phase qui suivit immédiatement la Libération.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

L'accord auquel sont parvenus la Grèce et ses créanciers le 11 aout dernier est un "mauvais accord", qui "humilie son gouvernement" selon l'économiste Jacques Sapir, qui ne voit là qu'une vengeance politique.

L’accord auquel la Grèce et ses créanciers semblent être arrivés, mardi 11 août, après de longues négociations est un mauvais accord. Les 85 milliards qui sont prévus dans cet accord sont, aujourd’hui, largement insuffisants. Il ne pouvait en être autrement. Car ce texte est la conclusion logique du diktat imposé le 13 juillet 2015 par les créanciers à la Grèce. Et, ce diktat n’a pas été conçu dans l’objectif d’apporter un réel secours à la Grèce, même au prix d’énormes sacrifices, mais uniquement pour humilier et déconsidérer politiquement son gouvernement. Ce diktat est le produit d’une vengeance politique et n’a aucune rationalité économique.

Les doutes sont d’ores et déjà présents sur cet accord qui doit être ratifié d’ici le 20 août. Il a été longuement dénoncé dans diverses colonnes[1]. Il va accroître l’austérité dans un pays dont l’économie est en chute libre depuis les manœuvres de la Banque Centrale Européenne à partir du 26 juin dernier. L’accroissement des prélèvements fiscaux est un non-sens dans une économie en récession. Il faudrait, au contraire, injecter massivement de l’argent dans l’économie pour faire repartir la production. Tout le monde le sait[2], que ce soit le gouvernement grec ou ses créanciers. Pourtant ces derniers persévèrent dans l’erreur. Pourquoi ?

Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir

[1] Voir Godin R., « Grèce : pourquoi le nouveau plan d’aide est déjà un échec » in La Tribune, 4 août 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-le-nouveau-plan-d-aide-est-deja-un-echec-496415.html ou Robin J-P, « Pourquoi le Grexit est plus que jamais d’actualité » inFigaroVox, 4 août 2015, http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/04/31001-20150804ARTFIG00200-pourquoi-le-grexit-est-plus-que-jamais-d-actualite.php

[2] Même un journal qui nous a habitué à des propos très conservateurs sur ce point l’admet. Voir :http://www.lesechos.fr/monde/europe/021256452465-le-3e-plan-grec-pas-meilleur-que-les-precedents-1143735.php#xtor=RSS-52

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco
La VÉRITABLE nature de l'UNION EUROPÉENNE éclate au grand jour sous la pression du PEUPLE GREC et des LUTTES [CGT Centre]

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

Une vidéo très pédagogique sur la question de la dette publique, réalisée par Joris Clerté, Clémentine Autain, Cédric Durand, Razmig Keucheyan et Stéphane Lavignotte.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Agricilture
60 000 porcs bretons n’ont pas trouvé preneur la semaine dernière à 1,40 euro le kilo, le prix nécessaire aux éleveurs pour couvrir les coûts. Les producteurs laitiers sont payés 340 euros la tonne quand il en faudrait 400. Depuis 2 mois, la révolte gronde dans un monde condamné par un modèle libéral qui s’essouffle. En face, un gouvernement embourbé dans ses contradictions. Une première table ronde a eu lieu le 16 août pour trouver une issue ... avant une autre réunion fin août et un Conseil des ministres européens de l’Agriculture le 7 septembre.

Chez Carrefour, c’est « les prix bas». « Chez Leclerc, vous savez que vous achetez moins cher. » Depuis 10 ans, les slogans de la grande distribution promettent des affaires au consommateur. Pourtant, dans les allées, les prix de la viande ont augmenté de « 60 % en 30 ans. Les prix payés aux producteurs, eux, sont les mêmes », explique Jean Mouzat, le président du MODEF (Mouvement pour le développement des exploitations familiales). Comme pour illustrer la crise de l’élevage qui touche les fermes françaises.
Cet été, la révolte paysanne s’est manifestée sur les parkings des supermarchés, a bloqué les autoroutes, investi les préfectures et pourri les vacances du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.
Dernier épisode: le Marché du porc breton à Plérin, dans les Côtesd’Armor, qui sert de référence nationale mais ne concerne que 20 % du porc français. Les 10 et 13 août, les deux principaux acheteurs, Bigard et la coopérative Cooperl, ont refusé le prix de 1,40 euro le kilo, pourtant fixé par l’accord du 17 juin entre industriels, distributeurs et éleveurs. 60 000 porcs n’ont pas été vendus. « C’est une catastrophe pour les éleveurs. Quand un porc a atteint 120 kg, en le gardant 8 jours de plus, il perd la moitié de sa valeur », continue Jean Mouzat.

La cotation a repris, mais sans les deux acheteurs. Au supermarché, le 16 août, à Paris, un jambon était toujours vendu 11,50 euros le kilo. Où passe alors la différence ? Qui des intermédiaires, qui détiennent aussi les abattoirs, ou des distributeurs l’empochent ? Sûrement, les deux. Selon Philippe Chalmin, président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (et économiste libéral), personne ne gagne d’argent dans la viande.
Selon l’INSEE, c’est un peu moins clair. Une chose est sûre: « le marché de la viande est un des plus opaques », explique Josian Palach, chargé de l’élevage à la Confédération paysanne. Depuis quelques années, il s’est fortement concentré. De fermetures en rachats, des filières intégrées avec un quasimonopole se sont développées face aux grandes centrales d’achat regroupées, les paysans sont atomisés.

