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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Emmanuel Todd  -  [capture d'écran - arrêt sur images]

Emmanuel Todd - [capture d'écran - arrêt sur images]

Entretien paru avant le second tour - le 4 mai 2017

L’intellectuel et polémiste Emmanuel Todd renvoie dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Il voit dans le débat de mercredi « une comédie » qui illustrerait que le parti de Marine Le Pen ne veut pas gouverner…

Voter Front national, c’est approuver la xénophobie. Voter Macron, c’est accepter la soumission. Moi, je ne peux pas choisir ». Emmanuel Todd ira à la pêche ou se promener dimanche prochain, mais en aucun cas il ira voter. C’est ce qu’il nous dit, avec humour, mais sans plaisanter. L’historien et polémiste Emmanuel Todd est un anti-européen forcené. Et une critique féroce de la vie politique française. Le débat d’entre-deux-tours ne l’a pas réconcilié avec la présidentielle.

Le débat Marine Le Pen contre Emmanuel Macron vous a-t-il fait changer d’avis : toujours abstentionniste ?

Emmanuel Todd : Non. Le débat ne m’a pas fait changer de position. Ce que j’ai vu était une comédie. Mais j’ai acquis la conviction que le FN ne voulait pas le pouvoir !

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

J’ai eu le sentiment étrange qu’un scénariste unique avait rédigé deux partitions : le fasciste hystérique et le bon élève discipliné. J’ai vu l’affrontement de la France d’en bas contre la France d’en haut comme dans une mise en scène. J’ai vu un système : vulgarité contre conformisme. Marine Le Pen a permis à Emmanuel Macron de ne pas parler de son absence de solution à la paralysie de la France. Elle n’a rien dit. Il n’a rien dit. Et en tant que Français, j’ai eu honte de ce que le débat soit devenu ça dans cette grande Nation. J’ai pensé que cette médiocrité allait faire regretter à beaucoup Jean-Luc Mélenchon.

Mais approuvez-vous le choix de Jean-Luc Mélenchon de ne pas donner une indication d’un vote clair pour le second tour ?

On entend les commentateurs dire, c’est affreux, cette entorse à la loyauté républicaine, il se suicide. Au contraire, je considère que le refus de Jean-Luc Mélenchon de prendre position automatiquement pour Emmanuel Macron est l’acte fondateur de quelque chose de nouveau. Il montre un vrai tempérament d’homme d’État. Enfin dans ce pays, une gauche alternative a le courage de se libérer du dogme européen. Car si rien ne change, les élections continueront d’être une sorte de fiction. Il serait plus honnête d’élire un vice-chancelier pour la France.

Vous ne craignez pas d’aider Marine Le Pen ?

Le Front national n’a pas enregistré au 1er tour la progression que beaucoup prédisaient. C’est le résultat du succès de Jean-Luc Mélenchon. Cela fait des décennies que j’analyse les flux électoraux et je n’avais jamais vu un exploit de ce genre. Il gagne huit points par rapport à la dernière élection présidentielle. Il est également le seul candidat qui a des voix parmi les travailleurs « transclasse » : diplômés, jeunes, vieux, classe moyenne.

Battre le FN n’est donc plus une priorité ?

Utiliser le bulletin de vote Macron pour barrer la route à Marine Le Pen signifie aussi frustrer cet élan extraordinaire qui est, à ce jour, la seule véritable opposition au Front national. À long terme, Emmanuel Macron est un marchepied pour Marine Le Pen. Personnellement, je considère le lepénisme et le macronisme comme les deux faces d’une même médaille. On ne peut pas choisir le racisme de Marine Le Pen. Mais Emmanuel Macron, c’est la soumission aux banques, à l’Allemagne, à tout ce qui nous a conduits à la crise d’aujourd’hui. C’est pourquoi je m’abstiens toujours, et même avec joie, en attendant la naissance d’un monde meilleur. Mais ce ne sera pas pour cette fois, parce que je suis convaincu maintenant que Macron va gagner.

Comment en êtes-vous si certain ?

La présidentielle se décide par le vote des électeurs âgés. Qui ont peur de quitter l’Europe. Et si l’on additionne les voix de Macron, Hamon et Fillon au premier tour, nous nous rendons compte – ô surprise – que les candidats pro-européens ont remporté la majorité. L’européisme est une forme de conservatisme. Le résultat de ce grand cirque électoral, c’est que le vote de Maastricht est reconduit au premier tour de la présidentielle. Le programme d’Emmanuel Macron est européiste… On est dans un pays qui fait semblant d’exister. Le rêve français, c’est de sortir de l’histoire.

