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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Pierre Moscovici (source photo:  Lelab Europe1)

Pierre Moscovici (source photo: Lelab Europe1)

Après une première sélection de trois citations époustouflantes, nous proposons un nouveau pot-pourri de déclarations savoureuses. Mais cette fois-ci elles sont toutes de Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques. Ce traitement de faveur semble justifié tant l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande s’est surpassé dans une interview à EurActiv (13 avril 2017) consacrée à l’élection présidentielle française.

Voici donc les perles du fier commissaire austéritaire :

« Rien ne justifie l’europessimisme français. »

Pas même le chômage, le développement des inégalités économiques et sociales, les reculs démocratiques, la disparition de la souveraineté populaire, l’abandon de l’indépendance nationale, les délocalisations, la désindustrialisation, la dégradation de la condition des agriculteurs et des pêcheurs, l’effritement progressif des services publics, la prolifération du travail précaire, les tensions internationales, les manœuvres menaçantes de l’OTAN, la situation des pays du sud de l’Europe, la surveillance de la population de plus en plus étroite et intrusive ?… Arrêtons-nous là dans cette populiste par charité pour le fonctionnaire européen qui, selon LeMonde.fr, touche « une rémunération mensuelle brute de 24 565,15 euros ». Le populisme est par contre net dans cette précision salariale.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

Trois citations ébouriffantes de Pierre Moscovici ! - Ruptures

Trois citations ébouriffantes de Pierre Moscovici ! - Ruptures

Après une première sélection de trois citations époustouflantes, nous proposons un nouveau pot-pourri de déclarations savoureuses. Mais cette fois-ci elles sont toutes de Pierre Moscovici ...

https://ruptures-presse.fr/perles/trois-citations-pierre

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Au nom de quoi la banque centrale européenne prend-elle ses décisions et auprès de qui rend-elle des comptes? Un rapport de Transparency International revient sur son indépendance. Si l’ONG reconnaît que la BCE a été essentielle pour éviter la dislocation de la zone euro, elle remet en cause ses méthodes. Il suffit de voir l’affluence à chaque conférence mensuelle de Mario Draghi pour mesurer l’importance prise par la banque centrale européenne (BCE). Avant la crise financière de 2008, les réunions mensuelles de l’institution monétaire européenne – comme de toutes les banques centrales d’ailleurs – étaient superbement ignorées, sauf par une poignée de spécialistes. La chute de Lehman Brothers, puis la crise de la zone euro ont radicalement changé la donne. 

De ces neuf ans de crise, la BCE émerge comme le principal voire l’unique acteur qui a sauvé la zone euro de la désintégration. Tandis que les gouvernements et les responsables européens pataugeaient, elle a fourni les centaines de milliards d’euros qui ont permis d’abord de sauver les banques puis de maintenir un système européen en péril. Mais la médaille a son revers. La BCE est aussi membre de la Troïka qui a imposé les politiques les plus dures aux pays en difficulté. Elle est celle qui pousse aux réformes structurelles dans toute l’Europe. Celle qui n’a cessé de faire un chantage sur la Grèce au point de mener un coup de force financier en 2015 pour pousser le gouvernement de Syriza à accepter l’inacceptable. 

Son rôle est tellement associé aux politiques d’austérité imposées dans toute l’Europe que les mouvements de contestation ne s’y trompent pas. Ils manifestent à Francfort, où siège la banque, plutôt qu’à Bruxelles, pour protester contre la Troïka ou contre la dictature de la BCE.

