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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats
Une journée au cœur d’un printemps social.

Partout dans le monde, la prochaine Journée internationale du travail sera l’occasion de voir descendre dans les rues des milliers de salariés, de privés d’emploi et de retraités afin d’exiger la mise en œuvre de véritables politiques de progrès social. En France, où la courbe du chômage ne cesse de grimper alors que celle du pouvoir d’achat continue de chuter, tous les salariés sont appelés à se rassembler pour faire de ce 1er Mai 2014 un véritable événement au cœur d’un printemps social.

Saisissons-nous de cette journée pour exiger, ensemble, ce que, chaque jour, chacun et chacune d’entre nous n’a pas toujours la force de revendiquer.
Tous ensemble, revendiquons l’augmentation des salaires et des pensions, l’amélioration de nos conditions de vie et de travail, la reconnaissance de notre travail et une véritable politique de relance économique qui favorise la création d’emplois de qualité.

Seul ou en famille, entre amis ou avec des collègues de travail, syndiqués ou non syndiqués, manifestons pour faire entendre notre volonté de justice sociale et notre détermination à offrir un avenir à la jeunesse.

Face à une situation économique et sociale qui s’aggrave, dans une société où la qualité du « vivre ensemble » se dégrade, il est urgent d’intervenir et ne pas laisser faire : urgent de dire haut et fort que les solutions apportées sont à des années-lumière des besoins des salariés.

Les orientations du nouveau gouvernement ne répondent en effet en rien aux aspirations des salariés et ne règleront rien. Le vote-sanction que les électeurs ont voulu infliger au gouvernement lors des dernières élections municipales n’a visiblement pas été entendu. Le gouvernement remanié a clairement choisi d’enfoncer un peu plus le clou des mesures d’austérité, en commençant par imposer l’austérité salariale dans le secteur public comme dans le privé.

Dans une France où 1 jeune sur 4 est au chômage où les plus anciens voient leurs pensions rabougries, où les salaires sont bloqués depuis de nombreuses années, et où plus de 80 % des embauches sont réalisées en CDD, la situation des salariés n’a jamais été aussi fragile. Jamais, pourtant, les salariés ne se sont vus imposer autant de sacrifices pour le seul bénéfice du patronat.

• « Zéro charges » pour les salaires payés au Smic, c’est condamner des millions de salariés aux bas salaires.
• 2 € de plus par jour pour un salarié payé au Smic, à travers la diminution imposée de ses cotisations sociales, ce sera aussi, concrètement, pour lui, dès 2015, le « choix » entre des frais de couverture sociale supplémentaire ou des droits en moins.
• 19 milliards d’économies sur le budget de l’État : ce sera une baisse des capacités publiques d’intervention sociale et économique, une réduction des services publics et de leurs missions, moins d’infirmières, de professeurs, de policiers…
• 10 milliards d’économies sur l’Assurance-maladie : ce ne sera certainement pas un meilleur remboursement des médicaments et des soins, ni une meilleure prise en charge des assurés.
• En revanche, 30 milliards d’euros de cadeaux supplémentaires au patronat : c’est un nouveau détournement de notre budget commun, alors que, chaque année, chaque habitant français donne déjà plus de 3 000 € en aides diverses aux entreprises soit disant pour préserver l’emploi, sans aucune garantie que cet argent serve à l’emploi et encore moins à l’investissement.

Cette situation n’est pourtant pas une fatalité : d’autres choix visant le progrès social sont possibles. Pour cela, il faut s’unir pour agir, se rassembler pour gagner.

Le 4 avril dernier, les travailleurs de tous les pays européens, unis, avec leurs syndicats, ont montré leur capacité à se rassembler massivement pour dénoncer les politiques d’austérité imposées par les États membres de l’Union et les institutions européennes et exiger un plan de relance des investissements et la création d’emplois de qualité.

Pour sortir de l’austérité et ouvrir une nouvelle période de progrès social, rassemblons-nous le 1er Mai prochain pour :
• l’augmentation des pensions et des salaires ;
• la mise à plat et l’évaluation de toutes les aides publiques accordées aux entreprises ;
• une vie meilleure, faite de justice sociale ;
• le respect des droits fondamentaux des êtres humains partout dans le monde, à commencer par le droit à un travail décent, reconnu et valorisé ;
• un débat national sur la répartition des richesses créées par notre travail.

Refusons l’isolement, le repli sur soi, l’exclusion, le racisme et le rejet de l’Autre.

Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social.

Par: UD CGT.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Dossier-Débat et Commentaire

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Déclaration du secrétariat national du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE

 

Sous les applaudissements à peine discrets de la droite et du M.E.D.E.F., Valls annonce un gravissime plan d’austérité contre notre peuple. Ce plan s’ajoute aux coupes claires successivement décidées par Sarkozy et par Ayrault au nom du « remboursement de la dette » et du « sauvetage de l’euro ». Si notre peuple ne se dresse pas très fort contre ces mesures, de nouveaux plans de misère se succèderont sans fin une fois que le M.E.D.E.F. aura empoché les 50 milliards prélevés sur les Français sans que les capitalistes se soient sérieusement engagés à créer un seul emploi !