SOURCE: plus.lesoir.be

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Ce Premier mai 2017 est forcément particulier. Situé dans l’entre-deux-tours des élections présidentielles, il s’annonce comme une journée de lutte et de résistance pour toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à la progression continue du FN. Mais il doit aussi - et surtout - marquer le retour de la question sociale sur le devant de la scène.

À quelques jours du premier tour des élections présidentielles tout le monde a le regard braqué sur le résultat des urnes, allant d’hypothèses en hypothèses, de consignes de vote en consignes de vote (sans parfois craindre le tournis). Il faut dire que ce cru est particulièrement riche en rebondissements. À côté de cela, il y a le mouvement social et son actualité, car pour une fois – et malgré la campagne électorale - il n’est pas atone. Non seulement des grèves continuent de se dérouler (voir les pages « luttes invisibles » et « On bloque tout »)  des rassemblements antifascistes perturbent régulièrement les meetings du FN, des actions sur le logement s’organisent, mais il y a également des voix qui cherchent à porter les revendications des mouvements sociaux dans cette campagne. L’appel « Nos droits contre leurs privilèges », qui veut s’inscrire dans la durée qui plus est, fait partie de ces tentatives (un autre exemple est l’initiative du « Premier tour social » le 22 avril).

On peut distinguer deux manières pour les mouvements sociaux d’intervenir dans ce moment particulier qu’est celui d’une période électorale, encore plus quand elle est présidentielle. Il peut s’agir de se situer dans l’interpellation : on a vu ainsi des syndicats, des associations, demander aux candidat.e.s de se positionner sur tel ou tel aspect, voire décerner des labels, des notes, aux candidat.e.s méritant.e.s... Et puis il y a celles et ceux qui font le choix de l’autonomie du mouvement social, où il s’agit simplement de continuer à faire ce qu’on fait quotidiennement. Mais dans une autonomie pleine et entière, qui n’est pas seulement une défiance dans la politique institutionnelle mais qui est aussi une confiance réaffirmée dans ce que construisent nos luttes et nos résistances en termes d'avenir (choses sur lesquelles, au moins, on a prise).

Pour autant cette autonomie revendiquée n’est pas hermétique aux situations que créeraient les différents scénarios électoraux : on ne met pas des luttes « sous vide ». Un ami me disait il y a quelques années « des urnes il ne peut rien sortir de bon, mais il peut arriver le pire ». Commençons par là. Sauf très grosse surprise, Le Pen accèdera au second tour comme en 2002. Si on se donne très légitimement pour objectif de balayer Le Pen, ce ne sera pas seulement d’avril à juin : c’est dans les mois et les années qui viennent qu’il faut réduire son influence et pour cela nous avons besoin de victoires sociales. Face à Fillon ou face à Macron, nous aurons tout autant besoin d’un mouvement social fort et à l’offensive. Mais ce n’est pas tout, car s'il est évident que de plus en plus celles et ceux « qui ont le coeur à gauche », comme on dit, voient en Jean-Luc Mélenchon un vote utile (voir vital... et sont parfois insistant.e.s au delà du raisonnable à ce sujet), il n’est pas inutile pour le coup de rappeler que les leçons de 1981 et, plus proche de nous dans le temps, du gouvernement Syriza en Grèce existent tout de même. Il serait assez tragique que le mouvement social et particulièrement le mouvement syndical tombe dans le piège de tout attendre et/ou de donner du temps au temps aux « camarades-ministres » ou aux hommes ou femmes providentielles... hypothéquant autant de perspectives nées des luttes et des résistances elles-mêmes.

Si l’on se place dans cette optique, alors il faut chercher à appuyer les mobilisations. Dans l’immédiat un rendez-vous se profile qui n’est pas anecdotique : c’est celui du Premier mai. Quels que soient les scénarios, il faudra que cette journée de manifestation marque le retour sur le devant de la scène de la question sociale. Parce qu’à la différence de 2002, il y a peu de chances que les places et les rues voient les mêmes manifestations marquées d’un antifascisme spontané se renouveler tant la présence au second tour de Le Pen est attendue et balisée. S’il y en a, si on se trompe, tant mieux ! Il faudra alors se saisir aussi de ces mobilisations. Mais dans le doute, partons sur le Premier mai.

