Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
citoyen18.overblog.com

citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale
BRETAGNE : les militants communistes soutiennent les travailleurs.

La Direction nationale du PRCF, à laquelle s’associe l’Association Renaissance Communiste des Côtes d’Armor, apporte son soutien aux travailleurs bretons en lutte, notamment à ceux des filières porcine (889 emplois supprimé chez Gad) et plus généralement, du secteur agroalimentaire visés par une multitude de plans sociaux.

Une cascade de mauvais coups frappe également les départements bretons :

=>Plan massif de licenciements chez Alcatel-Lucent.

=>Lourdes menaces pesant sur Citroën-Rennes.

=>Désespoir des éleveurs bretons (filière porcine et filière laitière).

=>Extinction progressive de la pêche bretonne.

Tous ces travailleurs indépendants, auxquels on avait fait croire qu’ils étaient des capitalistes, sont en bute à la désorganisation des marchés sous l’impact du libre-échange européen débridé, du sacrifice de l’Europe agricole sur l’autel des transnationales qui dominent à Bruxelles. Et tout cela se passe alors que tant de Français renoncent à manger de la viande, du poisson ou des produits laitiers de qualité ! Comment ne pas avoir le cœur serré en voyant ces ouvriers bretons jetés à la rue, ces marins-pêcheurs forcés de rester à quai, ou ces paysans qui se suicident dans leur ferme après avoir travaillé comme des bêtes pour rembourser leurs « dettes » aux usuriers des banques ?

Avec près de 82 milliards d’euro, les résultats nets des sociétés du CAC 40 au titre de l’exercice passé ont progressé de plus de 70%.Les années record se succèdent pour les actionnaires, tandis que patronat et gouvernement continuent leur discours pour imposer la fatalité d’un système qui appauvrit les salariés et engraisse les actionnaires au-delà de toute décence. Les groupes de l’agroalimentaire ne sont pas en reste. Cette explosion des profits est lerésultat des plans de restructuration, des gains de productivité obtenus par la pression accrue sur les salaires et les conditions de travail. Le partage des richesses créées se fait toujours plus au détriment des salariés.

Pour le PRCF, une des solutions pour sortir le pays de ce gâchis économique et industriel est la taxation financière en vue de constituer les fonds d’investissements publics nécessaires au financement des premières mesures de redressement national, et décourager les principaux mouvements de capitaux spéculatifs pour réorienter l’investissement vers la production.

=>Taxation des flux du transport routier international transitant par la France afin de créer un fonds public de ré-industrialisation.

=>Interdiction des délocalisations et de tout projet d’investissement à l’étranger ayant pour effet de démanteler le potentiel national en portant atteinte à l’emploi et au développement industriel ou agricole.

Rétablir une véritable politique industrielle, halieutique et agricole dans notre pays passe par la sortie de l’Union Européenne et de l’euro, afin que notre pays redevienne souverain et que se reconstituent les acquis sociaux et le « produire en France », tout cela dans la perspective d’une société socialiste débarrassées des prédateurs du capital.

La solution, ce n’est certainement pas de liquider la « République une et indivisible » née de la Révolution française , comme le proposent les autonomistes soutenus par ceux qui, à l’UMP et au PS, leur emboîtent le pas dans la perspective anti-démocratique de l’Europe des régions et des « métropoles ». Bien au contraire, la solution c’est de combattre tous ensemble pour que la France, redevenue indépendante, se constitue en République sociale et souveraine en marche vers le socialisme : car ainsi pourrons-nous viser, non pas la « concurrence libre et non faussée » entre les territoires de notre pays, mais un développement équilibré de tout le territoire national, Bretagne incluse, au moyen d’une économie planifiée démocratiquement reposant sur le pouvoir des travailleurs et sur la socialisation des grands moyens de production.

Source : initiative communiste

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

L'Assemblée nationale a supprimé jeudi soir, par 38 voix contre 35, le report de six mois de la revalorisation des pensions, lors de l'examen en nouvelle lecture du projet de réforme des retraites

Le gouvernement demandera à l'Assemblée de se prononcer à nouveau sur cet article 4 du projet de loi, a indiqué à l'AFP l'entourage de la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.
Après le vote, le groupe socialiste a émis en séance, par la voix de Christian Paul, une protestation, jugeant "troublant" que neuf députés du groupe UDI aient voté "alors qu'il n'y avait que deux de ses représentants en séance". Le règlement de l'Assemblée ne permet à un député que de recevoir une seule procuration de vote.

