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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

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La chasse contre les français a commencé ... !

Pascal Lamy (directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce jusqu’au 31 août 2013 et personnalité française du parti socialiste) perçoit en 2009 un salaire annuel de 480 000 francs suisses (316 000 euros) auxquels s’ajoutent une cotisation de 15 % du montant de son salaire pour sa retraite et divers avantages en nature.


Articles complémentaires :

- La France championne des versements de dividendes en Europe (2e trimestre 2014) :http://www.lefigaro.fr/placement/2014...

- Toujours plus riches : la France n'a jamais compté autant de milliardaires
:http://www.sudouest.fr/2014/07/10/tou...

Par: Lucien Pons.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

Wolfgang Münchau, rédacteur en chef adjoint du Financial Times, n’est pas un suppôt de la gauche radicale. Son dernier éditorial, dans lequel il affirme que celle-ci a raison à propos de la dette de l’Europe, n’en est que plus significatif.

 
"La gauche radicale a raison à propos de la dette de l’Europe" (Financial Times)
 
Éditorialiste du Financial Times en matière d’économie européenne, Wolfgang Münchau est peu suspect de complaisance envers une gauche radicale européenne qu’il qualifie volontiers de « dure ». Dans sa contribution du lundi 24 novembre, reproduite ci-dessous, il estime pourtant qu’elle seule prône les politiques économiques qui s’imposent. (traduction Bernard Marx)

Supposons que vous partagez le consensus général sur ce que la zone euro devrait faire dès maintenant. Plus précisément, vous voulez voir plus d’investissements du secteur public et une restructuration de la dette. Maintenant, posez-vous la question suivante : si vous étiez un citoyen d’un pays de la zone euro, quel parti politique devriez-vous soutenir pour que cela se produise ?

Vous seriez sans doute surpris de constater que vous n’avez pas beaucoup de choix. En Allemagne, le seul qui se rapproche d’un tel programme est Die Linke, les anciens communistes. En Grèce, ce serait Syriza ; et en Espagne, Podemos, qui est sorti de nulle part et est maintenant en tête dans les sondages d’opinion. Vous pouvez ne pas vous considérer comme un partisan de la gauche radicale. Mais si vous viviez dans la zone euro et que vous étiez favorable à cette politique, ce serait votre seul choix possible.

« L’establishment espagnol craint que le programme de Podemos transforme le pays en une version européenne du Venezuela »

Qu’en est-il des partis de centre-gauche, les sociaux-démocrates et socialistes ? Ne soutiennent-ils pas un tel programme ? Cela leur arrive lorsqu’ils sont dans l’opposition. Mais une fois au pouvoir, ils ressentent le besoin de devenir respectables, à un point tel qu’ils se découvrent des gènes du côté de la politique de l’offre. Rappelez-vous que François Hollande, le président de la France, a justifié le changement de politique de son gouvernement en expliquant que l’offre crée la demande.

Parmi les partis radicaux qui ont émergé récemment, celui qu’il faut regarder avec le plus d’attention est Podemos. Il est encore jeune, avec un programme en cours d’élaboration. De ce que j’ai lu jusqu’à présent, il peut être celui qui paraît le plus en capacité d’offrir une approche cohérente de la gestion économique de l’après-crise.

Dans une récente interview, Nacho Alvarez, l’un des responsables de la politique économique de ce parti a présenté son programme avec une clarté rafraîchissante. Ce professeur d’économie de trente-sept ans a expliqué que le fardeau de la dette espagnole (à la fois privée et publique), n’est pas supportable et qu’il doit être réduit. Cela pourrait se faire par la combinaison d’une renégociation des taux d’intérêt, de délais de paiement, de rééchelonnement et d’annulations partielles. Il a également déclaré que l’objectif de Podemos n’était pas de quitter la zone euro – mais inversement qu’il n’était pas d’y appartenir à tout prix. L’objectif est le bien-être économique du pays.

Vu de l’extérieur, cela semble une position équilibrée. Mais pas tant que cela en Espagne. L’establishment craint que le programme de Podemos transforme le pays en une version européenne du Venezuela. Mais affirmer que si la dette n’est pas soutenable, elle doit être restructurée ; ou que si l’euro devait apporter des décennies de souffrance, il serait parfaitement légitime de s‘interroger sur les institutions et les politiques de la zone euro, ne devrait pas porter à controverse.