Ce n’est pas n'importe quelle date le Premier mai. Partout dans le monde, celles et ceux qui vivent de leur travail battent le pavé, parfois dans l’illégalité et au mépris de la répression, pour défendre leurs droits et dire leur aspiration à une société libérée de l’exploitation. C’était la journée de 8 heures lorsque le premier mai fut inventé à la fin du XIXe siècle, c’est aujourd’hui une mosaïque de revendications qui expriment autant de coordonnées différentes de la lutte des classes dans le monde et de l’état du rapport de force entre Capital et Travail. On continuera ici de revendiquer l’abrogation de la loi travail par exemple. En Guyane, cette journée se conjuguera à la grève générale et aux blocages. Dans la plupart des villes (la plupart du temps plusieurs par départements), ce Premier mai s’organise déjà par ce qui continue de faire l'armature de l’action collective : des syndicats, petits et grands, leurs sections, leurs militant.e.s et adhérent.e.s... dont beaucoup cherchent tous les jours à améliorer leur capacité de mobilisation. Et ce n’est pas un hasard si ce sont ces syndicats, premiers de nos outils dans la lutte de classe, que les Fillon, Le Pen ou Macron cherchent à discréditer, réduire ou promettent de détruire. Car au moins ont ils le mérite, ces syndicats, d’avoir une prise directe avec la réalité de la moitié du temps que nous passons éveillé : celui du travail. Même quand on en a mal, pas assez ou pas du tout, c’est bien le travail et le rapport qu’on a avec lui qui continue d’organiser la société et nos vies. Ça s’appelle la question sociale, et ça mérite largement qu’on reparte de là.

Parce que bien trop souvent on continue de placer le « Politique » (avec une sorte de grand P) dans une position hiérarchique de supériorité par rapport mouvement social. Plus « noble », plus « généraliste », il dessinerait les plans de notre avenir avec plus de hauteur de vue. À quel titre ? Parce que s’il existe vraiment beaucoup trop de déserts syndicaux, quand il est là, le collectif syndical c’est tout de même un lieu de solidarité concrète et immédiate. En tout cas cet outil là, disponible, ne devrait pas être autre chose. Bien sûr cette remarque est valable pour bien des associations qui remplissent des fonctions similaires : par exemple pour le droit au logement, en défense des droits des étrangères et étrangers, des réfugié.e.s et des migrant.e.s, contre les violences policières... Est-ce moins « noble », moins « général » ? Au contraire, c’est cet ancrage - qu’il y a urgence à renforcer et à rendre plus adapté à notre époque, c’est cette solidarité qui battra en brèche bien plus efficacement que n’importe quel bulletin de vote les divisions, les racismes, l’islamophobie qui gangrènent aujourd’hui la société. C’est ce mouvement social - encore faut-il l’investir - qui peut dessiner à partir des aspirations populaires ce qui devrait être arraché dès maintenant et mis en œuvre pour améliorer le quotidien. Parce qu’il est capable d’élaboration, d’analyse, de réflexion à partir de la positon qu’il occupe, il peut aussi, osons le dire, donner la confiance nécessaire pour aller au-delà d’un système qui (au passage) porte un nom : le capitalisme. Et ça, c’est éminemment politique, au sens premier du terme.

Alors, se donner, dès maintenant, le Premier mai à préparer, chercher à mobiliser, à convaincre nos ami.e.s, nos parents, nos collègues de descendre dans la rue ce jour là, sans être suffisant, disons que c'est nécessaire pour contribuer à redonner toute sa place à la question sociale.

Par: Théo ROUMIER

 

Par ailleurs, pas besoin d'attendre le premier mai:

Premier tour social Samedi 22 avril Paris République 14:00

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Suite à la loi du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits des obligations des fonctionnaire, le Conseil d’État vient d’examiner un projet de décret établissement une nouvelle liste dérogatoire, notamment pour les agences de l’eau.

Aujourd’hui, ces dernières peuvent recruter des contractuels en CDI, qui bénéficient d’un quasi-statut protecteur. La sortie de la liste dérogatoire obligerait les agences à recruter des agents titulaires de la fonction publique. Bien que les salariés contractuels puissent devenir fonctionnaires, il leur faut pour cela repasser un concours et perdre leur ancienneté lors du reclassement. Les titulaires d’un CDI n’ont donc que peux d’intérêt à la mise en place de ce décret. De plus, il offre la possibilité aux directions de licencier des contractuels pour recruter des fonctionnaires, ce qui crée une instabilité de l’emploi.

La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, s’était engagée à tout faire pour obtenir un délai de deux ans avant application, permettant de travailler avec les organisations syndicales représentatives sur de bonnes conditions de sortie de liste dérogatoire des personnels des agences de l’eau ; le Conseil d’État ne s’est pas révélé favorable à cette demande.

