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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Articles avec #economie catégorie

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Il fallait s’y attendre ! Malgré les désastreux chiffres du chômage pour le mois de décembre, plus 26 100 demandeurs d’emploi en un seul mois, le gouvernement continue à prétendre que la courbe du chômage s’est inversée en 2016… La réalité est toute autre .

***

Il ne fallait pas s’attendre à ce que des hommes politiques qui sont capables de gonfler artificiellement les chiffres de participation à la primaire de leur camp soient honnêtes en matière de statistiques du chômage… et même si cela fait plusieurs mois, et même, plusieurs années, qu’ils se font prendre à manipuler les chiffres, cela ne les décourage pas de persévérer dans cette voie de garage.

Vous avez pu lire dans les journaux, et entendre à la radio et à la télévision que le nombre de chômeurs est réellement en baisse, sur l’ensemble de l’année 2016, puisque les chiffres de décembre tombés mardi 24 janvier au soir permettent de boucler une année complète. Pourtant, rien n’est plus faux.
Outre les 26 100 chômeurs supplémentaires dans la catégorie A, qui viennent démentir le leitmotiv gouvernemental “le chômage baisse”, l’année 2016 n’affiche pas : moins 107 400 chômeurs, comme l’affirme le communiqué officiel du ministère du travail et de l’emploi, Myriam El Khomri, mais plus 67 400 chômeurs.

Bien évidemment, la ficelle, usée, utilisée par le gouvernement, consiste à ne parler que des chômeurs de catégorie A, ceux qui n’ont pas du tout de travail. Mais c’est oublier que les catégories B et C, celles des chômeurs, inscrits à Pôle Emploi, mais qui ont un petit boulot à temps partiel, a continué à progresser pendant toute l’année 2016, et il n’y a pas de quoi pavoiser en parlant de “reprise” Désormais, les chômeurs à temps partiel sont plus de 2 millions en France.. Jamais il y avait eu autant de travailleurs, salariés, dans une telle situation de précarité.

Quand vous travaillez moins… ou même plus de 78 heures par mois… et que vous êtes inscrit à Pôle emploi dans les catégories B et C, vous ne pouvez pas vivre ou faire vivre votre famille avec votre petit mi-temps, et vous avez besoin de toucher une allocation complémentaire, c’est le cas de la catégorie B, ou besoin absolument de trouver un autre travail, c’est le cas de la catégorie C, pour tenter de vivre décemment. Si vous ajoutez à ces chômeurs à temps partiel les chômeurs inscrits en catégorie D, en formation, dont le nombre a fait un bond de 25 % l’an dernier. la hausse du chômage est incontestable et révoltante.


Désormais, il y a 6 millions 240 000 chômeurs officiels en France, sans compter tout ceux qui ont renoncé à s’inscrire à Pôle Emploi, solliciter une formation, travaillent à temps partiel sans essayer de chercher mieux. C’est 600 000 chômeurs de plus qu’en mai 2012, quand François Hollande est arrivé au pouvoir.

SOURCE :

 

Chiffres du chômage décembre 2016 : une baisse du chômage incertaine… Une hausse évidente de la précarité