« Les partis de centre-gauche et centre-droit font dériver l’Europe vers l’équivalent économique d’un hiver nucléaire »

La position de Podemos part simplement de la réalité de la situation de la zone euro à la fin de 2014. Il est logiquement incompatible pour la monnaie unique d’entrer dans une stagnation de longue durée et de ne pas restructurer sa dette. Puisque rien n’est fait pour éviter celle-là, la probabilité que celle-ci intervienne s’approche de 100%.

Pourtant, pour le moment, les gouvernements européens continuent à jouer à "durer et faire semblant". On voit en Grèce où conduit une telle stratégie à courte vue. Après six années de dépression économique, le gouvernement se trouve dans une crise politique aiguë. Syriza est en tête dans les sondages, et a de bonnes chances de prendre le pouvoir lors des prochaines élections générales, peut-être en 2015.

L’Espagne n’en est pas encore à ce stade. Podemos pourraient priver les plus grands partis – le Parti populaire du premier ministre Mariano Rajoy et le parti d’opposition socialiste – de la majorité absolue lors des élections de l’année prochaine. Cela pourrait les forcer à réaliser une grande coalition de style allemand – qui ferait de Podemos le principal parti d’opposition.

La situation en Italie est différente, mais elle n’est pas moins grave. Si le premier ministre Matteo Renzi ne parvient pas à générer une reprise économique dans ses trois années restantes de son mandat, le mouvement d’opposition Cinq étoiles serait en pole position pour former le prochain gouvernement. Contrairement à Podemos, ce n’est pas un parti vraiment radical, et il est un ardent défenseur de la sortie de l’euro. Comme le sont aussi le Front national en France et Alternative für Deutschland en Allemagne.

Ce que Podemos doit encore faire est d’offrir une vision cohérente de la vie après une restructuration de la dette. Ce serait une bonne idée que ce parti s’organise au niveau de la zone euro au-delà de son alliance avec Syriza au Parlement européen, parce que c’est à ce niveau que les décisions politiques pertinentes sont prises. Une résolution de la dette pour l’Espagne est certes nécessaire, mais cela ne peut être que le début d’un changement plus large de politique.

La tragédie actuelle de la zone euro est l’esprit de résignation par lequel les partis de l’establishment du centre-gauche et du centre-droit font dériver l’Europe vers l’équivalent économique d’un hiver nucléaire. L’une de ses dimensions particulières est que les partis de la gauche dure sont les seuls qui soutiennent des politiques raisonnables tels que la restructuration de la dette. La montée de Podemos montre qu’il existe une demande de politique alternative. À moins que les partis établis changent leur position, ils laisseront la voie grande ouverte à Podemos et Syriza.
 
Par: Nicolas MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

belgique-carteAprès la manifestation du 6 novembre 2014 qui avait rassemblé plus de 100 000 personnes à Bruxelles, le lundi 24 novembre 2014, une puissante grève a touché plusieurs régions.

 
Chaque lundi une partie du pays se met en grève contre le plan de réformes structurelles et de rigueur du gouvernement. Le port d’Anvers en Flandre a été en grande partie paralysé comme les villes wallonnes de Mons et Charleroi. C’est donc aussi bien en Flandre qu’en Wallonnie que la grève a été très suivie.


Le 15 décembre 2014, une grève générale nationale a été prévue. D’ores et déjà le mouvement dépasse en ampleur tous les mouvements qui sont intervenus depuis des dizaines d’années, selon un politologue de l’Université catholique de Louvain.


Le gouvernement du socialiste Di Rupo avait annoncé le 15 mars un plan d’austérité, exigé par la Commission Européenne, de 11 Milliards d’euros de coupes budgétaires. Il a été battu aux élections et c’est un gouvernement de droite qui a fait voter le 15 octobre un plan de coupes de 11 Milliards et un train de réformes structurelles pour baisser le coût du travail, dont le passage de la retraite de 65 à 67 ans. Ces mesures ont provoqué la colère des travailleurs.


En jouant sur les divisions artificiellement entretenues entre Flamands et Wallons, le gouvernement belge et la Commission de Bruxelles de l’Union Européenne espéraient faire accepter ce plan issu du Traité de gouvernance, dit Pacte de stabilité. La mobilisation qui s’engage rassemble dans l’unité les travailleurs de toute la Belgique avec les 5 grandes organisations syndicales.

