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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
Les salariés de GMS Industry manifestaient dans le rues de Paris en avril 2017

Les salariés de GMS Industry manifestaient dans le rues de Paris en avril 2017

Assemblée sur le site de GM&S Industry à la Souterraine en Creuse. (France 3 nouvelle-aquitaine)
Assemblée sur le site de GM&S Industry à la Souterraine en Creuse. (France 3 nouvelle-aquitaine)

Assemblée sur le site de GM&S Industry à la Souterraine en Creuse. (France 3 nouvelle-aquitaine)

Les 279 salariés de GMS Industry à La Souterraine (Creuse), sous-traitant de PSA et Renault, protestent contre l'abandon du site par ces constructeurs.

« On a piégé l'usine », a annoncé jeudi 11 mai Vincent Labrousse, délégué CGT du site de GMS Industry à La Souterraine (Creuse), à France Info. « Nous refusons d'être baladés une minute de plus […] Cela fait six mois que l'on se bat, et nous sommes désolés d'en arriver là, mais aujourd'hui la menace, c'est celle d'une liquidation pure et simple. Si tel devait être le cas, l'usine ne sera pas rendue intacte ! »

En plus des bonbonnes de gaz installées, les salariés ont détruit des machines, notamment une machine-outil servant à produire les carters – un geste symbolique. Ils ont affirmé casser une machine par jour jusqu'au 23 mai, date à laquelle le tribunal de commerce de Poitiers décidera de la liquidation judiciaire de l'entreprise.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié le par "Citoyen 18"
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Publié le par "Citoyen 18"
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Il fallait s’y attendre ! Malgré les désastreux chiffres du chômage pour le mois de décembre, plus 26 100 demandeurs d’emploi en un seul mois, le gouvernement continue à prétendre que la courbe du chômage s’est inversée en 2016… La réalité est toute autre .

***

Il ne fallait pas s’attendre à ce que des hommes politiques qui sont capables de gonfler artificiellement les chiffres de participation à la primaire de leur camp soient honnêtes en matière de statistiques du chômage… et même si cela fait plusieurs mois, et même, plusieurs années, qu’ils se font prendre à manipuler les chiffres, cela ne les décourage pas de persévérer dans cette voie de garage.

Vous avez pu lire dans les journaux, et entendre à la radio et à la télévision que le nombre de chômeurs est réellement en baisse, sur l’ensemble de l’année 2016, puisque les chiffres de décembre tombés mardi 24 janvier au soir permettent de boucler une année complète. Pourtant, rien n’est plus faux.
Outre les 26 100 chômeurs supplémentaires dans la catégorie A, qui viennent démentir le leitmotiv gouvernemental “le chômage baisse”, l’année 2016 n’affiche pas : moins 107 400 chômeurs, comme l’affirme le communiqué officiel du ministère du travail et de l’emploi, Myriam El Khomri, mais plus 67 400 chômeurs.

Bien évidemment, la ficelle, usée, utilisée par le gouvernement, consiste à ne parler que des chômeurs de catégorie A, ceux qui n’ont pas du tout de travail. Mais c’est oublier que les catégories B et C, celles des chômeurs, inscrits à Pôle Emploi, mais qui ont un petit boulot à temps partiel, a continué à progresser pendant toute l’année 2016, et il n’y a pas de quoi pavoiser en parlant de “reprise” Désormais, les chômeurs à temps partiel sont plus de 2 millions en France.. Jamais il y avait eu autant de travailleurs, salariés, dans une telle situation de précarité.

Quand vous travaillez moins… ou même plus de 78 heures par mois… et que vous êtes inscrit à Pôle emploi dans les catégories B et C, vous ne pouvez pas vivre ou faire vivre votre famille avec votre petit mi-temps, et vous avez besoin de toucher une allocation complémentaire, c’est le cas de la catégorie B, ou besoin absolument de trouver un autre travail, c’est le cas de la catégorie C, pour tenter de vivre décemment. Si vous ajoutez à ces chômeurs à temps partiel les chômeurs inscrits en catégorie D, en formation, dont le nombre a fait un bond de 25 % l’an dernier. la hausse du chômage est incontestable et révoltante.


Désormais, il y a 6 millions 240 000 chômeurs officiels en France, sans compter tout ceux qui ont renoncé à s’inscrire à Pôle Emploi, solliciter une formation, travaillent à temps partiel sans essayer de chercher mieux. C’est 600 000 chômeurs de plus qu’en mai 2012, quand François Hollande est arrivé au pouvoir.

