La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
16 Octobre 2015
RÉSISTANCE au « TOUT-ANGLAIS TRANSATLANTIQUE »
DOIT DEVENIR UN AXE STRUCTURANT DE NOS RÉSISTANCES SOCIALES ET CIVIQUES !
APPEL de MILITANTS COMMUNISTES, PROGRESSISTES et SYNDICALISTES
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Trop c’est trop : une véritable déferlante d’anglo-américanisation déferle sur notre pays avec la complicité du gouvernement, du patronat, de l’U.E., du ministère de l’Education nationale, du secrétariat à l’Université, des grands médias audiovisuels, etc. Bafouant leurs propres règles, les gouvernants ignorent l’article II de la constitution (« la langue de la République est le français »), ainsi que la loi de 1994 (dite loi Toubon), votée unanimement par le Parlement, et qui dispose que « le français est la langue de l’enseignement, du travail et des services »). En effet,
CET ARASEMENT LINGUISTIQUE VISE A DÉTRUIRE LA NATION POPULAIRE, à DISCRIMINER LES TRAVAILLEURS NON ANGLOPHONES (y compris les immigrés), à « ENFONCER » LA CLASSE OUVRIERE, à ANEANTIR LA DIVERSITÉ LINGUISTIQUE ET CULTURELLE EN EUROPE et DANS LE MONDE (des politiques analogues visant à l’arrachage des langues nationales sévissent dans le reste de l’UE : Italie, RFA, Pologne, etc.) et à RENFORCER LE MATRAQUAGE IDÉOLOGIQUE NÉOLIBÉRAL : à langue unique, pensée, économie et politique uniques ! Dénonçons cette POLITIQUE LINGUISTIQUE INAVOUABLE qui accompagne « culturellement » l’offensive néolibérale tous azimuts du MEDEF, de l’UE, du gouvernement Hollande-Valls-Macron et de ses « opposants » sarkozystes contre les conquêtes ouvrières et contre le « produire en France » industriel et agricole.
En outre, la langue française est prise en tenaille entre le « tout-anglais transatlantique » et la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » que Hollande veut faire adopter au parlement réuni en Congrès. Sous le prétexte fallacieux de défendre les langues régionales, ce dispositif dangereux porté par les puissances dominantes de l’UE vise à la fois à
La « Charte européenne » institue en effet l’idée de « minorités linguistiques » bénéficiant de droits particuliers (tout en excluant de cette reconnaissance les travailleurs immigrés non francophones !) et elle accompagne manifestement la contre-réforme territoriale qui découpe la « République une et indivisible » issue de la Révolution de 1789/95 en treize Euro-Länder porteurs de légalités divergentes et concurrentes : tout cela s’additionnant, la menace est évidente contre l’unité territoriale et linguistique des services publics, des statuts publics, des conventions collectives nationales, du SMIG national, des qualifications et des diplômes nationaux, du Code du travail, de l’égalité juridique des citoyens sur tout le territoire national. Oui les langues régionales font partie du patrimoine indivis de la Nation, mais elles ne doivent pas être instrumentées pour détruire la citoyenneté républicaine – si imparfaite qu’elle soit en régime capitaliste –, ni pour désétablir la langue française, PREMIER SERVICE PUBLIC du pays, socle linguistique du tous ensemble et en même temps auquel aspirent les travailleurs et bien commun à égalité de l’ensemble des pays francophones. Nous refusons donc catégoriquement une « charte » qui vise à « prendre en étau » la langue française entre le tout-anglais de l’UE transatlantique et de l’OTAN et les multiples groupes euro-séparatistes que promeuvent les bourgeoisies riches de plusieurs régions périphériques françaises. Les langues régionales doivent s’enseigner dans le cadre de l’Education nationale, l’apprentissage du français et des littératures française et francophones, aujourd’hui sacrifié, doit être revalorisé d’un bout à l’autre de la scolarité, le plurilinguisme doit être rétabli dans le second degré (la contre-réforme du collège aboutit à la mise à mort de l’allemand, de l’italien, du polonais, du russe, du portugais et des langues anciennes) et place doit être faite par l’Education nationale, là où une demande populaire existe, à l’enseignement laïque des langues de l’immigration, notamment de l’arabe : non pour opposer les « communautés », mais tout au contraire pour permettre à une future République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme d’intégrer la diversité. et de diversifier l’ « intégration » au bénéfice de tous les enfants.