La fragile « baisse du chômage » enregistrée sur la catégorie A (chômage total) est certes une moins mauvaise nouvelle que les précédentes hausses depuis 2012, sous Hollande, ou depuis 2008, sous Sarkozy : elle est cependant très en demi-teinte avec + 0.8% sur un mois, - 0.5% sur trois mois et -3% sur un an.
Il est bien difficile de mesurer la réalité de la baisse au regard du nombre de radiations enregistrées cette année.
Pourtant, dans tous les cas, la progression de 5.5% sur un an des catégories B et C (personnes ayant travaillé plus ou moins de 78 heures) traduit une utilisation accrue des contrats courts et donc de la précarité de l’emploi. Une situation que la CGT ne cesse de dénoncer, en phase avec la revendication exprimée lors des manifestations contre la loi Travail, pour le droit à l’emploi stable !
De même, si on note une légère embellie concernant le chômage des jeunes (-3.2 % sur 3 mois, - 6.2 % sur un an, - 5% depuis 2012), la situation des plus de 50 ans n’a cessé de se dégrader (+ 2.2% sur 3 mois, + 4.9 % sur un an, soit +40% depuis 2012), de même que le chômage de longue durée s’allonge encore et en continu depuis 2009.
Le bond de 24.6 % enregistré dans la catégorie D (personnes en formation) en un an est, bien entendu, le résultat du plan 500 000 formations. Si, comme le montre la dernière étude menée par Pôle Emploi, seulement 17 % des bénéficiaires des formations prescrites par Pôle Emploi obtiennent un emploi de plus de 6 mois, 85 000 personnes quitteront peut-être « durablement » les chiffres du chômage. Par contre, ce sont 415 000 qui reviendront à la case départ. Le besoin de formation est grand. Encore faut-il un plan dans la durée et pas de circonstance électorale, avec des formations contrôlées, réellement qualifiantes et qui débouchent sur de l’emploi.
À cela s’ajoute la baisse importante du montant brut de l’allocation chômage qui dure depuis le 4ème trimestre 2014, pour s’établir à 1159 euros de moyenne, selon les dernières publications de Pôle emploi.
La CGT revendique une stratégie pour l’emploi durable : elle propose un plan pour l’industrie et les services publics, une réduction du temps de travail à 32 heures et la fin des aides aux entreprises sans aucun contrôle, ni évaluation.

La CGT

 

SOURCE :

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

L’usine de sèche-linge Whirlpool fermera en 2018

Amiens : Longtemps craint, le couperet est tombé ce mardi 24 janvier. Whirlpool a annoncé la fermeture de son usine amiénoise au 1er juin 2018. Plus de 300 emplois sont menacés.

LES FAITS

L’usine de sèche-linge Whirlpool basée à Amiens depuis 70 ans emploie actuellement 290 salariés et 250 intérimaires. Sans oublier les 56 salariés du sous-traitant Prima installé in situ. Pour une production d’un peu plus de 1 300 pièces par an.

Le site de 17 000 m2 a compté jusqu’à 1 300 salariés au début des années 2000 avant une succession de plans sociaux (2002, 2005 et 2008). À l’époque, l’usine produisait des sèche-linge mais aussi des lave-linge.

En 2014, la multinationale américaine a racheté l’Italien Indesit et engagé une réflexion sur son organisation en Europe. En 2016, elle a ainsi mis en place un nouveau plan social qui concernait, cette fois, la fusion des sièges sociaux à Suresnes (Hauts-de-Seine).

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE DU COURRIER PICARD :

VOIR ÉGALEMENT LE LIEN CI-DESSOUS:

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Le Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) augmentera de 0,93% au 1er janvier 2017, passant de 9,67 à 9,76 euros brut de l'heure, sans "coup de pouce", ont indiqué lundi deux sources syndicales à l'AFP

Une personne salariée à plein temps (35h) rémunérée au Smic touchera donc 1 480,27 euros brut mensuels, soit une hausse de 13,65 euros par rapport à 2016. Le Smic net s'établit, quant à lui, autour de 1 153 euros, en hausse de 11 euros. Comme lors des quatre dernières revalorisations, le gouvernement n'a pas accordé de coup de pouce, ont précisé les sources.

