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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Histoire

Georges Séguy, qui a dirigé la CGT de 1967 à 1982, est décédé samedi 13 août à l'âge de 89 ans à l'hôpital de Montargis (Loiret), a-t-on appris dimanche auprès de l'Institut d'histoire sociale de la CGT. Il en était le président d'honneur. "Il est décédé hier en début d'après-midi" des suites d'une "maladie", a déclaré à Elyane Bressol, l'actuelle présidente de l'IHS, alors que l'ancien secrétaire général de la CGT était "hospitalisé depuis quelques jours à l'hôpital de Montargis, dans le Loiret".

 

COMMUNIQUE DE PRESSE:

Disparition de Georges Seguy : « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager. »

Ces mots de Georges Seguy, prononcés en 2013 dans la ville de Toulouse devant les congressistes de la CGT résument pour moi qui était Georges et que fut sa vie. Aujourd'hui, les communistes perdent un camarade, un dirigeant qui aura marqué son temps, un homme rempli d’humanité, de dignité, un combattant du genre humain.

Ceux qui l'ont côtoyé de près perdent un ami d'une grande fraternité. J'ai eu cette chance de partager avec lui des moments qui restent à jamais gravés dans ma mémoire. Georges aimait la vie des gens humbles.

Jeune communiste avant guerre, il adhère au Parti communiste français en 1942 à l'annonce de la mort de Pierre Sémard et rejoint avec son cercle de la JC la résistance active au sein des Francs-Tireurs et Partisans français (FTPF). Il est arrêté deux ans plus tard par la Gestapo alors qu'il imprimait le journal clandestin de la JC, « l'Avant Garde ». Il est déporté au camp de concentration de Mauthausen. Il est le plus jeune déporté résistant de France, selon les historiens. L'horreur n'a pas de mots et pourtant Georges va s'évertuer en toute occasion à transmettre aux jeunes générations ce qu'il a vécu et ce que furent ses combats.

A la libération du camp, et son retour en France, il entre à la SNCF. Il y prend des responsabilités au syndicat cheminot de la CGT et est élu secrétaire général de la fédération en 1961. Parallèlement, il est élu au comité central du PCF en 1954 et devient membre du bureau politique à partir de 1956. Pour lui, ces deux engagements étaient une nécessité pour marcher sur ses deux jambes : défendre les droits des travailleurs et changer la société.
Il veilla toujours à l'autonomie des deux structures auxquelles il était tout autant attaché.

En 1967, il succède à Benoît Frachon, comme secrétaire général de la CGT. Il est un des acteurs connus et reconnus des grèves de mai 1968. Il est aussi à l'aise parmi les travailleurs en lutte, comme lors du grand meeting devant Renault-Billancourt que respecté pour négocier et signer les accords de Grenelle. Après 1968, il joue un rôle actif dans les évolutions politiques du PCF dont il restera un acteur vigilant.

Depuis sa retraite en 1982, il poursuivait ses activités militantes. Au sein de la CGT, il animait l'Institut d'histoire sociale. Au sein de son parti, fidèle à ses idéaux de jeunesse, il donnait son avis, aidait par des conseils précieux. Il travaillait sans relâche à chercher des perspectives de rassemblement des forces transformatrices à gauche.

Georges a toujours été un acteur des combats de son temps : pour le droit des salariés (y compris dernièrement contre la loi El Khomri), pour la paix (en Algérie, au Vietnam, en Irak, en Palestine...), pour le désarmement nucléaire au nom duquel il anima l'Appel des Cent, contre le racisme, le fascisme et l'apartheid, pour la dignité humaine, pour l'égalité femme-homme, contre le capitalisme, pour une société du commun, du partage des richesses et des savoirs.

Georges a toujours été bienveillant envers les femmes et les hommes qui luttent. Quant il donnait son avis, il le faisait toujours dans le respect et l'attention à l'autre.

A Michel son fils, à sa famille et proches, aux membres de la CGT, je présente toutes mes condoléances et celles des communistes. Nous pleurons avec toi, avec vous, un ami, un camarade, un être cher dont la vie restera pour nous un message plein d avenir.

Citoyen18.

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