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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé mardi que les patrons bretons essayaient "d'utiliser une colère sociale pour leur permettre de ne pas payer une taxe qui permet de mieux vivre ensemble"

"Je comprends la colère des salariés, ceux qui se battent pour maintenir leurs emplois (...). Ce que je ne comprends pas, ce sont les patrons qui essaient d'utiliser une colère sociale pour leur permettre de ne pas payer une taxe qui permet de mieux vivre ensemble", a-t-il déclaré sur RMC-BFMTV.

Thierry Lepaon a qualifié d'"illusion" le fait que la colère en Bretagne soit "unifiée". "Le talent du patronat, avec quelques élus, c'est d'essayer de faire croire que tous les Bretons sont unis et vivent la même vie. Entre un employeur et un salarié bretons, ce n'est pas la même vie", a-t-il dit.
Selon lui, "on fait jouer aux syndicalistes des rôles qui ne sont pas les leurs dans cette affaire", "le syndicaliste n'est pas fait pour être à côté de l'employeur quand l'employeur est contraint de payer une taxe".

Pour le numéro un de la CGT, le mouvement des patrons bretons s'inscrit dans une "offensive générale" du Medef. "Les patrons se sont organisés dans le pays pour ne plus payer de cotisations sociales, d'impôts, et pour ne plus payer l'écotaxe, je remarque qu'ils s'organisent très bien", a-t-il souligné. Si le gouvernement cède, ce sera à ses yeux "un nouveau cadeau fiscal aux entreprises", qui "ont l'oreille du gouvernement" et "perçoivent chaque année 200 milliards d'euros d'aides". "Les patrons ont pris un camp d'avance sur nous", "mais plus le gouvernement cède à droite, plus il est en difficulté sur sa gauche", a-t-il ajouté. Le Medef a préconisé lundi d'ajourner l'entrée en vigueur de l'écotaxe et de celle à 75% sur les très hauts revenus, voire les supprimer, au nom de de la compétitivité et de l'emploi.

Par Nicolas Maury.

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Publié le par "Citoyen 18"
ECOTAXE POIDS-LOURDS: le point de vue du comité régional CGT de Bretagne.

Les patrons bretons veulent détourner les salariés de la lutte pour leurs emplois.

La mise en œuvre de la taxe poids lourds décidée sous le gouvernement Sarkozy est au cœur d’une levée de boucliers des entreprises bretonnes qui l’accusent d’être la cause des licenciements annoncés dans les grands groupes agroalimentaires bretons. Faisant feu de tout bois, les patrons, soutenus par les édiles de la droite qui ont eux mêmes voté cette taxe, tentent de détourner la légitime colère des salariés dont les emplois sont menacés.

Face à cette situation, le comité régional CGT de Bretagne a produit une intéressante contribution que nous reproduisons in extenso.

par Frédéric Dayan

VERS LE « JUSTE COÛT » DU TRANSPORT
POUR L’EMPLOI, LA SÉCURITÉ
ET L’ENVIRONNEMENT

Depuis plusieurs mois, les difficultés pour le maintien en activité des industries agroalimentaires bretonnes seraient dues à l’écotaxe poids lourds. Chefs d’entreprises, agriculteurs, se sont succédé ces derniers jours au chevet des salariés licenciés pour orienter leur lutte vers les portiques chargés de comptabiliser le kilométrage des camions de marchandises.

Cette nouvelle taxe poids lourds décidée en 2009 dont l’application devrait voir le jour d’ici peu, n’est pas encore effective qu’elle serait déjà la cause des licenciements annoncés dans les grands groupes de l’agroalimentaire.

Le transport routier représente 99% du trafic fret en Bretagne. Cela a comme conséquences, d’une part de générer un trafic considérable sur nos routes, et d’autre part de faire que la Bretagne soit une des régions qui, avec l’importance du transport routier de marchandises, pollue le plus et augmente les émissions de gaz à effet de serre.

Cette politique des transports mobilise des moyens financiers importants nécessaires à l’entretien des routes, limite le report modal au détriment des modes alternatifs comme le fer ou le maritime et cela au détriment de l’environnement et de la sécurité routière.

Enfin, sur l’ensemble du transport routier, les plus polluants sont les petits parcours (120 kms) et sont les plus nombreux en Bretagne. Pour la CGT, l’internalisation des coûts externes des modes de transports, notamment routiers, est une nécessité pour sortir de leur sous tarification. La logique consiste à imposer la tarification du fret à son juste coût afin d’en finir avec une concurrence qui se nourrit entre les modes de transport et les salariés de la route, du rail, du fleuve et de la sous-traitance.