Par: l'AFP

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Comme cela aura été le cas durant tout le quinquennat de François Hollande, le Gouvernement refuse cette année encore tout coup de pouce à l’augmentation du Smic, après 54 mois de blocage des pensions de retraite.
Le Smic horaire sera donc augmenté de quelques centimes, pas même de quoi couvrir les hausses du prix du gaz et de l’essence déjà programmées pour janvier.
Cette politique d’austérité ne sert que les intérêts financiers du patronat et conduit à l’explosion des inégalités et de la pauvreté.
C’est aussi un frein aux négociations salariales (NAO) dans les entreprises et les branches professionnelles.
Cette politique d’austérité est inefficace économiquement : un million de chômeurs de plus en cinq ans et l’explosion des contrats courts et des temps partiels.
Pour la CGT, le problème central, c’est le coût du capital avec, notamment, les dividendes et les intérêts servis aux actionnaires : 42 milliards d’euros de profit au 1er septembre 2016.
À cela, s’ajoutent 230 milliards d’euros d’aides, de crédits d’impôts et d’exonérations aux entreprises, sans contrôle, sans évaluation pour les travailleurs et leurs représentants, sans impact, si ce n’est négatif, sur l’emploi.
La simple indexation du Smic sur la proposition de la « commission des experts » va à l’encontre des recommandations de l’OIT qui s’alarme des conséquences de la faible augmentation des salaires sur le développement économique en Europe.
L’instauration d’un salaire minimum en Allemagne a permis de réduire les petits boulots et de créer près de 90 000 emplois. En Espagne, le salaire minimum sera augmenté de 8% en 2017.
La CGT rappelle qu’elle revendique un Smic à 1800 euros brut.
Il faut à la fois relever le Smic et relever l’ensemble des salaires, selon les qualifications.
La CGT est disponible pour agir, entreprise par entreprise, avec l’ensemble des salariés pour gagner des augmentations salariales.
C’est cela aussi mettre en échec la loi « travail ».

Montreuil, le 19 décembre 2016

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
photo d'illustration (source: tempsreel.nouvelobs.com)

photo d'illustration (source: tempsreel.nouvelobs.com)

Sous prétexte de la fusion-absorption d'Airbus group par Airbus la direction générale à mis en place un énième plan de restructuration : "le Plan Gemini".

Airbus a été privatisé en 1997 sous le gouvernement de cohabitation de Chirac-Jospin, Jean-Claude Gayssot était ministre des transports. Depuis les plans de restructuration n'ont pas cessé de se succéder. Pour n'évoquer que les plus récents, le plan Power 8 de 2007 s'est soldé par une suppression de 7900 postes chez Airbus et ses sous-traitants. En 2012, le directeur général d'Airbus, F. Brégier, se réjouissait de la réussite du plan Power 8 "Les objectifs initiaux ont été largement dépassés", (...) nous avons économisé 2,5 milliards d'euros (... et généré) dix milliards d'euros de cash" (1). En 2014 nouveau plan de restructuration : 1400 emplois supprimés en France (2), pour un objectif de rentabilité porté à 10 % dès 2015.

Le 29 octobre 2016, à l'issu du CEE (Comité d'Entreprise Européen) la direction confirmait les orientations définies par T.Enders, président exécutif d'Airbus, septembre 2016 : "Nous sommes en train de réfléchir aux moyens de réduire les coûts de nos structures et d'être plus efficace. Il faut créer des ponts entre les divisions pour permettre le transfert de salariés en fonction des besoins. L'organisation d'Airbus sera plus rationnelle et cette rationalisation s'accompagnera de réductions d'effectifs". Résultat de la réflexion : 1164 suppressions d'emplois, départs à la retraite non remplacés, incitations financières au départ, 325 transferts de postes à Toulouse, fermeture du site historique de Suresnes programmé pour la fin 2018 et des" licenciements secs", ce que n'exclut pas Le PDG d'Airbus : "Je ne peux pas garantir qu'il n'y aura pas de licenciement secs (Enders, le Figaro, 5 décembre 2016).

Le plan Gemini n'est contraint par aucune difficulté économique. Airbus à un carnet de commandes de 1006 milliards, soit 15 années de travail. En 2015, le chiffre d'affaire est de 6,5 milliards d'euros, le bénéfice net de 2,7 milliards d'euros. au 1er semestre 2016, Il a réalisé 1.761 millions de profits. Ce sont les salariés du groupe qui ont créé ces richesses, elles sont le fruit de leur travail et elles doivent leur revenir.

