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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
(JOEL SAGET / AFP)

 

Si le référendum sur le traité européen avait lieu aujourd'hui, 62% des Français voteraient "non", selon un sondage Ifop pour "Le Figaro".

62 % des Français qui étaient en âge de voter en 2005 diraient "non", soit sept points de plus qu'il y a dix ans. Et 38 % voterait "oui", soit sept points de moins.

En réalité, les Français ne veulent pas forcément moins d'Europe. 60 % de sondés sont ainsi favorables à l'élection d'un président de l'Europe au suffrage universel direct et 71 % à la création d'une armée européenne.

Plus largement, 62 % des sondés estiment même que l'appartenance de la France à l'Union européenne est plutôt une bonne chose. «Il y a, estime Jérôme Fourquet de l'Ifop, une acceptation résignée de l'Europe chez les Français. Beaucoup pensent en effet qu'une France seule et isolée ne ferait pas le poids.»

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé
RTT dans les hôpitaux publics parisiens (AP-HP) : UN ODIEUX CHANTAGE !« Maintien de 4 000 emplois contre nos RTT…

Pas question.. Ce n’est ni amendable, ni négociable »

La ministre de la santé annonce un plan d’économie pour 2015, lié au pacte de responsabilité de plus de 3 milliards dont 825 millions pour l’hôpital, soit 22 000 postes à supprimer. Le directeur général actionne un levier supplémentaire pour répondre au plan d’économie APHP exigé, soit 25 millions d’euros sur les 150 millions pour 2015.

Martin Hirsch impose un chantage aux agents : « Pour ne pas perdre 4000 emplois à l’AP-HP, il faut remettre en cause les protocoles 35h et supprimer des RTT »

Dans la boite à outils du DG, une méthode bien connue du monde du travail, notamment dans les usines , le « chantage » et la « culpabilisation » sont utilisés pour demander des efforts supplémentaires aux agents (augmentation du temps de travail , perte de salaires etc..) pour soit disant « sauver » les emplois ou l’entreprise .

Dans le privé, comme dans le public les efforts et sacrifices qui sont demandés sans cesse n’ont pas empêché les fermetures d’entreprises ou de licencier en masse. Le seul but est d’augmenter la productivité, la rentabilité, la flexibilité des agents.

La Suite ICI: http://www.sante.cgt.fr/IMG/pdf/-12.pdf

Par: CGT SANTE.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Le philosophe Paul B. Preciado, figure des queer studies, est un observateur enthousiaste des mutations politiques de l'Espagne. Après la victoire de plusieurs candidatures citoyennes et « indignées » aux municipales, en particulier à Barcelone, l'un de ses lieux d'attache, l'auteur de Testo Junkie (Grasset, 2008) revient sur la genèse de ces mouvements inédits, qui « repolitisent les classes moyennes appauvries par la crise » et rompent avec une culture politique née de la transition post-franquiste.

Qu'est-ce qui vous séduit le plus, dans la plate-forme citoyenne qui a remporté les élections dimanche à Barcelone ?
Je trouve tout excitant. Ce sont des partis politiques nouveaux, qui ne reproduisent pas la structure des professionnels de la politique, qui n'ont ni l'argent, ni les réseaux des partis « installés ». Dans la victoire d'Ada Colau, il y a plusieurs choses qui ont compté, et qui sont assez extraordinaires. D'abord, la mobilisation des classes moyennes appauvries, précarisées par la crise après 2008. Cette politisation est le résultat d'un travail extraordinaire, mené par Ada Colau et la PAH [la plateforme anti-expulsions immobilières lancée en 2009 en Catalogne – ndlr] qui a su élargir cette expérience et sa force de transformation au-delà de ce réseau d’activistes.

Avec la PAH, on touche à la question du logement, de l'habitat, de la survie, de la vulnérabilité du corps. La PAH a su organiser la vulnérabilité pour la transformer en action politique. La comparaison est trop forte, mais pour moi, il s'est passé un tout petit peu quelque chose comme les luttes pour les malades du sida dans les années 80. Cela a servi de levier pour repolitiser toute une classe qui traversait une énorme dépression politique. La capture des désirs par le capitalisme néolibéral produit une déprime collective, qui s'exprime sous la forme d'une dépolitisation totale. En inventant des techniques politiques nouvelles, comme le scratche, Ada Colau et d'autres ont réenchanté le domaine de la politique. C'est sans doute ce qu'il y a de plus beau dans leur victoire. Les corps sont sortis dans les rues, et la ville entière a été repolitisée par leur présence.