Cette contribution doit favoriser le transport fret ou fluvial, moins cher, moins polluant, mais à développer. Cela s’inscrit dans les transitions énergétiques et écologiques voulues et décidées par les pouvoirs publics.

Comme toutes les taxes, si elles sont injustes pour ceux qui y sont contraints, celle-là a le mérite de faire payer ceux qui polluent le plus et détériorent le plus les routes qui sont des biens collectifs.

Une autre ambition dédiée à cette taxe est d’inciter les sites de productions à être proche des lieux d’élevages. Exactement ce que remettent en cause les licencieurs d’aujourd’hui qui favorisent leurs critères de compétitivité au détriment de l’emploi et de l’industrie intelligente. L’aménagement du territoire est un enjeu majeur pour que la population puisse équitablement travailler sur toute la région.

Cela nécessite une péréquation des financements pour permettre que les activités industrielles se développent de manière égalitaire à l’inverse de la recherche d’une métropolisation d’excellence qui accélère la désertification rurale, particulièrement dans le centre Bretagne.

Si on prend l’ensemble des coûts des modes de transports, celui routier est le plus cher mais, plus du tiers de ce coût est supporté par la collectivité et non par les transporteurs ou les donneurs d’ordre.

Dans les faits, la taxe sera payée par les transporteurs qui la reporteront sur leurs donneurs d’ordre. Ils se trouvent être ceux qui sonnent le tocsin et sont la principale cause des maux de l’économie de notre pays et plus singulièrement dans notre région.

La légitime mobilisation des futurs salariés licenciés est détournée pour baisser le coût des transports, satisfaire l’appétit sans limite des actionnaires, et par incidence accélérer leur propre licenciement.

C’est d’autant plus morbide que les principaux instigateurs de cette machiavélique manipulation sont les mêmes qui payent leurs salariés au plus bas comme dans la grande distribution, les abattoirs ou encore le transport.

Cette faiblesse des salaires leur permet d’ailleurs de bénéficier d’allègement de cotisations sociales les plus fortes. Le plus horrible, c’est que des salariés en arrivent à s’affronter physiquement pour défendre leur emploi alors que les fossoyeurs de l’emploi les regardent en se frottant les mains.

L’écotaxe poids lourds en elle-même ne réglera pas les situations d’emploi. De même, elle n’interfère pas sur les décisions des directions d’entreprise de licencier. Par contre, elle peut être un frein pour les entreprises de s’éloigner des sites de matière première en délocalisant pour faire plaisir aux actionnaires et en laissant derrière eux des centaines ou milliers de salariés à la rue ainsi que des territoires désertifiés.

Il est à noter au passage, que le patronat du transport routier vient d’obtenir l’exonération de sa contribution à la taxe climat énergie par le Premier ministre. C’est aussi le moment où une fronde de députés de l’opposition demande la suppression de l’écotaxe poids lourds, alors qu’ils avaient été contraints, par les décisions du Grenelle de l’Environnement, de la voter lorsqu’ils étaient dans la majorité.

On comprend mieux pourquoi les plus intéressés, par la non application de cet impôt pour l’environnement, ne sont ni les salariés, ni les éleveurs, du moins les plus « petits ».

Devant cette situation, il faut revoir le concept de production, comme le demande la CGT, en prenant en compte la réflexion par filière. Il n’y a pas d’avenir pour l’environnement dans une société qui se base sur la compétitivité, plaçant les salariés en concurrence et développant la logique du bas coût. C’est pourquoi la CGT fait du développement humain durable une priorité. Des choix de société sont à faire. Mais pas celui du gouvernement tendant à écouter les sirènes des lobbys économiques pour apporter de nouvelles dérogations. Le patronat n’en aura jamais assez. La succession de cadeaux qui lui sont fait au nom du maintien de l’emploi ne cesse d’augmenter le nombre de chômeurs et de salariés pauvres. A un moment, il faudra affronter les réalités : Arrêter d’augmenter nos impôts et faire payer les actionnaires des entreprises.

Les recettes de l’écotaxe poids lourds doivent être reversées aux conseils généraux pour entretenir les routes dégradées par les camions. Si ces ressources n’existent pas, les collectivités vont devoir trouver des fonds en augmentant encore les impôts des citoyens dans lesquels vont nécessairement se retrouver les salariés licenciés.