Le plan Gemini c'est 350 millions d'économie, pour gonfler encore les dividendes, T. Enders s'est engagé "à générer de solides rendements aux actionnaires" . En 2015, Airbus a versé 1 milliards d'euros de dividendes, en 4 ans les dividendes ont augmenté de 175% !  Pour réaliser de tels profits la direction d'Airbus veut réduire les coûts en supprimant des emplois, en intensifiant la productivité, en augmentant les cadences. Le plan précise qu'en 2019 c'est 13 gros porteurs A350 qui devront sortir des usines par mois, actuellement il y en a à peine 8,5.

Ce plan, soutenu par les Etats français et allemand qui possèdent chacun 11% des parts d'Airbus, et qui reçoit l'accord des élus de tout bord de la région de Toulouse , n'a qu'une stratégie , c'est la recherche du profit maximum immédiat en surexploitant les travailleurs et en mettant en danger l'entreprise. La direction "dégraisse" dans des secteurs clés pour l'avenir tel que Recherche & Technologie qui est essentiel pour l'innovation. La seule vision industrielle des multinationales capitalistes, incarnées par Airbus, c'est de gonfler les profits!

Airbus, comme toutes les multinationales industrielles et financières, doit être nationalisé, géré et contrôlé par le peuple. Il faut arracher aux capitalistes les richesses créées par le travail qu’ils s’approprient. Cette exigence est incontournable.

(1) Flux de trésorerie disponible, qui représente la capacité d'autofinancement d'une entreprise obtenue dans l'année et qui n'est destinée ni à acheter de nouveaux actifs ni à payer des dettes.

(2) 5800 suppressions au total en Europe.

SOURCE:

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pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

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Jacques Sapir

Jacques Sapir

L’économiste souverainiste n’en pose pas moins expressément trois conditions de réussite : établissement d’un contrôle des mouvements de capitaux, remise de la Banque de France sous tutelle gouvernementale, réutilisation du levier des taux d’intérêt.

Pour la plupart des spécialistes, une sortie de la France de la zone euro serait une catastrophe. Pas pour Jacques Sapir. L’économiste souverainiste renverse même la perspective en expliquant qu’“une sortie de l’euro est nécessaire si l’on veut éviter une catastrophe non seulement en France, mais aussi en Europe”. Balayant les unes après les autres les objections avancées contre cette sortie – les traités ne la prévoient pas, les dettes exploseraient, etc. – Jacques Sapir n’en pose pas moins expressément trois conditions pour une sortie réussie de l’euro : établissement d’un contrôle des mouvements de capitaux, remise de la Banque de France sous tutelle gouvernementale, réutilisation du levier des taux d’intérêt. “Il s’agit ni plus ni moins de passer d’une situation de libéralisation financière totale à une situation de finance contrôlée” explique-t-il en esquissant en détail le scénario de cette bascule lors d’un week-end qu’il qualifie lui-même de “crucial”. Mais pour Jacques Sapir, aucun doute, l’opération ne peut être que bénéfique. “L’incertitude ne porte pas sur la mécanique de ce changement, qui est assez bien maîtrisée, mais sur ses effets. Ces derniers seront-ils positifs ou… très positifs ?” lance-t-il avec une belle assurance.

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La cour d'appel de Grenoble a rejeté jeudi le recours d'anciens salariés du seul fabricant français de barquettes en aluminium, Ecopla, regroupés au sein d'une Scop, qui contestaient le refus de leur offre de reprise de leur entreprise liquidée fin mars

 
Les ex-salariés d'Ecopla ne pourront pas reprendre leur entreprise
"Le recours est irrecevable et l'association (Association des amis d'Ecopla) n'a aucun droit à faire valoir", a déclaré la présidente de la cour devant la dizaine d'ex-salariés présents. "Vous n'êtes plus des salariés. Le moment opportun pour faire appel était le moment de la liquidation", a poursuivi la présidente, s'adressant directement à eux. A l'audience, début octobre, le ministère public avait requis l'irrecevabilité de ce recours des anciens salariés.