Par: POI.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Régions

L’Assemblée nationale a voté, mercredi 19 novembre, en seconde lecture, l’article 1 du projet de loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, dont le vote final aura lieu le 25 novembre.

Réforme territoriale 13 Régions : pourquoi faire ? (CGT)
 
Avec ce vote, après de longs débats, les députés découpent la France métropolitaine en 13 régions par fusion de régions.

Les nombreuses cartes des nouvelles régions proposées, votées, supprimées, revotées, les débats vifs entre élus sur les périmètres régionaux confirment, si besoin était, l’absence de projets de territoire, donnant du sens au quotidien des citoyens, permettant d’assurer un avenir individuel, donnant une identité collective ; l’absence de perspectives de développement équilibré.
Ce nouveau puzzle institutionnel va au contraire accroître la perte de repères, de sens, accroître les inégalités dans notre société qui se délite déjà fortement.

Ce découpage, centré sur les métropoles et pôles d’excellence, appuyé sur des raisons économiques et financières visant à placer la France et les régions dans la compétition européenne dans le cadre d’une politique d’austérité - politique de l’offre et réduction des dépenses publiques - n’apporte pas de solutions à la crise actuelle. Il ne répond pas aux besoins de la population. Il met les territoires en concurrence quand il faudrait plus de coopération. Il ne vise au final qu’à servir les intérêts des grandes entreprises et du capital.

L’impact concret de ce remodelage institutionnel – fusion des régions, affaiblissement ou/et disparition des départements, regroupement des intercommunalités, métropoles – couplé avec une nouvelle répartition des compétences des collectivités territoriales et la réforme de l’Etat, reste à mesurer pour les territoires et pour la vie quotidienne des citoyens. Contrairement à la politique gouvernementale, cela demande la mise en œuvre de nombreuses politiques publiques, le développement des services publics et une vraie politique de réindustrialisation de notre pays, pour un aménagement du territoire répondant aux besoins sociaux et économiques.

L’absence de tout débat public citoyen marque cette réforme, touchant pourtant la vie quotidienne des populations. Nous condamnons ce déni de démocratie.

La CGT confirme que cette réforme ne répond aucunement aux urgences de la situation de notre pays, qu’elle n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond.
 
Par: Nicolas Maury.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Republique-FrancaiseDes dizaines de militants d’Ile-de-France sont venus Porte de Versailles à Paris, à l’entrée du congrès de l’Association des Maires de France (AMF), prêter main forte aux élus toujours décidés à se battre autour de l’appel lancé par Jean Bartholin, conseiller général de la Loire et Gérard Schivardi, maire de Mailhac dans l’Aude, pour le retrait de la réforme territoriale – la loi « NOTRe » – qui vise à casser la libre gestion des communes, les intercommunalités librement choisies, les départements et leurs services publics.

 

La gronde s’amplifie parmi les adhérents de l’AMF. De nombreux élus dénoncent la politique d’étouffement des communes comme Anne Le Couriaud, adjointe au maire de Laillé en Ille et Vilaine qui déplore : «Dans cette période de crise où de plus en plus de gens sont démunis, les services publics deviennent essentiels et nous devrons les réduire. Nous allons dans le mur ! ».

 

Vanik Berberian, président de l’Association des maires ruraux de France dont les adhérents sont aussi souvent membre de l’AMF, nous déclare : « Nous ne sommes pas d’accord avec cette réforme là. (…) C’est une réforme très mal perçue. Chacun s’exprimera, c’est une habitude chez nous (…)»

 

André Laignel, vice-président de l’AMF considère lui-même que « fragiliser nos communes, c’est plus qu’une erreur, c’est une faute!». Il déclare ce 26 novembre à la nouvelle République du centre  qu’il « serait raisonnable de revoir certaines réformes qui n’ont pas marché. Mais toutes ces questions nous renvoient à l’Europe : sommes-nous réellement en capacité de réorienter notre politique… ? »

 

Suivant les injonctions de Bruxelles, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la nouvelle carte des régions, ce 25 novembre,  par 277 voix contre 253 et 30 absentions.