Alors, oui, la mobilisation doit se poursuivre, mais pour maintenir et développer les activités industrielles et les emplois qui y sont liés.

Les enjeux posés au monde du travail consistent à rassembler les salariés, ceux qui sont dans des situations difficiles et les autres, pour s’opposer à un patronat qui n’a que pour objectif de s’accaparer l’ensemble des richesses créées par les travailleurs.

Dans ce sens, la CGT appelle les salariés à se mobiliser par des actions dans les entreprises pour faire entendre leurs revendications, et exiger des augmentations de salaire, des bonnes conditions de travail et des créations d’emplois avec des jeunes qui sont actuellement la génération la plus exposée à la précarité, la misère et la pauvreté.

Source : la CGT.

LA SUITE:

Le gouvernement vient d’annoncer la suspension de l’écotaxe. C’est un nouveau recul face aux exigences patronales.

Cela est d’autant plus déplorable que cette décision fait suite à un mouvement violent et radical initié par les principaux responsables de la crise, les licencieurs et les plus riches.

Le gouvernement se fragilise, et avec lui l’ensemble des salariés de la région, puisqu’ il abonde dans le sens d’une aggravation de la casse industrielle.

La manipulation des « saigneurs » de la région, qui ont volé le symbole des bonnets rouges, est honteuse, et malhonnête quant aux motivations qui les guident.

Il n’y a pas plus de défense de l’emploi qu’il n’y a de défense des industries, puisque ce sont les premiers à fermer leurs usines et à licencier les salariés.

L’écotaxe sert aussi de prétexte pour organiser un mouvement anti-gouvernement et anti-démocratique.

Cela est d’autant plus inadmissible pour la CGT, que 5 de ses militants sont traduits devant les tribunaux à Roanne le 5 Novembre pour avoir refusé de donner leur ADN, et qu’aucune interpellation n’a été opérée ces dernières semaines en Bretagne alors que des casseurs, connus, détruisent les biens publics en toute impunité.

Les meneurs de cette fronde capitaliste ne s’en cachent pas, ils vont continuer leur mobilisation.

La CGT entend tout mettre en œuvre pour rassembler les salariés autour de revendications précises sur les questions d’emploi, de politiques industrielles, de salaire, de services publics, de protection sociale.

Le mouvement syndical doit s’unir pour construire le rapport de force en rassemblant les salariés, les retraités et les privés d’emploi.

Si le gouvernement cède aux sirènes du patronat, les salariés ne doivent pas rester spectateurs.

La CGT les appelle à organiser la riposte, dans les entreprises, pour imposer leurs revendications, tant à leurs employeurs qu’au gouvernement.

Thierry Gourlay

Secrétaire régional

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Publié le par "Citoyen 18"

Les clubs de foot professionnels anonce une grève fin novembre. Le lobbying des patrons du football contre l’application de la taxe à 75 % sur les revenus de plus d’un million d’euros est scandaleux. En guise de première intervention sur le sport depuis le début de sa mandature et en réponse à ce chantage injustifié, le président de la République a décidé de recevoir les patrons de clubs de foot.

 

Face à cette double provocation, le malaise est profond dans le mouvement sportif .

Les records en matière de salaires et d’indemnités de transferts d’une minorité de stars explosent à chaque mercato et occultent la précarité du plus grand nombre des travailleurs sportifs. Comment expliquer des salaires et des indemnités de transferts de plusieurs dizaines de milliers d’euros ? Engageons une opération vérité sur la nature de l’argent privé qui circule pour découvrir d’où viennent ces sommes colossales et qui peut mettre tant d’argent dans les transferts et les salaires des joueurs. Par exemple, examinons d’où provient la richesse du nouveau propriétaire de l’AS Monaco. Trouvons une explication sur l’accession à la propriété du PSG de la monarchie du Qatar, pour qui l’esclavagisme est le seul Code du travail dans la construction des stades pour la Coupe du monde de football de 2022.

 

Comment le pays des droits de l’homme peut-il fermer les yeux sur un tel scandale, mis au jour par des journalistes et des syndicalistes ?

Depuis l’arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d’euros. Plusieurs enquêtes démontrent que c’est l’un des marchés les plus dérégulés de la planète, avec une mainmise de la finance et une avancée inquiétante de la corruption et du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs.