Dans un courrier daté du 28 mars à destination de la ministre, le syndicat national de l’environnement FSU, Le syndicat national des personnels des agences de l’eau CGT, la fédération équipement environnement transports services FO et le syndicat de l’environnement, de la forêt et de l’agriculture CGC, réunis en intersyndicale, demandent le maintien du délai des deux ans pour les agences de l’eau, et exigent l’ouverture d’un groupe de travail avec un calendrier de plusieurs réunions d’ici l’été permettant :

  • d’aborder l’ensemble des points nécessaires à de bonnes conditions de titularisation ;
  • une négociation sur le quasi-statut agence permettant de garantir de bonnes conditions salariales et de carrières pour les agents qui s’y maintiennent.

Ils appellent en conséquence les personnels des six agences de l’eau à se mettre en grève le jeudi 20 avril 2017 pour voir ces revendications aboutir.

Par: Agences de l’eau.

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Effaré par l’ampleur des méconnaissances, mais aussi parfois par la mauvaise foi, des journalistes et des hommes politiques qui s’expriment sur la question de la sortie de l’Euro, j’ai décidé de rassembler ici certaines des principales questions qui se posent. On peut parfaitement comprendre que nos concitoyens se posent des questions sur une possible sortie de l’Euro et un retour au Franc, et ce d’autant plus que désormais 5 des candidats à l’élection présidentielle de mai 2017 (soit Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Le Pen et Mélenchon) en parlent. Ces questions sont légitimes. Ce qui, par contre, ne l’est pas est le sentiment de panique que l’on cherche à produire dans l’opinion française sur ce sujet. Il devrait être de la responsabilité des journalistes et des hommes politiques (du moins de certains) de ne pas chercher à indûment inquiéter les français. Constatant que ce n’est pas le cas, que très souvent des propos contradictoires avec des textes officiels de l’Union européenne sont tenus, j’ai décidé à publier cette suite de questions-réponses pour éclairer le débat.

Comment va se faire le passage de l’Euro au Franc ?

Rien de plus simple ; l’ensemble des comptes et des contrats en France seront re-dénominés de l’euro au franc au taux de 1 pour 1. Admettons qu’un foyer dispose de 1200 euros sur son compte courant, d’une assurance-vie de 50 000 euros, qu’il paye un loyer de 800 euros, et qu’il se soit endetté de 3000 euros pour acheter une voiture. Du jour ou se fait la conversion, il a 1200 « nouveaux » francs sur son compte courant, 50 000 francs sur son assurance-vie, le loyer de son appartement est de 800 francs et sa dette de 3000 francs. Lors de la conversion, les règles s’appliqueront à tous les comptes, tous les contrats et toutes les dettes en France.

Par: Jacques SAPIR.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS:

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Au gré des révélations de la presse, des découvertes des services de police, mais aussi de ses déclarations successives, François Fillon s'est métamorphosé, cela en quelques semaines à peine. Loin du gaulliste social des origines, ce personnage très construit d'élu de terroir un brin austère et moralisateur, le candidat Fillon a dû se dévoiler peu à peu. Et il est devenu un autre personnage public : un ambitieux sans scrupule, qui semble entretenir un rapport très particulier avec l’argent, mais aussi avec la vérité.

Bien qu’il ait vécu de la politique sans interruption depuis 1981, avec des revenus très confortables de parlementaire ou de ministre (selon les périodes), l’actuel candidat de la droite à la présidentielle apparaît aujourd’hui comme un homme d’argent et un dissimulateur. Un homme politique en même temps qu’un homme d’affaires, aussi soucieux d’exercer le pouvoir que de s’enrichir discrètement. Revue d’effectifs.

 © Reuters © Reuters
  • Les salaires d’assistants parlementaires

François Fillon a, en toute discrétion, fait salarier son épouse pendant de longues années, de 1988 à 2013, comme assistante parlementaire, quand il était député, ainsi que deux de ses enfants, lorsqu'il était sénateur, pour un montant global de près d’un million d’euros. Il a également demandé à son suppléant, Marc Joulaud – mis en examen ce vendredi 24 mars –, d’employer son épouse de 2002 à 2007, pendant que lui-même était ministre puis sénateur. Une fois le pot aux roses révélé par le Canard enchaîné, François Fillon a tergiversé, puis a fini par concéder une « erreur » du bout des lèvres, mais tout en assurant qu’il s’agissait de vrai travail et de contrats légaux, sans rembourser les sommes perçues, ce que lui avaient suggéré des membres de son entourage. Pour la justice, le soupçon est celui d’emplois fictifs, d’où la mise en examen de François Fillon le 14 mars, notamment pour détournements de fonds publics.