 

En bas, les fonctionnaires territoriaux sont les victimes du pacte de responsabilité, versant financier de la réforme territoriale. Cette semaine ce sont ceux de Massy qui ont décidé deux heures de grève mardi, mercredi et jeudi pour protester contre les mesures d’économies d’environ deux millions d’euros par an, décidées par la mairie qui réorganise des services et redéfinit des missions pour faire face aux augmentations « de charges décidées par l’Etat » déclare le maire.

 

A Limoges, les travailleurs sociaux en grève occupent le Conseil général et demandent l’abrogation d’une délibération du 6 octobre qu’ils jugent aussi « inique qu’inhumaine ». Cette mesure met en cause le « contrat jeune majeur« , dispositif permettant l’insertion des jeunes ; pour le conseil général cette mesure est au contraire une réponse à certains discours selon lesquels « les collectivités seraient dispendieuses et signeraient des chèques en blanc sans contrôle ».

Et désormais plus de 1300 signatures pour le retrait de la loi NOTRe 

A la porte de Versailles, en une matinée ce sont 107 nouveaux élus qui ont signé l’appel au retrait de la loi NOTRe, portant ainsi à plus de 1300 le nombre de signatures d’élus sur le texte initié par Jean Bartholin et Gérard Schivardi.
 
Par: NS.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Le Parlement a adopté définitivement jeudi soir, par un vote de l'Assemblée, le projet de loi prévoyant la suppression des élections des conseillers prud'homaux au suffrage direct, au profit d'une désignation par les organisations syndicales et patronales.

 
Les députés PS et UDI adoptent la suppression des élections prud'homales
 
Ces quelque 14.500 juges non professionnels chargés de régler les litiges entre employés et employeurs devront être choisis par les organisations syndicales et patronales au prorata de leurs audiences respectives. Le projet de loi prolonge aussi de deux ans le mandat des actuels conseillers élus en 2008, jusqu'au prochain renouvellement général des conseils de prud'hommes, au plus tard le 31 décembre 2017.

La majorité des députés socialistes et UDI se sont prononcés pour, les communistes, les écologistes et l'UMP contre tandis que les radicaux de gauche se sont montrés réservés. Tous les groupes à l'exception des socialistes ont critiqué le recours aux ordonnances prévu par le projet de loi pour modifier dans le détail le mode de désignation des conseillers prud'homaux.

Le texte, qui avait été voté par le Sénat mi-octobre, a été salué par le ministre du Travail François Rebsamen comme "la première pierre d'un travail d'ampleur" engagé avec la ministre de la Justice Christiane Taubira pour une réforme plus large de la justice des prud'hommes.

Le projet de loi pour l'activité, qui sera présenté en Conseil des ministres le 10 décembre, doit pour les prud'hommes viser à réduire les délais de jugement et éviter un taux d'appel excessif.
L'examen de ce premier texte sur la désignation des conseillers prud'homaux a été accompagné par des "grèves d'audience" à l'appel de la CGT, notamment depuis lundi à Bobigny (Seine-Saint-Denis), deuxième plus grande juridiction de ce type en France.
 
Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

1550634-9212-thickboxLe Portrait social réalisé par l’Insee met en lumière une explosion du chômage de longue durée. Pour les ménages les plus modestes, qui continuent de souffrir des politiques d’austérité, la situation est alarmante. Au fil des mois et des années, les effets de la crise s’aggravent. C’est en tout cas ce que montre le dernier « portrait social » de la France réalisé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Si le tableau général est sombre, particulièrement du côté de l’emploi, l’étude précise que « les personnes les plus touchées par la crise sont généralement celles qui étaient a priori les plus exposées aux difficultés sur le marché du travail ».
Ce nouveau rapport permet de comprendre « où nous en sommes après plusieurs années de crise », comme l’explique Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales.


Entre 2008 à 2013, une dégradation du marché du travail, une augmentation de la précarité ou encore une stagnation du revenu salarial sont observées. Alors que la France compte 2,8 millions de chômeurs en 2013 au sens du Bureau international du travail, l’Insee révèle que plus de 1,1 million d’entre eux recherchent un emploi depuis plus d’un an. Un chiffre qui est en hausse de 56 % en cinq ans (+ 400 000 chômeurs).
La conséquence immédiate est une forte hausse du nombre d’allocataires au revenu de solidarité active – RSA (+ 430 000 entre 2008 et 2012) et ainsi une dégradation de leurs conditions de vie. Cette situation pèse sur les salaires dont la progression est freinée depuis 2007, au point que les inégalités salariales ont cessé de diminuer.