 

Tous ces faits invitent à retrouver le chemin de l’implication citoyenne. Pourquoi ne pas élargir la réflexion à des assises nationales ouvertes à tous ? A l’instar de l’appel lancé par la Confédération syndicale internationale (CSI), exigeant de la FIFA qu’elle fasse du respect des droits des travailleurs la condition pour la tenue de la Coupe du monde au Qatar, il faut développer les initiatives pour aider à l’émergence d’un mouvement de contestation qui replace le football au sein des questions sociales et des exigences démocratiques.

 

Des mesures politiques concrètes doivent être discutées : instaurer des salaires plafonds et une échelle des rémunérations, mettre fin au mercato et aux agents maquignons, interdire les paris sportifs, créer une autorité administrative de contrôle de gestion des clubs indépendante des fédérations et des ligues professionnelles. Un club sportif ne devrait plus être géré comme une entreprise, mais comme un organisme relevant d’une mission de service public et répondant à des critères de gestion d’efficacité sociale. Ses acteurs, notamment la structure associative, les éducateurs sportifs et les associations de supporteurs, devraient être au cœur d’un fonctionnement démocratique et citoyen. Le football est notre bien commun.

Nicolas Bonnet,
Responsable de la commission Sport au PCF

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Publié le par "Citoyen 18"
Les quatre otages libérés sur la bonne mine des gouvernants français et de la DGSE sauf que...

C'est un monde, la chronique de José Fort.

En découvrant les visages des otages français mercredi à Villacoublay, chacun pouvait mesurer leur joie après trois années de captivité vécues dans des conditions extrêmes. Le retour à la vie de ces hommes mériterait de rester la seule information à retenir de cette journée. Sauf que certains et au plus haut de la hiérarchie de l’Etat tentent de nous mener en bateau, de nous faire croire n’importe quoi, bref de nous prendre pour des billes en affirmant : il n’y a pas eu de rançon.

Nos quatre concitoyens auraient été libérés sur la bonne mine des gouvernants français et de la DGSE. Sauf que, encore, plusieurs sources affirment que 20 millions d’euros auraient été transférés dans les poches des ravisseurs et de leurs commanditaires. Ca fait du monde.

Les remerciements appuyés des dirigeants français au président du Niger Mahamadou Issoufrou méritent qu’on s’arrête un moment sur le personnage. Le président du Niger élu en 2011 dispose d’une carte de visite à rallonge : ancien Premier ministre, ex-Président de Assemblée nationale. Jusque là, une trajectoire banale de politicien. Sauf que, encore et encore, on oublie d’où vient l’impétrant : ingénieur des mines de formation, directeur de la mine d’Arlit, appartenant à Areva, qui le soutien en 1991 lorsqu’il entame une carrière politique. Le soutient ? Plutôt le projette dans cette aventure car Areva a besoin d’investir sur l’avenir.

Prenons les paris. Officiellement les autorités françaises n’ont pas déboursé le moindre centime. En revanche, les réseaux Areva, le président du Niger qui ne peut rien refuser à ses ex patrons et quelques barbouzes ont du voir transiter pas mal de valises. Quant aux intermédiaires, ils ont du se goinfrer au max.

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Publié le par "Citoyen 18"

  

Les inégalités ne cessent de croître. Pourtant la richesse monétaire des individus, à l’échelle mondiale, a doublé en une décennie ! Qui détient ces fortunes ? Quels sont les pays qui tirent leur épingle du jeu ? Quelle serait la richesse de chaque Français si on répartissait l’argent de manière égalitaire ? Réponses.

La richesse globale – ce que possède en valeur monétaire l’ensemble des 4,7 milliards d’êtres humains adultes – a battu un nouveau record historique en 2013 : 241 000 milliards de dollars (241 trillions), selon le rapport annuel sur la « richesse globale », publié début octobre par le groupe Crédit suisse, l’une des principales banques mondiales [1]. Malgré un affaissement en 2008, suite à la crise des subprimes, depuis 2000, cette richesse monétaire a doublé !

Pour calculer cette richesse individuelle, le Crédit suisse, s’appuyant sur les données nationales des 197 Etats, prend en compte les actifs financiers – compte épargne, portefeuille d’actions, fonds de pension privés, participations au capital – et le patrimoine non financier – immobilier principalement – de chaque individu, puis en soustrait la dette. Les actifs et les dettes détenues par l’Etat, « qui ne peuvent être facilement attribués à des particuliers », sont exclus de ce calcul, ainsi que les versements liés aux politiques sociales publiques, comme en France les pensions retraite de l’assurance vieillesse.