Autre sujet d’étonnement, les enquêteurs ont découvert des virements effectués par deux des enfants Fillon sur le compte de leur père, pour lui rétrocéder une part de leurs salaires d’assistants parlementaires. Que nenni, il s’agissait de remboursements de frais de mariage, de loyer et d’argent de poche, a assuré sans sourciller le candidat à l’élection présidentielle.

  • Les salaires de la Revue des Deux Mondes

En 2012 et 2013, en plus de ses émoluments à l'Assemblée nationale, Penelope Fillon a également perçu des sommes importantes, 50 000 euros, de la Revue des Deux Mondes, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami proche de François Fillon. Conseillère littéraire, Penelope Fillon aurait remis quelques notes de lecture à la revue, et aurait également prodigué des conseils à son propriétaire. Le hic, c'est que le directeur de la revue, à l'époque, ne l'a jamais rencontrée.

Pour la justice, le soupçon est là encore celui d'un salaire de complaisance, d'où les poursuites pour abus de biens sociaux et recel. En perquisitionnant à l'Assemblée, les policiers ont par ailleurs découvert des feuilles de calcul d'heures travaillées dont l'authenticité est remise en question : elles auraient pu servir à minorer le nombre d'heures effectuées à la Revue des Deux Mondes pour que Penelope Fillon puisse continuer à percevoir son salaire d'assistante parlementaire, selon le Monde et le Canard enchaîné. D'où les poursuites pour faux et usage de faux, et pour escroquerie aggravée.

  • Les contrats de la société de conseil 2F

En quittant Matignon, et juste avant de récupérer « son » siège de député de Paris, François Fillon a créé, le 7 juin 2012, la société de conseil 2F pour faire du business. La chose est a priori légale, mais pose question en termes d'éthique, de risques de conflit d'intérêts et de trafic d'influence. Comme l'a révélé Mediapart, cette discrète activité de conseil a en effet permis à François Fillon de se faire rémunérer par le cabinet Ricol Lasteyrie Corporate Finance, mais aussi par une entreprise de pipelines basée à Dubaï et présidée par un milliardaire libanais, Fouad Makhzoumi, alors qu'il était déjà candidat à l'élection présidentielle française.

Refusant longtemps d'évoquer les clients et les contrats de sa société de conseil, François Fillon avait consenti à lever un petit coin de voile lors de la conférence de presse du 6 février, en déclarant ceci : « J’ai exercé de 2012 à 2016 cette activité en toute légalité, a-t-il affirmé ce jour-là. J’ai donné des conférences dans de nombreux pays et j’ai conseillé des entreprises. Parmi elles, il y a l’assureur AXA, la société Fimalac et la banque Oddo. J’ai fait partie du conseil de surveillance du cabinet Ricol et Lasteyrie, puis j’y ai exercé en tant que senior adviser. La liste de mes clients ne comprend aucune entreprise russe, ni le gouvernement russe, ni aucun organisme de ce pays et toutes les conférences que j’ai données en Russie l’ont été à titre gratuit. » Avant de conclure : « J’ai toujours fait de la transparence une exigence. »

Mais selon le Canard du 22 mars, la société de François Fillon a empoché 50 000 dollars en 2015 pour arranger un rendez-vous à Saint-Pétersbourg entre Vladimir Poutine, Fouad Makhzoumi et le PDG de Total Patrick Pouyanné.

La société 2F a procuré quelque 750 000 euros de revenus à François Fillon entre juin 2012 et décembre 2015, en plus de ses revenus de parlementaire. Dans sa toute dernière déclaration de situation à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le candidat Fillon a revu la valeur de sa société 2F très largement à la hausse : il l'estime maintenant à 97 888 euros, contre huit fois moins en décembre 2016.

  • Le prêt de 50 000 euros

Un oubli fâcheux, un de plus. Dans sa déclaration à la HATVP, François Fillon avait omis de signaler un prêt sans intérêts de 50 000 euros que lui avait consenti son richissime ami Marc Ladreit de Lacharrière, et qu'a déniché le Canard. D'où de nouvelles explications embarrassées du candidat Fillon, qui dit avoir remboursé ce prêt, et jure ne pas être l'obligé du patron de Fimalac. L'affaire lui vaut des poursuites pour « manquement aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ».

Par ailleurs, une salariée de la Fondation Culture et Diversité du milliardaire a été mise à disposition de l'équipe de campagne du candidat Fillon pendant plus d'un an, comme l'a révélé Mediapart.