 

À quand la fin des privilèges ?

Plus possible pour le gouvernement de détourner le regard. Les chiffres sont là, dans le rapport annuel de l’Insee . Et ils sont coriaces. Entre 2008 et 2013, le nombre de chômeurs de longue durée a progressé de 56 % et les inégalités entre les salariés s’aggravent. Ce « portrait social » de la France devrait faire l’effet d’un électrochoc pour tous ceux qui continuent à se bander les yeux face à l’échec cuisant des politiques d’austérité et minimisent la souffrance sociale. Qu’ils jettent un œil à ce rapport et par la même occasion à la vie quotidienne des chômeurs, des allocataires du RSA, qui affirment ici devoir se priver d’alimentation et de soins médicaux pour boucler les fins de mois…Plus d’austérité c’est moins de de consommation, moins de besoins satisfaits pour la grande majorité des familles. Et moins de consommation c’est moins de croissance, moins de débouchés pour les entreprises et plus de chômage. Voila le cercle vicieux imposé à la France par le MEDEF et ses serviteurs socialistes ou UMP. Hollande, Valls, Sarkozy, Juppé, Bayrou, tous sont en rivalité pour appliquer au mieux les recettes insensées du MEDEF et des gros de la finance.Voilà le résultat des potions libérales, pimentées par l’austérité, aussi inefficaces contre le chômage que favorables aux profits du capital.
À ce titre, le choc de l’actualité frise l’indécence.

 

Alors que le gouvernement enfonce intentionnellement une grande majorité des Français dans la précarité, Monsieur Gattaz remet sur la table la vieille rengaine patronale sur la suppression de l’impôt sur la fortune.
« L’ISF, ça détruit l’emploi, ça détruit la croissance ! » assène le patron des patrons, entre autres inepties. Pierre Gattaz devrait pourtant faire profil bas, lui qui doit sa nomination à la tête du Medef à son gourou, Serge Dassault. Car les nouvelles révélations de nos confrères de Libération sont accablantes pour celui qui incarne le capitalisme français, avec une fortune privée bâtie sur un concubinage notoire avec l’État.

 

Ainsi, c’est 53 millions d’euros qui auraient été remis en liquide pour ses basses tâches à l’avionneur, sénateur-maire UMP de l’Essonne, qui n’a jamais ménagé sa peine pour stigmatiser les chômeurs, fustiger les fonctionnaires et donner des leçons de vertu. L’indulgence qui entoure ces délinquants en col blanc en dit long sur les liens incestueux entre les milieux d’affaires et les dirigeants politiques libéraux. L’impunité demeure l’un des privilèges des puissants. Il est grand temps de les abolir.

Par: NUNGESSER et  COLI.

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Publié dans : #Syndicats

Dans son édition du mercredi 26 novembre, le Canard enchaîné rend publique une prétendue « révélation », sur les travaux d’aménagement effectués dans le bureau du Secrétaire général et de ses collaboratrices. La CGT s’étonne que, depuis plusieurs semaines, une campagne de presse se focalise sur les travaux réalisés dans l’environnement du Secrétaire général.

 
 
Réaction de la CGT aux prétendues « révélations » du Canard enchaîné
 
Depuis la construction de la Bourse nationale du travail à Montreuil, la CGT conduit, chaque année, un programme de travaux d’entretien, de rénovation, de modification et de mise aux normes des bâtiments. Ainsi, par exemple, récemment, des travaux de mise aux normes handicapés du complexe ou encore l’aménagement d’une salle permettant d’accueillir dans les meilleures conditions les militants des territoires ont été entrepris. Vont-ils également faire la Une de la presse ?

A toutes fins utiles, nous rappelons, une fois encore, que les comptes de la CGT, publiés et consultables sont doublement audités, par un commissaire aux comptes indépendant et par une Commission financière de contrôle, élue par le congrès des syndicats de la CGT. Celle-ci s’emploie actuellement à faire toute la lumière sur les dysfonctionnements concernant le montant et l’engagement des dépenses de la confédération.

La CGT ce sont des centaines de milliers de femmes et hommes qui s’engagent chaque jour pour défendre des valeurs de progrès et les intérêts du monde du travail, bien loin de l’image que le Canard enchaîné essaie d’entretenir par ses « révélations ».