70% de pauvres:

En moyenne, chaque adulte détient en théorie 51 600 dollars. Jamais les êtres humains n’ont été aussi fortunés, précise la banque ! Tout cela est bien sûr virtuel. Car le Crédit suisse dresse un panorama de la répartition de cette richesse. Et le fossé des inégalités est toujours aussi abyssal. Moins de 1% de la population possède à elle seule 40% des richesses mondiales. Et 83% de cette richesse est détenu par un relatif petit groupe de 400 millions d’individus (qui possèdent plus de 100 000 dollars chacun). Soit un peu plus de 8% de la population de la planète, résidant en Amérique du Nord, en Europe de l’Ouest, dans quelques émirats du Golfe, en Australie ou au Japon. Sûrement parce que ce sont les seuls à véritablement créer de la richesse...

      

Tout en bas de la pyramide, près de 70% des habitants – 3,2 milliards de personnes, principalement en Afrique subsaharienne et en Inde – se partagent 3% des richesses, soit moins de 10 000 dollars par individu. Entre les deux, une « classe moyenne » mondiale, rassemble les 23% de la population qui disposent d’un patrimoine de 10 000 à 100 000 dollars. Pour illustrer ces chiffres globaux, imaginez 12 individus qui doivent se partager 12 dollars. Au vu du mode de répartition actuel, un seul individu récupèrera 10 billets, les 11 autres se contentant des deux restant. Un modèle de fraternité…

La France, un éden de riches:

Si la richesse globale augmente, la moitié de l’Humanité n’en bénéficie qu’à hauteur de 1%, rappelle le Crédit Suisse. Cette augmentation est aussi inégale selon les pays. Le Japon est le grand perdant, avec une baisse de 20% de sa richesse par individu, suivi par l’Argentine, le Brésil et la Russie. A l’inverse, les États-Unis ont engrangé 8 000 milliards de dollars cette année. Loin devant la Chine et l’Allemagne.

Et la France dans tout ça ? En matière de richesse globale, elle se porte bien, merci. Malgré le « pilonnage fiscal » dénoncé par la droite et l’extrême droite, et le manque de « compétitivité » des salariés claironnée par le Medef, la France est le 4ème pays où les individus se sont le plus enrichis en 2013, juste derrière l’Allemagne et la Chine. Si cette richesse était répartie de manière totalement égalitaire, chaque citoyen adulte disposerait d’environ 225 000 euros. Avec les Luxembourgeois, les Français seraient ainsi les citoyens les plus fortunés de la zone euro, devançant largement l’Allemagne (150 000 euros par adulte). Évidemment, il n’en est rien.

Une classe moyenne déclassée ?

Malgré « la haine des riches » qui sévit (à en croire la Une d’un news magazine), ceux-ci continuent d’accroître leur fortune. La France décroche même la médaille de bronze mondiale du nombre de millionnaires, derrière les États-Unis et le Japon, avec 2 210 000 millionnaires (en dollars), soit 4,6% de la population adulte [2]. Vient ensuite une grosse classe moyenne relativement aisée au vu de la situation mondiale : 51% de la population française possède entre 100 000 et un million de dollars. Une richesse générée en grande partie par la valeur de l’immobilier. Enfin une classe moyenne « inférieure » (entre 10 000 et 100 000 dollars) et « populaire » (moins de 10 000 dollars) représente chacune un peu plus de 20% de la population.

Richesse par adulte dans les pays de la zone euro :
       

« L’Europe dans son ensemble représente 34% des individus dans le top 1% des détenteurs de la richesse mondiale, et la France à elle seule constitue près d’un quart du contingent européen. Cela reflète non seulement la richesse nette moyenne élevée des ménages français, mais aussi une plus grande inégalité financière que celle observée dans la plupart des autres pays de l’Union européenne », commente le Crédit Suisse. Une tendance qui se confirme depuis au moins dix ans, au vu de l’impressionnante progression du niveau de vie des 0,01% des Français les plus riches (voir ici). Les think tanks néo-libéraux hurleront sans doute à la manipulation marxiste ! L’oligarchie hexagonale rétorquera probablement qu’en nombre de méga riches – les individus possédant plus de 50 millions de dollars –, la France n’est qu’en 7ème position, derrière les indépassables États-Unis, suivi de loin par la Chine, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et le Japon. Triste sort !

par Ivan du Roy

- Infographie : CC Mathieu Lapprand / Basta !
- Photo : CC Surat Lozowick

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Publié le par "Citoyen 18"
La BRETAGNE dans le piège de l’Union européenne.