Manifestation des Femen lors de la première conférence de la BCE dans son nouveau siège en avril 2015 © DR Manifestation des Femen lors de la première conférence de la BCE dans son nouveau siège en avril 2015 © DR

Car tout cela est imposé au nom de quoi, de qui ? Auprès de qui la BCE rend-elle des comptes sur ses choix, qui ont des répercussions sur plus de 500 millions de citoyens européens ? s’interroge l’ONG Transparency International, dans un rapport publié le 28 mars. « La relation entre l’indépendance de la BCE, son mandat, sa responsabilité sont au cœur de ce rapport. Cet arrangement est destiné à assurer une légitimité à une institution qui a été délibérément placée en dehors du champ démocratique. Compte tenu de son indépendance, rendre des comptes pour la BCE consiste plus à répondre à des questions qu’à être soumis à un contrôle démocratique », écrit en préambule Transparency International, qui demande une transformation d’urgence, « si l’euro veut survivre à une prochaine crise ».

Défendu par les monétaristes dans les années 1970 – à l’époque où l’inflation était très forte –, ce concept d’indépendance des banques centrales a été appliqué à partir des années 1980 dans toutes les économies avancées. L’indépendance de la BCE a été gravée en lettres d’or dès sa création, l’Allemagne en faisant une condition impérative à sa participation à l’euro. Son seul mandat est « d’assurer la stabilité des prix ». Cette indépendance est censée lui permettre d’agir en dehors de toute pression politique. La banque centrale européenne a ses propres règles de fonctionnement, son autonomie financière, et ses membres sont irrévocables, sauf faute lourde constatée par la Cour européenne de justice. Au nom de la séparation entre la monnaie et le budget, il lui est interdit de financer les gouvernements.

En théorie, les banques centrales n’ont aucun rôle politique. Une théorie très discutable, insiste le rapport. « Pour parvenir au travers des taux au jour le jour sur le marché monétaire interbancaire à influencer les prix à la consommation, cela doit passer par le marché monétaire, par le marché des capitaux, par le marché du travail et par les marchés des biens et services. En d’autres termes, le mécanisme de transmission de la politique monétaire englobe toute l’économie. » Les politiques des banques centrales ne sont pas pour rien dans la « grande modération » qui a touché tous les salariés occidentaux à partir des années 1990, rappelle Transparency International.

Si la question de l’absence de contrôle démocratique sur les banques centrales avant la crise pouvait déjà être discutée, la pertinence d’un maintien de l’indépendance des institutions est encore plus sujet à caution aujourd’hui. L’ancien secrétaire américain au trésor, Larry Summers, s’est d’ailleurs publiquement prononcé pour en finir avec l’indépendance de la FED, compte tenu des défis économiques actuels : la politique de la banque centrale devrait, selon lui, être arrêtée en accord avec le gouvernement et être soumise au même débat démocratique.

Le rapport de Transparency International rejoint cette interrogation, à partir d’un autre constat : « La question de la légitimité et des limites de l’indépendance de la banque centrale devient beaucoup plus compliquée dans un environnement macro-économique déflationniste, dans lequel atteindre l’objectif de stabilité des prix engage des actions de la banque centrale qui vont bien au-delà du pilotage des taux d’intérêt à court terme sur le marché interbancaire », insiste-t-il, à la vue du bilan hors norme de la BCE depuis le lancement sa politique non conventionnelle (quantitative easing). Celui-ci atteint presque les 4 000 milliards d’euros – contre moins 1 000 milliards avant 2007 –, surchargé par les crédits aux établissements financiers et les rachats de titres de dettes souveraines et des grandes entreprises privées.

Depuis le début de la crise, la BCE est de fait largement sortie de son mandat. Au nom de l’urgence, parfois, comme lorsqu’il a fallu tenir à bout de bras le système bancaire européen fin 2008. Pour pallier l’absence de tout autre mécanisme européen pour soutenir l’économie de l’union, comme dans le cas des LTRO (Long term refinancing operations – crédit à taux très bas consentis directement par la BCE aux banques pour se refinancer) mis en œuvre en 2011.