Par Citoyen18.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale

AVEC LE COMITE VALMY… AFFIRMONS NOTRE VOLONTE D’IMPOSER…

L’indépendance de la France,

La souveraineté du peuple et de la nation…

Une république populaire, laïque et de progrès social

Une juste colère populaire monte

du cœur de notre nation.

Son tissu industriel est déchiré, les grands patrons délocalisent à l’étranger leur production pour majorer toujours plus leurs profits. Des dizaines et des dizaines de milliards sont distribués chaque année aux actionnaires des entreprises du CAC 40, alors que les salariés sont jetés dehors des entreprises démantelées, ou mis en demeure d’accepter des salaires en baisse avec des conditions de travail dégradées.

Les droits sociaux, acquis par un siècle de lutte, sont systématiquement réduits, voire supprimés, au nom de la « compétitivité ». Les services publics – hôpitaux, écoles, transports, logements – son pris pour cibles par le pouvoir pour cause « d’économie » alors que taxes, impôts, prélèvements ne cessent de réduire le pouvoir d’achat du monde du travail.

Est-il juste que les Français vivent de plus en plus mal, alors qu’une infime minorité s’enrichit scandaleusement sur leur dos ?

Est-il légitime que celle-ci possède, à titre privé, les richesses de la France qui appartiennent à la Nation, et qu’elle les brade pour augmenter encore leur fortune ?

Est-il normal que ces privilégiés, cette oligarchie détiennent à leurs fins propres l’ensemble des médias pour modeler l’opinion à leur avantage ?

Est-il démocratique que les élus de la Nation soient privés de leurs prérogatives au profit d’une Commission étrangère, siégeant à Bruxelles, et qui légifère en faveur du Business Europe au détriment des populations ?

Est-il logique que le gouvernement, hier de droite, aujourd’hui « de gauche », toujours aux ordres du Medef, applique à la lettre les oukases décidés hors de nos frontières, au nom de l’Union européenne, au profit de l’oligarchie financière.

Cette situation désespère notre peuple. D’où sa légitime colère.

Faut-il que celle-ci ne soit pas instrumentée par les forces les plus noires de la réaction pour faire diversion et tenter de la détourner vers des horizons encore plus sombres…

La France est en danger.

Le destin de son peuple est lié au rétablissement de sa souveraineté et à la recouvrance de l'indépendance nationale.

C’est à cette double perspective que vous appelle le Comité Valmy.

Venez rejoindre ses rangs pour agir ensemble pour

La liberté, l’égalité, la fraternité,

Pour la renaissance française !

Par Le Comité Valmy.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Le ministre du travail envisage de supprimer les élections prud’homales après 2015. C'est un mauvais coup pour la démocratie.

D'autant que le gouvernement demandera au parlement, dans le cadre du projet de loi sur la formation, de pouvoir procéder par ordonnance pour modifier le mode de désignation des conseillers prud'homaux, c'est à dire sans débat parlementaire.

La légitimité des conseils de prud'hommes est renforcée par l'élection des juges par leurs pairs. Il faut maintenir les élections, améliorer les conditions de tenue de ces élections pour augmenter encore la participation.

Michel Sapin, en envisageant la suppression des tribunaux prud'homaux, répond à une vieille revendication du patronat qui lui permettrait d'avoir les mains libres pour licencier et brutaliser les travailleurs. Dans une période ou plans de licenciements et attaques contre les syndicalistes se multiplient, le gouvernement, au lieu de s'y opposer fermement, donne un très mauvais signe pour la démocratie sociale.

Le PCF et le Front de gauche revendiquent au contraire un renforcement et une reconnaissance élargie, en particulier dans les PME TPE, du droit syndical et des tribunaux prud'homaux.
Le monde du travail a besoin de reconnaissance et de respect. Lui supprimer la seule élection nationale interprofessionnelle est un acte de recul inacceptable.

Nicolas Maury

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Front de Gauche
Contre l'injustice fiscale et sociale : TOUS à PARIS, Dimanche 1er Décembre 2013.

[Place d'Italie à 13h30]

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Entretien avec Jacques Sapir réalisé par Altana Otovic.