La Bretagne, traditionnellement favorable à la construction européenne, découvre soudain la nature réelle de l’Union européenne et de ses règles absurdes qui détruisent notre pays.

La crise de l’agroalimentaire et la fermeture de quantités d’usines sont tout simplement le résultat de la concurrence déloyale mise en œuvre par Bruxelles.

Les producteurs bretons subissent trois décisions catastrophiques entérinées par Paris. Tout d’abord la fin des restitutions à l’exportation du poulet par la politique agricole commune, progressivement démantelée sous l’influence des ultralibéraux de Bruxelles.

Quand cette décision a été prise, le gouvernement Ayrault s’est lamentablement couché alors que Mme Merkel ou M Cameron défendent eux âprement les intérêts de leur pays. Les 1000 chômeurs supplémentaires du volailler Doux sont le produit direct de cet abandon français.

Mais il y a pire encore. Le démantèlement de toutes les barrières douanières au niveau européen sous la pression de la Commission. Souvenons-nous, en signant le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy et sa majorité de l’époque soutenus par le PS ont accepté le passage à la majorité qualifiée, c'est-à-dire la suppression du droit de veto de la France pour les négociations commerciales internationales. On comprend dès lors la nouvelle concurrence internationale qui est en train de tuer à petit feu nos producteurs.

Les normes sanitaires, environnementales et salariales du Brésil, par exemple, explique pourquoi le poulet importé de ce pays est 7 fois moins cher que celui produit chez nous. De même, la France n’arrive plus à exporter sur les marchés extérieurs en raison du niveau de l’euro beaucoup trop élevé par rapport à la monnaie brésilienne qui a été intelligemment dévaluée.

Les Bretons vont malheureusement comprendre par la pratique, les dégâts de l’euro qui constitue un handicap considérable pour les producteurs européens.

Il faudra que le Journal Ouest France qui s’est fait l’avocat de cette monnaie depuis 10 ans, explique aux Bretons pourquoi le Japon, les Etats-Unis, la Chine, l’Angleterre, le Brésil, l’Argentine dévaluent leur monnaie pour gagner des parts de marché et pourquoi nous nous continuons à nous aligner sur l’Allemagne.

Une Allemagne qui supporte la cherté de l’euro car elle utilise des travailleurs sous payés en provenance d’Europe de l’Est. Si l’industrie du porc s’effondre en Bretagne, c’est tout simplement parce que l’Allemagne se livre à une concurrence totalement déloyale, payant 3 euros de l’heure dans ses abattoirs ces nouveaux esclaves de l’Est.

L’Allemagne utilise sans se gêner la fameuse directive Bolkestein sur les salariés détachés qui lui permet d’embaucher des Roumains, des Bulgares en payant les charges sociales du pays d’origine. N’ayant pas de surcroît de salaire minimum obligatoire, on comprend l’avantage de compétitivité qui s’offre.

L’Allemagne se le permet car ayant une démographie en chute libre, elle n’a pas, comme en France, à offrir des emplois à sa jeunesse. Elle peut donc sans conséquences sociales « importer » une main d’œuvre étrangère à bon marché.

Mais qui a accepté ce système fou ? Qui a mis le doigt dans l’engrenage ? Le pauvre M Ayrault qui accorde « généreusement » 15 millions d’euros à la Bretagne, ne veut même pas reconnaître ses profondes erreurs, tout comme d’ailleurs l’UMP qui n’a aucune réponse concrète à apporter.

Les solutions, on les connaît : - Baisser les charges sociales sur les PME pour permettre l’investissement - Supprimer la directive sur les détachements de salariés provenant d’autres pays - Exiger de l’Allemagne, sous peine d’une taxe sur l’importation de ses produits, un salaire minimum - Rétablir une préférence communautaire pour se protéger des produits qui ne respectent pas nos normes sanitaires et sociales - Démonter l’euro pour retrouver notre liberté monétaire.

Tout le reste n’est que littérature. Mais cela veut dire renégocier touts les traités européens ce que n’osent même pas envisager nos dirigeants qui continueront alors à s’agiter inutilement comme des pantins avant d’être balayés par la colère du peuple.

Quel gâchis ! Mais quand véritablement, prendra-t-on la mesure de l’effondrement économique français, de cette véritable débâcle qui pourrait tout à fait être évitée.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Les Musiques:

Le 29 octobre 1981, à 23 h 15, Georges Brassens "cassait sa pipe". Il avait tout juste 60 ans. Deux jours plus tard, il était inhumé au cimetière Le Py, dans sa ville natale de Sète, face à l'étang de Thau.