Confronté à des problèmes de trésorerie, Ecopla, dernier fabricant français de barquettes en aluminium, a été liquidé fin mars après seulement trois semaines de redressement judiciaire. Ses 77 salariés ont été licenciés dans la foulée. Un tiers d'entre eux a monté un projet de société coopérative et participative (Scop) pour reprendre cette PME basée à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), anciennement filiale du groupe Péchiney. Mais leur offre de reprise n'a pas été retenue par le tribunal de commerce de Grenoble, qui a préféré le 16 juin celle de l'Italien Cuki Cofresco, concurrent d'Ecopla. Celui-ci proposait 1,55 million d'euros pour les presses et les moules, permettant ainsi de rembourser une partie de la créance auprès du régime de garantie des salaires (AGS), quand les salariés ne proposaient que 100.000 euros.

Le projet de Scop prévoyait la reprise de 25 salariés dans l'immédiat, puis de 50 emplois d'ici à trois ans. Les salariés ont levé environ 2,5 millions d'euros pour le financer et reçu le soutien de nombreux élus locaux ou nationaux dont le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Les anciens salariés d’Ecopla, regroupés devant le palais de justice, ont promis qu’ils ne lâchaient pas leur combat. Un deuxième recours doit être jugé le 3 novembre prochain. Selon Le Dauphiné Libéré, ils iront dès demain vendredi faire pression auprès du ministre de l’Economie Michel Sapin, à Strasbourg.
 
Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
photo d'illustration (source: consommer-malin.fr)

photo d'illustration (source: consommer-malin.fr)

La très rentable privatisation des sociétés d’autoroutes

En 10 ans, les profits issus des péages ont augmenté de près de 20%. Les sociétés d’autoroute se portent pour le mieux : 1,5 milliard euros/an de dividendes pour les actionnaires.

En septembre 2016, le ministre des transports Alain Vidalies annonce un nouveau plan autoroutier. Il prévoit 1 milliard d’euros d’investissement sur le réseau moyennant une hausse de 0,4% des péages entre 2018 et 2020. Un nouveau plan qui fait grincer les dents des automobilistes car en 10 ans, les tarifs des péages auront connu une hausse de près de 20%.

 

https://youtu.be/TbF1WB-HSKU

 

Par El Diablo le Rouge.

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Alexis Cukier, membre d’Ensemble ! et du réseau ERENSEP (European Research Network on Social and Economic Policies) et Patrick Saurin, un des portes parole du syndicat Sud Solidaires BPCE, et membre de la Commission pour la Vérité sur la Dette grecque interpellent dans une lettre Yanis Varoufakis sur son texte «La gauche européenne après le Brexit».

Cher Yanis Varoufakis,

Dans votre texte « La gauche européenne après le Brexit » publié le 5 septembre dernier sur Mediapart, même si vous vous démarquez des positions des tenants du Lexit tels que Tariq Ali, Stathis Kouvélakis, Vincenç Navarro et Stefano Fassina, vous semblez rejoindre certaines des positions politiques soutenant une alternative au néolibéralisme portées par de nombreuses forces de gauche en France, en Grèce et dans d’autres pays depuis longtemps. Ainsi, lorsque vous appelez à désobéir à l’Union européenne, nous ne pouvons que vous approuver.

Votre texte étant présenté comme un texte programmatique consistant pour l’essentiel dans la réfutation des arguments des partisans du Lexit, nous avons souhaité contribuer au débat en vous soumettant quelques réflexions et en vous posant quelques questions concernant quatre sujets cruciaux pour la construction d’une alternative en Europe : la démocratie, la dette, les banques et la monnaie.

1) La démocratie

Le mouvement que vous avez créé, Diem25, « Mouvement pour la démocratie en Europe », accorde à juste titre une place centrale aux questions de démocratie et d’action citoyenne. Aussi, comment expliquer votre signature le 20 février 2015 d’un accord avec la Troïka qui désavouait explicitement le programme de Thessalonique pour lequel Syriza avait été élu et qui vous avait porté au gouvernement ? Comme vous le savez, la majorité de la population et l’essentiel des forces de gauche étaient opposés à cet accord car il comportait notamment l’acceptation de la privatisation des biens publics de la Grèce, des objectifs économiques inatteignables, et l’engagement à ne pas « désobéir » –– contrairement à ce que vous défendez à présent – aux diktats de la Troïka. Ceux qui à l’époque soutenaient que cet accord conduirait inexorablement à la capitulation du gouvernement ont été confirmés par les faits.

