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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"

Ces «intouchables» cyniques vont et viennent d’un cabinet ministériel aux alcôves du CAC 40 – et retour… – sans état d’âme. Ils pourrissent la République de l’intérieur. Ils sont à la fois les enfants de la décomposition générale et la décomposition elle-même", estime Claude Cabanes dans l'édito de l'Humanité, ce vendredi.

Autrefois, l’écrivain François Mauriac se plaignait amèrement un jour, dans son célèbre Bloc-Notes, de « l’atmosphère irrespirable dans laquelle il nous faut pourtant respirer ». C’était peu de temps avant l’effondrement de la IVe République. Eh bien aujourd’hui aussi, il nous faut pourtant respirer…

Chaque jour les événements, les hommes, les mots, les choses, ici ou là, les uns ou les autres, polluent lourdement l’air dont nous avons besoin. Les affaires Tapie et Cahuzac, après d’autres, n’en finissent pas ainsi de soulever le cœur. Et l’on découvre, stupéfait, grâce au courage, à la ténacité et à la lucidité de certains magistrats, les reptations d’une véritable caste qui occupe certains centres de décision de la société. Oh certes, nous ne sommes pas saisis d’un coup par la révélation fulgurante de la domination de classe à l’œuvre dans notre société: nous connaissons la musique…

Mais, à l’intérieur même de ce dispositif, c’est comme si tous les chiens étaient lâchés: une «bande organisée» navigue d’un palais de la République à un consortium bancaire, fait son nid sans scrupule dans les états-majors politiques des partis de pouvoir (remarquable émulation de cette voyoucratie en costard-cravate, immatriculée PS ou UMP, c’est égal…), a ses antennes dans les enceintes parlementaires, se protège et s’informe auprès de troupes aguerries de juristes internationaux, jouit sans entraves de ses privilèges, touche, dîne et couche en horde. Ces «intouchables» cyniques vont et viennent d’un cabinet ministériel aux alcôves du CAC 40 – et retour… – sans état d’âme. Ils pourrissent la République de l’intérieur. Ils sont à la fois les enfants de la décomposition générale et la décomposition elle-même. L’ennui, c’est que dans l’histoire, ces castes de vaches sacrées entraînent des catastrophes…

Certes, le phénomène est caractéristique de toutes les sociétés bourgeoises. Mais il est encore plus saisissant dans le cadre de la financiarisation mondialisée, qui a fait sauter tous les verrous. Et il est d’autant plus inquiétant chez nous, que «la caste» colonise le haut appareil d’État sans difficulté: comme tout mène vers le sommet, ses manœuvres sont beaucoup plus faciles et efficaces. La monarchie de basse intensité qu’est devenu le système, à l’abri des contre-pouvoirs, est pain bénit pour les affairistes politico-financiers… Monarchie? Mais oui… Ainsi, en quelques jours – l’épisode est plutôt ordinaire –, le chef de l’État a à la fois refusé le coup de pouce au Smic, confirmé Stéphane Richard (de la conspiration pro-Tapie…) à la tête de l’entreprise Orange (malgré sa mise en examen pour «escroquerie en bande organisée» après une sévère garde à vue…), décidé de l’esprit de l’anniversaire de la guerre de 14 (lequel ?), plombé la «conférence sociale» de son choix sur les retraites… Bref, un monarque qui décide de tout… On a même appris, hier, qu’il avait été informé, dès la mi-décembre 2012, du forfait fiscal du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac… Rideau.

Évidemment, cela ne nous rassure pas pour autant, tandis qu’à droite, chacun des leaders se fraye un chemin, un couteau à la main. De ce côté-là, on a laissé de détestables souvenirs de l’exercice du pouvoir. Et même une des rares mesures, qui aurait pu s’avérer à la longue positive, tourne en eau de boudin… Près de 70% des personnes en difficulté qui peuvent prétendre au revenu de solidarité active ne l’ont pas réclamé… La demande exige de remplir un questionnaire de 6 pages… Pour en comprendre les bases de calcul, un document de 152 pages… Quelle misère ! Il faut pourtant respirer dans l’irrespirable.

par Claude Cabanes.

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Publié le par "Citoyen 18"
L'Insee confirme la récession française.

La France est bien entrée en récession en enchaînant deux trimestres consécutifs de contraction de son produit intérieur brut, a annoncé mercredi l'Insee. L'institut a confirmé une baisse de 0,2% au premier trimestre 2013, équivalente à celle enregistrée au dernier trimestre 2012. Le pouvoir d'achat des Français est lui reparti à la hausse au premier trimestre.

La France est bien en récession. L'Insee a annoncé mercredi une baisse de 0,2% du PIB au premier trimestre 2013, après une identique au dernier trimestre 2012. Dans ses dernières prévisions présentées jeudi dernier, l'Insee prévoyait que le PIB rebondisse de 0,2% au deuxième trimestre 2013 par rapport au précédent. Sur l'année, elle estimait que l'économie française allait rester atone, avec une récession de 0,1% sur l'ensemble de l'année par rapport à 2012.

Parallèlement, l'Insee a annoncé mercredi que le pouvoir d'achat des Français est reparti à la hausse au premier trimestre (+1,0%) après avoir connu une chute historique de 0,9% en 2012. Le sursaut du pouvoir d'achat est lié selon l'Insee à la conjonction d'une baisse sensible des impôts sur le revenu et le patrimoine au premier trimestre, par contrecoup d'un deuxième semestre 2012 très dynamique sur ce plan, d'une légère accélération de la masse salariale reçue par les ménages (+0,4% après +0,2%) et de prix à la consommation en augmentation modérée (+0,3%).

Par FranceInfo.

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Publié le par "Citoyen 18"

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Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux Etats-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde. Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des Etats-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun - révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).

Le document confidentiel que le président Barack Obama a trouvé sur son bureau de la Maison Blanche le 21 janvier dernier lorsqu’il a entamé son second mandat vient de paraître sous le titre Global Trends 2030. Alternative Worlds (Tendances mondiales 2030 : nouveaux mondes possibles) [1]. Que nous dit-il ?