Montreuil, le 25 novembre 2014.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

http://2.bp.blogspot.com/-NopzWAUZz2g/TvBNGDenekI/AAAAAAAAIns/4ca894nm9L8/s1600/marine-le-pen-.JPGMarine Le Pen a obtenu, en septembre 2014, pour le Front national, un prêt de 9 millions d’euros de la First Czech Russian Bank (FCRB) par l'intermédiaire du député européen frontiste Jean-Luc Schaffhauser.

Les fonds ont déjà été partiellement versés au parti à hauteur de 2 millions d’euros. Le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just, confirmant une information de Médiapart

À l’approche du congrès du FN, ce financement, obtenu après un intense lobbying des dirigeants frontistes à Moscou, pose la question de l’origine des fonds et d’une éventuelle ingérence étrangère dans la vie politique française.

Par: l'AFP.

Note: ça on vous le dit pas dans la presse.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

SarkoBingo Sarkozy mensonges

Sarkozy est de retour avec son flot d’intox.

Voici les douze intox préférées du candidat à la présidence de l'UMP. 

 

HEURES SUP:

«Les heures sup faisaient gagner entre 150 et 300 euros de plus par mois à neuf millions de Français.»

Sur ce point, la droite est unanime : la défiscalisation des heures supplémentaires, décidée par la loi Tepa (Travail, emploi et pouvoir d’achat) en 2007, apportait du pouvoir d’achat à des millions de Français et la gauche a commis une grave erreur en revenant dessus à l’élection de François Hollande. Mais les chiffrages de Nicolas Sarkozy sur ce point, frisent systématiquement le n’importe quoi : jusqu’à 300 euros par mois pour tout le monde à Toulouse, 150 à 200 à Marseille… En fait, c’était plutôt autour de 500 euros… par an.

SUCCESSIONS:

«On a supprimé l’impôt sur les successions pour 95% des familles françaises.»

La loi Tepa de 2007 (Travail, emploi et pouvoir d’achat), encore elle, a effectivement permis que plus de 90% des successions soient exonérées d’impôts. Mais ce que l’ancien président omet systématiquement de préciser, c’est que c’était déjà le cas avant cette loi… pour 75% des successions. Entendu à Caen, mais aussi il y a bien des années

AIDE MÉDICALE D’ETAT (AME):

«L’Aide médicale d’Etat a augmenté de 50% entre 2012 et 2013. On est passé de 500 à 800 millions d’euros.»

C’est l’un des gros cartons du Sarkotour : à Nancy, à Caen comme à Marseille et Toulon, l’ancien président de la République s’est fermement opposé à l’Aide médicale d’Etat, dispositif d’urgence pour les sans-papiers. En 2012, il le défendait au nom de «l’honneur de la France» ; désormais, c’est «un trou dont on ne sait même pas à quoi il sert». Tant pis s’il exagère très largement la hausse de son coût, qui s’explique par ailleurs, en partie, par un artifice comptable.

SYNDICATS:

«En 2012, tous les syndicats ont appelé à voter François Hollande.»

Pour Nicolas Sarkozy, tout est à jeter avec les syndicats. Parce qu’ils ne sont pas représentatifs… même s’il a déjà réformé ce point. Et surtout parce qu’ils sont de gauche. Ils auraient même tous appelé à voter François Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle en 2012. En fait, la plupart s’étaient refusés à donner des consignes de vote.

ABSENTÉISME DANS LA FONCTION PUBLIQUE:

«Depuis que le jour de carence a été supprimé, les statistiques sur l’absentéisme dans la fonction publique ont disparu.»

Fallait-il supprimer le jour de carence dans la fonction publique ? Instauré sous Nicolas Sarkozy, le dispositif, qui privait les fonctionnaires en arrêt maladie d’indemnisation pendant un jour, n’existe plus depuis le 1er janvier. Or, Nicolas Sarkozy, un brin complotiste, jure que, comme par hasard, les statistiques sur l’absentéisme dans la fonction publique ont disparu en même temps… A Nice commeà Marseille, le candidat à la présidence de l’UMP a manqué de patience : en réalité, les statistiques n’ont jamais été aussi à jour, mais il est simplement trop tôt pour avoir des données sur 2014…

COMPTES DE CAMPAGNE:

«"Deux notes de Bercy" ou "le Conseil constitutionnel" récuse(nt) tout reproche à mes comptes de campagne de 2012.»