Diem25 défend un « processus constituant » et vous vous déclarez dans votre dernier texte en faveur de « plans d’un redéploiement des institutions actuelles ». Que signifie au juste pour vous ce « redéploiement » ? Êtes-vous favorable à un démantèlement des traités et des institutions actuels de l’Union européenne, pour les remplacer par d’autres, dans le cadre d’une nouvelle union ? En définitive, ne pensez-vous que la démocratie en Europe passe, au-delà d’une désobéissance, par une remise en cause radicale des fondements de l’actuelle Union européenne gravés dans le marbre des traités (concurrence libre et non faussée, absence de contrôle de la Banque centrale européenne dont la seule préoccupation est l’inflation, etc.) et dans les pratiques qui structurent cette Europe : dumping fiscal et social, spéculation, fraude fiscale, chômage élevé, modèle économique destructeur de la nature, répartition inégale des richesses, etc. ?

2) La dette

Comme vous le savez, le 4 avril 2015, Zoé Konstantopoulou, alors présidente du Parlement grec, a créé la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Ce jour-là, vous êtes venu à cette réunion et êtes intervenu à la tribune mais vous n’avez pas abordé la question de la dette, vous avez développé un propos très général sur le système bancaire. À la fin du mois de juin 2015, la Commission a rendu son rapport qui a fait ressortir que la quasi-totalité de la dette publique grecque était illégale, illégitime, odieuse et insoutenable et qu’à ce titre, elle n’avait pas à être remboursée.

Voici le rapport,         
et la synthèse du rapport.

Des juristes et un expert indépendant des Nations Unies, membres de la Commission, ont rappelé que les droits humains fondamentaux (se nourrir, se loger, se soigner, avoir accès à l’éducation, etc.) doivent être assurés avant le paiement de la dette ainsi que le reconnaissent la Charte des Nations Unies dans son article 103 et la Convention de Vienne sur le droit des traités dans son article 53.

Pourtant à l'époque où vous étiez ministre des finances et confronté à l’attitude intransigeante des membres de la Zone euro, vous ne vous êtes pas emparé du rapport de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Dans vos propositions, vous n’avez jamais avancé et n’avancez toujours pas la suspension unilatérale du remboursement de la dette préconisée par la Commission et qui trouvait une assise juridique sur l’état de nécessité reconnu par les cours et les tribunaux internationaux. Or une telle mesure était idéale pour poser les premiers jalons d’un « agenda progressiste », sachant que lorsque la Commission a présenté le résultat de ses travaux, la préconisation du défaut de la dette était avancée sans être associée au Lexit.

Au vu de tels constats, pourquoi n’avez-vous pas soutenu la Commission dont chacun doit convenir qu’elle travaillait « sur un agenda pragmatique, radical, concret et progressiste qui engageait le niveau du terrain et des experts progressistes », pour reprendre vos propres mots ? Pourquoi en 2011 n’aviez-vous pas apporté votre soutien au comité d’audit citoyen de la dette grecque (ELE) qui s’était constitué ? L’option 3, « La Désobéissance » que vous préconisez, comporte-t-elle dans ses propositions le non-paiement des dettes illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables ? Autrement dit, le défaut sur ces dettes ne doit-il pas s’inscrire dans le « plan précis d’actions immédiates » que vous appelez de vos vœux ?

3) Les banques

Comme vous avez pu le vérifier lorsque vous étiez ministre des finances, la Grèce a été soumise à la pression des banques privées et au chantage de la Banque centrale européenne. Tout au long de l’année 2015, le gouvernement Syriza n’a cessé de renflouer les banques sous contrôle privé sans qu’aucun effet positif notable ne soit observé.