 

Le constat principal est : le déclin de l’Occident. Pour la première fois depuis le XVe siècle, les pays occidentaux perdent du pouvoir face à la montée des nouvelles puissances émergentes. Commence la phase finale d’un cycle de cinq siècles de domination occidentale du monde. Même si les Etats-Unis demeureront l’une des principales puissances planétaires, ils perdront leur hégémonie économique en faveur de la Chine. Y ils n’exerceront plus leur « hégémonie militaire solitaire » comme ils le font depuis la fin de la guerre froide (en 1989). Nous allons vers un monde multipolaire dans lequel les nouveaux acteurs (la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Afrique du Sud) ont vocation à constituer de solides pôles régionaux et à disputer la suprématie internationale à Washington et à ses alliés historiques (Royaume Uni, France, Allemagne, Japon). Pour avoir une idée de l’importance et de la rapidité du déclassement occidental qui s’annonce, il suffit de souligner ces chiffres : la part des pays occidentaux dans l’économie mondiale passera de 56% aujourd’hui à 25% en 2030... En moins de vingt ans, l’Occident perdra plus de la moitié de sa prépondérance économique... L’une des principales conséquences de cela c’est que les Etats-Unis et leurs alliés n’auront probablement plus les moyens financiers d’assumer le rôle de gendarmes du monde... De sorte que ce changement structurel (aggravé par la profonde crise économique actuelle) pourrait réussir là où l’Union soviétique et Al Qaeda ont échoué : à savoir, l’affaiblissement durable de l’Occident.

 

Selon ce rapport de la CIA, la crise en Europe durera au moins une décennie, soit jusqu’en 2023... Et, toujours selon cette étude, il n’est pas certain que l’Union européenne réussira à maintenir sa cohésion. Entretemps, l’émergence de la Chine se confirme comme deuxième économie du monde qui deviendra bientôt la première. Simultanément, les autres pays du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde et Afrique du Sud) s’installent en deuxième ligne et entrent en compétition directe avec les anciens empires dominants du groupe JAFRU (Japon, Allemagne, France, Royaume Uni).

 

En troisième ligne apparaissent désormais une série de puissances intermédiaires avec des démographies à la hausse et de forts taux de croissance économique, appelées à devenir également des pôles hégémoniques régionaux et avec tendance à se constituer en groupe d’influence mondiale, le CINETV (Colombie, Indonésie, Nigéria, Ethiopie, Turquie, Vietnam).

 

Mais d’ici à 2030, dans le Nouveau système international, quelques unes de plus grandes collectivités du monde ne seront plus des pays mais de communautés rassemblées et reliées entre elles par Internet et les réseaux sociaux. Par exemple, « Facebookland » : plus d’un milliard d’usagers... ou « Twitterland » : plus de 800 millions... Dont l’influence dans le jeux de trônes de la politique mondiale pourrait être décisif. Les structures de pouvoir vont se disséminer en raison de l’accès universel à la Toile et à l’usage des nouveaux outils numériques.

 

A cet égard, le rapport de la CIA annonce l’apparition de tensions entre les citoyens et certains gouvernements ; tensions que plusieurs sociologues qualifient de « post-politiques » ou « post-démocratiques »... D’un côté, la généralisation de l’accès à Internet et l’universalisation de l’usage des nouvelles technologies vont permettre aux citoyens d’élargir le champ de leurs libertés et de défier leurs représentants politiques (comme ce fut le cas lors des « printemps arabes » ou de la crise des « indignés »). Mais, en même temps, selon les auteurs du rapport, ces mêmes outils électroniques vont procurer aux gouvernements « une capacité sans précédent de surveiller leurs citoyens » [2].

 

« La technologie – ajoutent les analystes de Global Trends 2030continuera d’être le grand critère de différentiation des Etats, mais les futurs empereurs d’Internet, semblables à ceux de Google ou de Facebook, possèderont des montagnes entières de données et manipuleront en temps réel beaucoup plus d’informations que les Etats ». C’est pourquoi la CIA recommande à l’Administration des Etats-Unis qu’elle se prépare à affronter les grandes entreprise privées qui contrôlent Internet en activant le Special Collection Service [3], un service d’intelligence ultra-secret – qui dépend conjointement de la NSA (National Security Service) et le SCE (Service Cryptologic Elements) des Forces armées – spécialisé dans la captation clandestine d’informations d’origine électro-magnétique. Si un groupe d’entreprises privées venait à contrôler la masse de données qui circule sur Internet, il pourrait conditionner le comportement d’une grande partie de la population mondiale, voire même des entités gouvernementales. La CIA craint aussi que le terrorisme djihadiste soit remplacé para un cyberterrorisme encore plus effroyable.

 

Le rapport prend d’autant plus au sérieux ce nouveau type de menace que, en définitive, le déclin des Etats-Unis n’a pas été provoqué par une agression extérieure mais par une cause interne : la crise économique survenue en 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers. Les auteurs estiment que la géopolitique contemporaine doit prendre en compte des nouveaux phénomènes qui n’ont pas forcément de caractère militaire. Car, même si les menaces militaires n’ont pas disparues (cf. les affrontements armées en Syrie, les menaces concernant l’Iran ou la récente gesticulation nucléaire de la Corée du Nord), les dangers principaux que courent aujourd’hui les sociétés sont de type non-militaire : changement climatique, conflits économiques, crime organisé, guerres électroniques, nouvelles pandémies, épuisement des ressources naturelles...

 

Sur ce dernier aspect, le rapport signale qu’une des ressources qui s’épuise le plus rapidement est l’eau douce. En 2030, 60% de la population mondiale connaîtra des problèmes d’approvisionnement en eau, ce qui pourrait donner lieu à des « conflits hydriques »... Concernant les hydrocarbures, en revanche, la CIA se montre beaucoup plus optimiste que les écologistes. Grâces aux nouvelles techniques (fort polluantes) de fracturation hydraulique, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste devrait atteindre des niveaux exceptionnels. Les Etats-Unis seraient déjà autosuffisants en gaz, et ils le seront, en 2030, en pétrole. Ce qui fait baisser ses coûts de production manufacturière et encourage la relocalisation de ses industries de main d’œuvre. Mais si les Etats-Unis – principaux importateurs mondiaux d’hydrocarbures – cessent d’importer du pétrole, les prix du baril s’effondreront. Quelles seraient alors les conséquences pour les actuels pays exportateurs ?

 

Dans le monde de demain, 60% des personnes vivront, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, dans les villes. D’autre part, conséquence de la réduction accélérée de la pauvreté, les classes moyennes deviendront dominantes et le nombre de personnes qui en feront partie sera multiplié par trois passant de 1 milliard à 3 milliards. C’est une révolution colossale. Qui provoquera, entre autres conséquences, un changement général des habitudes culinaires ; notamment une augmentation de la consommation de viande à l’échelle planétaire. Ce qui va aggraver la crise environnementale. Parce qu’il faudra augmenter considérablement l‘élevage (de bovins, d’ovins, de porcs et de volailles). Et cela supposera une explosion de la consommation d’eau (pour produire les fourrages), d’énergie et de l’usage de fertilisants. Avec des dérivations négatives en termes d’effet de serre et de réchauffement global...