 

Déjà, tout y passe : le salaire des fonctionnaires, déjà bloqué depuis 2009, et dans la foulée, celui des travailleurs du privé, les pensions de retraite déjà lourdement grevées, les prestations sociales et les remboursements maladie, et bien entendu, les services publics déjà exsangues, à commencer par l’hôpital public. Bien entendu, les prix fileront fortement dans l’intervalle (cf les tarifs de l’électricité, qui va augmenter encore plus vite que prévu en raison d’une directive européenne relayée par les nantis du Conseil d’Etat !) sans quoi la guerre menée contre les revenus directs ou indirects du travail (salaires, pensions, indemnités chômages, remboursements maladies, allocations familiales…) ne produirait aucune « économie » pour le capital et pour son Etat de classe. Les annonces de Valls sur le maintien des créations de postes dans l’Education nationale, alors que dans les faits les suppressions de postes frappent de nombreuses académies, visent à éviter qu’à travers la défense de l’Education nationale, la jeunesse et les salariés du public et du privé ne fassent leur jonction dans la lutte. Des millions de gens qui vivent mal ou qui survivent à grand peine, vont perdre pied avec leurs enfants pendant que les actionnaires du CAC-40 voient leurs revenus augmenter de 20% par an et que des centaines de milliards sont expatriés dans les paradis fiscaux qui prospèrent dans la maudite U.E. du capital  !

 

Non seulement les mesures Valls n’ont rien de « juste », puisqu’elles ne frappent que le peuple, qu’elles épargnent les grandes fortunes et qu’elles rapportent très gros aux capitalistes, non seulement elles déshonorent les parlementaires « de gauche » qui les voteront en trahissant sans fin leurs électeurs, non seulement elles ouvrent un boulevard au F.N. qui profite de la désorientation du peuple pour usurper le masque du tribun du peuple, mais ces mesures enfonceront encore plus notre pays dans la récession. En effet, elles plomberont la consommation populaire déjà en chute libre et leur seul effet réel sera de doper les profits du grand patronat privé et spécialement, ceux des grandes firmes qui se servent de l’argent public pour financer les délocalisations (notamment dans l’automobile) et faire main basse sur le secteur jadis non-marchand de l’économie.

 

Dans ces conditions, soutenir ces mesures, ce ne serait pas faire preuve d’ « esprit de sacrifice » et de « patriotisme », comme le prétend Valls. Au contraire, ce serait accepter que les classes populaires et la majeure partie des couches moyennes françaises s’appauvrissent, voire se marginalisent gravement. Ce serait accepter que la France s’humilie une nouvelle fois devant les diktats des usuriers de la finance internationale, de la Commission européenne, de la Banque de Francfort et du grand capital allemand et « français ». Ce serait se résigner à voir la République une et indivisible héritière pour une part de 1789, de 1936 et du CNR, se dissoudre irréversiblement pour s’aligner sur les normes régressives des contre-modèles allemand et anglo-saxons : sans la moindre consultation populaire, et en ayant attendu la fin des municipales pour révéler ses plans, le duo Hollande-Valls a en effet annoncé l’arrêt de mort des Communes, des Départements et de l’Etat-nation lui-même, le but étant de leur substituer des euro-métropoles, des euro-régions transfrontalières et une mortifère « Union transatlantique » couplée aux va-t-en-guerre de l’O.T.A.N.. Pas étonnant que ce démontage républicain, réclamé à cor et à cris par le M.E.D.E.F. dans son Manifeste « besoin d’aire » (déc. 2011) soit soutenu par l’U.M.P., l’U.D.I. et par une bonne partie d’E.E.-L.V. qui soutient les pires euro-régionalistes patronaux ennemis de la République.

 

C’est pourquoi le patriotisme ne consiste pas à ramper devant les diktats de l’U.E. atlantique, anticommuniste, fascisante et belliqueuse (Ukraine, Syrie…). Au contraire, dans la grande tradition qui fut celle du Parti Communiste Français aussi longtemps qu’il combattit de front l’Europe supranationale, il convient d’associer le drapeau rouge des travailleurs au drapeau de la Nation pour défendre à la fois le pays, le monde du travail et la jeunesse. Cela impose à tous les communistes, à tous les syndicalistes, à tous les républicains véritables, de se prononcer contre la maudite Union européenne du grand capital qui broie toutes les conquêtes populaires et qui détruit toutes les nations d’Europe. Il faut en finir au plus tôt avec le mensonge MORTEL de l’Europe sociale, dont se repaissent les chefs de file du Front de gauche et leur nouvelle « star », le pseudo-« antilibéral » grec A. Tsipras. Il faut en finir avec les « ripostes » purement symboliques des syndicats, bousculer les états-majors complices du Parti de la Gauche Européenne et de la Confédération Européenne des Syndicats, ces amortisseurs de l’euro-austérité. Il faut proclamer que les peuples n’ont pas à rembourser la dette illégitime « due » aux banques qui vampirisent l’argent public. Il faut réaffirmer que la souveraineté de la France passe par la sortie de l’euro, de l’U.E., de l’O.T.A.N. par la voie progressiste, et cela sans implorer le feu vert préalable de l’Allemagne comme le fait la présidente du front « national » avec sa « sortie concertée de l’euro ».

 

Dans cet esprit, le P.R.C.F. :

  • Appelle les communistes et les démocrates à s’associer à sa campagne nationale de tractage et d’affichage pour le boycottage des élections européennes : DELEGITIMONS la dictature de la Troïka Bruxelles-Berlin-M.E.D.E.F.
  • Appelle les organisations qui se sont retrouvées dans les Assises du communismes à se concerter au plus tôt pour mettre concrètement en place le Comité de liaison et pour décider ensemble d’une adresse aux travailleurs et à la jeunesse.