SOURCE :

 

Chiffres du chômage décembre 2016 : une baisse du chômage incertaine… Une hausse évidente de la précarité

La fragile « baisse du chômage » enregistrée sur la catégorie A (chômage total) est certes une moins mauvaise nouvelle que les précédentes hausses depuis 2012, sous Hollande, ou depuis 2008, sous Sarkozy : elle est cependant très en demi-teinte avec + 0.8% sur un mois, - 0.5% sur trois mois et -3% sur un an.
Il est bien difficile de mesurer la réalité de la baisse au regard du nombre de radiations enregistrées cette année.
Pourtant, dans tous les cas, la progression de 5.5% sur un an des catégories B et C (personnes ayant travaillé plus ou moins de 78 heures) traduit une utilisation accrue des contrats courts et donc de la précarité de l’emploi. Une situation que la CGT ne cesse de dénoncer, en phase avec la revendication exprimée lors des manifestations contre la loi Travail, pour le droit à l’emploi stable !
De même, si on note une légère embellie concernant le chômage des jeunes (-3.2 % sur 3 mois, - 6.2 % sur un an, - 5% depuis 2012), la situation des plus de 50 ans n’a cessé de se dégrader (+ 2.2% sur 3 mois, + 4.9 % sur un an, soit +40% depuis 2012), de même que le chômage de longue durée s’allonge encore et en continu depuis 2009.
Le bond de 24.6 % enregistré dans la catégorie D (personnes en formation) en un an est, bien entendu, le résultat du plan 500 000 formations. Si, comme le montre la dernière étude menée par Pôle Emploi, seulement 17 % des bénéficiaires des formations prescrites par Pôle Emploi obtiennent un emploi de plus de 6 mois, 85 000 personnes quitteront peut-être « durablement » les chiffres du chômage. Par contre, ce sont 415 000 qui reviendront à la case départ. Le besoin de formation est grand. Encore faut-il un plan dans la durée et pas de circonstance électorale, avec des formations contrôlées, réellement qualifiantes et qui débouchent sur de l’emploi.
À cela s’ajoute la baisse importante du montant brut de l’allocation chômage qui dure depuis le 4ème trimestre 2014, pour s’établir à 1159 euros de moyenne, selon les dernières publications de Pôle emploi.
La CGT revendique une stratégie pour l’emploi durable : elle propose un plan pour l’industrie et les services publics, une réduction du temps de travail à 32 heures et la fin des aides aux entreprises sans aucun contrôle, ni évaluation.

La CGT

 

SOURCE :

 

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Publié le par "Citoyen 18"
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L’usine de sèche-linge Whirlpool fermera en 2018

Amiens : Longtemps craint, le couperet est tombé ce mardi 24 janvier. Whirlpool a annoncé la fermeture de son usine amiénoise au 1er juin 2018. Plus de 300 emplois sont menacés.

LES FAITS

L’usine de sèche-linge Whirlpool basée à Amiens depuis 70 ans emploie actuellement 290 salariés et 250 intérimaires. Sans oublier les 56 salariés du sous-traitant Prima installé in situ. Pour une production d’un peu plus de 1 300 pièces par an.

Le site de 17 000 m2 a compté jusqu’à 1 300 salariés au début des années 2000 avant une succession de plans sociaux (2002, 2005 et 2008). À l’époque, l’usine produisait des sèche-linge mais aussi des lave-linge.

En 2014, la multinationale américaine a racheté l’Italien Indesit et engagé une réflexion sur son organisation en Europe. En 2016, elle a ainsi mis en place un nouveau plan social qui concernait, cette fois, la fusion des sièges sociaux à Suresnes (Hauts-de-Seine).

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE DU COURRIER PICARD :

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Publié le par "Citoyen 18"
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Le Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) augmentera de 0,93% au 1er janvier 2017, passant de 9,67 à 9,76 euros brut de l'heure, sans "coup de pouce", ont indiqué lundi deux sources syndicales à l'AFP

Une personne salariée à plein temps (35h) rémunérée au Smic touchera donc 1 480,27 euros brut mensuels, soit une hausse de 13,65 euros par rapport à 2016. Le Smic net s'établit, quant à lui, autour de 1 153 euros, en hausse de 11 euros. Comme lors des quatre dernières revalorisations, le gouvernement n'a pas accordé de coup de pouce, ont précisé les sources.