 

Le rapport prévoit également que, en 2030, les habitants de la planète seront 8,4 milliards, mais que l’augmentation démographique cessera partout à l’exception de l’Afrique. Il y aura donc un vieillissement général de la population mondiale. En revanche, la relation entre l’être humain et les « technologies prothétiques » va accélérer la mise au point de nouvelles générations de robots et l’apparition de « surhommes » capables de prouesses physiques et intellectuelles inédites.

 

Le futur est rarement prévisible. Il ne faut pas pour autant cesser de l’imaginer en termes de prospective. Et de nous préparer à agir face à diverses circonstances possibles dont une seule se produira. Même si (nous l’avons déjà dit) la CIA possède son propre point de vue subjectif sur la marche du monde, et que ce point de vue est conditionné par l’impératif de la défense des intérêts des Etats-Unis, ce rapport constitue un outil de travail extrêmement utile. Sa lecture nous aide à prendre conscience des rapides évolutions en cours et à réfléchir sur la possibilité, pour chacun d’entre nous, d’intervenir et d’agir pour infléchir le cours des choses. Afin de contribuer à construire un futur plus juste.

 
 
Par Igniacio Ramonet

Notes

[1] http://www.dni.gov/index.php/national-intelligence-council-global-trends. Paru en français sous le titre : Le Monde en 2030 vu par la CIA, Editions des Equateurs, Paris, 2013.

[2] Dans ce même esprit de mise en garde, lire Julian Assange (avec Jacob Appelbaum, Aandy Mûller-Maghun et Jérémie Zimmermann), Menace sur nos libertés. Comment Internet nous espionne ; comment résister (Robert Laffont, Paris, 2013). Lire aussi : Christophe Ventura, « Julian Assange et la surveillance de masse », Mémoire des luttes, 1er février 2013. http://www.medelu.org/Julian-Assange-et-la-surveillance

[3] http://en.wikipedia.org/wiki/Central_Security_Service

 

Source : Mémoire des Luttes.

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Publié le par "Citoyen 18"

Quelques jours avant la conférence sociale, le numéro un de la CGT appelle à la mobilisation contre la réforme des retraites. Opposée à l'allongement de la durée de cotisation, la centrale syndicale demande une contribution des revenus financiers.

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi que son syndicat allait organiser quatre meetings et lancer une journée de mobilisation début septembre contre "une énième réforme des retraites", estimant que le gouvernement est de "plus en plus sensible" aux arguments du patronat.

"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé M. Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.

Thierry Lepaon a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale.

La date de cette journée d'action sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites", a expliqué Tierry Lepaon. Le leader de la CGT a estimé que, lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin, il est apparu que "le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat".

Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.

"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."

D'où l'importance de présenter un front syndical le plus uni. Thierre Lepaon a décelé neuf "points de convergence" entre les positions de la CGT et celles des autres syndicats, dont la CFDT: "l'Europe sociale, l'égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, la santé au travail, le refus de la baisse des pensions de retraites, la lutte anti-discrimination, le plan d'action pour l'emploi, les droits syndicaux, le droit de regard" des représentants syndicaux.

La CGT demande aussi une "réorientation" des 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. "On est passé d'une politique d'aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l'argent public", a accusé Thierry Lepaon. Concernant l'emploi, la centrale demande notamment un bilan des contrats de génération et des contrats d'avenir. Thierry Lepaon reconnaît quelques "points positifs" à l'action gouvernementale - notamment la création de la banque publique d'investissement - "mais, aujourd'hui, c'est la déception qui domine", a-t-il jugé.

 

Par BLOG/Ami.

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Publié le par "Citoyen 18"
Villeneuve-sur-Lot résultat 2e tour.

Le résultat du 2e tour de l’élection partielle de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne marque un nouveau désaveu pour François Hollande et sa politique. D’abord, il faut constater que les électeurs socialistes n’ont pas écouté la consigne de « Front républicain » qui était pourtant celle de la direction du PS après le premier tour. Cette stratégie est devenu totalement inopérante. Ce n'est pas cela qui contiendra l'extrême droite.

Ensuite, ce soir, dans cette circonscription, le résultat est net : le FN a continué de progresser et il faut en comprendre les raisons profondes. Comment en est-on arrivé là ?

Les causes sont multiples et viennent de loin, mais s'il fallait les résumer, comme l'a dit si souvent le Front de Gauche et comme l'a répété de différentes manières Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle, fondamentalement Arnaud Montebourg a tout à fait raison de dire aujourd'hui que « M. Barroso est le carburant du Front national ». C'est une réalité implacable. dans toute l'Europe, l'austérité fait monter l'extrême droite. Mais, si Montebourg a raison sur ce point, comment dire cela et après soutenir la politique du gouvernement Ayrault et Hollande qui appliquent les recommandations de l’UE et se comporte comme la station service, ouverte jour et nuit, de M. Barroso ?Cette contradiction de M. Montebourg participe à la confusion.

L'Elysée, Matignon, la direction du PS, et Bruno Leroux président du Groupe PS à l'Assemblée nationale, etc.. tous se sont limités à voir dans cette déroute un simple "effet Cahuzac". Avec arrogance, M. Leroux s’en est même pris aux autres forces de gauche, accusée de division. C’est une lourde erreur. C’est la 8e élection partielle perdue par le PS en un an. La réalité est que c’est la politique de François Hollande qui divise la gauche, désoriente les consciences républicaines et ne convainc pas nos concitoyens. La réalité est que Jérome Cahuzac est devenu le symbole d’une dérive oligarchique du pouvoir en place et que strictement rien n’a été fait pour y mettre un terme même depuis sa démission. La réalité est que nos concitoyens ont le sentiment, à juste raison, que c’est l’UE et le patronat qui font la loi et que le départ de Nicolas Sarkozy n’a pas changé grand-chose.

C’est tout cela qui explique la large démobilisation du peuple de gauche, aujourd’hui en grande partie désorientée. Dans le Lot-et-Garonne, c’est aussi près d’un électeur sur deux qui s’est abstenu et 15% des électeurs qui se sont déplacés ont voté blanc ou nul. L’abstention ne peut rester dans l’angle mort de ce qui veulent changer la société. Sans faire revenir au vote nos concitoyens, rien n’est possible.