Ada Colau pendant ses années de militantisme au sein de la PAH à Barcelone.

Vous parlez des scratches, ces actions menées par Ada Colau et les activistes de la PAH pour dénoncer, un à un, devant leur domicile, les députés « complices » des expulsions immobilières. Ce sont des actions radicales, qui ont divisé les Espagnols. À l'époque, il était difficile de prévoir qu'Ada Colau allait trouver une majorité sur son nom dans les urnes (voir la vidéo ci-dessous)
Oui, ce sont des techniques radicales, mais elles ont surgi à un moment où la corruption politique était très forte, et la faillite du système démocratique, considérable. C'est pour cela que la Grèce et l'Espagne constituent deux pôles intéressants à suivre, engagés dans des processus de transition démocratique récents. En Espagne, on a eu 40 ans de dictature, puis 40 ans de démocratie. Nos institutions démocratiques sont quasi inexistantes. Elles sont de simples décors morts. La démocratie se cherche encore, on pourrait dire qu'elle est très expérimentale. Il y a une fragilité démocratique que la France ne connaît pas, où tout est plus installé. Mais cela offre une possibilité d'expérimentation institutionnelle plus grande – ce que l'on appelle des “nouvelles institutionnalités”.

En 2013, l'activiste Ada Colau se justifie sur le recours aux « scratches » contre les élus du PP.

Tout cela s'inscrit aussi dans une tradition politique très forte, en Espagne et en Catalogne, depuis le XIXe siècle : celle d'un communisme libertaire, d'un anarchisme, toujours marqués par une dimension très utopique. On le voit très bien avec Ada Colau, qui en même temps, est la plus pragmatique de toutes. C'est aussi très net chez Teresa Forcades, avec une dimension supplémentaire, un peu mystique [Teresa Forcades est une religieuse hypermédiatisée, connue du grand public pour avoir dénoncé les profits de l'industrie pharmaceutique pendant l'épidémie de grippe aviaire, et qui a soutenu la campagne d'Ada Colau – voir vidéo ci-dessous].

Et l'on en retrouve des traces dans toute une tradition espagnole, je pense à des femmes comme Clara Campoamor [féministe qui a contribué à la rédaction de la Constitution espagnole, en 1931  ndlr], Federica Montseny [la première femme ministre de la République, en 1936, anarchiste, féministe – ndlr] ou encore Dolores Ibárruri, la Pasionaria [secrétaire du parti communiste espagnol entre 1942 et 1960 – ndlr]. Cette juxtaposition improbable de l'anarchisme, du communisme libertaire et d'un mysticisme utopique, totalement extraordinaire, est souvent incarnée, il est vrai, par des femmes, mais pas seulement.

 

© Javi Txuela.

 

On a lu ici ou là des articles sur le « protagonisme féminin » de ces mouvements citoyens, incarnés par Manuela Carmena à Madrid et Ada Colau à Barcelone. Vous êtes d'accord ?
Non. Il y a beaucoup de femmes en politique, c'est tout ce que cela veut dire… Sinon, on pourrait dire la même chose en France avec Marine Le Pen. À bien y réfléchir, je trouve même cette question scandaleuse. C'est comme si l'on continuait de définir la politique comme un domaine réservé aux hommes, et dès lors qu'une femme obtient un peu de protagonisme politique, on décrète que c'est exceptionnel. Je rappelle qu'il y a beaucoup de femmes puissantes à droite, au sein du PP, comme Esperanza Aguirre [à Madrid – ndlr] ou Rita Barbera [à Valence – ndlr], ces énormes « dames » de la politique. Donc je ne pense pas qu'on puisse faire une analyse genrée de ce qu'il survient en Espagne.

C'est aussi lié au fait qu'à Podemos, on voit, presque exclusivement, des hommes au premier plan. C'est un problème ?
Je ne crois pas. À Podemos, il y aussi beaucoup de femmes, de lesbiennes, de gens venus du féminisme et du queer… Je ne crois pas que Podemos soit plus masculin, ou masculiniste, que d'autres. Ce qui continue de me choquer, en revanche, ce sont des articles de la presse espagnole sans aucun intérêt, dès le lendemain de la victoire d'Ada Colau, qui présentent son enfant et son mari, qui expliquent qu'Ada Colau cuisine très bien… Cela revient à naturaliser, encore une fois, sa dimension politique.