Par: l'AFP

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Comme cela aura été le cas durant tout le quinquennat de François Hollande, le Gouvernement refuse cette année encore tout coup de pouce à l’augmentation du Smic, après 54 mois de blocage des pensions de retraite.
Le Smic horaire sera donc augmenté de quelques centimes, pas même de quoi couvrir les hausses du prix du gaz et de l’essence déjà programmées pour janvier.
Cette politique d’austérité ne sert que les intérêts financiers du patronat et conduit à l’explosion des inégalités et de la pauvreté.
C’est aussi un frein aux négociations salariales (NAO) dans les entreprises et les branches professionnelles.
Cette politique d’austérité est inefficace économiquement : un million de chômeurs de plus en cinq ans et l’explosion des contrats courts et des temps partiels.
Pour la CGT, le problème central, c’est le coût du capital avec, notamment, les dividendes et les intérêts servis aux actionnaires : 42 milliards d’euros de profit au 1er septembre 2016.
À cela, s’ajoutent 230 milliards d’euros d’aides, de crédits d’impôts et d’exonérations aux entreprises, sans contrôle, sans évaluation pour les travailleurs et leurs représentants, sans impact, si ce n’est négatif, sur l’emploi.
La simple indexation du Smic sur la proposition de la « commission des experts » va à l’encontre des recommandations de l’OIT qui s’alarme des conséquences de la faible augmentation des salaires sur le développement économique en Europe.
L’instauration d’un salaire minimum en Allemagne a permis de réduire les petits boulots et de créer près de 90 000 emplois. En Espagne, le salaire minimum sera augmenté de 8% en 2017.
La CGT rappelle qu’elle revendique un Smic à 1800 euros brut.
Il faut à la fois relever le Smic et relever l’ensemble des salaires, selon les qualifications.
La CGT est disponible pour agir, entreprise par entreprise, avec l’ensemble des salariés pour gagner des augmentations salariales.
C’est cela aussi mettre en échec la loi « travail ».

Montreuil, le 19 décembre 2016

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Publié le par "Citoyen 18"
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photo d'illustration (source: tempsreel.nouvelobs.com)

photo d'illustration (source: tempsreel.nouvelobs.com)

Sous prétexte de la fusion-absorption d'Airbus group par Airbus la direction générale à mis en place un énième plan de restructuration : "le Plan Gemini".

Airbus a été privatisé en 1997 sous le gouvernement de cohabitation de Chirac-Jospin, Jean-Claude Gayssot était ministre des transports. Depuis les plans de restructuration n'ont pas cessé de se succéder. Pour n'évoquer que les plus récents, le plan Power 8 de 2007 s'est soldé par une suppression de 7900 postes chez Airbus et ses sous-traitants. En 2012, le directeur général d'Airbus, F. Brégier, se réjouissait de la réussite du plan Power 8 "Les objectifs initiaux ont été largement dépassés", (...) nous avons économisé 2,5 milliards d'euros (... et généré) dix milliards d'euros de cash" (1). En 2014 nouveau plan de restructuration : 1400 emplois supprimés en France (2), pour un objectif de rentabilité porté à 10 % dès 2015.

Le 29 octobre 2016, à l'issu du CEE (Comité d'Entreprise Européen) la direction confirmait les orientations définies par T.Enders, président exécutif d'Airbus, septembre 2016 : "Nous sommes en train de réfléchir aux moyens de réduire les coûts de nos structures et d'être plus efficace. Il faut créer des ponts entre les divisions pour permettre le transfert de salariés en fonction des besoins. L'organisation d'Airbus sera plus rationnelle et cette rationalisation s'accompagnera de réductions d'effectifs". Résultat de la réflexion : 1164 suppressions d'emplois, départs à la retraite non remplacés, incitations financières au départ, 325 transferts de postes à Toulouse, fermeture du site historique de Suresnes programmé pour la fin 2018 et des" licenciements secs", ce que n'exclut pas Le PDG d'Airbus : "Je ne peux pas garantir qu'il n'y aura pas de licenciement secs (Enders, le Figaro, 5 décembre 2016).

Le plan Gemini n'est contraint par aucune difficulté économique. Airbus à un carnet de commandes de 1006 milliards, soit 15 années de travail. En 2015, le chiffre d'affaire est de 6,5 milliards d'euros, le bénéfice net de 2,7 milliards d'euros. au 1er semestre 2016, Il a réalisé 1.761 millions de profits. Ce sont les salariés du groupe qui ont créé ces richesses, elles sont le fruit de leur travail et elles doivent leur revenir.

Le plan Gemini c'est 350 millions d'économie, pour gonfler encore les dividendes, T. Enders s'est engagé "à générer de solides rendements aux actionnaires" . En 2015, Airbus a versé 1 milliards d'euros de dividendes, en 4 ans les dividendes ont augmenté de 175% !  Pour réaliser de tels profits la direction d'Airbus veut réduire les coûts en supprimant des emplois, en intensifiant la productivité, en augmentant les cadences. Le plan précise qu'en 2019 c'est 13 gros porteurs A350 qui devront sortir des usines par mois, actuellement il y en a à peine 8,5.

