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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Loin de la « dédiabolisation » du FN, Guillaume Pradoura, colistier de Marion Maréchal-Le Pen et assistant parlementaire du numéro 3 du parti, a entretenu, jusqu’en 2010 au moins, des relations très amicales avec un skinhead raciste violent, proche du Ku Klux Klan. Il l'a même aidé à trouver des points de chute à l’étranger, alors qu’il était recherché par la police.

 

Colistier de Marion Maréchal-Le Pen aux dernières élections régionales, Guillaume Pradoura avait échappé aux écrans radars médiatiques. Marion Maréchal-Le Pen l’avait présenté à la presse le 28 novembre dernier comme l’un de ses « experts », appelé à l’aider à diriger la région si elle l’emportait – mais elle a perdu. Il est aussi l’assistant parlementaire à Strasbourg de l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général et numéro 3 du parti. Il est enfin l’un des animateurs du Collectif liberté et création (Clic), le cercle culturel lancé en juin par le Front national. À l’heure de la « dédiabolisation » du FN, ses liens étroits avec un skinhead violent, auquel il a porté assistance quand il était recherché par la police, font un peu désordre.

Inconnu du grand public, Pradoura est une personnalité depuis plusieurs années du microcosme de l’ultradroite marseillaise. Diplômé en histoire de l’art, cet intellectuel n’a rien d’un nervi d’extrême droite. Mais ses relations avec les gros bras locaux sont anciennes.

En 2007, il est à l’origine de la création des Jeunesses identitaires Massilia. C'est l’antenne marseillaise du Bloc identitaire, créée en 2003 sur les ruines d’Unité radicale, un groupuscule d’extrême droite antisémite dissous en 2002 après que l’un de ses membres, Maxime Brunerie, a tiré le 14 juillet sur le président de la République Jacques Chirac. Pradoura est notamment à l’origine de la préparation d’une soupe aux cochons qui devait avoir lieu à Marseille, le 24 novembre 2007. Dans ce but, il sollicite Stéphane Ravier, conseiller municipal FN du 3e secteur de la ville depuis 1995, et aujourd’hui maire du 7e secteur et sénateur des Bouches-du-Rhône. Ravier est d’accord pour soutenir l’initiative. Figure locale du FN, il manque de cadres pour constituer ses listes pour les prochaines municipales de 2008. En échange du coup de main pour la soupe aux cochons, il demande à Pradoura de figurer sur sa liste.

Pour son coup d’éclat de la soupe aux cochons, Pradoura a aussi besoin de gros bras. Il s’assure la présence de membres du DPS, le service d’ordre du FN, et de skinheads de la région. C’est là qu’il sollicite Jérémy Recagno, un skin de 16 ans seulement mais déjà violent, adepte des sports de combat. La soupe aux cochons n’aura finalement pas lieu. Devant les rumeurs de la venue d’une centaine de militants antifascistes, Pradoura abandonne. Les identitaires se contenteront d’une distribution de tracts. Ravier renonce à venir en personne.

 

Jérémy Recagno. Jérémy Recagno.

 

Mais le deal entre les deux hommes tient toujours. Pradoura figure sur la liste FN de Stéphane Ravier aux municipales de 2008. Pradoura va aussi promouvoir son nouvel ami Jérémy Recagno au sein des Jeunesses identitaires Massilia. Cet adepte du sambo, un art martial violent créé dans les années 1920 en Union soviétique (acronyme en russe de « self-défense sans armes »), devient responsable de la formation des jeunes aux sports de combat.

Mais Jérémy Recagno est incontrôlable. Le 16 août 2008, il agresse une femme d’origine maghrébine à Aix-en-Provence. Le 14 avril 2009, il se défoule sur un militant communiste à Salon-de-Provence. Le 9 juin 2009, il tabasse un militant de SOS Racisme dans un café à Aix-en-Provence. Arrêté peu après, il passe en procès en décembre. Les audiences se déroulent dans une ambiance délétère. Me Patrice Humbert, avocat d’une des parties civiles, se souvient du comité de soutien musclé à Jérémy Recagno. Un pavé a également été lancé sur une fenêtre de son cabinet.

Me Humbert reçoit aussi une lettre de menaces de mort : « Avocaillon bolcho. Fais bien attention à toi nous avons ton adresse et ta photo (merci la Provence). Nous frapperons quand et où nous le voudrons. Prends garde à ta peau. Renaissance française. » Au procès, Jérémy Recagno joue la repentance, les égarements de jeunesse. La suite montrera qu’il n’en est rien. Le 9 décembre, il est condamné à deux ans de prison.

Pendant ce temps-là, Guillaume Pradoura a pris ses distances avec le microcosme marseillais. Il monte à Paris pour poursuivre ses études à l’école du Louvre afin de devenir conservateur de musée. Mais il ne rompt pas avec l’extrême droite la plus radicale. Il participe à la manifestation organisée par les identitaires de la capitale, mouvement nommé « Une autre jeunesse », en octobre 2010. Il se lie avec les gros bras du Groupe union défense (GUD), syndicat étudiant d’extrême droite aux méthodes musclées, le Mouvement d’action sociale (MAS, néofasciste), des groupes de « rock identitaire ». Il développe aussi des contacts dans les pays de l’Est, en Ukraine et en Russie, dont il maîtrise parfaitement la langue.

Parallèlement, il monte en grade au FN, jusqu’à devenir en 2014 l’assistant parlementaire de l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général et numéro 3 du FN. Mais celui qui se qualifie d’homme d’honneur ne lâche pas son ami Jérémy Recagno. En mai 2010, le skin violent ne revient pas d’une permission de sortie. Il fuit à l’étranger, d’abord en Thaïlande, au Canada puis aux États-Unis, dans une ville non identifiée de l’Arkansas, où il a rejoint des camarades du Ku Klux Klan.

 

Par: Thierry Vincent.

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En Colere 21/01/2016 11:19

Et leurs dirigeants ce permette d'accusé leurs adversaires politique, en fait il veulent les remplacer pour faire pareil. Ce parti est plus pourrie que les autres, parce qu'il on l'argent avant de l'avoir gagner. La chute ne sera que plus forte et tant mieux.

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