Face à cette entreprise de substitution d’une langue à l’autre qui accompagne l’arrachage du produire en France (c’est-à-dire de la classe ouvrière industrielle et de la paysannerie travailleuse) et des conquêtes sociales de 1945-47, voire de certains acquis démocratiques issus de la Révolution française et des Lumières, il revient aux forces « rouges », communistes, ouvrières, progressistes, syndicalistes, de prendre la tête de la résistance linguistique : les « élites » bourgeoises sacrifient l’héritage démocratique national pour se faire une place au soleil de l’euro-mondialisation ; c’est donc à la classe laborieuse de (se) défendre (en défendant) la langue commune, sans rejeter bien entendu les autres langues (y compris l’anglais, que nous ne confondons pas avec le « tout-globish » patronal) sans laquelle les discriminations à l’emploi s’aggraveront démesurément, non seulement contre les ouvriers et les travailleurs français, mais contre leurs camarades francophones venus de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb.
Nous appelons les militants et les élus communistes, où qu’ils soient organisés, les militants et les organisations progressistes, les syndicalistes et les organisations syndicales à mener cette résistance à la fois patriotique, internationaliste et progressiste, en la liant aux luttes pour l’emploi, pour la protection sociale et pour les services publics, ainsi qu’aux luttes contre l’impérialisme et contre le néocolonialisme sous toutes ses formes.
Renouant avec le combat politique et linguistique d’Aragon, de Jacques Duclos et de Jean Ferrat, tous grands défenseurs de la langue française, nous appelons les travailleurs et la jeunesse à donner une forte dimension linguistique et culturelle à leur résistance générale aux attaques du MEDEF, de l’UE, de l’ « Union transatlantique » et de tous les gouvernants qui collaborent à cette entreprise d’asservissement.
Premiers signataires : Léon Landini, a. officier FTP-MOI, Médaille de la Résistance, président du PRCF (92) ; Pierre Pranchère, ancien député, ancien euro-député, ancien FTPF des Maquis de Corrèze, vice-président du PRCF (19) – Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, militant associatif contre le tout-anglais (62) ; Bernard Colovray, syndicaliste du Livre, retraité (69) ; Marie-Christine Burricand, conseillère municipale et métropolitaine PCF de Vénissieux (69) ; Aurélien Djament, mathématicien, syndicaliste au CNRS (44) ; Marianne Dunlop, militante PCF et espérantiste (Arras, 62) ; Vincent Flament, professeur de lettres classiques, militant internationaliste (59) ; Bernard Guillaumin, militant communiste (78), responsable associatif défense langue française ; Fadi Kassem, professeur agrégé d’histoire (92) ; Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Paris VII – Yves Letourneur, poète et philosophe ; Annette Mateu-Casado, fille de combattant républicain espagnol, m. du secrétariat national du PRCF (66) – Antoine Manessis, responsable international du PRCF (38) – Aymeric Monville, éditeur (75) – Laurent Nardi,Conseiller municipal de Passy (74), professeur de français ; Jérémie Ozog, militant communiste, syndicaliste, professeur de S.E.S. (06) – Jean-Michel Pascal, ingénieur ITRF, militant PRCF, CGT et FSC (75) ; Gaston Pellet, militant communiste, militant associatif pour la défense de la langue française (30) ; Anna Persichini, déléguée syndicale CGT d’IBM (06) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme, 59 ; Guillaume Suing, militant CGT, 59 ; Betty Tambuscio, responsable syndicale, Monaco ;Karine Van Wynendaele, enseignante, syndicaliste (62) : Yves Vargas, philosophe ; Joël Vuylsteker, syndicaliste enseignant (59)
Par Michel El Diablo