Que proposez-vous pour rompre avec ce modèle de soutien indéfectible à un système bancaire privé qui a fait la preuve non seulement de son inefficacité mais aussi et surtout de sa nature délétère ?  Êtes-vous favorable à la mise en place d’un service public bancaire permettant notamment à l’État et aux acteurs publics locaux (tels les collectivités locales, les hôpitaux publics et les organismes de logement social) d’emprunter à 0 % pour financer leurs investissements ?

Rappelons que les banques privées se financent actuellement auprès de la BCE à 0 %, voire à - 0,40 %. Lorsque le gouvernement Syriza a été mis en place en janvier 2015, dans un contexte où le système bancaire grec était délabré et dans l’incapacité de participer à la mise en œuvre d’une politique de progrès social, n’était-il pas possible d’organiser une faillite ordonnée des banques privées (c’est-à-dire protégeant les avoir des petits porteurs), au lieu de recapitaliser ces banques et leur accorder des garanties par dizaines de milliards d’euros en pure perte, alors que dans le même temps ces banques restaient sous contrôle privé ? Et pourquoi avoir maintenu à la tête de la Banque de Grèce Yanis Stournaras, qui a utilisé toutes ses capacités de nuisance pour s’opposer à la mise en œuvre de la politique du gouvernement, en refusant par exemple de communiquer à la Commission pour la Vérité sur la Dette grecque les informations qu’elle demandait dans le cadre de sa mission ?

4) La monnaie

Un gouvernement qui souhaite mettre en œuvre sa politique, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une politique de progrès social rompant avec le modèle austéritaire et anti-démocratique dominant, ne doit-il pas retrouver le contrôle de sa banque centrale afin de maîtriser la création monétaire et sa politique monétaire ? Lorsque Syriza est arrivé aux affaires en janvier 2015 et que la BCE refusait d’accorder des liquidités aux banques grecques, pourquoi le gouvernement auquel vous participiez n’a-t-il pas envisagé et mis en œuvre des alternatives monétaires concrètes, que ce soit un retour à une monnaie nationale sous contrôle démocratique ou bien une monnaie électronique (à l’image de ce qui a été fait en Equateur au début de 2015), complémentaire à l’euro, gérée par les autorités publiques pour le paiement des biens et services de première nécessité et les impôts ? Ce débat est certes complexe, mais pourquoi n’avoir pas participé à le rendre public alors que vous étiez au gouvernement, et n’avoir pas donné au peuple grec la possibilité de se prononcer démocratiquement à ce sujet ? Et au-delà du cas spécifique de la Grèce, quelles alternatives monétaires peuvent être selon vous opposées à la stratégie d’asphyxie monétaire que la Troïka ne manquerait pas de mettre en œuvre contre une tentative de sortie de la cage de fer de l’austérité dans un autre pays ?

En résumé, le « programme alternatif pour les progressistes européens », l’« affrontement frontal avec l’establishment européen » que vous appelez de vos vœux,  et l’appel à la « désobéissance » que vous lancez ne nécessitent-ils pas, pour trouver leur traduction dans les faits, la mise en œuvre d’un plan d’action comportant des mesures radicales telles que :

-La désobéissance aux traités européens et le respect des droits humains fondamentaux inscrits dans de multiples textes, en particulier de droit international ;

-Le non-paiement de la part de la dette publique dont il est peut être démontré de manière incontestable, comme ce fut le cas pour la Grèce, qu’elle est tout à la fois illégale, illégitime, odieuse et insoutenable ;

-Le contrôle des capitaux (notamment comme mesure défensive contre le chantage de la BCE) ;

- L’arrêt des privatisations des biens communs et l’annulation de celles qui ont déjà été réalisées ;

- La socialisation de l’intégralité du système bancaire ;

-Une refonte des institutions européennes, nationales et locales assurant une véritable démocratie ?

En ce qui nous concerne, si un tel programme devait nécessiter la sortie de l’Union européenne, nous assumerions cette sortie car nous préférons la lutte pour un progrès social – même si nous n’avons pas l’assurance de gagner ce combat – au maintien résigné dans une Union européenne avec la garantie de l’austérité perpétuelle.

Par Les invités de Mediapart.

 

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