Le résultat catastrophique de Villeneuve-sur-Lot démontre surtout qu’aucune mobilisation populaire n’est possible sans refus de l’austérité et sans rupture nette avec l’orientation politique du gouvernement actuel. C’est la seule issue pour faire reculer vraiment le FN. Toute autre stratégie n’est qu'un couteau sans lame, dont on a perdu le manche.

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Exigeons des explications !

C’est le communiqué de presse que la Commission européenne a publié le 29 avril lorsqu’elle a décidé de classer sans suite l’enquête concernant d’éventuels abus de position dominante et d’entente sur les prix entre Veolia, La Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement et la Saur. La procédure avait été lancée le 18 janvier 2012, après des suspicions d’entraves à la concurrence libre et non faussée, contraires à l’article 101 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE).

Laconique est un bien faible adjectif pour qualifier ce présent communiqué. Aucune explication n’est fournie. Aucun résultat justifiant la fermeture de l’enquête n’est avancé.

Or le commissaire à la concurrence Joaquín Almunia avait écrit le 11 avril 2013 au député européen Karim Zeribi, que « l’enquête complexe qui a été ouverte méritait d’être approfondie ce qui repousserait ses conclusions à la fin du premier semestre de cette année. » Un semestre ne dure-t-il pas six mois ? Les conclusions de l’enquête n’auraient-elles pas dû intervenir en juin et non en avril ?

Autre bizzarerie. Veolia a confirmé le classement de l’enquête le 23 avril avant la Commission elle-même. La multinationale est manifestement bien informée pour confirmer des informations non rendues publiques. A-t-elle ses entrées à Bruxelles ?

Rappelons par ailleurs que la Commission avait déjà condamné Suez Environnement et sa filiale à une amende de 8 millions d’euros pour bris de scellé lors d’une inspection. Il fallait que la multinationale ait accès au dossier de l’enquête...

Donc affaire classée sans suite. Pourtant Veolia possède 38% du marché de l’eau potable en France, suivie par Suez (18%) puis la Saur (11%) et ces trois entreprises détiennent 55 % du marché de l’assainissement (28 % pour Veolia, 18 % pour Suez et 9 % pour la SAUR).

De quoi laisser planer des doutes sur les intentions et l’impartialité de la Commission dans la conduite de la procédure.

C’est pourquoi, nous demandons solennellement au commissaire européen à la concurrence Joaquín Almunia de rendre publics les résultats préliminaires de l’enquête, avant que celle-ci n’ait été classée, ou à défaut de fournir des explications exhaustives et détaillées justifiant la décision de ses services.

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Publié le par "Citoyen 18"

« On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ».

Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange, « villes expérimentales » des méthodes à élargir au pays tout entier. Constatons le carnage en matière de finances, emploi, social, culture, sécurité, démocratie, droits des travailleurs et respect des lois de la République.

A Vitrolles

Catherine Mégret est élue maire le 9 février 1997 [1]. La dette de la ville augmente. La Chambre Régionale des Comptes de Provence Alpes Côtes d’Azur s’inquiète du budget municipal.

JPEG - 45.7 ko Les Mégret mari et femme même combat. Photo MYOP

Une prime de naissance de 5 000 francs est octroyée aux familles françaises. Catherine Mégret est condamnée pour discrimination à la prime de naissance.

En juin 1997, le Lycée Pierre Mendès-France refuse d’inscrire Sofia Touzaline, lycéenne née en France de parents Algériens. Une conseillère d’orientation du lycée rapporte avoir entendu le proviseur dire, à propos des élèves de l’internat : « Il faut faire le tri ; les gris d’un côté, les blancs de l’autre ». Le MRAP et SOS-Racisme se portent parties civiles. En 1998, la proviseur est suspendue de ses fonctions par le recteur d’académie d’Aix-Marseille.

La municipalité décrète la fin des repas de substitution sans porc dans les cantines scolaires. Alain Darmuzey, directeur d’école du Liourat et surveillant de cantine est relevé de ses secondes fonctions par Catherine Mégret, car il a refusé de lui serrer la main.

L’association pro-FN « Fraternité française » [2] reçoit de fortes subventions.
La mairie ferme des centres aérés et la mission prospection de « Vitrolles Emploi Formation ». L’association Vitrolles-Kiffa est jetée hors de ses locaux. Des subventions aux syndicats et associations humanitaires sont supprimées. La municipalité tente de s’expliquer : « Les vraies associations (…) reçoivent une aide financière (…). Pour elles, les subventions ont augmenté de 40%... ».
La mairie limoge la directrice du cinéma Les Lumières pour avoir proposé des courts-métrages portant sur la prévention du sida. En contrepartie, l’équipe de Bruno Mégret « s’est efforcée d’obtenir la construction d’un vaste complexe cinématographique de type multiplexe dans la zone commerciale ». Le FN-MNR remplace les cinémas d’art et d’essais par de la malbouffe culturelle produite à la chaîne.

Catherine Mégret tient des discours racistes dans le journal Allemand Berliner Zeitung : « les immigrés [... ], ils font je ne sais combien de gamins, qu’ils mettent dans la rue. Ils font des gamins pour toucher des allocations, ils ne les élèvent même pas. [...] Vous interrogez n’importe qui, à part une personne de mauvaise foi, on va vous répondre qu’effectivement il y a des différences entre les races, il y a des différences entre les gènes. C’est ce que disait M. Le Pen. ».

La mairie licencie des agents sociaux et certains contractuels municipaux (150 agents sur 1 000 en 4 mois). En Août 1997, la Justice annule 31 licenciements car « le motif d’économie avancé pour justifier la délibération du 30 août 1997 ne peut être regardé comme établi ». L’arrivée de la nouvelle équipe signe le départ de cadres municipaux consécutif aux méthodes FN.
En novembre 1997 « Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d’une dizaine d’hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaque le piquet de routiers grévistes du carrefour de l’Anjoly. Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels... ».
En décembre 1997, 5 conseillers de Vitrolles sont mis en examen pour « complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation » et « complicité de destruction de biens » après l’agression des routiers grévistes.
« Il faut faire de la répression, c’est-à -dire il faut punir, poursuivre, attraper ceux qu’on connaît » affirme Catherine Mégret au Berliner Zeitung.

Les éducateurs de rue et agents de prévention sont remplacés par des policiers. Bruno Mégret se vante d’avoir multiplié par deux les effectifs de la police, d’armer les policiers municipaux, de développer la vidéo-surveillance, le « patrouillage », les brigades d’interventions rapides… L’augmentation du nombre de policiers municipaux n’améliore pas les chiffres de l’insécurité. Ni la sérénité. Les policiers de Mme Mégret sont surnommés les « ninjas » à cause de leur tenue et de leurs gros bras.