Le 13 janvier 2012, l’agence de notation Standard and Poor’s retirait à la France son triple A. Ce vendredi 8 novembre 2013, voilà qu’elle dégrade notre note : nous passons du AA+ au AA. Quelles en seront les conséquences sur notre pays ?

La première conséquence sera un accroissement des taux que le gouvernement ainsi qu’un certain nombre d’entreprises privées vont payer quand il leur faudra emprunter. Mais la conséquence la plus directe d’une dégradation de note, c’est progressivement l’extension de cette situation. Un certain nombre d’entreprises publiques seront probablement dégradées dans les semaines à venir, ce qui accroîtra leur difficulté à se financer.

Pierre Moscovici a déploré les jugements de Standard and Poor’s, qu’il a qualifiés de « critiques et inexacts »

Il est assez normal que le ministre des Finances proteste contre l’abaissement de la note de son pays par une agence de notation. Sans vouloir faire de la publicité à ces dernières, il faut quand même souligner que cet abaissement survient finalement assez tard (quasiment deux ans après le premier, sous Nicolas Sarkozy, le 13 janvier 2012) et que, d’une certaine manière, la logique économique aurait voulu que la note de la France soit abaissée à nouveau, à la fin de l’année dernière ou au début de cette année. Partant de ce principe, il n’y a dans cette dégradation rien de véritablement scandaleux. Évidemment, l’on peut toujours se demander si c’est aux agences de notation et au secteur privé de noter la dette des États souverains. C’est un véritable problème. Sauf que, dans la mesure où nous faisons commerce de ces dettes et où il existe un marché de ces dernières, il faut évidemment s’attendre à des notations sur ce même marché. On ne peut pas avoir à la fois le beurre du libéralisme et l’argent du beurre du refus de ces principes de notation.

Standard and Poor’s dit que cette notation n’affectera pas les banques françaises pour l’instant. Il semblerait donc que le gouvernement soit le seul visé par cette dégradation.

Elles ne vont pas être affectées « pour l’instant ». C’est parfaitement compréhensible dans la mesure où, évidemment, nous sommes en présence d’un avis qui est porté par Standard and Poor’s sur la dette souveraine française. Mais la prise en considération de la situation des banques françaises surviendra bien à un moment ou à un autre. Par conséquent, lorsque l’agence S&P dit ne juger pour l’instant que le gouvernement, elle a bien sûr raison, mais nous savons très bien que d’ici trois ou quatre mois, il y aura à nouveau un phénomène de dégradation des notes, et cette fois-ci sur les banques françaises.

Dans le monde, onze pays conservent leur triple A, dont huit en Europe. Quelle est aujourd’hui notre position par rapport à ces derniers, et que nous manque-t-il pour nous maintenir comme ils le font ?

Il ne s’agit pas de savoir ce qu’il nous manque. Très simplement, soit les pays concernés ont des dettes relativement faibles ; soit ils ont une bonne réputation (qu’elle soit justifiée ou non est un autre problème), comme l’Allemagne, dont l’ampleur de la dette souveraine diffère en réalité assez peu de la nôtre ; soit ce sont des pays qui font des efforts dans le cadre d’un libéralisme débridé, chose que les agences de notation apprécient généralement. Le problème est plutôt de savoir pourquoi S&P a décidé, aujourd’hui, de dégrader la note française. En réalité, nous voyons que cette agence ne fait que réagir – avec certes un peu de retard – à des problèmes bien connus et tout à fait indiscutables.

Comment expliquer la relative surprise, notamment des médias, à l’annonce de cette dégradation ?

On ne sait jamais quand une telle décision est prise, mais elle n’est pas du tout surprenante. Quand on connaît la situation française actuelle, l’on ne peut que s’attendre à ce que, à un moment ou à un autre, la dette souveraine française soit dégradée. Aucune surprise, aucun complot là-dessous. Mais pourquoi cela survient-il aujourd’hui ? Pourquoi la note n’a-t-elle pas été dégradée en septembre ou même au printemps dernier ? Là, en réalité, l’on peut dire que les agences de notation ont été relativement sympathiques et qu’elles ont même, d’une certaine manière, facilité la tâche du gouvernement ! En fait, les agences soutiennent François Hollande, bien entendu jusqu’à un certain point.

« Nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques afin de dégager un potentiel de croissance », a déclaré Standard & Poor’s. Le reproche est sans équivoque. Faut-il aller au bout du libéralisme affectionné par les agences ou retourner à un certain protectionnisme ?

