La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
10 Septembre 2014
Le journal de TF1 notait le 2 septembre 2014 que le prix de l’essence est 20 centimes plus élevé sur les autoroutes que dans le reste des stations-services, et que le prix de tous les produits vendus dans les stations services, de l’eau minérale aux sandwiches, est aussi bien supérieur au prix des supermarchés.
Ce qui est dommage, c’est que le reportage n’ait pas fait le parallèle avec les profits extravagants réalisés par les entreprises qui ont les concessions autoroutières; mais n'oublions pas que TF1 est une chaîne privée,... au service de ses actionnaires, les mêmes... que ceux des sociétés d'autoroutes.
Vinci, par exemple, réalise 13,9% de son chiffre d’affaire avec les concessions et 58,8% de son résultat opérationnel. En clair, les concessions affichent une rentabilité 9,4 fois supérieure à celle des contrats de construction classique, dont il n’a jamais semblé qu’ils étaient mal payés par l’État ou les collectivités territoriales. Et que penser des tunnels et autres parkings ?
De plus, cette année, grâce au CICE versé généreusement par le gouvernement aux entreprises, l’acompte sur les dividendes versées aux actionnaires de Vinci double quasiment par rapport à l’année 2013 (1 euro en 2014, dont 0,45 euro « à titre exceptionnel ; contre 0,55 euro en 2013).
Premièrement, l’État s’est privée de la manne des péages, en privatisant, d’abord partiellement sous Jospin (2002), puis totalement sous Chirac (2006), à des conditions trop favorables aux financiers acheteurs les concessions des autoroutes.
En conséquence la collectivité nationale y a perdu triplement ; en plus d’être obligés de compenser les pertes de revenus de l’État par les impôts et les taxes, les usagers paient des prix encore plus élevés qu’avant dans les stations services et aux péages, et l’emploi s’est effondré dans le secteur autoroutier. En recoupant les différents bilans de ces sociétés, on peut, en effet, évaluer la perte d’emploi à plus de 2000 postes équivalents temps plein entre 2001 et 2011. Des suppressions qui ont porté essentiellement sur les péages et les services associés, pour un gain de masse salariale approximativement évalué à 600 millions d’euros. La majeure partie de ces emplois a été perdue par la société mère (ASF), conséquence de sa politique d’automatisation massive des péages engagée dès 2004.
Au moment où l'on annonce la privatisation de nouveaux kilomètres d'autoroutes (l'autoroute A75 qui relie Clermont-Ferrand au Sud de la France) dans le cadre du prétendu "Plan de Relance Autoroutier", — l’État veut se séparer de 20 tronçons en France au profit des sociétés autoroutières privées !!! —, ce bilan désastreux devrait faire réfléchir !
Cet exemple, qui est un exemple parmi d’autres, montre combien il est totalement aberrant de privatiser, car cela revient à accorder des rentes fabuleusement juteuses à des spéculateurs, au détriment de l’ensemble des Français.
Par: l'UL CGT de Dieppe.