Les animateurs du bar musical Le Sous-Marin sont accusés par la mairie de création de fausse monnaie et de trafic de drogue. Ils sont contraints de s’installer à Gardanne. Puis, Catherine Mégret est condamnée pour « effractions et voie de faits » (murage du bar musical) et pour diffamation à l’encontre de l’association culturelle Productions du Sous-Marin.

La mairie redéfinit « l’identité provençale » : la rue Nelson Mandela est rebaptisée Place Provence, un blason modifie du drapeau de la ville qui devient « Vitrolles-en-Provence ».

La municipalité rénove les églises et les lieux de cultes. Bruno Mégret affirme que la municipalité « a entrepris de valoriser nos racines (…). La chapelle de vie au sommet du Rocher a été rénovée ainsi que les cheminements qui y conduisent. Dans le Vieux Village, la réhabilitation intégrale de l’église Saint-Gérard a été lancée ».

Le 15 février 1998, Bruno Mégret annonce sur France 2 qu’il n’y aura pas d’emploi-jeunes à Vitrolles.

L’équipe municipale pratique ouvertement la discrimination sociale. Bruno Mégret affirme sur son blog : « La municipalité a entrepris de donner systématiquement la priorité aux Français dans la limite des possibilités légales. (…). Les emplois au sein de la mairie sont accordés en priorité aux Vitrollais français. Les certificats d’hébergement et les mariages blancs supprimés. Quant aux aides sociales, elles s’efforcent, dans la limite des lois actuelles, de privilégier systématiquement nos compatriotes. Bien que la ville possède peu de logements HLM depuis que l’ancien maire PS a bradé le parc immobilier de la SAVEM, l’équipe Mégret a cherché à favoriser systématiquement les Français dans l’octroi des logements ».

L’élection du 24 juin 2002 est annulée par décision du Conseil d’Etat suite à un tract diffamatoire reprochant à un candidat d’avoir « abusé sexuellement d’une personne en position de faiblesse psychologique ».

Un conseiller municipal FN est rayé des listes électorales par le tribunal d’instance de Martigues car il ne réside pas à Vitrolles.

Catherine Mégret est accusée de détournement de fond public  : elle a fait envoyer aux frais de la commune des lettres aux maires de France pour appuyer la candidature de son mari Bruno Megret. Ce non-respect des règles de financement de campagne électorale à un coût : plus de 74 000 €. En 2006, elle est condamnée à cinquante milles euros d’amende, à un an d’inéligibilité et de frais divers ainsi qu’à huit mois de prison avec sursis. Quatre anciens cadres de la municipalité ont également été condamnés à des peines allant de trois à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 1.500 euros

En mars 2009, le communiste Richard Dubré, secrétaire de la section de Vitrolles et membre du secrétariat fédéral du PCF est agressé au poignard.
« Attendant la proclamation des résultats de l’élection législative de la 9e circonscription des Bouches-du-Rhône, il se trouvait sur le parvis de l’hôtel de ville, lorsqu’une quinzaine de gros bras du FN du Var lancent des grenades lacrymogènes avant de se lancer contre le militant communiste qu’ils montraient du doigt. (…). Un des agresseurs s’approche et le poignarde. La lame est passée à deux centimètres du foie. Le militant, hospitalisé, a deux côtes cassées. Un véritable miracle. Le criminel a été reconnu sur les photos prises pendant l’agression. Il devait être interpellé mardi dans la journée ». (L’Humanité, 31 mars 1999).

Bruno Mégret est satisfait de la gestion de la ville et de l’ambiance démocratique qui y règne. Sur son site, on peut lire : « Aucun bouleversement, aucune violence, aucune atteinte aux libertés, aucune mise en cause des droits des Vitrollais ».

A Marignane

Le maire Daniel Simonpieri [3] , augmente les impôts locaux. La Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur s’inquiète du budget de la ville.

Le Conseil municipal décide, le 24 juin 1996, de réserver les cantines scolaires aux seuls enfants dont les deux parents peuvent prouver qu’ils travaillent. Le 27 novembre, le tribunal administratif ordonne « le sursis à exécution », c’est à dire « la suspension de l’exécution » de cette délibération.
Le complexe de loisir prévu est remplacé par un supermarché.

Le 4 septembre 1996, Jean-Christian Tarelli, premier adjoint au maire demande à la directrice de la bibliothèque municipale d’interrompre les abonnements aux quotidiens Libération et La Marseillaise et à l’hebdomadaire L’Evénement du jeudi, pour les remplacer par trois publications proches de l’extrême-droite : Présent, Rivarol, National-Hebdo.
L’achat de certains ouvrages par la bibliothèque municipale sera refusé « pour des raisons économiques ». En revanche, début 1997, soixante-quinze livres rédigés par des auteurs du Front national ou d’extrême-droite sont commandés sans que les bibliothécaires en aient été avertis. Notons aussi la suspension des abonnements aux « journaux de gauche » dans la bibliothèque pour les remplacer par des « journaux d’extrême-droite ».

Raymond Lecler, ancien directeur de cabinet de la mairie fait un constat des dérives du maire : « remboursements illégaux » ; « 5510 francs pour un repas de Jumelage » et « 4608 francs en frais de séjour pour déplacement au congrès du FN à Strasbourg »… Daniel Simonpieri affirme avoir payé de ses deniers la facture de l’hôtel Hilton et porte plainte pour diffamation.

Daniel Simonpieri supprime « l’avant-veille de Noël, les subsides accordés aux Restos du coeur pour les hivers de 1993 et de 1994, par le précédent maire Laurens Delieul (divers droite) » et « Un local et un camion avec chauffeur prêté pour aller chercher à Aubagne les quelque 1.200 repas que les volontaires de l’association distribuaient à 400 familles en difficulté ». En revanche, selon l’association marignanaise « Alarme citoyens ! », la municipalité a porté la subvention du club de football local de 600.000 à 700.000 francs.

En 2009, le maire justifie son refus de voter des subventions au Mrap, par l’argument suivant : « vote politique ».

Le 9 novembre 2011, Daniel Simonpiéri est condamné pour fausses factures et emplois fictifs à 12 mois de prison avec sursis, 10 000 € d’amendes et 5 ans d’inéligibilité.

A Toulon

Le 22 mars 1996, la municipalité de Toulon vote son premier budget [4] Contrairement aux engagements du maire, Jean-Marie Le Chevallier, de baisser les impôts, une augmentation de plus de 9 % est adoptée.