© En août 2013, la religieuse Teresa Forcades dénonce le sauvetage des banques espagnoles.


Vous parliez de la transition démocratique espagnole. Les élections du 24 mai marquent-elles enfin une rupture avec le régime de 1982, né de la transition avec le franquisme ?
Ce qu'il se passe est très, très important. Nous en étions arrivés à un moment de crise démocratique majeure. Les mouvements du 15-M [référence au 15 mai 2011, lorsque les « indignés » s'emparent des places du pays – ndlr], que les soit-disant grands intellectuels de gauche avaient dédaignés, jugeant qu'il n'y avait pas une seule idée politique derrière, ont permis de repolitiser des classes moyennes précarisées. Cela a déclenché une prise de conscience, une sorte d'émancipation cognitive, face à deux dictatures simultanées : d'une part, sur le front politique, la continuité de pratiques dictatoriales dans le système démocratique – c'est la faillite du système démocratique dont on parlait. Et de l'autre, une faillite économique, en lien avec la dictature du monde financier. Et ce qui fait le lien entre ces deux dictatures, c'est la corruption. Ce que les gens font avec l'argent public, comment il est géré.

Pendant longtemps, en Espagne, la dénonciation de la corruption s'accompagnait d'une forme de désaffection générale : “ce sont tous des voleurs, on s'en fout”. Grâce au 15-M, on est passé de ce constat désabusé à l'invention de nouvelles pratiques de contrôle démocratique.

Je pense à la PAH, mais aussi au parti X ou encore à des gens comme Itziar González Virós et le parlement citoyen - le Parlament Ciutadà, un appareil citoyen de contre-pouvoir qui rassemble des mouvements hétérogènes pour former un contre-parlement. La question n'est plus : qui sont les voleurs?, mais bien : quels sont les mécanismes de contrôle démocratique? C'est un changement très important.

Par Ludovic Lamant et Mediapart.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Front de Gauche

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C’est à ne rien y comprendre. L’émergence d’une dynamique politique alternative à gauche et la perspective d’un rassemblement des nombreux contestataires de la politique gouvernementale sont au point mort.

Alors qu’à aucun moment depuis l’élection présidentielle de 2012 les électeurs qui ont quitté le PS se sont reportés sur la « gauche de la gauche », chacune de ses composantes est repliée sur elle-même.

On a l’impression que chacun joue perso.

Alors que le scrutin régional se déroulera à la fin de l’année, la division est de rigueur.

Stupide !

Les écolos sont sur le point d’exploser entre ceux qui souhaitent retourner au gouvernement et ceux qui misent sur le rejet de sa politique.

Au Front de Gauche c’est l’éparpillement. La coalition se divise sur l’objectif et se dit d’accord sur le positionnement vis-à-vis du gouvernement. Allez comprendre ?

Le PCF  souhaite être clair sur la volonté de battre la droite et l’extrême droite dont la victoire serait une catastrophe pour les citoyens.

Le Parti de Gauche dit vouloir « changer de régime et appel à une assemblée constituante » tout en refusant toute union des forces de gauche, y compris au deuxième tour, et toute participation à des exécutifs régionaux avec le PS en cas de victoire.

Ensemble regrette cette situation et appel à la dynamique du Front de Gauche pour relancer son attractivité.

Les frondeurs socialistes, minoritaires au PS, sont comme tétanisés par le vote des militants qui soutiennent majoritairement le gouvernement Hollande/Valls.

Bref, dans ces conditions il n’y a plus aucun doute, c’est la marginalisation politique qui guette et avec, l’idée qu’une autre politique est possible ! 

Par: En Colere.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Réunie en Comité confédéral mercredi et jeudi, la CGT veut construire les débats de son 51e congrès en lien avec un maximum de salariés et leurs luttes.