Ni l’un ni l’autre. Premièrement, il faut comprendre que les agences de notation demandent aux gouvernements des choses contradictoires : elles veulent peu de dépenses publiques, mais elles veulent aussi une croissance relativement forte. C’est tout à fait compréhensible, car ces mêmes agences se situent du côté du prêteur, qui se demande quelles sont ses chances d’être remboursé de son argent et qui regarde évidemment quelle est la croissance d’un pays et se détermine en fonction de cette dernière. Là, il n’y a rien de bien étonnant. Deuxièmement : est-ce que le montant de la dette n’est pas trop élevé (là, il s’agit plutôt de l’endettement public, etc.) ? La meilleure solution pour retrouver de la croissance serait de sortir de la zone euro, ce que se garderont bien de nous dire les agences de notation. Non seulement nous retrouverions de la croissance, mais les recettes publiques augmentant, la réduction du déficit serait très rapide, alors qu’il va continuer à être important en 2014 et 2015. Ce qui est intéressant, c’est que toute la stratégie de François Hollande est prise à contre-pied. Va-t-il tenir compte de la décision de S&P ? Je ne le pense pas. Est-ce que cela ne doit pas nous amener à penser qu’il faudrait réellement agir en faveur de la croissance et qu’en réalité, une partie des problèmes de la France peut s’expliquer par ceux que nous avons au sein de la zone euro et par le taux de change de l’euro ? Il s’agit là d’une autre question, qui impliquerait d’autres réponses.

En tous les cas, la dégradation de la note de la dette française aura eu au moins l’immense avantage de nous ramener aux véritables questions, et peut-être un jour aux véritables réponses.

Par citoyen18.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International
Haïti : manifestations massives contre le président Martelly protégé par la force armée de l’ONU, la Minustah.

Lundi 18 novembre 2013, des manifestations contre le président Martelly ont été réprimées par la police et les troupes de l’ONU (Minustah) déployées massivement.

A Port-au-Prince, avec plus de 10 000 participants, s’est déroulée la plus importante manifestation depuis mai 2011, date de l’élection du président Martelly. Les manifestants venus des quartiers pauvres se sont dirigés vers Pétionville, le quartier riche de la capitale. Des heurts ont également éclaté entre les étudiants et la police dans le centre ville.

A Cap Haïtien, deuxième ville du pays, un manifestant a été tué par balles ont informé des journalistes sur place.

Les manifestants réclament la démission du président et le départ des troupes de l’ONU, la Minustah. Déjà d’importantes manifestations ont eu lieu le 18 octobre. Depuis les rassemblements se sont multipliés.

Les manifestants réclament la tenue d’élections qui ont pris trois ans de retard, dénoncent l’aggravation des inégalités et réclament le retrait de la Minustah. Les syndicats combattent la suppression des droits des ouvriers dans les zones franches, installées pour attirer les investissements américains. Malgré la responsabilité des troupes d’occupation dans la diffusion de l’épidémie du cholera, toute réparation a été refusée par les dirigeants de l’ONU.

Le président de l’Uruguay a déclaré : « Là bas ça fait longtemps qu’on aurait dû convoquer des élections pour renouveler le Sénat ». Selon le journal El Païs il retirera le contingent de son pays, le deuxième après celui du Brésil, si dans 90 jours la situation n’a pas changé.

Par : POI.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

Dans une tribune du journal "le Monde" de vendredi, Françoise Morvan, écrivain et spécialiste de l’histoire bretonne, s’inquiète : "Personne ne se demande qui sont ces patrons qui sonnent le tocsin contre l’écotaxe et distribuent des bonnets au peuple pour l’enrôler dans une croisade identitaire". Parmi ces patrons, note-t-elle, Jakez Bernard, patron du label « Produit en Bretagne » et Alain Glon, président de l’Institut de Locarn. Ils participeront avec Christian Troadec, maire de Carhaix, porte-parole et dirigeant du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", dit des "bonnets rouges", à l’organisation du rassemblement de Quimper du 26 octobre.