  • Les costumes de luxe

François Fillon se serait fait offrir pour près de 50 000 euros de vêtements de luxe en provenance du tailleur Arnys. Cette fois, c’est le JDD qui lance l’affaire, sans toutefois divulguer le nom du généreux mécène. Il s'agit en fait de l'avocat Robert Bourgi, ami de François Fillon et surtout pilier historique de la Françafrique, révèle le Monde. Le juge Tournaire, déjà saisi des soupçons d’emplois fictifs de l’épouse de Fillon, obtient du Parquet national financier (PNF) que l’affaire des costumes entre dans son périmètre d’enquête par un réquisitoire supplétif, afin de vérifier si ces libéralités ne cachent pas un délit de « trafic d’influence ». Pourquoi offrir des vêtements de prix à un présidentiable, sinon pour en attendre quelque chose en retour ? Là est le soupçon. Après avoir tergiversé, François Fillon parle à nouveau d'une « erreur ». Il finit par annoncer qu'il a retourné les costumes à Robert Bourgi.

  • Les chèques du Sénat

Lorsqu'il était sénateur, comme plusieurs de ses collègues, François Fillon a profité d’un vaste système de détournement de fonds publics mis en place au sein du groupe UMP du palais du Luxembourg, interrompu en 2014 après l’intervention de la justice. Perçus par François Fillon en plus de ses indemnités légales, pour une somme d'au moins 20 000 euros, les chèques en question correspondent à des commissions occultes ponctionnées sur l’enveloppe mise à sa disposition pour la rémunération d’assistants. Comme l'a révélé Mediapart, François Fillon a notamment encaissé un chèque de 3 221 euros et 73 centimes. Ce spécimen est l’un des chèques secrètement encaissés par le sénateur Fillon entre 2005 et 2007, dont nous avons révélé l’existence le 28 janvier dernier.

  • Un château réévalué

François Fillon a dévoilé lui-même son château dans la Sarthe, en y posant en famille pour Paris-Match, en août 2013. Après plusieurs articles de presse, il réévalue la valeur de son bien dans sa dernière déclaration à la HATVP, qui est obligatoire. Le candidat Fillon déclare désormais une « maison individuelle de 3 162 m² dans la Sarthe (1 107 m² habitables, 1 062 m² de dépendances, 12 hectares de non-bâti), bien propre à 100 %, acquise en 1993 pour 400 000 euros et 300 000 euros de travaux, valeur vénale de 750 000 euros ». Soit une somme supérieure aux 650 000 euros annoncés en 2013.

  • D’énormes à-valoir

François Fillon passe pour être gourmand quand il négocie avec les maisons d'édition les « à-valoir » (droits d'auteur versés par anticipation) de ses livres. En octobre 2013, L'Express estimait à 100 000 euros l'avance obtenue par François Fillon pour un livre prévu fin 2014, et pour lequel trois maisons d'édition étaient en concurrence. Une somme qui serait en fait de 120 000 euros, annonçait le quotidien Les Échos en janvier 2016.

  • Les bolides

Si François Fillon aime se faire photographier au volant de voitures de course sur le circuit du Mans (Sarthe), où l'un de ses frères a des responsabilités, il se rendait aussi plus discrètement en Italie pour se faire prêter des Ferrari par le PDG de ce constructeur italien. Selon le journaliste Laurent Léger, qui avait levé ce lièvre dans Charlie Hebdo, l'addition (non réglée) se montait à plus de 12 000 euros en 2011.

  • Le refus de la transparence

Après les accusations de François Fillon sur le thème d'un « cabinet noir » socialiste qui voudrait l'abattre, un communiqué du ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas a été diffusé le 23 mars. Il rappelle que François Fillon « a voté systématiquement contre tous les textes renforçant l’indépendance de la Justice et favorisant la transparence de la vie politique ».

À savoir :

— la loi du 25 juillet 2013 interdisant au garde des Sceaux de donner des instructions individuelles aux magistrats du ministère public,

— la loi organique du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique,

— la loi organique du 6 décembre 2013 créant le procureur de la République financier,

— le projet de loi constitutionnelle réformant le Conseil supérieur de la magistrature,

— la loi organique du 8 août 2016 relative aux garanties statutaires, aux obligations déontologiques et au recrutement des magistrats,

— et enfin la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.

 

 

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Jouer les chevaliers blancs sera plus difficile désormais. D’après nos informations, le nom de Bruno Retailleau, patron des sénateurs de droite et coordinateur de campagne de François Fillon, apparaît parmi les bénéficiaires du système occulte des « ristournes » qui a permis à des dizaines de sénateurs UMP (ex-LR) de récupérer, entre 2003 et 2014, une part des « crédits collaborateurs » que le Sénat mettait théoriquement à leur disposition pour salarier des assistants.