 

  • Invite les syndicalistes de lutte à se concerter sans tabou dans chaque branche, à l’inter-pro et nationalement. Les critiques ne suffisent plus. Cessons de nous en remettre aux directions syndicales dont certaines sont ouvertement d’accord avec l’essentiel du plan Valls (C.F.D.T.) et dont d’autres ne veulent pas aller au-delà dans la riposte de ce qui les fâcherait avec ladite C.F.D.T. et avec la C.E.S.

 

La marche arrière vers la régression sociale sans fin, mais aussi vers le démantèlement de la France issue de 1789, de 1936, de 1945 et de mai 68, sont lancées par ce gouvernement de destruction sociale et nationale. La solution n’est pas dans une confiance béate ou résignée dans les états-majors politiques et syndicaux faillis qui nous ont menés dans le mur. La solution est dans l’engagement unitaire des communistes 100% opposés à l’U.E., elle est dans l’union combative et dans la coordination sans entraves des syndicalistes de classe, elle est dans le Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Populaire (F.RA.P.P.) des patriotes républicains, des amis de la paix, de la démocratie dans la perspective du socialisme pour notre pays.

Par: Le Secrétaire du RPCF.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco
ImgedfpubAttention ! On veut vous racketter de 20 à 40 euros de plus sur des factures d’électricité que vous avez déjà payées, en plus d’une nouvelle hausse de 5% qu’on veut vous faire payer dès le 1er août.
Le Conseil d’État vient d’annuler, sur plainte des actionnaires privés des concurrents EDF, c’est-à-dire GDF-Suez, Poweo et Direct Energie les tarifs réglementés pratiqués par EDF pour la période allant d’août 2012 à août 2013. Le conseil d’État demande au gouvernement de prendre un nouvel arrêté « dans un délai de deux mois » pour augmenter rétroactivement les prix.
Cela vous ferait payer 20 à 40 euros supplémentaires sur vos factures déjà réglées.  Cette surtaxe viendrait s’ajouter aux 5% d’augmentation déjà prévu en août prochain. Au moment où 300.000 à 600.000 foyers sont menacés de coupures d’électricité et de gaz, cette taxe sonne comme un coup de poignard pour des millions de foyers modestes. Trop c’est trop !
Les communistes s’opposent  fermement à ce racket organisé au profit de quelques actionnaires qui ont déjà les poches bien remplies, quand des millions de familles ne savent pas comment boucler leurs fins de mois.
La droite, l’extrême-droite et les socialistes n’avaient pourtant cessé de nous dire que l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence et au privé à partir de 2001 ferait baisser les prix. C’est faux ! La preuve ! Les rapaces du privé veulent se faire du fric en s’accaparant un bien public : l’énergie.
De plus, ceci empêche depuis 13 ans, notre pays d’avoir une politique énergétique cohérente qui lui permette d’effectuer les investissements d’avenir capables d’assurer notre indépendance et notre avenir énergétique et écologique.
Nous refusons donc la fin des tarifs sociaux pour l’électricité qui précipite la désindustrialisation de notre pays et les délocalisations en rendant l’énergie plus coûteuse pour les usines, qui augmente les prix pour les foyers français et pèse lourd, notamment pour les familles modestes. Cette dérégulation a été votée  en 1998 par la droite et les socialistes au Parlement européen et a été mise en œuvre par le gouvernement de droite de Fillon en 2010, via la loi Nome… Avec le PCF, faisons vivre le droit à l’énergie pour tous avec un accès à bas coût grâce au service public, les tarifs sociaux et l’interdiction des coupures de courant.
Écoutons Patrick Le Hyaric, votre député PCF au Parlement européen : « Je demande au gouvernement de refuser de prélever 20 à 40 euros sur nos factures d’électricité et de renoncer à l’augmentation des 5% prévue au mois d’août prochain. Il doit avoir le courage de défendre nos concitoyens et de saisir la cour de justice européenne au nom du respect de la non-rétroactivité du droit et de l’égalité d’accès à l’énergie comme bien commun de l’Humanité. Non ! Nous n’avons pas à payer pour enrichir les actionnaires ! »
Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Alors que les médias européens et la racaille politique de l'UE essaye de nous vendre le modèle "pacifique et progressiste" de EuroMaïdan, on constate qu'à Lviv, bastion des néonazis de Svoboda (membre du gouvernement de la junte fasciste de Kiev), on rend hommage aux SS. Parralèlement a ça, la journée de commémoration du 9 mai (victoire sur le nazisme) a été annulé.

 
 

Déclaration du Comité régional du Parti Communiste de Donetsk (KPU)

Le sabbat en l'honneur de division SS «Galicie», qui s'est tenue le 27 avril à Lviv, vise a déstabiliser l'Ukraine. Cette action est montée pour provoquer inévitablement une autre vague d'opposition dans un pays où les premiers signes d'une guerre civile sont maintenant réels.

Compte tenu de l'attitude extrêmement négative du peuple d'Ukraine à l'Est envers les sbires d'Hitler et les forces de choc du Troisième Reich, qui ont le sang de millions de citoyens soviétiques sur leurs mains, Cette procession ne peut être considérée que comme une provocation bien planifiée, susceptible d'aggraver encore les tensions entre les régions de l'Ukraine et vise à soutenir ceux qui aspirent à la désintégration de notre pays, sa disparition de la carte du monde. Le silence complet sur ce défilé démontre les autorités officielles à Kiev, qui déclarent verbalement le désir de préserver l'intégrité de l'Etat, sont un mensonge.