Alors que se tenait un Comité confédéral national (CCN) de la CGT depuis mercredi, Philippe Martinez, son secrétaire général, a rendu publiques, jeudi, les avancées de la feuille de route de l’organisation syndicale. Un plan de travail de revendications et d’actions en lien étroit avec la préparation de son 51e congrès qui aura lieu du 18 au 22 avril prochain au Palais des congrès de Marseille. Dans cette perspective, la CGT veut soumettre à l’épreuve des faits les commentaires sur « la représentativité réelle du syndicalisme dans notre pays » et « sur sa capacité à être proche des préoccupations des salariés dans toute leur diversité », explique son secrétaire général. Philippe Martinez a ainsi fait état du succès du « plan de visite d’au moins 2 000 syndicats » qu’il a entrepris avec le reste de la direction de la confédération. D’ailleurs, les revendications des salariés, portées par les syndiqués qu’ils rencontrent à cette occasion, seront au cœur des enjeux débattus lors du 51e congrès dont l’ambition est de « conjuguer contestation et propositions », a-t-il expliqué.

Une offensive en faveur du monde du travail

Une contestation que la CGT porte déjà « pour alerter les salariés sur le danger de la loi Macron » ou le projet de loi sur le dialogue social, a encore rappelé Philippe Martinez se réjouissant que « toutes les organisations syndicales » se retrouvent désormais pour contester la réforme des retraites complémentaires Agirc et Arrco. Toutes ont « renvoyé sa copie au Medef (avant-hier), tant les propositions avancées sont inacceptables », précise-t-il. Une unité qui, malgré des divergences sur d’autres sujets, doit à nouveau s’exprimer dans les prochains jours dans le combat contre « les idées et les comportements d’extrême droite à l’entreprise ». De ces relations avec les autres organisations syndicales, mais aussi avec la politique et le monde associatif, il en sera également question lors du congrès d’avril 2016.

La place de la CGT dans le syndicalisme mondial et européen sera également versée au débat. Philippe Martinez exprimant d’ores et déjà le souhait d’une « posture offensive pour construire un modèle social en Europe qui réponde aux attentes des travailleurs ». C’est à cette fin que la CGT souhaite voir s’unir le syndicalisme européen lors du congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES), en septembre. Et c’est avec la même volonté que l’organisation syndicale organisera une grande initiative le 17 juin pour rencontrer les cadres, ingénieurs et techniciens du site de la Défense (Hauts-de-Seine). En y associant une campagne nationale pour exiger l’augmentation des salaires et des minima sociaux au 1er juillet, la CGT prépare l’amplification de l’offensive en faveur du monde du travail.

Par: Olivier Morin.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS
La décision de Geneviève Sabathé de quitter le Parti socialiste fait suite au vote des militants , qui ont placé la motion A, proche du gouvernement, en tête.

Pour elle, le congrès de Poitiers, « que j’estimais décisif est, désormais, plié ». Socialiste contre l’austérité, candidate aux dernières élections départementales sur le canton de Bagnols-sur-Cèze (Gard) sous l’étiquette Front de Gauche, Geneviève Sabathé défendait la motion B, emmenée par Christian Paul et notamment soutenue localement par Patrice Prat.

Aujourd’hui, elle se montre virulente contre son désormais ex-parti : « le parti socialiste n’est pas en hibernation mais en coma dépassé. Il suffit de compter le nombre de militants qui se sont déplacés dans le Gard (806 sur 1750). Si l’on soustrait les ‘alimentaires’, qui vivent du parti ou par le parti, il ne reste presque plus de militants. Si l’on ajoute les quatre défaites électorales successives que nous avons encaissées, il ne reste presque plus d’électeurs non plus. »

Et Geneviève Sabathé de dénoncer « une dérive droitière » qui a fait perdre au PS « les partenaires traditionnels de la gauche, notamment les communistes et les écologistes. »

Sur le plan local, l’ex-socialiste se fait plus optimiste : « à Bagnols et dans l’agglomération, l’alternative est en marche. Les rencontres se multiplient entre partenaires de gauche, encartés ou non encartés. La recomposition d’une force politique de gauche n’est désormais qu’une question de temps et d’opportunité. Les élections régionales seront l’occasion de concrétiser ce rapprochement sur les valeurs et les idées de gauche. »

Par: EL DIABLO.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé
Quel avenir pour l’hôpital public ? – Les Français sont inquiets (sondage Le Parisien)Sondage: les Français inquiets pour l'avenir de l'hôpital public

Une écrasante majorité de Français (89%) juge l'hôpital public en danger, en raison du manque de personnels et des exigences de rentabilité, selon l'Observatoire de l'égalité d'accès aux soins réalisé par Ipsos pour la Fédération hospitalière de France.
 