Derrière le statut de coopérative se sont construits des géants, comme la Cooperl, censés protéger leurs éleveurs. Quant à la société Bigard (chiffre d’affaire de 1,5 milliard d’euros), L’Humanité révèle dans un document qu’elle a acheté le porc à plus de 1,40 euro le kg en 2012 et 2013, tout en dégageant des bénéfices.

UNE LOGIQUE PRÉDATRICE:

Mais pour comprendre, il faut aussi s’intéresser à la stratégie des grandes enseignes qui s’offrent une bonne conscience en respectant l’accord du 17 juin. Depuis le milieu des années 2000, la guerre tarifaire est violente pour conserver leurs marges. La viande est devenue un produit d’appel pour faire venir les clients. Les grandes enseignes exigent des prix toujours plus bas ... Dans cette guerre, ces dernières ont été bien aidées par la loi de modernisation de l’économie votée en 2008 par la droite.
Elles ont eu le droit de regrouper leurs forces d’achat. « Il y a 4 grandes centrales d’achat. Face à elles, des paysans atomisés, à qui on n’a pas donné les moyens de se regrouper. Forcément, elles font la pluie et le beau temps », explique Laurent Pinatel, le porte-parole de la Confédération paysanne.
Pendant ce temps-là, les éleveurs trinquent. « La crise de l’élevage, c’est celle du libéralisme », continue Laurent Pinatel. Depuis 30 ans, les fermes françaises se laissent séduire par les sirènes de la compétitivité, vantée par le syndicat majoritaire, la FNSEA. Une concurrence libre et non faussée où il faut produire moins cher pour exporter, conquérir des parts de marché. Une logique prédatrice. Car grandir se fait sur le dos des autres. Et il y a eu beaucoup de cadavres. Entre 2000 et 2010, 34 % des exploitations laitières et 27 % des exploitations de vaches à viande ont disparu, selon le ministère. En 10 ans, la France a aussi perdu les deux tiers de ses exploitations porcines. Dans le même temps, leur taille a été multipliée par 2,5. Aujourd’hui, 25 000 exploitations au bas mot sont au bord de la faillite.

POLITIQUE DU SPARADRAP:

Et quand on s’agrandit, c’est pour sortir des volumes. Un système qui enferme les producteurs: à coups de perfusion de la PAC, d’endettement, d’achat d’engrais, de tourteaux de soja et de traitements antibiotiques. « Pour eux, il faut juste tenir la tête des paysans hors de l’eau, par une prise en charge par l’État, pendant que l’agrobusiness continue à se faire de l’argent », analyse Jean Mouzat.
Les tables rondes, comme les mesures d’urgence, n’y changeront rien, tant que « la puissance publique refuse de réguler », dénonce Laurent Pinatel. Au marché du porc breton, les industriels, en refusant l’accord, ont fait un beau bras d’honneur au gouvernement.
Il faut dire que ce dernier est embourbé dans ses contradictions.
Après avoir assuré pendant des mois qu’il n’y avait pas de crise, puis lâché mi-juin que « le ministre doit agir ... Mais il ne peut pas régler tous les problèmes », il a choisi la politique du sparadrap: de l’argent pour soulager.
Mais sur le fond, le discours est intenable: il faut « manger français » quand la France n’est plus autosuffisante, tout en continuant à être compétitif pour exporter.
En clair, cela signifie la multiplication des fermes-usines, une agriculture industrielle, polluante et standard. Sans surtout choisir en place une vraie politique des prix, comme le réclame le MODEF. « Il faut un prix plancher au-dessous duquel un agriculteur ne peut pas vendre. Jusqu’en 1986, on en a été capables », revendique Jean Mouzat.
Pour le PCF, il faut aussi « un encadrement de la grande distribution, il est urgent de refonder la politique agricole au service de l’intérêt général». Sans ça, les producteurs disparaîtront encore, mais pas les crises.

Le dévoiement des coopératives. La Cooperl est une coopérative agricole, à la fois groupement de 2 700 producteurs porcins et de transformateurs. À l’image de nombreuses autres coopératives, elle illustre bien le dévoiement du mouvement. Sur le marché du porc breton, elle a empêché deux fois la cotation. Elle demande un « retour du prix au marché libre », et bien sûr « des allégements de charges». Car le marché libre pour la Cooperl, c’est d’abord une pression sur les agriculteurs.
La coopérative se fournit pour l’essentiel auprès de ses 2 700 éleveurs, pour le reste, elle le fait au Marché du porc breton. « Parfois, la Cooperl ne ramasse pas tous les porcs finis, elle en laisse 5 ou 10 % dans les élevages. Les éleveurs se retrouvent ainsi avec des porcs trop gros, moins adaptés au marché. Récemment, elle a ainsi dégagé les porcs de ces élevages à 1 euro le kilo », explique Laurent Pinatel. Ou comment une coopérative saigne ses producteurs.

Par: agricuteur en colère.

 

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