Il convient de rappeler que pendant les procès de Nuremberg, toutes les personnes qui ont été officiellement membre de la SS sont considérés comme des criminels de guerre, et cette organisation est interdite. La volonté de protéger les forces les plus sombres du passé, a savoir les nazis ukrainiens, démontre la volonté de semer la discorde dans la société et de détruire notre pays. N'est pas inutile de rappeler aussi comment la division SS «Galicie» a été éliminée : Dans sa première bataille face à l'Armée rouge en Juillet 1944.
 
 
Qu'est-ce que la SS Galicie ?

La 14. Waffen-Grenadier-Division der SS Galizien, abrégé en français par « Division SS Galicie » (en ukrainien : 14-А Гренадерська Дивiзiя СС "Галичина"), est une unité ukrainienne de la Waffen-SS. Elle est composée de volontaires Ukrainiens provenant de toutes les régions d'Ukraine (Galicie, Ruthénie, Volhynie, Transcarpatie, région de Kiev) mais la majorité des volontaires provenant des régions d'Ukraine de l'ouest.

La division a détruit plusieurs villages polonaises dans l'ouest de l'Ukraine pendant l'hiver et le printemps de 1944 notamment avec le massacre des 1 000 habitants du village polonais de Huta Pieniacka (Ukraine), le 28 février 1944. Le 11 mars 1944, les SS ukrainiens commettent un nouveau massacre à Pidkamin, 2000 personnes, dont la majorité étaient des femmes et des enfants, ont été massacré par la division SS et l'armée nationaliste ukrainienne (UNA dirigée par Bandera). Un autre massacre contre des civils polonais a eu lieu à Palikrowy entre le 12 et 16 mars, 365 polonais ont été tués.


Voilà ce que l'on peut voir en 2013 à Lviv (Ouest de l'Ukraine)
 

image de 2013
 

image de 2013
 

image de 2013
 
Par: traduction Nicolas MAURY

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

alstom_afppatrick_kovarikAlstom serait à vendre! Il faudrait choisir entre la peste et le choléra. Entre l’américain Général Electric et l’allemand Siemens…. Mais, il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l’indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d’Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.
Notre camarade clichois Christian Garnier, ancien maire adjoint communiste de Clichy et par ailleurs militant syndicaliste à Alstom s’exprime dans le journal l’Humanité sur les menaces de vente d’Alstom, fleuron de l’industrie française dans le domaine des transports et de l’énergie. Il appelle les salariés d’Alstom à la grève pour défendre leur outil de travail.

Entretien avec Christian Garnier, représentant CGT au comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d’Alstom.
Comment avez-vous accueilli la nouvelle des tractations entre General Electrique et Alstom ?
Le PDG se fout de notre gueule ! Il y a deux mois, Alstom nous a présenté le projet d’extraire du groupe la branche Transport (9.000 salariés en France) pour la mettre en bourse et en vendre 30% immédiatement. A la clé, 182 suppressions de postes car il fallait faire le ménage avant la mise en bourse. Et la semaine dernière nous apprenons par la presse qu’il veut boucler dans le week-end l’explosion du groupe. Ce matin (lundi) devait se tenir à Saint-Ouen, siège d’Alstom Transport, une réunion de négociation sur les 182 suppressions de postes, la CGT a refusé de siéger. Il est hors de question de discuter de ces suppressions d’emplois, alors que nous ne savons même pas si le groupe existera encore mercredi. Demain, nous appelons à la grève sur les trois établissements Alstom Transport de Saint-Ouen.
Que pensez-vous des difficultés du groupe avancées pour justifier la cession à GE ou Siemens ?
Le groupe est en difficulté financière car il a un endettement important, il a été mal géré et a racheté tout ce qui bouge ces dernières années. Mais il n’est pas du tout en difficulté industrielle, avec 53 milliards d’euros de commandes. On n’a jamais connu un tel niveau de commandes. Pour la branche Transport, cela représente 5 années de travail ! La vraie explication du projet de vente, c’est que Bouygues, premier actionnaire, veut faire une plus-value extraordinaire en vendant ses actions, on est sacrifié pour la finance.

Christian Garnier

Entre GE et Siemens, faut-il choisir, avoir une préférence ?
Pour nous, il n’y a pas d’option meilleure. Que le prédateur soit américain ou allemand, on n’en veut pas car dans les deux cas cela nous mène à l’éclatement et à la disparition du groupe. Siemens veut faire disparaître un concurrent. GE veut récupérer les brevets, le savoir-faire, le carnet de commandes, et des implantations industrielles. Chez GE à Belfort, il y a eu des suppressions d’emplois l’année dernière, il y a encore un plan cette année. Quel que soit le repreneur, il y aura des destructions d’emplois et des fermetures de sites.
Qu’attendez-vous du gouvernement ?
On veut une nationalisation de cette entreprise. Que l’Etat arrête ses grandes déclarations et passe aux actes. Sur le carnet de commandes, 60% dépendent de l’argent public. Il faut une nationalisation.
Pas une simple prise de participation comme il y a dix ans ?
Une des premières conséquences du plan de sauvetage négocié entre Sarkozy et Kron, ne l’oublions pas, a été 11.500 suppressions d’emplois et l’envoi de 10% du carnet de commandes à la concurrence. Kron a récupéré une entreprise assainie, qu’il a plantée en dix ans. Ces quatre dernière années, 1,5 milliards d’euros a été donné en dividendes aux actionnaires. Le capital coûte très cher à l’entreprise ! On veut des actes du gouvernement. On apprend par la presse qu’il reçoit les PDG, qu’il y a des tractations au plus haut niveau, mais les organisations syndicales sont laissées complètement de côté alors qu’il y a 93.000 salariés dans le groupe.