Aux yeux des juges d’instruction, la mécanique quasi industrialisée des « ristournes » relève du « détournement de fonds publics », une dérive qui ne s'est interrompue qu'au printemps 2014, en catastrophe, quand le groupe UMP a compris que des magistrats mettaient leur nez dedans et que des mises en examen risquaient de tomber – six ont déjà été effectuées et une série de sénateurs sont convoqués dans les semaines qui viennent (voir notre dossier).

De son côté, Bruno Retailleau a toujours répété qu’il n’avait rien à voir avec ces « vieilles » pratiques, stoppées quelques mois avant son élection à la présidence du groupe en octobre 2014, lui dont l’adhésion à l’UMP remonte seulement à 2012 – après la rupture avec son mentor Philippe de Villiers. « Je n’ai pas reçu de ristournes », déclarait Bruno Retailleau à Mediapart après nos premiers articles révélant l’identité de certains gros bénéficiaires (Jean-Claude Gaudin, Hubert Falco, etc.). Depuis l’éclatement de l’affaire, le lieutenant de François Fillon a ainsi servi un joli récit à la presse : celui d’un patron de groupe qui a fait le ménage, lancé un audit, recruté un expert-comptable, publié des comptes pour la première fois dans l’histoire du Sénat, etc. Bref, un « Monsieur Propre ». La véritable histoire est bien moins à son avantage.

En guise de prologue, il faut d’abord rappeler le fonctionnement des « ristournes », ces commissions occultes dont François Fillon lui-même a profité quand il siégeait au palais du Luxembourg. Le stratagème ? Lorsqu’un parlementaire n’utilise pas toute l’enveloppe mise à sa disposition par le Sénat pour salarier des assistants (environ 7 500 euros par mois), il a deux solutions : soit laisser le surplus dans les caisses de l’institution ; soit attribuer ses « restes » à son « groupe » (une structure qui se charge d’organiser le travail collectif entre élus d’une même étiquette). Si le Sénat tolère ce transfert (dans la limite de 4 000 euros tout de même), c’est qu’il permet aux groupes d’embaucher des collaborateurs supplémentaires, donc d’améliorer le travail parlementaire. En théorie.

Car entre 2003 et 2014, la règle a été pervertie côté UMP : les élus récupéraient en sous-main un tiers du montant qu’ils offraient à leur groupe – c’est « la ristourne ». Un système « gagnant-gagnant ». Sauf pour la trésorerie du Sénat et les contribuables français. D’après nos calculs, au moins cinq millions d’euros ont ainsi été redistribués en douze ans au profit de dizaines de sénateurs UMP, y compris pour leur train de vie personnel, par le truchement de différents comptes bancaires et circuits qui ont varié selon les années et l’origine politique des bénéficiaires (ex-RPR, ex-UDF, etc.).

Pour s’y retrouver, une comptabilité occulte a évidemment été organisée en interne, que les policiers de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) ont saisie en mai dernier, avec des listes de noms et de montants tenues au cordeau par deux ex-salariés du groupe. D’après certains de ces tableaux, récupérés par Mediapart et recoupés par des témoignages, Bruno Retailleau s’est inscrit dans ce système dès qu’il est arrivé à l’UMP début 2012, et pendant huit mois au minimum. Il a ainsi récupéré plusieurs milliers d’euros.

À l’époque, comme il n’épuisait pas toute son « enveloppe collaborateurs », il transférait à son groupe quelque 3 000 euros chaque mois. Jusque-là, pas de souci. Mais le sénateur de Vendée apparaît dans la comptabilité clandestine du groupe parmi ceux qui bénéficiaient ensuite de « restitutions » à hauteur d’un tiers (c’est le terme qu’employait la comptable Jocelyne S. sur ses listes secrètes).

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Tableau tiré de la comptabilité occulte du groupe UMP Tableau tiré de la comptabilité occulte du groupe UMP

Dans le tableau de juin 2012, le nom de Bruno Retailleau côtoie ainsi celui de Jean-Claude Carle (aujourd’hui mis en examen bien qu'il conteste toute infraction), André Dulait (idem), Jean-Claude Gaudin ou Hubert Falco, ainsi que quelques autres élus ayant récemment reçu une convocation des juges – ce qui n’est pas le cas de Bruno Retailleau à ce jour. 

Dans le tableau, son nom est cependant accompagné, comme quelques autres, de la mention « remboursement de frais ». Il semble, en effet, que le versement de « ristournes » ait pu être maquillé, s’agissant des élus les plus récents (souvent les plus méfiants), derrière un remboursement de frais de restaurants, de fleurs, etc. Il suffisait qu’ils fournissent des factures correspondant au montant désiré… En façade, c’est plus propre.