On constate une absence de politique cohérente et efficace en faveur des jeunes. La mairie se désinvestit des cités et coupe les subventions des associations qui agissent auprès des citoyens issues de l’immigration. La femme de Jean-Marie Le Chevallier est placée à la tête du Centre de loisirs et d’action sociale. Des associations pro-FN sont créées de toutes pièces telles que « Jeunesse toulonnaise » destinées à organiser les colonies de vacances à la place du centre de loisirs et d’action sociale. Mal gérée, la structure est placée en liquidation judiciaire en 1999.

Les subventions aux associations sont revues : celle du Centre communautaire israélite est supprimée, le Secours Populaire n’obtient que 8 000 francs tandis que la Société des amis des chats bénéficie d’une subvention de 40 000 francs. La mairie maintient un budget associatif en direction des associations d’anciens combattants et des associations de pieds-noirs. Marek Halter est interdit de Fête du Livre et le groupe NTM interdit de spectacle.

La dérive de la municipalité contraint les opposants à en appeler à la Justice pour contester les décisions. En 1997, Jean-Marie Le Chevallier est élu député de la 1re circonscription du Var, mais en 1998 son élection est invalidée pour triple infractions au financement de campagne.

Toujours en 1997, la municipalité est accusée de pot-de-vin et de monnayage d’attribution de postes administratifs : « A Toulon (Var), c’est une histoire de pots-de-vin qui embarrasse la municipalité dirigée par Jean-Marie Le Chevallier. Son propre chef de cabinet, Philippe de Beauregard, par ailleurs conseiller municipal FN de Hyères, a en effet été mis en examen, mardi 6 janvier, pour « recel de preuve ». La justice lui reproche d’avoir, par son absence de réaction, en quelque sorte « couvert » un cas de corruption dans lequel une employée municipale, Dominique Notto, est compromise. Responsable des femmes de ménage à la municipalité, elle est accusée d’avoir monnayé, en juin 1997 - 30 000 francs en petites coupures - l’attribution de deux postes administratifs ». (L’Express, 15 janvier 1998).

En 1999, Jean-Marie Le Chevallier quitte le Front National. Il est condamné en 2003 pour subornation de témoins dans l’affaire du meurtre de son directeur de Cabinet, un ancien légionnaire. Ce dernier avait été tué par son amant et non par des opposants. Le maire avait fait pression sur des employés municipaux pour que la première piste n’apparaisse pas.

JPEG - 44.8 ko La vague FN aux Municipales de 1995 avec autour de JMLP de gauche à droite : Jean-Marie Le Chevalier (Toulon), Jacques Bompard (Orange) et Daniel Simonpieri (Marignane). Photo REUTERS / Charles Plateau.

A Orange

Le 18 octobre 2011, la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur pointe des irrégularités dans la gestion municipale à Orange. La mairie augmente « la surtaxe » de l’eau. On constate un isolement de la ville, lié à ses difficultés pour travailler avec les communes limitrophes. La mairie finance seule les grands travaux entrepris. Elle est contrainte de provisionner à hauteur de 11 millions de francs pour payer les amendes et les pénalités.

Dans la ville, il s’est installé un climat de délation, de peur et d’angoisse pour le personnel municipal. Les insultes et les vociférations fusent de la part de maires adjoints.

Les élus d’opposition déplorent l’attitude népotique du maire et l’absence de recherche de consensus. Le neveu de l’épouse de Jacques Bompard est placé à la tête de l’Office du tourisme...

Jacques Bompard [5], aussitôt élu, décide de supprimer la subvention municipale de 1 million de francs permettant l’organisation des Chorégies (le plus ancien festival français : première présentation en 1869). Après plusieurs semaines de polémique, le ministère de la culture se substituera à la ville. En matière de culture, la municipalité fait des choix : elle invite le groupe Fraction Hexagone qui chante « Une balle pour les sionistes, une balle pour le cosmopolitisme et une balle pour la police ».

Côté sécurité, on assiste à une augmentation de la petite délinquance. Sous prétexte de maintenir la propreté de la voirie, le maire interdit la distribution de tracts anti-FN. L’hygiénisme sert de prétexte à l’absence de démocratie. J.-Y. Le Gallou, secrétaire national du FN affirme sans vergogne « Dans ce pays assez totalitaire, les villes FN sont un espace de liberté locale, comme lnternet à l’échelle mondiale ».

L’aménagement urbain est à deux vitesses : embellissement du centre ville et absence de rénovation des quartiers populaires. On assiste à une ghettoïsation des quartiers. « En visite dans le quartier, il y a peu, pour « écouter » les doléances des habitants, le maire s’est ainsi contenté de les renvoyer vers leur logeur HLM, Mistral Habitat. « A vous de faire la police », leur a-t-il dit. Jacques Bompard a d’autres priorités : la rénovation, à grands frais, de l’avenue de l’Arc-de-Triomphe, censée assurer sa réélection en 2007. Et que nul ne vienne le contrarier dans ses projets ! ». (L’Express.fr, 25 juillet 2002).

La mairie limite le nombre d’enfants dans les cantines scolaires, mais le cours Aristide-Briand (entrée de la ville) avec son rond-point fleurit et ses jets d’eau fait le bonheur de certains électeurs. La mairie supprime les cars de ramassage vers les Centre Aérés, elle coupe le budget d’associations à caractère social.

En 2010, Jacques Bompart, qui avait connu une garde à vue en 2009, est mis en examen pour prise illégale d’intérêts.

Selon Bruno Mégret : « Jacques Bompard est le seul nationaliste du département à faire du bon boulot. Orange, sa ville, est nickel. Il y opère une gestion exemplaire que je souhaite voir étendue aux autres villes. C’est pour ça que je lui apporte mon soutien... ».

Le Bilan d’une gestion d’extrême droite : tous pourris !

En matière de gestion  : hausse des impôts et endettement des villes, isolement financier et abandon de projets.

En matière d’emploi  : répression des travailleurs et discriminations à l’embauche, mises au placard et licenciement d’agents municipaux, gestion par le stress.

En matière de politique sociale : abandons des défavorisés et des exclus, destruction du terreau associatif, attribution de subventions à la tête du client, haro sur la cantine, absence de politique en faveur de la jeunesse, logique de répression et abandon des politiques de prévention, ghettoïsation des quartiers.

En matière de culture : promotion des auteurs FN, assèchement du pluralisme culturel et promotion du foklorisme, attribution de subventions à la tête du client.