Par: El Galicien.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Il avait à peine plus de 20 ans le 16 avril 2012 quand il a porté, avec le candidat socialiste à la présidentielle, une gerbe de fleurs devant la statue de Jean Jaurès à Carmaux, dans le Tarn. Il était fier, il rêvait, il avait de l'espoir. Il croyait en François Hollande. Et moins d'un mois après, il fut ému quand il vit le portrait de son leader s'afficher sur son écran de télévision. Tout était parfait. François Bouyssié, militant socialiste comme son père et son grand-père, avait vécu sa première victoire.

Mais mercredi, ce sera différent. Deux années après la présidentielle, il ne va pas réserver un accueil aussi enthousiaste à M. Hollande, qui revient dans cette ville hautement symbolique qui a vu éclore le socialisme avec le combat de Jean Jaurès aux côtés des mineurs en 1892. « Le parti va dans une autre direction » et les affaires, comme celle qui touche le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, n'arrangent rien, déplore François Bouyssié. Plutôt pondéré, ce jeune militant né peu de temps après la victoire d'un autre François, en 1981, et qui ne doit pas son prénom au fruit du hasard, veut garder espoir.l aimerait tout simplement que le président fasse ce qu'il a dit pendant la campagne. République exemplaire, « discours du Bourget offensif » à l'égard de la finance… « On en est loin, dit-il. Des projets sont devenus désillusions. »

VITRINES CLOSES

Sylvie Bidal, la « mère politique » de François Bouyssié, pour qui l'engagement socialiste doit aller de pair avec l'engagement syndical et la défense des ouvriers, est plus radicale. Elle est « heureuse de revoir François Hollande », mais les décisions prises depuis le début du mandat présidentiel gâchent la fête. La chef de la section PS de la ville ne sait pas encore dans quel camp elle sera mercredi : avec M. Hollande ou avec les « cégétistes » ? Sa raison lui dit de bien accueillir le président et de lui apporter son soutien. Mais son coeur lui dit d'aller exprimer sa colère avec les militants CGT.

Depuis cette ville du Tarn où les traces des luttes sociales ont été effacées et remplacées par des vitrines closes, elle ne comprend plus les « nationaux ». Pour elle, la nomination de M. Valls au poste de premier ministre, « qui a toujours été à l'aile droite du parti » – et qui a voulu en changer le nom pour supprimer la référence au socialisme –, symbolise le fossé qui s'est creusé entre socialistes. « Ils réduisent les charges patronales et tirent sur les prestations sociales destinées aux moins favorisés. Ils sont sur la lune, ils sont déconnectés des réalités que vivent les Français », déplore-t-elle.

La donne a changé. Sylvie Bidal souhaiterait presque que survienne un mouvement social comme celui qui a chahuté Alain Juppé en 1995. « Ce serait plus virulent qu'en 95 », pense François Bouyssié. Ces deux militants ne sont pas contre les économies, mais surtout « pas comme ça ».

« TRÈS MAUVAIS SIGNAL »

Assis côte à côte dans le local de la section socialiste de Carmaux, dénommée « Jean-Jaurès », comme beaucoup d'endroits dans cette ville, ils sont intarissables. François Bouyssié et Sylvie Bidal parlent de ceux qui sont affichés sur les murs de cette pièce où sont encore éparpillés les tracts de la campagne municipale. François Hollande, Mitterrand, Jaurès… Ils sont persuadés que le parti doit retrouver ses valeurs. Que son futur est plus à gauche, plus proche de Jaurès. Ils espèrent que ce voyage va « ressourcer » le président.

Ils ont le socialisme en eux. Ils portent son histoire et veulent en défendre les fondements. Ils en sont fiers mais n'hésitent pas à critiquer ses travers actuels. Comme la succession « calamiteuse » de Harlem Désir à la tête du parti. C'est un « très mauvais signal qui donne une image catastrophique du parti. On n'est pas un parti de successeurs mais un parti de militants », s'agace Sylvie Bidal.

« Les gens s'élèvent contre la vision carriériste du pouvoir. Des élus se croient supérieurs. Ils se croient trop forts », ajoute François Bouyssié. Et ils reprennent une célèbre phrase de Jaurès : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. » « On est fidèles aux idéaux socialistes en critiquant le parti », justifie Sylvie Bidal.

Voir sur le blog « Bains de foules » les photos du meeting de François Hollande en meeting à Carmaux, le 16 avril 2012

Après avoir présenté son « fils politique », Mme Bidal est fière de présenter son « père politique », celui qui lui a tout appris, celui aux côtés duquel elle a vécu les débuts de sa vie militante. Pierre Goulesque a 90 ans. Il vit dans un pavillon de la rue Edmond-Rostand. Le nom de la rue, il l'a choisi quand il y a emménagé, en hommage à celui qui a créé le personnage de Cyrano de Bergerac, cet homme qui a su « mourir avec panache et garder la tête haute face à l'adversité ».