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Publié le par "Citoyen 18"

Samedi 19 octobre 2013 , à Porto, Lisbonne, Rome, des dizaines de milliers de Portugais et d’Italiens ont manifesté contre les plans d’austérité imposés par leurs gouvernements, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (la "troïka). La veille le Parlement portugais avait voté des coupes de près de 10% dans les retraites des fonctionnaires supérieures à 600 euros par mois.

 

Dans la capitale portugaise, à l’appel notamment de la CGTP, principale confédération syndicale du pays, les manifestants à bord de 400 autocars ont franchi le pont du 25 Avril, du nom de la révolution qui a renversé la dictature salazariste en 1974.

 

"Gouvernement dehors! Menteurs, menteurs, nous voulons des élections!.. Le peuple est en colère !" entendaient-on dans les cortèges. En tête, des retraités avaient déployés des banderolles sur lesquelles on pouvait lire: "Face aux injustices, la révolution est une obligation!". D’après les organisateurs, "entre 50 000 et 60 000 personnes étaient présentes". "C’est une grande journée de lutte", à commenté Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP qui annonce d’autres actions.

 

A Rome, ce sont 70 000 personnes qui ont manifesté samedi alors que le gouvernement , visant un déficit public de 2,5% conformément aux injonctions européennes, est en passe d’adopter un budget contenant des baisse de la fiscalité sur le travail pour les patrons, des baisses de dépenses publiques touchant l’Etat et les régions, et des privatisations.

 

"Nous allons assiéger la ville", ont crié des étudiants dans le cortège qui a traversé le centre de la capitale italienne.

 

"On proteste contre une austérité qui met le pays à genoux", a expliqué Piero Bernocchi, du syndicat Cobas.

 

Par BLOG/AMI.

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Publié le par "Citoyen 18"

Quand il sortit de terre, en 1973, le site PSA d’Aulnay était promis à un bel avenir. La famille Peugeot, qui voulait faire de l’usine un havre de modernité, pourtant déjà obtenu au prix d’un moins-disant social, avait décidé d’y assembler sa mythique DS. Avec sa gueule futuriste et ses phares pivotants, le bolide, bourré d’innovations technologiques, fit la réputation de la marque au lion pendant plus de vingt ans.

Quarante ans plus tard, PSA a enclenché la marche arrière en matière de recherche et développement, sapant ses propres bases d’invention alors que les défis écologiques n’ont jamais été aussi importants pour l’automobile. La chaîne d’Aulnay est à l’arrêt depuis des mois. PSA ferme la grille de sa gigantesque usine de Seine-Saint-Denis, érigeant un désert industriel au cœur d’un département où l’emploi est déjà sinistré.

Le sentiment de gâchis qui nous étreint s’ajoute à la longue liste d’autres, toujours présentés comme inéluctables pour amener chacun à accepter une période sociale placée sous le signe du « toujours moins ». Moins d’emplois, moins d’industries, moins de solidarités… Les forces du libéralisme organisent de manière concertée cette plongée dans une spirale régressive. Le coût du travail est pris pour cible. Le patronat et l’ensemble de la droite dégainent tous azimuts pour détricoter les protections sociales, celles qui entourent le contrat de travail comme celles qui sécurisent les parcours de vie, la retraite, l’assurance maladie, l’assurance chômage, etc. PSA s’agite fort dans ce concert. Le PDG Philippe Varin n’avait-il pas appelé, au moment même où il confirmait la fermeture du site d’Aulnay, à un plan « massif » de baisse du coût du travail en France ?

Comme Renault juste avant, le groupe vient de négocier un accord compétitivité-emploi, baptisé sous un sacré détournement de mots : « Nouveau Contrat social ». Il n’y a rien de social dans ce texte-là. Gel des salaires, limitation des primes d’ancienneté, heures supplémentaires moins rémunérées, mobilités développées et flexibilisation du travail, autant d’« efforts » demandés aux salariés en échange de la seule promesse de ne pas fermer d’usines pendant trois ans ! Et que vaut une promesse de PSA quand sa direction a plusieurs fois été prise la main dans le sac de mensonges avérés, ces dernières années. En 2011, la CGT met la main sur un document secret entérinant la fermeture d’Aulnay. La direction nie farouchement. PSA ment. Lors de l’annonce de la fermeture, en 2012, Philippe Varin promet « zéro personne à Pôle emploi ». L’enquête que nous publions aujourd’hui prouve qu’il s’agit, là encore, d’un mensonge.