En matière de justice et de sécurité : dérives légalistes et magouilles politico-judiciaires, fausses factures et prises illégales d’intérêts, agression d’élus, propos racistes et xénophobes, détournements de fonds public, effractions et voie de faits, condamnations par les tribunaux, inéligibilités.

En matière de démocratie  : népotisme et copinage, discrimination, non respect des promesses électorales.

Par: Maxime VIVAS et Eric W. FARIDES.

 

 

Sources : Critique internationale n°4 - été 1999 ; Didier-hacquart.over-blog.com/30-categorie-1080919.html 17 février 2001 ; Ere marine.fr, le site qui ne donne pas envie de voter Marine Le Pen ; Ina, 18 septembre 1997 ; L’Express, 15 janvier 1998 ; L’Express, 25 juillet 2002 ; L’Humanité, 11 novembre 2000 ; L’Humanité, 27 avril 2002 ; L’Humanité, 6 mars 1999 ; L’humanité, 25 février 1999 ; L’Humanité, 24 mars 1999 ; L’Humanité, 31 mars 1999 ; L’Humanité, 27 octobre 1999 ; La Provence.Com, 10 novembre 2011 ; La Provence.Com, 20 février 2009 ; La Provence.Com, 19 mars 2008 ; Le Monde, 26 février 1997 ; Le Monde, 02 Juillet 2009 ; Le Nouvel Observateur, 18 novembre 199 ; Le Nouvel Observateur, 7 octobre 2002 ; Libération, 30 décembre 1995 ; Libération, 17 octobre 1997 ; Libération, 6 janvier 1998 ; Libération, 9 février 1998 ; Libération, 18 octobre 2006 ; Mrap.fr (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ; SOS Racisme.org ; Voltairenet.org ; Wikipedia.org… A lire également : Roger Martin, Main basse sur Orange : une ville à l’heure lepéniste, Calmann-Lévy, 1998.

 

[1] Avec 52,48 % des voix. Elle est réélue en 2001 avec près de 46 % des suffrages

[2] L’association a été « créée en 1988 à l’initiative de Pierre Vial et Jean-Pierre Stirbois, relancée un temps par Bruno Mégret ; elle doit sa survie à l’action de Mireille d’Ornano, vice-présidente du groupe FN de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur », in Virginie Martin, Gilles Ivaldi et Grégory Lespinasse, « Le Front national entre clientélisme et recherche d’un enracinement social », Critique internationale n°4 - été 1999.

[3] Daniel Simonpieri (FN) est élu maire de Marignane de 1995 à 2008. Il emporte les élections de 2001 avec 62.5 %. Il appelle à voter Le Pen en 2002. En 2004, il retourne sa veste au profit du camp UDF-PR (groupe UMP des Bouches-du-Rhône).

[4] En 1995, Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon à la faveur d’une triangulaire, in Wikipedia.

[5] 1972 Jacques Bompard est un des fondateurs du Front National. En 1995, élu Maire d’Orange. 2001, réélection sous l’étiquette FN avec près de 61 % des suffrages exprimés. Dans les cages d’escalier, sur les marchés, il séduit son électorat en fustigeant les fonctionnaires, les gabegies et le laxisme de l’Etat. En 2005, il adhère au MPF de Philippe de Villiers. En 2008, il est réélu au 1er tour avec près de 61 % des suffrages exprimés. En 2010, il créé le parti la « Ligue du Sud ».

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Publié le par "Citoyen 18"
8 élections, 8 défaites depuis l'élection de Hollande.

Un bilan électoral catastrophique pour une politique catastrophique. Hollande paie de plein fouet sa politique sarkoziste libérale.

Depuis que Hollande est installé à l'Elysée, huit élections partielles ont été organisées. Dans cinq circonscriptions, le siège était détenu par le PS. Au bout du compte, il n'en aura plus aucun. Pis, à quatre reprises, le candidat socialiste n'a même pas été en mesure de se maintenir au second tour. Dans cette série noire, l'UMP a déjà gagné quatre sièges et l'UDI deux.

Pareille dérouillée pour le parti du président reste exceptionnelle, quoi qu'on en dise rue de Solférino. En janvier 1982, trois défaites d'un coup dans des partielles avaient sans doute sonné la fin de l'état de grâce. Mais la vague rose, six mois plus tôt, avait été d'une telle ampleur que la perte de ces circonscriptions arrachées de justesse à la droite avait quelque chose de presque naturel.

Plus récemment, dans les cinq partielles organisées durant l'année suivant l'élection de Sarkozy en 2007, la stabilité avait été totale. L'UMP avait alors conservé ses quatre sièges et le PS, le sien. Dans tous les cas de figure, les seconds tours avaient alors opposé un candidat sarkozyste et un candidat socialiste sans que le FN ne se mêle jamais à la compétition finale. Il avait fallu attendre novembre 2008 pour que la chute spectaculaire de popularité du président de la République ait des répercussions notables dans les urnes avec la perte du siège détenu par l'UMP dans la 8e circonscription de la Gironde.

Dès la première partielle organisée début décembre 2012 dans la 1re circonscription du Val-de-Marne, l'effondrement du PS a été spectaculaire. Son candidat, d'un scrutin à l'autre, a alors perdu près de 9.000 voix et s'est trouvé du même coup dans l'impossibilité de participer au second tour. Dans cette longue série, pas une seule fois le candidat du PS (ou soutenu par le PS) n'a réussi à sauver les meubles. Ses alliés du gouvernement - Verts, radicaux de gauche ou MRC - n'ont pas été logés à meilleure enseigne, dans les rares occasions où ils ont pris le risque de présenter des candidats sous leurs propres couleurs.

Sur fond d'abstention massive, c'est la droite dans ses diverses composantes qui tire le mieux son épingle du jeu.

Par BLOG/Ami.

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Publié le par "Citoyen 18"
LES METROPOLES DE TOUS LES DANGERS !

Modernisation de l’action publique territoriale » : Pourquoi une telle insistance à affirmer les METROPOLES ?

Le succès de la grande marche du 5 mai 2013 à la Bastille pour une alternative à l’austérité et une VIème République, a été un révélateur. Des dizaines de milliers de nos concitoyens étaient fiers de se rassembler à nouveau et de se mobiliser avec le Front de gauche.

Pour ne pas laisser le pavé à la droite et à l’extrême droite qui profitent de ce climat délétère et pour dire clairement qu’il faut changer de cap à gauche. Le gouvernement poursuit une orientation d’austérité qui ne rompt en rien avec les exigences des marchés financiers et nourrit la récession.