Vif mais usé par ses vingt années passées à la tête de la mairie (de 1977 à 1997) et du conseil général durant les années où la mine a définitivement fermé ses portes, M. Goulesque retient des larmes. Cet ancien « hussard de la République », comme il aime à se définir en souriant, disserte comme s'il clamait un discours devant ses élèves ou devant une cour de militants. Il parle lui aussi avec passion de socialisme, assis, droit devant ses piles de livres dont le dernier retrace la carrière véreuse d'un élu du peuple.

Sans trop le dire, il en veut à M. Hollande d'avoir fait « trop de promesses ». Mais il en veut surtout à ceux qui critiquent le président de la République au lieu de le soutenir. Il pense aux « députés frondeurs ». « Il n'a pas une tâche facile. Il faut le comprendre. Et il faut y croire. Les socialistes, qu'ils soient idéalistes ou réalistes, doivent le soutenir. S'ils veulent le critiquer, ils doivent le faire entre eux, à Solférino. Ils doivent montrer une cohérence et une unité. » Le mot que voudrait dire ce vieil homme, descendant lui aussi de mineurs, à François Hollande mercredi est sincère : « Tu es en situation difficile. Sois juste, analyse bien les moyens, ne promets rien que tu ne puisses tenir. Mais ne renonce jamais. »

Par: Philippe Euzen.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Le Premier Ministre Manuel Valls a annoncé mercredi 16 avril 2014, le plan qu’il s’est fixé pour réaliser les 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques d’ici 2017 décidées par François Hollande.

  • 18 milliards d’économies à réaliser par l’Etat :
    • réduction des effectifs des ministères – l’Education nationale, la Police et la Justice ne seraient pas touchées. Les diminutions d’effectif se feront par « redéploiements afin de préserver nos services publics ».
    • baisse des dépenses de fonctionnement dont la poursuite du gel du point d’indice des salaires des fonctionnaires déjà bloqués depuis 2010 - les règles d’avancement ne seraient pas touchées.
    • regrouper les achats, les systèmes d’information, réduire les dépenses immobilières.
    • restructurer et réduire les effectifs des agences de l’Etat – Pôle-emploi et les universités ne seraient pas touchés.
  • 11 milliards d’euros pour les collectivités territoriales:
    • en développant les mutualisations entre communes et intercommunalités
    • par la suppression de la clause de compétence générale qui permettait aux départements ou aux régions de pallier les défaillances de l’Etat dans des secteurs comme les sports, la jeunesse ou la culture.
    • par la « rationalisation » des syndicats intercommunaux
    • par « l’évolution des collectivités territoriales » telle que le rapprochement de régions
  • 10 milliards d’euros d’économies sur les dépenses d’assurance-maladie :
    • développement de la chirurgie ambulatoire
    • diminution générale du recours aux médicaments, plus grand recours aux médicaments génériques ("consommation raisonnée").
  • 11 milliards d’euros d’économies sur la gestion du système social :
    • gel de la revalorisation des pensions du 1er avril 2014 au 1er octobre 2014 prolongé d’un an au 1er octobre 2015, de même les retraites des régimes complémentaires - hors minimum vieillesse.
    • gel des allocations familiales, des allocations logement jusqu’au 1er octobre 2015 (0,7 milliard d’euros), gel du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation adulte handicapé qui seront alignés sur l’inflation.
    • report au 1er septembre 2015 de la revalorisation exceptionnelle du RSA, du complément familial et de l’allocation de soutien familial adopté en 2013 dans le plan pauvreté.
    • nouvelle convention d’assurance-chômage en vue de rétablir l’équilibre financier de l’Unedic d’ici 2017 (économies de 2 milliards d’euros).
    • 1,2 milliards d’économies dans les caisses de sécurité sociale par la dématérialisation et une "meilleure articulation" entre organismes.

Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europeenes

Le 24 avril 2014, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » sur KTO-TV, en partenariat avec le journal "La Croix" et le réseau RCF.

Il a dénoncé la "duplicité" de François Hollande, qui a mis la retraite à 66 ans alors qu'il avait dit qu'il n'y toucherait pas. Jean-Luc Mélenchon a démontré que le gouvernement maintenait la France dans le cercle vicieux d'une austérité qui ne fait que servir les intérêts allemands.

Il a appelé, à l'inverse, à relancer l'activité économique par la planification écologique et l'entrée en mer. Sur les questions plus spécifiquement européennes, Jean-Luc Mélenchon a appelé à modifier les statuts de la Banque centrale européenne pour permettre un rachat massif de la dette publique qui soulagerait le peuple et sortirait les États des mains de la finance.

Il est également revenu sur la situation en Ukraine et a renouvelé son appel à considérer les Russes comme des partenaires et non des adversaires, rappelant qu'il y avait sept centrales nucléaires en Ukraine, dont celle de Tchernobyl. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a dit trouver "choquant" et "inconvenant" que Manuel Valls se rende à la canonisation du pape Jean-Paul II.

Par: Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

francois-hollande-hue-carmaux.jpgSi tous ceux qui se disent de gauche ont le droit de se réclamer de Jaurès, nul n’a le droit de lui faire dire n’importe quoi.

Comme il fallait le craindre, François Hollande a participé hier à Carmaux à un hommage à Jean Jaurès qui a eu toutes les apparences d’une vulgaire récupération historique. « J’ai été inspiré par Jaurès » a dit le Président de la République, sans le démontrer concrètement, et la suite de son discours a tristement remis en mémoire « je me sens l’héritier de Jaurès » prononcé à des fins électoralistes par Nicolas Sarkozy  lors de la campagne présidentielle de 2007.