La ficelle peut sembler grossière mais Bruno Retailleau se retranche aujourd’hui derrière ces « notes de frais » pour affirmer à Mediapart : « Je n’ai pas reçu de ristournes, simplement des remboursements sur factures. »

Dans un entretien téléphonique, le filloniste nous a un jour raconté : « [Fin 2011 ou début 2012,] on m’avait indiqué que le groupe pouvait me soutenir sur mon activité. J’ai présenté des factures d’impression pour le journal que j’envoyais aux grands électeurs, des gerbes (parce que c’est aussi ça l’activité politique), du matériel informatique, etc. » Qui lui a proposé cette aide ? « Je n’en ai même plus la mémoire, c’est terrible… Ça se passe je ne sais plus quand, ni où. » Bruno Retailleau jure que cet argent a financé « des activités politiques », « jamais » personnelles.

Mais pourquoi se faire rembourser du « matériel informatique » par le groupe UMP alors que chaque élu dispose déjà d’une « dotation micro-informatique » du Sénat ? « C’est mon secrétariat qui gérait ça, répond Bruno Retailleau. Je pense que jaurais très bien pu effectivement le prendre sur une enveloppe informatique ou autre, on est daccord. Sauf que je ne moccupais pas [de ça] dans le quotidien,  jimagine que mon secrétariat aiguillait les factures… » Quant à l’impression de journaux et à l’achat de gerbes, on lui fait remarquer qu’il touchait déjà une indemnité du Sénat de 6 000 euros mensuels (l’IRFM) pour couvrir tous les frais liés à l’exercice de son mandat. Réponse : « Y a l’IRFM aussi, bien sûr, bien sûr… »

Enfin, si l’argent touché du groupe UMP n’avait rien à voir avec le système des « ristournes », pourquoi Bruno Retailleau avait-il droit au tiers exactement de « l’enveloppe collaborateurs » qu’il cédait à son groupe ? « Personne ne m’a jamais parlé d’une règle particulière du tiers… » Pure coïncidence, sans doute.

Par Mathilde Mathieu et MEDIAPART

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Dossier-Débat
Assez avec le FN, ce n'est qu'un épouvantail !

Nous remettons en ligne ce texte, bien que la situation ait légèrement évolué, dans le sens où une victoire électorale du FN n'est plus totalement exclue, notamment aux échéances qui suivront celles de 2017. En effet, c'est le "vote utile" pour le PS ou pour la droite, "pour faire barrage au FN" qui nourrit en définitive la progression du FN, et qui s'avère un véritable "vote nuisible" à la démocratie. Aujourd'hui (5 mars 2017) le seul vote utile est le vote Mélenchon aux deux tours, et c'est d'une évidence totale qui à l'air pourtant d'aveugler beaucoup de gens de gauche, en particulier ceux qui au PCF gémissent pour une candidature d'union avec le candidat de fausse gauche Hamon, candidat de l'échec assuré, y compris contre MLP au second tour. [Note de Gilles Questiaux -Réveil Communiste]

Texte de septembre 2015, qui va faire beaucoup d'usage en 2017 ! :

Je déteste le FN et tout ce qu’il représente. Mais on lui accorde beaucoup trop d’importance. L’ennemi principal des travailleurs, français ou immigrés, c’est le triple pouvoir qui siège à Washington, à Bruxelles, et à Paris. En France, ce sont les partis « mainstream », tantôt UMP, tantôt PS, avec leurs supplétifs écologistes, centristes, etc.

Il faut stopper le terrorisme moral de la gauche petite bourgeoise, incapable de défendre les travailleurs, mais toujours prête à donner des leçons, non sans arrières pensées. Ceux qui condamnaient Jacques Sapir avec des tremolos dans la voix pour avoir évoqué le rôle éventuel du FN dans un front anti-euro ne lui reprochent pas d’aimer le FN, mais de ne pas aimer l’euro.

De qui se moque-ton ? En quoi Marine le Pen est elle pire que Hollande, Sarkozy, Juppé, Fabius, Bernard Henri Lévy, Gattaz, Macron, la CFDT ? Elle est pire dans les mots, ils sont pires par leurs actions. Elle propage un discours raciste, mais les autres créent quotidiennement les conditions du racisme en dépouillant les travailleurs et les citoyens de leurs droits. Pourquoi faudrait-il voter pour la cause de la maladie pour contrecarrer le symptôme ? Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, comme disait Jacques Duclos.

[...]

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