Quelles qu’aient été ses décisions, la BCE ne peut pas nier qu’elle a eu un rôle très politique, même si elle tente d’en minimiser l’importance. Nombre de ses mesures ont été prises avec des arrière-pensées et des calculs politiques. Ainsi le choix de revenir dès 2012 à une politique monétaire restrictive. « Le bilan de la BCE a commencé à se contracter à nouveau dans la seconde moitié de 2012. Certains observateurs ont critiqué la BCE (.. .) soulignant que la politique monétaire était trop restrictive (..) Pourquoi la BCE n’a-t-elle pas engagé un quantitative easing en 2013-2014 ? La réponse réside probablement dans la politique économique de coordination budgétaire et monétaire (...) La BCE a freiné de peur que le stimulus monétaire n’altère les pressions sur les gouvernements pour implanter les réformes structurelles, consolider leurs budgets et mettre en place les régulations pour l’union bancaire », relève le rapport. Ce freinage monétaire selon plusieurs études a fait replonger la zone euro, à peine remise de 2008, dans la crise et le chômage.

Mais qui a décidé cette politique ? À quel moment la BCE a-t-elle été tenue de s’expliquer de ces choix ? Tout a été arrêté dans le secret des discussions au sein du comité exécutif de la BCE. Ce n’est que plus tard, beaucoup plus tard, que Mario Draghi a répondu aux questions du parlement européen sur ce choix. Répondu aux questions, pas débattu démocratiquement des orientations de la politique monétaire de la BCE.

Par martine orange et MEDIAPART.

 

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capture d'écran france 2

capture d'écran france 2

Union Européenne – « Concurrence libre et non faussée », désindustrialisation, et délocalisations à l'intérieur de l'UE ....

Depuis trente ans, nos experts répétaient que les délocalisations n'étaient pas responsables du chômage ... Et nos parlementaires ont voté pour l'élargissement de l'UE ... au nom de la « concurrence libre et non faussée », puis pour le traité de Lisbonne toujours pour les mêmes raisons.

Ensuite nos experts ont admis les délocalisations et affirmé qu'il fallait être concurrentiel : baisse des cotisations patronales, stagnation des salaires, précarité, loi Macron et loi El Khomri ...au nom de la compétitivité ...

Et malgré tout, les délocalisations se poursuivent et la désindustrialisation également.

Vive le capitalisme, l'Union Européenne et la « concurrence libre et non faussée » disent les actionnaires de Whirpool, de Goodyear, de Chapelle Darblay (UPM), de Vallourec, d'Unilever ...

Non au capitalisme, à l'Union Européenne et à la « concurrence libre et non faussée » disent, de plus en plus nombreux, les salariés en France.

Il est grand temps que l'on protège nos industries et nos salariés en établissant des échanges basés sur une coopération et des échanges équitables. Ce qui suppose des contrôles douaniers et des taxes sur certains produits. Jusqu'à ce que se reconstruisent nos industries et nos services. Et jusqu'à ce que les normes sociales, économiques et écologiques soient respectées au même niveau dans les pays qui exportent en France.

Ci-dessous quelques articles montrant comment les multinationales délocalisent dans les pays de l'Est européen, et notamment en Pologne, pour augmenter les taux de profits et les dividendes des actionnaires sur le dos, le salaire et l'emploi des ouvriers français et des ouvriers polonais.

Y.G.

Action Communiste Haute-Normandie

Le 21 mars 2017

SOURCE:

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Les PAYS-BAS vont-ils abandonner l’EURO ?

« EXPLOSIF ! Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro »

L’édito de Charles SANNAT

Le 27 février 2017

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

[…]

LIEN VERS LA SITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

 

Selon le candidat du Parti de Gauche, le bilan économique de l'euro est désastreux. Il propose de refonder l'Union Européenne, revoir les statuts de la BCE, et si ça ne marche pas, il a un plan B... puis un plan C pour récréer une UE différente. Comment ça marche ? Quelles implications ?

LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE DE « France Culture » [Lien ci-dessous] :

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Le PiS (Droit et Justice) au pouvoir en Pologne a tenté début octobre d’interdire complètement l’avortement. Après un premier recul face à la mobilisation de milliers de personnes, dont 300 000 à Varsovie le 3 octobre, il ne lâche pas le dossier. À la veille d'une nouvelle journée de protestation, rencontre avec des femmes en colère, qui pour certaines s’habillent désormais en noir en guise de protestation.