Même s’il s’est défendu de vouloir le faire lors de son introduction, François Hollande a déformé Jaurès pour justifier sa politique actuelle, pour légitimer son scandaleux pacte de responsabilité, qui n’est rien d’autre qu’un pacte d’austérité. Durant 40 mn, il a ainsi travesti le député de Carmaux, pour d’ailleurs le présenter selon ses propres mots, en une molle « figure consensuelle (…) au-dessus de son propre parti, affranchit d’une doctrine ». A lui tout seul, un tel commentaire atteste d’une piètre connaissance de l’œuvre de Jaurès. Ainsi, François Hollande a instrumentalisé le fondateur de l’Humanité, pour lui faire dire autre chose que le sens du combat de sa vie, enchainant les poncifs patronnaux ( par exemple sur la nécessaire "baisse des charges"), les jugements hasardeux ("l'euro est désormais solide, c'est un atout"), les  formules creuses et ambivalentes dont une des perles restera sans doute : « il ne faut jamais se fatiguer, c’est pourquoi il faut beaucoup travailler ».

100 ans après sa mort, on ne rend pas hommage à Jaurès en mettant en œuvre un lourd plan d’austérité de 50 milliards d’euros, en frappant les petites pensions, en allongeant la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite, en refusant d’augmenter le SMIC, en gelant le point d’indice des fonctionnaires, en refusant l’amnistie pour les syndicalistes injustement poursuivis, en cédant aux exigences de Mme Merckel et de la droite allemande, en ayant une politique belliciste… On ne peut dire à propos de la politique actuelle de l’Union européenne que « l’Europe d’aujourd’hui est le rêve de Jean Jaurès ».

L’œuvre de Jean Jaurès, son apport fondamental au socialisme et à la République, n’est pas une statue de pierre froide, aux pieds de laquelle il suffit de déposer des fleurs pour lui être fidèle. Rendre des hommages solennels par des mots au plus grand des socialistes français mais trahir sa pensée dans les actes, revient à armer le bras d’un nouveau nationalisme qui voudra demain tuer la pensée de Jaurès une nouvelle fois.

C’est pour cela qu’hier, des centaines de personnes ont hué l’arrivée de François Hollande, en huant l'homme, il huait sa politique. Aussi, ce dernier avait jugé plus prudent de faire son discours dans une salle fermée, réservée à ses seuls soutiens. On le comprend. Mais, on était bien loin de Jaurès.

Si tous ceux qui se disent de gauche ont le droit de se réclamer de Jaurès, nul n’a le droit de lui faire dire n’importe quoi.

Comme il fallait le craindre, François Hollande a participé hier à Carmaux à un hommage à Jean Jaurès qui a eu toutes les apparences d’une vulgaire récupération historique. « J’ai été inspiré par Jaurès » a dit le Président de la République, sans le démontrer concrètement, et la suite de son discours a tristement remis en mémoire « je me sens l’héritier de Jaurès » prononcé à des fins électoralistes par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007.

Même s’il s’est défendu de vouloir le faire lors de son introduction, François Hollande a déformé Jaurès pour justifier sa politique actuelle, pour légitimer son scandaleux pacte de responsabilité, qui n’est rien d’autre qu’un pacte d’austérité. Durant 40 mn, il a ainsi travesti le député de Carmaux, pour d’ailleurs le présenter selon ses propres mots, en une molle « figure consensuelle (…) au-dessus de son propre parti, affranchit d’une doctrine ». A lui tout seul, un tel commentaire atteste d’une piètre connaissance de l’œuvre de Jaurès. Ainsi, François Hollande a instrumentalisé le fondateur de l’Humanité, pour lui faire dire autre chose que le sens du combat de sa vie, enchainant les poncifs patronnaux ( par exemple sur la nécessaire "baisse des charges"), les jugements hasardeux ("l'euro est désormais solide, c'est un atout"), les formules creuses et ambivalentes dont une des perles restera sans doute : « il ne faut jamais se fatiguer, c’est pourquoi il faut beaucoup travailler ».

100 ans après sa mort, on ne rend pas hommage à Jaurès en mettant en œuvre un lourd plan d’austérité de 50 milliards d’euros, en frappant les petites pensions, en allongeant la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite, en refusant d’augmenter le SMIC, en gelant le point d’indice des fonctionnaires, en refusant l’amnistie pour les syndicalistes injustement poursuivis, en cédant aux exigences de Mme Merckel et de la droite allemande, en ayant une politique belliciste… On ne peut dire à propos de la politique actuelle de l’Union européenne que « l’Europe d’aujourd’hui est le rêve de Jean Jaurès ».

L’œuvre de Jean Jaurès, son apport fondamental au socialisme et à la République, n’est pas une statue de pierre froide, aux pieds de laquelle il suffit de déposer des fleurs pour lui être fidèle. Rendre des hommages solennels par des mots au plus grand des socialistes français mais trahir sa pensée dans les actes, revient à armer le bras d’un nouveau nationalisme qui voudra demain tuer la pensée de Jaurès une nouvelle fois.

C’est pour cela qu’hier, des centaines de personnes ont hué l’arrivée de François Hollande, en huant l'homme, il huait sa politique. Aussi, ce dernier avait jugé plus prudent de faire son discours dans une salle fermée, réservée à ses seuls soutiens. On le comprend. Mais, on était bien loin de Jaurès.