Le mouvement n’est pas spontané explique Françoise Morvan. Rassemblés à Pontivy (Morbihan), le 18 juin 2013, une trentaine d’entrepreneurs bretons lancent une campagne contre l’écotaxe et annoncent la création d’un rassemblement : le Comité de convergence des intérêts bretons (CCIB). Ils lancent un "appel de Pontivy" où ils dénoncent « l’hypercentralisme français et le labyrinthe des réglementations ». Ils demandent « la primauté aux territoires », « une véritable décentralisation, qui prenne en compte une gouvernance économique régionale », et réclament : « le droit à l’expérimentation (…) doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes bureaucratiques ».

La semaine dernière, pour répondre aux employeurs bretons, plus particulièrement ceux de l’agro-alimentaire (les abattoirs Gad, les volaillers Doux et Tilly-Sabco, Marine Harvest, spécialiste du saumon…), le gouvernement a proposé "le Pacte Bretagne" qui doit rassembler "tous les responsables politiques, économiques et sociaux, au-delà de leurs sensibilités (…), à venir discuter de l’écotaxe mais aussi du plan Bretagne".

Mais les licenciements des salariés sont eux toujours d’actualité, le gouvernement se refusant à prononcer leur gel comme l’ont demandé FO (qui a claqué la porte) et la CGT.

source: POI

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale

Dans un arrêt du 17 octobre 2013, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France pour violation de l’article 8 (droit à la vie privée et familiale, et droit à un domicile) de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, à propos d’expulsions de familles du voyage. La Ligue des droits de l’Homme se réjouit de pouvoir disposer, dans son action, d’une telle jurisprudence.

Au-delà des faits de l’espèce, la Cour rappelle que la perte d’un logement est une des atteintes les plus graves au droit au respect de la vie privée et familiale et du domicile, droit fondamental pour garantir à l’individu la jouissance effective des autres droits fondamentaux qui lui sont reconnus. Son importance cruciale pour l’identité de la personne, l’autodétermination de celle-ci, son intégrité physique et morale, le maintien de ses relations sociales ainsi que la stabilité et la sécurité de sa position au sein de la société oblige l’Etat à des actions positives de relogement, lorsque l’expulsion s’avère absolument nécessaire.

Comme le souligne la Cour, des textes internationaux ou adoptés dans le cadre du Conseil de l’Europe insistent sur la nécessité, en cas d’expulsions forcées de Roms et Gens du voyage, de leur fournir un relogement. Leur vulnérabilité implique d’accorder une attention spéciale à leurs besoins et à leur mode de vie propre.

Cet arrêt porte condamnation des pratiques passées et actuelles de l’Etat en la matière. Celles-ci, faites au mépris des engagements internationaux et européens de la France, doivent immédiatement cesser. La LDH saura utiliser, autant que de besoin, un arrêt dont elle espère que le gouvernement français prendra toute la mesure.

Communiqué LDH

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale

L’insulte raciste visant la ministre de la justice Christiane Taubira, à la Une de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, n’est qu’un épisode de plus du racisme qui monte et qui s'assume en France. La seule perdante, c’est la République. Alors marchons, marchons le 3 décembre 2013, pour l’égalité et contre le racisme.s

Cet article est la retranscription d'une chronique faite ce mercredi matin sur France Culture. Vous trouverez ci-dessous la bande audio puis le texte écrit.

---------------------

Cette agression contre Christiane Taubira – c’est le troisième épisode en quelques semaines –, c’est une agression contre nous, c’est une agression contre la République qui se fait au nom du peuple français. Et la question qui est posée, bien au-delà des partis politiques, c’est : est-ce que nous, tous, ceux qui nous écoutent, là, nous sommes attachés à la République?

C’est quoi la République ? L’article premier du Préambule de la Constitution depuis la catastrophe européenne, celui de la Constitution de la Quatrième République, maintenu par la Cinquième, énonce ceci, que je voudrais rappeler : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. »

Le mot race, mot d’époque, que veut-il dire ? Il parle de l’apparence, il parle de la couleur de la peau. Alors il faut s’interroger sur qu’est-ce que c’est que le surgissement de ce racisme le plus archaïque : qu’une élue de la République, ancienne candidate à la présidentielle, aujourd’hui ministre d’un gouvernement de la République, soit traitée de guenon, de singe, parce qu’elle a une couleur de peau qui la distingue, la peau noire.