Ce plan, soutenu par les Etats français et allemand qui possèdent chacun 11% des parts d'Airbus, et qui reçoit l'accord des élus de tout bord de la région de Toulouse , n'a qu'une stratégie , c'est la recherche du profit maximum immédiat en surexploitant les travailleurs et en mettant en danger l'entreprise. La direction "dégraisse" dans des secteurs clés pour l'avenir tel que Recherche & Technologie qui est essentiel pour l'innovation. La seule vision industrielle des multinationales capitalistes, incarnées par Airbus, c'est de gonfler les profits!

Airbus, comme toutes les multinationales industrielles et financières, doit être nationalisé, géré et contrôlé par le peuple. Il faut arracher aux capitalistes les richesses créées par le travail qu’ils s’approprient. Cette exigence est incontournable.

(1) Flux de trésorerie disponible, qui représente la capacité d'autofinancement d'une entreprise obtenue dans l'année et qui n'est destinée ni à acheter de nouveaux actifs ni à payer des dettes.

(2) 5800 suppressions au total en Europe.

SOURCE:

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Jacques Sapir

Jacques Sapir

L’économiste souverainiste n’en pose pas moins expressément trois conditions de réussite : établissement d’un contrôle des mouvements de capitaux, remise de la Banque de France sous tutelle gouvernementale, réutilisation du levier des taux d’intérêt.

Pour la plupart des spécialistes, une sortie de la France de la zone euro serait une catastrophe. Pas pour Jacques Sapir. L’économiste souverainiste renverse même la perspective en expliquant qu’“une sortie de l’euro est nécessaire si l’on veut éviter une catastrophe non seulement en France, mais aussi en Europe”. Balayant les unes après les autres les objections avancées contre cette sortie – les traités ne la prévoient pas, les dettes exploseraient, etc. – Jacques Sapir n’en pose pas moins expressément trois conditions pour une sortie réussie de l’euro : établissement d’un contrôle des mouvements de capitaux, remise de la Banque de France sous tutelle gouvernementale, réutilisation du levier des taux d’intérêt. “Il s’agit ni plus ni moins de passer d’une situation de libéralisation financière totale à une situation de finance contrôlée” explique-t-il en esquissant en détail le scénario de cette bascule lors d’un week-end qu’il qualifie lui-même de “crucial”. Mais pour Jacques Sapir, aucun doute, l’opération ne peut être que bénéfique. “L’incertitude ne porte pas sur la mécanique de ce changement, qui est assez bien maîtrisée, mais sur ses effets. Ces derniers seront-ils positifs ou… très positifs ?” lance-t-il avec une belle assurance.

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La cour d'appel de Grenoble a rejeté jeudi le recours d'anciens salariés du seul fabricant français de barquettes en aluminium, Ecopla, regroupés au sein d'une Scop, qui contestaient le refus de leur offre de reprise de leur entreprise liquidée fin mars

 
Les ex-salariés d'Ecopla ne pourront pas reprendre leur entreprise
"Le recours est irrecevable et l'association (Association des amis d'Ecopla) n'a aucun droit à faire valoir", a déclaré la présidente de la cour devant la dizaine d'ex-salariés présents. "Vous n'êtes plus des salariés. Le moment opportun pour faire appel était le moment de la liquidation", a poursuivi la présidente, s'adressant directement à eux. A l'audience, début octobre, le ministère public avait requis l'irrecevabilité de ce recours des anciens salariés.

Confronté à des problèmes de trésorerie, Ecopla, dernier fabricant français de barquettes en aluminium, a été liquidé fin mars après seulement trois semaines de redressement judiciaire. Ses 77 salariés ont été licenciés dans la foulée. Un tiers d'entre eux a monté un projet de société coopérative et participative (Scop) pour reprendre cette PME basée à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), anciennement filiale du groupe Péchiney. Mais leur offre de reprise n'a pas été retenue par le tribunal de commerce de Grenoble, qui a préféré le 16 juin celle de l'Italien Cuki Cofresco, concurrent d'Ecopla. Celui-ci proposait 1,55 million d'euros pour les presses et les moules, permettant ainsi de rembourser une partie de la créance auprès du régime de garantie des salaires (AGS), quand les salariés ne proposaient que 100.000 euros.

Le projet de Scop prévoyait la reprise de 25 salariés dans l'immédiat, puis de 50 emplois d'ici à trois ans. Les salariés ont levé environ 2,5 millions d'euros pour le financer et reçu le soutien de nombreux élus locaux ou nationaux dont le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Les anciens salariés d’Ecopla, regroupés devant le palais de justice, ont promis qu’ils ne lâchaient pas leur combat. Un deuxième recours doit être jugé le 3 novembre prochain. Selon Le Dauphiné Libéré, ils iront dès demain vendredi faire pression auprès du ministre de l’Economie Michel Sapin, à Strasbourg.
 
Par: l'AFP.

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