Les personnes interrogées, quel que soient leur milieu d'origine, ont une très bonne image (80%) des hôpitaux français, les créditant de dispenser des "soins de qualité" (91%).
Selon 80% des Français, l'hôpital public est un modèle dans de nombreux pays. Ils le jugent "efficace" (84%), "performant" (79%) , et "à l'origine de beaucoup de recherches importantes" (84%).

 

Pour autant, les Français expriment une forte inquiétude quant à l'avenir de l'hôpital public: 89% pensent qu'il est en "danger", en raison du manque de personnels (70%), des exigences de rentabilité économique (58%), de la fermeture de services (31%).
 

S'ils voient à 77% le système de santé français comme le meilleur au monde, les Français disent toutefois avoir eu "des difficultés à trouver un professionnel de santé dans un délai acceptable" (69%) et même avoir renoncé à des soins en raison de leur coût (48%) ou de l'éloignement géographique (21%).
 

La moitié des personnes interrogées (49%) considèrent qu'on ne peut plus faire d'économies importantes sans mettre en danger la qualité des soins.
Pour pallier les inégalités géographiques, les Français sont favorables à "une répartition équitable des médecins, quitte à leur imposer leur lieu d'exercice" (71%). A l'inverse 29% estiment que les médecins doivent avoir la liberté de choisir où ils exercent.

 

La chirurgie ambulatoire, où les patients sortent le jour même de leur opération, ne fait pas consensus parmi les sondés: 44% d'entre eux jugent "souhaitable" et "indispensable" de généraliser cette pratique "chaque fois que cela est possible", 31% l'estiment "pas souhaitable" mais "indispensable", et 25% "ni souhaitable, ni indispensable".
 

En revanche, plus de la moitié (58%) des personnes interrogées jugent l'hospitalisation à domicile "souhaitable" et "indispensable" chaque fois qu'elle est possible.
Enfin, près de la moitié (48%) des sondés jugent que la suppression des 35 heures n'est ni souhaitable, ni indispensable à l'hôpital public.
L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1.001 personnes majeures (méthode des quotas), interrogées en ligne du 10 au 16 avril via l'Access Panel.

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Livres
Vive la BANQUEROUTE ! (avec François Ruffin) -Vidéo

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé

Jeudi 21 mai 2015, des agents de l'APHP ont manifesté devant le siège de l'APHP contre le projet de réorganisation du temps de travail de Martin Hirsch.

Le gouvernement socialiste et la ministre Marisol Touraine continuent à vouloir faire des économies au détriment de la santé.
 

Non content de vouloir fusionner les hôpitaux de l’AP-HP du nord francilien pour liquider des centaines de lits au passage (autour de 400), de vouloir priver Clichy de son hôpital Beaujon en imposant son départ et sa fusion,  l’AP-HP prétend s’attaquer aux RTT des agents qui sont déjà en sous effectifs. Hirsch le directeur de l’AP-HP se livre à un odieux chantage dont agents hospitaliers et malades font les frais : acceptation de la liquidation des RTT ou alors mise en œuvre d’un plan de licenciement. La mobilisation croissante, les succès récents des luttes à l’Hôtel Dieu font que la direction est contrainte de manœuvrer en recul.

C’est la preuve que l’action quand elle se généralise, est payante.
Le soutien des communistes clichois aux agents mobilisés est total face à ces attaques qui conduisent à une conception libérale de la santé : l’hôpital Beaujon n’est pas là pour faire du fric, mais pour soigner les patients.

 

Le pacte de « responsabilité-austérité », imposé par  le trio infernal Hollande-Valls-Macron, à la solde du MEDEF, c’est 50 milliards d’Euros d’économies sur les dépenses sociales et publiques. Sur ces 50 milliards, de 11 à 13 milliards sont à réaliser sur la Sécurité sociale dont 3 à 6 milliards pour les hôpitaux au niveau national. Là encore, ce sont les personnels qui vont en faire les frais. Si le Gouvernement recherche des économies pour réduire la dette qu’il mette un terme à ces immenses gâchis que constituent les milliards d’euros de cadeaux aux patrons.
 