D’où vient ce racisme le plus archaïque ? Il vient de ce qui a inventé le Blanc. Le blanc, ça n’existait pas cette couleur. Jusqu’à quoi ? Jusqu’à la Traite négrière, jusqu’à l’esclavage, jusqu’au fait de faire de femmes, d’enfants, d’hommes, de vieillards, de gens de tous âges, des esclaves, des marchandises dont on niait totalement l’humanité, que l’on renvoyait, en effet, à leur « animalité ».

Alors, d’où vient cette transgression ? D’où vient cette transgression qui remue profondément tous les racismes : l’article premier du Code Noir qui, sous Louis XIV, a théorisé la Traite, excluait les Juifs de tout ce commerce et visait aussi, assumait l’antijudaïsme. Alors d’où ça vient ? Ça vient d’en haut ! Le peuple français n’est pas raciste. Mais, depuis trop d’années, des intellectuels, des journalistes, des politiques ont ouvert la porte, entrouvert la porte où tout cela se glisse.

Car, depuis quand cette parole est-elle libérée à ce point ? Rappelez-vous, il y a trois ans, un discours de Grenoble qui vise l’origine et qui vise les Roms. Et, dans la foulée, on nous parle d’identité nationale. Et, dans la foulée, on nous parle de civilisations supérieures sur d’autres. Et, dans la foulée, on désigne nos compatriotes de culture musulmane.

Et que s’est-il passé cet été ? Eh bien, on nous a parlé à nouveau des Roms, on nous a parlé à nouveau de l’origine. Quand on entrouvre cette porte et que l’on dit qu’une population, au nom de son origine, n’est pas intégrable, on entrouvre la porte à tous les racismes. Le racisme, c’est une poupée gigogne : on désigne le Rom, puis derrière il y a l’Arabe, puis derrière il y a le Noir, puis derrière il y a le Juif.

On parle d’un journal qui s’appelle Minute. Que disait sa Une il y a quelques semaines ? « L’arbre rom qui cache la forêt arabe » quand M. Manuel Valls, après M. Sarkozy, désignait les Roms. Que disait-il cet été cet hebdomadaire en Une ? « Vas-y Manuel, mords-y l’œil » quand M. Manuel Valls, ministre de l’intérieur, chargeait sa collègue de la justice au lieu d’être solidaire de ce qu’elle devait faire, c’est-à-dire une réforme pénale conforme aux engagements du candidat Hollande.

Il y a quelques semaines, sur cette antenne, je disais qu’il faut continuer à marcher. C’était les trente ans de cette Marche pour l’égalité et contre le racisme qui est arrivée à Paris le 3 décembre 1983. Nous ne sommes ici que des journalistes, et donc que des citoyens. J’aimerais comme citoyen pouvoir marcher le 3 décembre 2013, de la Bastille à la République pourquoi pas, et que l’ensemble des sociétés de pensée, l’ensemble des partis, l’ensemble des associations, l’ensemble des cultes, l’ensemble des religions de ce pays, appellent à cette Marche, le 3 décembre 2013.

Marc Voinchet (France Culture) : Vous avez un petit livre, comme chaque mercredi, mais qui n’est pas sans rapport avec ce que vous dites. Frantz Fanon ?

Eh oui… Peau noire, masques blancs. Vous savez dans ce livre, qui date du début des années 1950, Frantz Fanon rappelle qu’un de ses professeurs lui disait – c’était à la Martinique, il parlait donc à des Antillais : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l’oreille : on parle de vous… Un antisémite est forcément négrophobe ». Il faudrait aussi que les Juifs de France se disent aujourd’hui que, derrière tout négrophobe, il y a un antisémite.

Je voudrais juste lire ces paroles, que nous devrions tous faire nôtres, de Frantz Fanon : « Moi, l’homme de couleur, je ne veux qu’une chose : que jamais l’instrument ne domine l’homme, que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme, c’est-à-dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme, où qu’il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le blanc. »

Et il ajoutait : « Il ne faut pas essayer de fixer l’homme puisque son destin est d’être lâché ». De bouger, de changer. Car qu’est-ce qui s’exprime là ? C’est le refus du changement, le refus du mouvement ! Une obsession de la fixité, une obsession de l’identité à racine unique, fermée, close. Et donc ce qui est en jeu, c’est profondément notre humanité. J’aimerais, je le redis, et je lance cet appel, à ceux qui peuvent organiser cela : marchons, marchons, le 3 décembre 2013, pour l’égalité et contre le racisme.

Par Edwy Plenel

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog