La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
24 Janvier 2014
C'est l'un des arguments de ceux qui s'opposent à la loi sur le cumul des mandats: cela coûterait plus cher à l'Etat... Rien n'est moins sûr!
Après le vote à l'Assemblée nationale, le texte devra être validé par le Conseil constitutionnel. VINCENT WARTNER/20 MINUTE/SIPALimiter le cumul des mandats va conduire à une multiplication du nombre d'élus. C'est d'ailleurs l'objectif de la loi : amener du sang neuf. Alors, certains pointent déjà du doigt les conséquences budgétaires. S'il y a plus d'élus, cela coûterait plus cher...
Un diagnostic un peu simpliste. "Cette loi va-t-elle augmenter le budget des collectivités ? C'est très difficile à savoir. C'est même impossible à dire pour l'instant. Il faudra attendre de savoir qui occupe quel poste", explique le député René Dosière, spécialiste de la gestion des finances locales.
Les adversaires de la loi sur le cumul des mandats soulignent qu'il était déjà prévu de mettre fin à l'écrêtement, cette pratique qui permet à un élu de transférer à un autre élu ses indemnités dépassant le plafond légal (8.272,02 euros).
Porte ouverte à de nombreux abus, l'écrêtement prend fin en mars, à partir des municipales, à la suite d'un amendement que René Dosière, député PS de l'Aisne, a réussi à imposer. Dorénavant, les sommes non versées à un élu en raison du plafond resteront dans les caisses des collectivités locales.
A partir de 2017 et la fin du cumul, les parlementaires devraient être beaucoup moins nombreux à atteindre ce plafond. Pour une raison simple : parmi les mandats locaux, ce sont bien les fonctions exécutives qui sont les mieux indemnisés. A titre d'exemple, le maire d'une ville de plus de 100.000 habitants touche une indemnité de 5.512,13 euros brut. Dès lors, si l'écrêtement est moins fréquent, la somme reversée aux collectivités sera moins importante.
"Globalement, les indemnités des élus représentent 1,5 milliard d'euros. C'est moins d'1% du budget des collectivités locales (250 milliards). Avec la loi sur le cumul des mandats, j'ai chiffré les économies à 20 millions d'euros. Mais cette somme sera redistribuée aux personnes qui vont les remplacer", indique René Dosière qui s'est prêté aux calculs pour son dernier livre "Le métier d'élu local" (éditions du Seuil).
L'effet de la loi sera donc quasi-insignifiant sur le terrain financier. Et pour cause: ce n'est pas son objectif. "La commission Jospin souhaitait réaffirmer le principe de gratuité des mandats locaux mais ça n'a pas été repris", regrette René Dosière.
Par: Parti de Gauche.