Bożena Przyłuska, cadre dans une entreprise, 40 ans.

« Je suis l’une des organisatrices des manifestations contre l’interdiction totale de l’avortement. Je le fais à titre personnel, pas pour le compte d’une organisation. Je ne fais pas partie du milieu féministe polonais qui, durant des années, n’arrivait pas à rassembler. C’est en tant que mère de deux adolescents que j’ai commencé à prendre conscience du poids de l’Église dans ma vie : l’année dernière, constatant qu’il était difficile d’échapper aux cours de religion à l’école, j’ai créé un mouvement pour une école laïque. Très vite, j’ai été suivie par d’autres parents d’élèves… Je ne voulais pas m’arrêter à ce premier succès. J’ai commencé alors à me mobiliser pour le droit à l’avortement. Ce lundi 24 octobre, pour la prochaine manifestation, je vais parler devant l’une des églises de Varsovie : nous organisons une “conférence épiscopale des femmes”. Mon discours portera sur ce que veut dire défendre la vie des femmes dans le monde contemporain. Malgré le retrait du premier projet d'interdiction totale de l'avortement, le gouvernement ne va pas lâcher : l’Église a fait campagne pour lui, il doit payer sa dette. Or il n’a rien d’autre que nos droits pour le faire. Ce qui caractérise la situation actuelle, c’est le mépris de nos dirigeants. Ils veulent décider pour nous, dans ce qui est une affaire très personnelle. Ces dernières années, la Pologne a connu de grands succès matériels mais ça n’a pas suivi sur le plan démocratique : les pratiques mafieuses dominent dans les partis et les électeurs ne sont jamais écoutés. Il faut peut-être avoir atteint le fond pour grandir enfin. »

Joanna Olech, auteure de livres pour enfants, 61 ans.

« Je suis allée à la manifestation du 3 octobre avec mon mari. Cela m’agace que certains considèrent ça comme une affaire de femmes. Lorsque je suis arrivée à Nowy Świat [l’une des artères principales du centre de Varsovie – ndlr] et que j’ai vu toutes ces femmes en noir converger, j’étais très impressionnée. Nous sommes remontées en direction de la vieille ville, en passant devant la cathédrale. Soudain, nous avons vu l’archevêque sortir, pour se rendre au palais présidentiel. On voyait qu’il avait peur… Depuis des années, j’ai le sentiment que les femmes ne sont pas traitées à leur juste valeur en Pologne. Le stéréotype de l’homme intelligent face à la blonde idiote est encore vivace. Il n’y a pas de média dirigé par une femme. Dernièrement, j’ai vu un débat à la télévision où huit hommes débattaient de l’avortement ! Ce qui m’agace le plus, c’est l’hypocrisie autour de tout ça. Les députés qui se prononcent contre la contraception n’ont qu’un ou deux enfants. Comment ont-ils fait pour ne pas en avoir plus ? Ce gouvernement me fait honte. Il agit de manière brutale et obsessionnelle. Il mine nos relations internationales. J’ai l’impression de vivre dans une dictature des imbéciles. »

Marta Czajkowska, monitrice d’escalade, 37 ans.

« Le 3 octobre, c’est la première fois de ma vie que je manifestais. Moi qui n’aime pas la foule et qui ne m’intéressais pas vraiment à la politique – je ne me souviens même plus pour quel parti j’ai voté il y a un an –, cette fois-ci, je voulais participer. Je ne suis pourtant pas quelqu’un qui défend l’avortement. Mais lorsque le PiS [Droit et Justice, le parti au pouvoir – ndlr] prétend qu’il faut mener une grossesse à son terme même si le bébé doit mourir dès la naissance, je me sens attaquée personnellement. C’est une énorme hypocrisie : si on défend la “vie”, pourquoi ne met-on pas en place des allocations pour les enfants handicapés ? Le gouvernement s’intéresse à notre ventre… et après ? Je ne suis pas a priori contre tout le programme du PiS : sa proposition de fermer les commerces le dimanche, par exemple, je suis pour. Mais depuis qu'il est au pouvoir, c’est mensonge sur mensonge. Il est en train de faire de la Pologne une nouvelle Corée du Nord. Il récrit l’histoire ; maintenant il veut réformer l’éducation en supprimant les collèges alors que notre système se situe parmi les quinze meilleurs au monde selon le classement PISA [Enquête sur les systèmes éducatifs menée tous les trois ans par l’OCDE – ndlr]… Je suis croyante, je me suis mariée à l’église. Mais pour moi, le PiS n’est pas chrétien : c’est un parti qui attise la haine et les divisions. Ces derniers temps, j’ai cessé d’aller à la messe, j’en ai assez de voir les évêques faire de la politique. »

Justyna Bacz-Kazior, chanteuse, 53 ans.

« Je manifeste pour le droit à l’avortement mais je m’interroge : est-ce la bonne méthode ? Ne risque-t-on pas de s’épuiser ? Quand on entend le ministre des affaires étrangères, au lendemain de notre rassemblement massif, dire “Eh bien, qu’elles s’amusent !”, c’est désespérant. Le niveau de cette classe politique, son langage, son comportement nous emmènent très très bas. Mais ce gouvernement a été élu démocratiquement : que peut-on faire ? Il est là pour encore trois ans… Pour moi, le PiS est un parti d’extrême droite avec quelques éléments socialistes, comme l’allocation familiale de 500 zlotys mensuels par enfant [115 euros – ndlr]. C’est grâce à cette mesure qu’il a encore le soutien d’une partie de son électorat. Mais le niveau de haine dans la société polonaise a considérablement augmenté à cause de sa politique. Le pays n’a jamais été autant divisé. Je ne comprends pas quel est son but. À qui profitent ces divisions ? Ma génération, qui a connu le régime communiste, se sent menacée. Cela me rassure que la Commission européenne ait mis la Pologne sous surveillance pour non-respect de l’État de droit, et que la commission de Venise réagisse elle aussi. Si on fait partie d’un groupe de pays, il faut s’adapter. On était tellement content d’entrer dans l’Union en 2004 que d’entendre aujourd’hui Kaczyński et Orbán remettre en cause les valeurs européennes me rend malade. »

 

 

 

Agata Diduszko, journaliste à Krytyka Polityczna, 40 ans.

« La guerre est ouverte. Le prochain projet de loi en préparation vise à interdire la contraception hormonale. Ces gens qui nous gouvernent sont des fondamentalistes, des fanatiques. Je suis très heureuse que les femmes commencent massivement à prendre conscience de ce qu’il se passe. Pour la première fois, le 3 octobre, j’ai vu des adolescentes manifester, alors que les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas d’autres réalités que celle des cours de religion à l’école et du droit très restrictif à l’avortement introduit en 1993 ! Ils ont grandi dans une société beaucoup plus conservatrice que moi. La question de l'IVG est une vaste hypocrisie en Pologne : on compte environ 150 000 avortements clandestins chaque année… Les femmes qui ont les moyens vont à l'étranger pour se faire avorter. Plus la loi est stricte, plus elle est créatrice d'inégalités. Aujourd'hui, l’Église est au pouvoir. On continue de payer le tribut pour son rôle dans la chute du communisme. Mais la pratique religieuse est en chute libre : seulement 40 % des Polonais baptisés vont à la messe. Moi-même, je veux faire mon apostasie. Il faut juste que je trouve le temps ! »

 Par Amélie Poinssot et MEDIAPART.

 

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La Commission lance un ultimatum à la Belgique pour approuver le CETA (accord commercial UE-Canada)

source : la libre.be

source : la libre.be

« Canempechepasnicolas » : Au sein de l'Union européenne, les peuples ne sont pas souverains : ils subissent la dictature de l'oligarchie financière, dont les fondés de pouvoir siègent à Bruxelles...
Une seule solution pour la France et les Français : le FREXIT, comme les Britanniques !

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« La prise de position de la Région wallonne est déjà une formidable victoire du mouvement social, déclare le député wallon du PTB Frédéric Gillot. Nous soutenons l'opposition de la Région wallonne au traité, il faut maintenant élargir la brèche et obtenir le rejet de ce traité toxique. »

 
 
Le PTB soutient l'opposition de la Région wallonne au CETA : « Il faut maintenant élargir la brèche »
 
C'est l'ADN du traité qui est problématique

« Certains essaient de faire passer l'opposition au traité pour une opposition aux Canadiens ou aux échanges commerciaux, mais ce n'est pas du tout de cela qu'il s'agit. C'est la logique même de mise en concurrence des travailleurs, des systèmes sociaux, des normes environnementales et sanitaires qui est au cœur de ce traité que nous contestons. Cette mise en concurrence va exercer une pression vers le bas dans tous ces domaines. Une étude de la Tufts University qui vient d'être réalisée parle de 200 000 emplois menacés en Europe avec le CETA, ce qui est aussi confirmé par l'expérience de l'Alena, cet accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, qui a détruit des millions de jobs aux États-Unis et au Mexique. Seules les multinationales sont gagnantes. Cette logique est dans l'ADN de ces traités. Les tribunaux d'arbitrages exceptionnels pour les multinationales sont totalement inacceptables, mais ils sont la pointe visible de l'iceberg. Nous demandons le rejet de l'ensemble du traité. D'autant plus que celui-ci constitue un cheval de Troie pour faire accepter le TTIP par la suite », explique Frédéric Gillot.

Quelle que soit la déclaration interprétative, elle n'engagera que ceux qui y croient

Plusieurs experts ont encore récemment confirmé qu'une déclaration interprétative ne donne aucune garantie en termes de valeur juridique. Les aménagements par une déclaration interprétative « ne peuvent rester que cosmétiques », a expliqué Marianne Dony, professeure de droit européen à l'ULB. Erik Van Den Haute, professeur à l'ULB, spécialiste en contrats internationaux et codirecteur de LLM International Business Law, confirme ce jugement et a expliqué qu'une déclaration interprétative « permet surtout de rassurer les différents acteurs, surtout ici en Belgique. Mais, ensuite, il faudra voir comment le traité sera effectivement appliqué. La difficulté, c'est qu'une interprétation est toujours un processus incertain. La Région wallonne pourra s'appuyer sur la déclaration interprétative, mais il n'est pas dit qu'un investisseur ou un tribunal arbitral arrive à la même interprétation ».

« Quelle que soit la manière dont elle sera formulée, elle n'engagera finalement que ceux qui y croient, indique Frédéric Gillot. Au final, c'est le traité lui-même qui comptera. Le but d'une telle déclaration est de faire passer la pilule. Pour nous, elle n'est pas acceptable. »

Une question de démocratie fondamentale

« Contrairement à ce qu'essaient de faire croire les partisans du traité, nous ne sommes pas seuls. Il y a des millions de gens qui s'opposent à ces traités partout en Europe. Cela va des syndicats aux mutualités en passant par les agriculteurs et les petits indépendants. Avec plus de 3 millions de signatures, jamais une pétition européenne n'a eu un si grand écho. Il ressort clairement que la majorité de la population en Allemagne et en France sont opposés à ces traités. Le sénat irlandais a voté une résolution contre le CETA. Le Comité des Affaires sociales du Conseil de l'Europe vient même de voter une résolution exigeant le report de l'adoption du CETA, estimant que celui-ci était dangereux pour le droit de légiférer des États. En fait, ce sont les dirigeants européens qui sont déconnectés de leurs populations », dénonce le député wallon du PTB.