Par: El Galicien.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Le Premier ministre Manuel Valls présente ce mercredi en Conseil des ministres le plan d'économies du gouvernement. Cinquante milliards d'euros doivent être épargnés d'ici 2017 et la fin du quinquennat de François Hollande. Pour le chef de l'Etat, au pouvoir depuis deux ans, c'est une nouvelle étape, il l'a dit quand il a remanié son gouvernement. Dans le département des Ardennes, plusieurs militants et sympathisants du Parti socialiste ont le blues. Ils sont nombreux à avoir perdu leurs illusions.

Les militants s'interrogent : "Le changement c'est quand ?" Il y a un énorme fossé, presque un gouffre, entre les espoirs de 2012 et la situation d'aujourd'hui. Des illusions perdues, des espoirs déçus, des promesses non tenues. "Tout le monde était content et disait que ça allait changer", explique Sophie, 60 ans et assistante maternelle, à Nouzonville, dans les Ardennes. "Mais en fin de compte, il ne s'est rien passé. Il y aurait une autre élection, je ne voterais pas pour lui (ndrl : François Hollande), il n'y a pas de danger. Maintenant, je suis contre lui, j'ai compris. Dès que je le vois à la télé, j'éteins. C'est terminé les belles promesses."

"Quand on vote à gauche, c'est pas pour avoir une politique de droite"

Pour Martine, qui est conseillère municipale d'opposition, à Rethel, c'est la même désillusion. "On a connu François Mitterrand, il y a eu un grand élan et des choses magnifiques. Et je me suis dit, bon, François Hollande, c'est quelqu'un de calme mais qui va nous surprendre, mais non. Le milieu hospitalier, y'a rien de réparé, la justice il n'y a pas d'amélioration, on bloque les retraites... Quand on vote à gauche, c'est pas pour avoir une politique de droite."

Et ce désamour ou ce désaveu, on appellera ça comme on voudra, s'est traduit dans les urnes, lors des municipales. Dans les Ardennes, le PS a subi une véritable déroute avec la perte de nombreux bastions, dont la préfecture, Charleville-Mézières.

"Le gouvernement aurait dû se préoccuper de l'emploi"

Les militants et sympathisants de gauche cherchent des explications. Jean-Jacques, instituteur à la retraite de 64 ans et militant socialiste, estime par exemple que François Hollande et l'exécutif ont commis des erreurs dans leur stratégie. "La première grande bataille a été le mariage pour tous, est-ce que c'était la première chose à mettre en place ? On avait du temps. Le gouvernement aurait dû se préoccuper de l'emploi, c'était la priorité absolue".

Et effectivement, l'emploi, le pouvoir d'achat... les électeurs de gauche attendaient beaucoup de François Hollande dans ces domaines.

Mais Angélique, 35 ans, mère au foyer de 3 enfants, n'a rien vu venir. "En deux ans, ma vie n'a pas du tout changé, parce qu'on n'a pas eu ce que monsieur Hollande avait annoncé. C'est des promesses qu'il ne pouvait peut-être pas tenir et il aurait dû réfléchir avant de les faire. Certaines ne sont même pas réalisables", explique la jeune femme.

Angélique, 35 ans, sympathisante socialiste à Rethel (Ardennes) © Radio France Sébastien Baer

Valls : "Nous on attendait quelqu'un de plus à gauche"

Eux qui se situent sur l'aile gauche de la gauche ont déchanté quand ils ont vu Manuel Valls prendre la place de Jean-Marc Ayrault. Ils s'inquiètent de son plan d'économie de 50 milliards d'euros, du gel des prestations sociales, des salaires. Plusieurs militants le jugent trop social-libéral, pas assez à gauche, à l'image de Christian, qui est musicien. "C'est certainement pas Valls qu'il fallait mettre, nous on attendait quelqu'un de plus à gauche. Moi je suis un peu surpris parce que la claque des municipales aurait dû pousser Hollande vers les sympathisants de gauche. Mais on se rend compte que ça balance de l'autre côté. Je comprends plus grand-chose. De toute façon, on écoute pas les militants."

Beaucoup d'adhérents ont l'impression de ne pas être écoutés, d'être ignorés. Exemple avec la nomination de Jean-Christophe Cambadélis au poste de Premier secrétaire du PS. Un choix fait par les cadres du parti sans concertation avec les militants socialistes.

"On est en train de tout gâcher"

La plupart des cadres du PS dans le département disent qu'il ne faut pas lâcher, qu'il reste trois ans pour améliorer les choses... Mais plusieurs ont l'impression que ces deux premières années ont été perdues, gâchées. C'est le sentiment de Florian Lecoultre, maire de Nouzonville, toujours dans les Ardennes. A 24 ans, c'est le plus jeune maire de la région Champagne-Ardenne. "Je me souviens que François Hollande avait pris 60 engagements, je ne trouve pas cela excessif, cela me semblait réalisable. Mais je trouve que l'on est en train de tout gâcher, on est passé au travers lors de ces deux premières années. Même nos réussites, on ne parvient pas à les valoriser. Je ne comprends pas qu'une fois au pouvoir, c'est là qu'on est le plus faible dans les têtes des gens."

Prochain test pour le PS, les élections européennes, dans un mois... Des européennes que les militants et sympathisants redoutent plus que tout, surtout après la débâcle des municipales.

Par: Radio France - Sébastien Baer.

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