Après la journée du 21 mai contre 
la réforme du temps de travail, les syndicats appellent à une nouvelle mobilisation « massive », jeudi 28 mai pour obtenir le retrait du projet de réorganisation du temps de travail.
Les syndicats de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ne lâchent rien et 
appellent à de nouvelles actions, dont un rassemblement devant le siège de l’institution, jeudi 28 mai, jour d’ouverture théorique des négociations au cours duquel Martin Hirsch, le directeur général, doit présenter son projet. « D’ici là, la mobilisation se poursuit dans les établissements », a précisé Rose-May Rousseau, secrétaire de l’union syndicale CGT de l’AP-HP.

 

Face à la colère des agents – près de 8 000 sont descendus dans la rue, selon les syndicats – Martin Hirsch a proposé à l’intersyndicale (CGT, SUD, FO, CFDT, CFE-CGC, Unsa, CFTC) une première réunion aujourd’hui, à partir d’une « base nouvelle » mettant « au centre des discussions les améliorations des conditions de travail et l’organisation du travail ». « Avec le succès de la mobilisation de jeudi, Martin Hirsch a pris une claque. Sa feuille de route, d’ailleurs, ne fait plus référence aux 20 millions d’euros d’économies.
 

Est-ce un signe, un oubli ? À voir. Si l’objectif est d’améliorer les conditions de travail, nous dirons banco, mais sur la base de nos revendications », indique Olivier Youinou, secrétaire adjoint du syndicat SUD santé à l’AP-HP. « Nous sommes prêts à réformer le temps de travail pour une vraie mise en place des 35 heures et non pas dans le sens d’une intensification du travail et, pour y parvenir, nous allons faire monter la pression », renchérit Rose-May Rousseau.
Comme le fait remarquer Thierry Amouroux, secrétaire de la CFE-CGC, le discours de Hirsch « reste ambivalent. Il parle de renouer le dialogue à partir de bases nouvelles mais il ne dit pas formellement qu’il retire son projet, ce qui est le préalable pour nous ».

 

Du côté de FO, on reste plus sceptique : 
« Il dit qu’il veut parler des conditions de travail. Mais à aucun moment il ne remet en cause son projet », estime Gilles Damez, un des secrétaires du syndicat. Rose-May Rousseau, de la CGT, a prévenu : « Nous irons en négociation ou non, tout dépend de la réponse de Martin Hirsch. »
Assuré de la confiance du gouvernement, dit-il, ce dernier, qui a reçu le soutien, inattendu et sans nul doute encombrant, du président UMP du Sénat, Gérard Larcher, affirme vouloir aller au bout de sa réforme. S’il « perdurait dans son projet, d’autres dates de mobilisation ont été retenues par l’intersyndicale », fait savoir Olivier Youinou. « On ne peut pas ne pas entendre ce qu’ont dit les agents dans la rue ! »

Par: CGT Santé.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Un peu comme dans « Matin Brun », la nouvelle de Franck Pavloff " dont l’un des héros s’appelle Charlie", ça aurait pu mal tourner, cette histoire d’union nationale proclamée après les attentats à Charlie Hebdo.

Peu à peu, nous tous qui, spontanément, avions voulu être Charlie, on aurait commencer à regarder si les autres avaient été à la hauteur de l’événement, s’ils avaient bien été Charlie, eux-aussi.

La télévision d’Etat, par la voix de Nathalie Saint-Cricq par exemple, aurait pu demander tout de suite que tous ceux qui n’étaient pas Charlie soient traqués.

D’ailleurs, pendant de longues semaines, tous les journalistes dorénavant auraient pu commencer leurs interviews par : « Etes-vous Charlie, vous aussi ? ».

Du côté des intellectuels, on aurait brandi à nouveau de grands principes abstraits, pour vérifier que tout le monde était bien Charlie, un Charlie neutre, pur, un Charlie symbolique, un Charlie avec des ailes d’ange, volant dans le ciel azuré des idées universelles.

On aurait tous applaudi l’esprit du 11 Janvier

D’ailleurs, on aurait demandé à certains de le proclamer haut et fort, qu’ils étaient des Charlie eux aussi, parce qu’ils étaient quand même un peu suspects, avec leur religion venue d’ailleurs. Dès lors, on aurait pu commencer à refonder la liberté d’expression, en répétant tous : « Je suis Charlie ».

L’Etat lui-même s’en serait mêlé, de cette histoire de Charlie. Il serait devenu Charlie, lui aussi. Il aurait déclaré la guerre pour sauvegarder la culture Charlie. Et même qu’en organisant une grande et belle mobilisation avec plusieurs chefs d’Etat, il aurait fait en sorte que le monde entier devienne Charlie, comme lui-même l’était devenu. On serait tous descendus dans la rue pour saluer Charlie en chœur, on aurait fait la haie d’honneur au passage des forces de l’ordre qui avaient éliminé les terroristes. Eux, dans leurs fourgons blindés, ils auraient fait le joli salut de la reine. On aurait tous applaudi. Et les politiques auraient partout invoqué « l’esprit du 11 Janvier », l’esprit Charlie.

Et puis rapidement, il aurait fait passer des lois Charlie, le gouvernement, pour qu’on vive en sécurité dans le monde de Charlie. Déjà, le ministère de la Justice aurait transmis une circulaire aux services de police, pour que tous ceux qui n’étaient pas trop Charlie soient sévèrement réprimés, enfermés si possible, au prétexte d’apologie du terrorisme.

L’Etat les aurait fait juger en comparution immédiate, ceux-là, des éméchés aux mal élevés, pour avoir vite des résultats probants à exhiber aux Charlie. Même les enfants, on les aurait auditionnés, pour savoir s’ils étaient bien des fils de Charlie. L’officier de police judiciaire aurait questionné : « Qu’est-ce que veut dire le mot terrorisme pour toi ? – Je sais pas », aurait répondu Ahmed, 8 ans, donné par son instituteur.

On aurait fini par collaborer avec la police:

Nous, on aurait surveillé nos petits angelots de près. On n’aurait pas compris qu’ils ne soient pas tout de suite Charlie. Qu’ils ne comprennent pas immédiatement, qu’ils s’interrogent un peu trop, qu’ils critiquent Charlie. C’était si évident. L’Etat aurait déclaré une minute de silence dédiée à Charlie, comme un grand filet blanc pour intercepter les sons discordants et punir les insolents qui boudaient Charlie. Et puis les professeurs laxistes, on les aurait mis à pied, discrètement. Car Charlie aurait alors eu besoin de fonctionnaires intransigeants.

Et puis on commencerait à cafarder nos voisins de connexion, à balancer tous ceux qui n’auraient pas été Charlie. Oui, on aurait fini par collaborer avec la police qu’on avait applaudie, car nous serions profondément Charlie – ce serait marqué sur nos photos de profil, en noir et blanc, que nous l’étions. D’ailleurs, on aurait commencé à nommer largement les nouveaux-nés Charlie, pour être bien sûrs, pour se rappeler.

Comme avant, on aurait recommencé à emprisonner les fous, pour une parole de trop, un mot de travers, une mauvaise blague sur Charlie. En la circonstance, on n’aurait plus vraiment toléré ceux qui blasphémaient contre Charlie. Nous, les Charlie, ça ne nous aurait pas fait grand-chose, tous ces emprisonnements fermes pour une phrase déplacée.

Bien sûr, on aurait espéré qu’ils ressortent un jour de prison sains et saufs, dans le droit chemin, en Charlie repentis, tous ces gens.

On n’aurait rien à se reprocher:

Ensuite, les hommes d’Etat auraient commencé à parler d’un « délit de consultation » pour les sites pas trop Charlie : un peu comme dans « Fahrenheit 451 » – sauf que ce ne serait plus des livres qu’on brûlerait, mais des hyperliens. Et vu qu’on serait « en guerre », l’Etat aurait décidé que la police pourrait se passer toujours plus de la justice pour prendre
toutes sortes de décisions, comme espionner nos courriers, pour voir s’ils étaient bien Charlie.

Tout se serait terminé avec une grande loi de surveillance, afin que notre Premier ministre puisse moucharder nos vies numériques et nos liaisons téléphoniques, comme dans le panoptique de Bentham, mais étendu à toute la société grâce à Internet. « La République ne fait aucune distinction entre ses enfants », aurait-il déclaré le jour-même où la représentation nationale devrait voter la loi comme un seul Charlie. Et on aurait tous été contents d’être traités en égaux, d’être également espionnés.

Et puis dans le fond, nous, les Charlie, on en aurait pas eu grand-chose à fiche d’être épiés, puisque nous étions tous devenus des Charlie. On n’aurait rien eu à se reprocher.

Peut-être que, comme dans « Matin Brun », on aurait pu « résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ? ».

Voilà, ça aurait pu tourner comme ça…

Oh, « wait ».

Par: En Colere.

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