« Les pressions et menaces de la part de l'Union européenne et du Big Business sont inacceptables, poursuit Frédéric Gillot. En effet, tant l'ultimatum posé par la Commission à la Wallonie pour accepter l'accord d'ici vendredi que les voix qui s'élèvent des rangs politiques et patronaux en Belgique pour piétiner le vote du parlement wallon démontrent bien le caractère anti-démocratique de l’Union européenne aujourd'hui. Les épisodes du référendum sur la Constitution européenne ou du référendum anti-austérité en Grèce l'avaient déjà montré, ce nouvel épisode du CETA le confirme : la démocratie n'est tolérée par l'establishment en Europe que lorsqu'elle sert son intérêt. Quand les peuples décident de s'opposer, les voix s'élèvent pour balayer leurs votes. »

« Cette lutte est difficile, c'est sûr, mais si l’on s'appuie sur la formidable mobilisation populaire en Belgique et partout en Europe, on peut faire reculer ces traités. Il s'agit d'une question de démocratie fondamentale », conclut Frédéric Gillot.
 

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L’élection du Parlement de Berlin, dimanche, est marquée par l’arrivée du nouveau parti d’extrême droite AfD. Mais ce scrutin voit surtout l’emporter une union de la gauche réunissant le SPD, les Verts et Die Linke. Un test pour ceux qui veulent battre Merkel en 2017.est un nouveau revers électoral pour Angela Merkel. Son parti, la CDU, essuie une sévère défaite à Berlin, à l'occasion des élections régionales du Land: avec 17,6% des voix, il réalise son plus mauvais score depuis la réunification allemande. Le parti d'extrême droite AfD fait son entrée au Parlement régional avec 14,2% des voix, réalisant un score inespéré. Le SPD reste la première force politique avec 21,6% des voix (en recul de plus de six points par rapport à 2011). La surprise est venue de die Linke qui fait un meilleur score que les Verts: 15,6 % contre 15,2 %. Le maire sortant Michael Müller devrait construire sans difficulté une coalition des gauches avec die Linke et les Verts, mettant fin à la précédente alliance passée avec la CDU pour gouverner la ville. Ci-dessous l'article de notre correspodant sur les enjeux de cette élection (lire également notre boîte noire).

« Berlin doit envoyer un message au monde. À l’époque des Trump, des Orban, des Le Pen, des Hofer et autres agitateurs de droite, Berlin doit voter pour la liberté », a proclamé le maire de la capitale allemande Michael Müller (social-démocrate, SPD), dans un appel vibrant publié juste avant le scrutin de dimanche. Cet appel va-t-il mobiliser l’électorat de celui qui est en même temps ministre-président du Land de Berlin ? Ou au contraire renforcer la conviction des électeurs potentiels de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti d’extrême droite qui monte ? Michael Müller a en tout cas du mal à masquer sa nervosité. Car comme dans les Länder de Saxe-Anhalt et, il y a deux semaines, du Mecklenburg-Vorpommern, l’AfD va assurément faire une entrée remarquée sur l’échiquier politique du Land.

 

Michael Müller, le maire SPD sortant de Berlin, et son adversaire de l'AfD, Georg Pazderski. © Reuters Michael Müller, le maire SPD sortant de Berlin, et son adversaire de l'AfD, Georg Pazderski. © Reuters

 

À Berlin, métropole « multikulti » par excellence, l’AfD affiche un profil le plus politiquement correct possible. Sa tête de liste Georg Pazderski, ancien colonel de la Bundeswehr qui a fini sa carrière militaire à l’OTAN, combat l’islam politique mais assure qu’il admire les musulmans « parce qu’ils placent la famille au centre de leur système de valeurs ». Même à Kreuzberg, quartier sans espoir pour la droite, l’AfD a réussi à se présenter avec Sibylle Schmidt, fonctionnaire sociale-démocrate pendant des années, passée à l’AfD par crainte panique de « l’invasion étrangère ». Par ailleurs, le nouveau parti d’extrême droite, partisan d’un abandon immédiat des sanctions économiques contre la Russie de Poutine, courtise agressivement les 300 000 Allemands d’origine russe installés à Berlin.