PSA va mal ? C’est vrai. Mais est-ce la faute aux salariés ? Pourquoi devraient-ils seuls payer la note ? Le groupe automobile travaille à de nouvelles alliances et pourrait aboutir à une entrée dans son capital du constructeur chinois Dongfeng. La bonne question n’interroge pas le fait mais sa finalité. À l’horizon 2015, nous dit-on, des millions de voitures PSA sortiront des usines chinoises. Est-ce un mal ? Non, s’il s’agit d’alimenter le marché asiatique. Oui, si l’objectif est de délocaliser la production vers un pays à bas coût de production pour réimporter ensuite les véhicules en France ou en Europe. La satisfaction des besoins ou la course aux profits… Avant de secourir la marque au lion avec une entrée de l’État dans le capital, le gouvernement s’est-il posé cette question ?

Par Paule Masson.

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Publié le par "Citoyen 18"
Souscription pour l'Humanité. François Delapierre "Un lien unique avec le peuple..."

L'Humanité et ses équipes font appel à leurs lectrices et lecteurs, aux organisations progressistes et démocratiques, à toutes les personnes attachées au pluralisme des idées et de la presse. Dès maintenant, faites un don en utilisant le formulaire de souscription ou faites un don en ligne. François Delapierre, membre du secrétariat national du Parti de gauche, explique combien l’Humanité permet de désserrer l’étau idéologique néolibéral.

Comment réagissez-vous à la souscription que lance l’Humanité pour que vive le journal de Jean Jaurès ?

François Delapierre. L’existence de l’Humanité est décisive pour desserrer l’étau idéologique néolibéral qui empêche de penser un autre avenir. Non seulement l’Humanité nous aide à inventer un autre monde, mais elle nous renseigne sur le monde tel qu’il est vraiment, en déchirant le voile d’une idéologie dominante plus hégémonique que jamais. C’est aujourd’hui l’unique quotidien national qui joue ce rôle.

Vous êtes un des responsables du Parti de gauche et animateur du Front de gauche, quel rôle et quelle place tient, selon vous, l’Humanité dans la situation de crise que nous connaissons ?

François Delapierre. Le plus important, à mes yeux, est que l’Humanité parle de réalités humaines aujourd’hui occultées. Non seulement l’Huma dévoile le contenu réel des politiques libérales, en publiant par exemple le mandat secret sur le grand marché transatlantique. Mais elle donne à voir ceux qui sont victimes de ces politiques, elle fait parler la vraie richesse du pays, l’humain derrière les chiffres.

Quels sont, pour vous, les enjeux démocratiques liés à la liberté et au pluralisme de la presse ?

François Delapierre. C’est la question démocratique de notre temps, équivalente à celle de l’école sous la IIIe République. Il ne faut pas croire que le droit à une information de qualité permettant à chaque citoyen d’exercer son discernement serait réglé par la multiplication des chaînes de télévision et de radio. La pluralité des médias n’a produit aucun pluralisme. C’est même l’inverse. Plus les émetteurs sont nombreux pour produire un contenu uniforme, moins on échappe au paysage ainsi fabriqué et plus celui-ci se pose comme une évidence indiscutable. De plus, les principaux médias sont contrôlés par de puissants intérêts capitalistes. Il n’y a rien à enlever au manifeste communiste de 1848 où Karl Marx disait que la possession des instruments de la production matérielle permettait à la classe dominante de contrôler aussi la production intellectuelle. Pour assurer le pluralisme, il faut à la fois réunir l’indépendance des titres et des conditions sociales garantissant l’indépendance matérielle et morale des journalistes. Ces conditions sont devenues aujourd’hui tout à fait exceptionnelles.

Qu’elle est votre histoire avec l’Humanité ?

François Delapierre. J’ai découvert l’Humanité dans la campagne du non au projet de constitution européenne de 2005. Avant, ce journal ne faisait pas partie de mes lectures. Il est d’abord devenu un instrument d’information alternatif utile à mon combat politique. Très vite, notamment au travers des Fêtes de l’Humanité dans lesquelles je me suis investi année après année, la réalité humaine qui accompagne ce journal m’est apparue. L’Humanité n’est pas seulement un journal. Elle est l’expression d’une mouvance sociale et culturelle. L’Huma a créé avec la France, son peuple et son histoire, un lien dont aucun autre journal ne peut se targuer.

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