Dans la tourmente de l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour afficher sa virginité. La justice enquête sur un système de fausses factures qui aurait permis de masquer un dépassement de campagne de quelque 18 millions d’euros ? C’est tout simplement «une honte». Mais ni les juges du Conseil constitutionnel nideux notes internes du ministère de l’Economie et des Finances ne règlent, de près ou de loin, la question. N’en déplaise à l’ex-président-candidat…

AGRESSIONS SEXUELLES:

«J’ai fait scandale en créant le fichier des empreintes génétiques pour les délinquants sexuels. Il permet d’élucider un viol sur deux.»

Nicolas Sarkozy aurait créé un fichier des empreintes génétiques sur les agresseurs sexuels, exhibitionnistes compris, qui permettrait d’élucider un viol sur deux, malgré les cris d’orfraie de certains. En fait, ce n’est pas lui qui a créé le fichier; les critiques n’ont jamais porté sur son existence en tant que telle et on élucide plus d’un viol sur deux depuis bien plus longtemps que tout cela n’existe. Entendu à Caen, lu aussi dans La Provence, et déjà vu en… 2011.

ASSISTANAT:

«Il y a des gens qui gagnent davantage avec les allocations et l’assistanat que ceux qui travaillent.»

Sus aux profiteurs ! Visiblement, Nicolas Sarkozy n’est plus très loin de penser, comme l’avait dit celui qui était alors son ministre, Laurent Wauquiez, en 2011, que l’assistanat est le «cancer de la société française». Pour l’ancien président, il est en tout cas possible de gagner davantage avec les allocations multiples qu’avec un travail. C’est faux, et c’est même… son ancienne ministre Roselyne Bachelot qui en avait apporté la preuve.

GESTATION POUR AUTRUI (GPA):

«Il n’y a qu’un seul moyen d’éviter la GPA : il faut revenir sur le mariage pour tous.»

La loi Taubira ouvrant le mariage aux couples de même sexe entraînerait mécaniquement la légalisation de la GPA. Nicolas Sarkozy paraphrase… Eric Zemmour, en affirmant que la jurisprudence française et européenne rend ce lien de cause à effet inéluctable. Il a eu beau le répéter à Marseille et à Nancy, ça reste toujours aussi faux.

FONCTION PUBLIQUE:

«On a supprimé 160 000 postes de fonctionnaires entre 2007 et 2012. Les collectivités locales de gauche en ont recréé autant.»

Si les effectifs de la fonction publique ont augmenté entre 2007 et 2012, ce ne serait donc que la faute des élus locaux de gauche, bien plus dépensiers que l’ancien gouvernement de droite. Non seulement la moitié de la hausse des effectifs des fonctionnaires territoriaux, sur la période, est due aux transferts liés à la décentralisation, et non à des embauches ; mais, en outre, il est difficile d’imputer cette hausse aux seuls élus locaux de gauche alors qu’elle se concentre essentiellement sur le secteur communal, dont la couleur politique est bien plus diverse que les autres échelons locaux. Entendu à Marseille et Toulon, mais aussi à Caen.

DÉLINQUANCE:

«5% des délinquants font 50% de la délinquance.»

C’est une grande marotte sarkozyste : il l’a dit à Marseilleà Toulouse ou encore à Nancy, et déjà en 2012… L’ancien président de la République adore cette statistique qui ne se fonde pourtant sur absolument rien de concret. En fait, il transforme une étude de 2001 sur 2 300 jeunes de 13 à 19 ans dans des collèges et lycées de Saint-Etienne et Grenoble en vérité générale absolue, tout en gonflant les chiffres au passage. Admirable.

 

GENRE:

«Lors de la journée de la femme, la gauche a dit aux garçons de s’habiller en filles.»

L’histoire fait fureur auprès des militants UMP, à Toulouse comme à Nancy. Surfant sur la vague de la soi-disant «théorie du genre», Nicolas Sarkozy accuse la gauche d’avoir fait s’habiller les garçons en fille, transformant la journée de la femme en «journée de la jupe». Tant pis s’il ne s’agit que d’une initiative lycéenne isolée et peu suivie dans la région nantaise…

Par: l'AFP.

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