« Müller ne devrait quand même pas accorder trop d’attention aux extrêmes. Il est resté populaire et son bilan est globalement positif. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de savoir ce que le SPD pense de l’AfD mais ce qu’il veut faire pour aider l’économie locale », juge pour sa part l’entrepreneur en BTP Udo Jahnke. Berlin aligne en effet quelques bons chiffres.

L’économie locale a renoué avec la croissance (9 % entre 2010 à 2015) et le chômage (9,7 %) a été divisé par deux en dix ans. Les comptes de la ville sont redevenus excédentaires. Ainsi l’énorme dette municipale a pu repasser, pour la première fois, sous la barre des 60 milliards d’euros. « Le tourisme explose et la création d’entreprises, notamment les start-up technologiques, se porte bien. 100 000 emplois ont été créés ces cinq dernières années et une partie de l’excédent budgétaire est désormais réinvesti. Il y a vraiment des raisons d’espérer », estime M. Jahnke.

Mais les remèdes qui ont permis de remettre les finances de la ville dans le vert, ont aussi eu de graves effets secondaires. « Le Sénat a mené une politique d’austérité sans précédent », fait remarquer Cecilia, une enseignante de Berlin-Ouest. « Dans mon école, les salles de classe viennent d’être rénovées. Et là où il y avait deux pièces, ils en ont fait trois. Pourquoi ? Parce que l’objectif véritable est de fermer l’école voisine et de regrouper les deux établissements pour n’en faire qu’un ! Avec plus d’élèves pour moins de profs », s’emporte-t-elle.

Parallèlement à une politique de sous-investissement généralisée pendant des années, Berlin a aussi privatisé son immense parc de logements au profit de gros investisseurs. Aujourd’hui, ceux-ci en ont rénové et revendu une partie en version luxe et la proportion de logements sociaux s’est effondrée. Or, 40 000 personnes s’installent chaque année à Berlin, et la capitale allemande reste une ville de locataires (85 %) qui ont de plus en plus de mal à payer des loyers qui explosent.

De même, l’administration publique, où les effectifs et les salaires ont été constamment abaissés, est en plein naufrage. « Pour obtenir une carte d’identité ou un autre papier, il n’est plus possible de se rendre spontanément au service correspondant pour déposer sa demande. Il faut obligatoirement prendre un rendez-vous par internet, pour dans un ou deux mois ! », s’indigne Irène. Ces derniers mois, Berlin a enfin fait la une des médias nationaux pour sa gestion catastrophique de l’accueil des réfugiés. La ville en a accueilli environ 100 000 en un an. Mais il a fallu des mois avant que la municipalité soit capable de répartir les compétences et de mobiliser suffisamment de personnel. « Si nous n’avions pas eu un élan de solidarité dans la population, il y aurait eu certainement des morts », estime Bernd Mesovic, vice-président de l’ONG d’aide aux réfugiés Pro Asyl. 

En dépit de ce bilan, le parti social-démocrate est en tête avec 23 % des intentions de vote. Michael Müller devrait conserver son poste. En revanche, selon toute vraisemblance, la grande coalition construite avec les conservateurs en 2011 va éclater. Le pâle Frank Henkel, leader des chrétiens-démocrates berlinois, n’a jamais réussi à se démarquer. Il souffre aussi de la concurrence de l’AfD qui pioche abondamment dans son réservoir d’électeurs et réduit la marge de manœuvre de tous les partis. La coalition gagnante la plus probable qui pourrait sortir des urnes dimanche est en fait une alliance à gauche, réunissant le SPD, les écologistes et Die Linke.

 

 

Par Thomas Schnee et MEDIAPART.

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