Dans cette crise politique amplifiée par l’affaire Cahuzac, va-t-il continuer à s’enfermer dans ce que certains appellent désormais le « social-défaitisme » ? A prétendre encore que le « sérieux budgétaire » d’aujourd’hui donnera plus tard de la croissance, contre toute logique ?

Si les mots d’ordre des manifestants ont donné tant de place à la VIe République, c’est que la conscience grandit qu’il faut que l’action publique soit libérée des carcans imposés par les experts favorables à la finance, que la parole revienne au peuple !

Une exigence démocratique profonde et bien embarrassante au moment où le gouvernement a engagé en catimini un projet de loi essentiel « de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles »...

LE GRAND PARIS METROPOLE

Dans le cas de « Grand Paris Métropole » par exemple, le nouvel EPCI prévu dans le projet de loi du gouvernement serait administré par une sorte de G 20 de présidents d’intercommunalités, et quelques représentants de la ville de Paris.

Les 8 Départements et la Région Ile de France ne feraient l’objet que d’une participation à un organisme consultatif.

Afin que la banlieue ne pèse pas de tout son poids au sein de cette gouvernance, le gouvernement pèse fortement dans le sens d’un le nombre limité des intercommunalités nouvelles, avec un seuil obligatoire prévu à l’origine dans le projet de loi à 300 000 habitants minimum. Les communes, quant à elles, vidées de leurs prérogatives, ne seraient réunies par la métropole que pour avis et une fois l’an, a minima.

Il faut noter que le Sénat a rejeté en première lecture au mois de juin la totalité de ces dispositions, c’est-à-dire les articles créant la métropole du Grand Paris et instituant ces intercommunalités de taille géante. Mais le dernier mot reviendra à l’Assemblée Nationale.

On a le vertige devant une telle construction anti-démocratique qui éloignerait 8 millions d’habitants de toute possibilité de décider comme citoyens des politiques urbaines, d’emploi, de santé, de formation, de logement, de transport collectif, de culture qui les concernent au quotidien.

L’orientation sous tendue par cette construction est d’ailleurs dévoilée sans retenue par des déclarations publiques comme celle de Jean-Marc Ayrault qui s’est déclaré favorable à l’élection en 2020 par le suffrage universel direct d’un maire du Grand Paris…, ou de Luc Carvounas, sénateur du Val-de-Marne, qui jette carrément le masque en écrivant dans son journal de compte rendu de mandat : « Ces futures agglomérations vont dans le sens de l’histoire, celui où les villes auront, à terme, le rôle des mairies d’arrondissement à Paris ». Cela se passe de commentaires…

En région parisienne où les élus de toutes tendances travaillent depuis plusieurs années au sein d’un syndicat mixte d’étude nommé « Paris Métropole » regroupant 200 maires ou présidents d’intercommunalités de toutes tendances, le projet de loi a fait l’effet d’une douche froide, tant il est éloigné des principes de coopération qui, malgré des difficultés objectives à trouver des consensus, avaient néanmoins fait émerger des objectifs partagés dans le travail commun.

A Lyon, il s’agit carrément d’un coup de force puisque le président de la métropole en formation décide de phagocyter le département du Rhône avec le seul accord du Président du Conseil Général.

Dans le cas de « Grand Paris Métropole » par exemple, le nouvel EPCI prévu dans le projet de loi du gouvernement serait administré par une sorte de G 20 de présidents d’intercommunalités, et quelques représentants de la ville de Paris.

Les 8 Départements et la Région Ile de France ne feraient l’objet que d’une participation à un organisme consultatif.

Afin que la banlieue ne pèse pas de tout son poids au sein de cette gouvernance, le gouvernement pèse fortement dans le sens d’un le nombre limité des intercommunalités nouvelles, avec un seuil obligatoire prévu à l’origine dans le projet de loi à 300 000 habitants minimum. Les communes, quant à elles, vidées de leurs prérogatives, ne seraient réunies par la métropole que pour avis et une fois l’an, a minima.

Il faut noter que le Sénat a rejeté en première lecture au mois de juin la totalité de ces dispositions, c’est-à-dire les articles créant la métropole du Grand Paris et instituant ces intercommunalités de taille géante. Mais le dernier mot reviendra à l’Assemblée Nationale.

En région parisienne où les élus de toutes tendances travaillent depuis plusieurs années au sein d’un syndicat mixte d’étude nommé « Paris Métropole » regroupant 200 maires ou présidents d’intercommunalités de toutes tendances, le projet de loi a fait l’effet d’une douche froide, tant il est éloigné des principes de coopération qui, malgré des difficultés objectives à trouver des consensus, avaient néanmoins fait émerger des objectifs partagés dans le travail commun....

Contribution de Dominique Adenot Maire de Champigny-sur-Marne, Président de l’ANECR

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Publié le par "Citoyen 18"
ESR/LRU2 : « Coup de force et manœuvres scandaleuses au Sénat »

Après un vote difficile à l’Assemblée nationale, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, se prête au Sénat à des manœuvres indignes.

Elle convient que les responsabilités et compétences élargies ont été une catastrophe mais, devant un amendement du groupe Front de gauche qui les supprime, elle les maintient avec des attendus extravagants.

Dans la même séance, l’article qui créait le grand désordre des fusions d’universités dans une conception bureaucratique et totalement inspirée de l’Europe des régions est retoqué à la suite de l’intervention du Groupe Front de gauche. Qu’à cela ne tienne, la ministre, qui tient à ce mécano digne d’Ubu, trouve un biais pour rétablir ces dispositions.

Enfin, un amendement soudain proposé par le Groupe EELV supprime la procédure de qualification nationale par le CNU pour les recrutements et promotions des enseignants-chercheurs, et fait sauter d’un coup les dispositions statutaires relatives aux enseignants-chercheurs qui leur assuraient les garanties de la fonction publique, la reconnaissance nationale et l’instance nationale qui les valide. Par contre, la Ministre accepte sans broncher et l’amendement est adopté avec l’appui du groupe centriste.

Coup de force et manœuvres scandaleuses, le gouvernement perd la raison. Le PCF, à plusieurs reprises, l’a mis en garde. Ces choix répétés qui doivent tout au MEDEF, à la troïka, à la pression des marchés financiers, conduisent la gauche dans le mur.

Ce n’est pas pour cette politique que la majorité de nos concitoyen-ne-s s’est prononcée en chassant Sarkozy et sa bande. Chaque élection partielle le démontre avec éclat.
La construction collective de choix majoritaires alternatifs de gauche est plus urgente que jamais. Le PCF s’y engage totalement en proposant à toutes les forces politiques et syndicales disponibles d’en débattre ensemble.

Par PCF.

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