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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Retraités mais pas sacrifiés !

Réunis hier à Paris, les retraités de l’UCR-CGT ont interpellé sur la baisse de leur pouvoir d’achat, en pleine négociation sur les retraites complémentaires. 

À la veille d’une négociation primordiale sur la réforme du système des retraites complémentaires (Agirc-Arrco), l’Union confédérale des retraités (UCR) CGT a lancé un appel à une grande campagne revendicative, hier, à la gare Saint-Lazare (Paris), interpellant sur l’érosion régulière de leur pouvoir d’achat. « Mon niveau de vie baisse tous les ans, je touche une retraite de 1 660 euros par mois », raconte Jean-Pierre. En retraite depuis dix ans, cet ancien des PTT estime qu’« en quinze ans, les retraités ont perdu près de 20 % de leur pouvoir d’achat ».

Une situation que Colette, retraitée de la fonction publique depuis cinq ans, connaît bien. « Avec 1 380 euros par mois et 800 euros de loyer, il ne me reste plus qu’environ 500 euros pour vivre », explique-t-elle. Elle qui se considère « dans la misère » a dû rogner sur ses loisirs pour joindre les deux bouts. « Une vie au rétréci » que Colette n’a pas choisie, une preuve de plus du malaise profond que traverse la société. « Plus ça va et moins on combat la pauvreté, dont les femmes sont les premières victimes. On se contente juste d’aménager un système autour. »

Parce que la menace pèse lourd de voir les pensions de retraites diminuées sous les coups d’un patronat qui compte bien sauver le système en tapant sur les retraités, l’UCR a décidé de se remonter les manches. Le 28 mars, l’organisation CGT des retraités appelle à une journée d’action dans toute la France. Le but : mobiliser les élus, les retraités et tous les citoyens autour de la question. Et la date n’est pas choisie au hasard.

Au 1er avril, traditionnellement, les pensions de retraites devraient être revalorisées à hauteur de l’inflation, mais le patronat exige, dans le cadre des négociations sur les retraites complémentaires, que celles-ci soient désindexées de l’inflation. Les retraités, qui demandent une revalorisation générale des pensions, entendent bien que leur mobilisation, juste avant le 1er avril, pèse de tout son poids dans la balance. Une urgence quand aujourd’hui, rappelle l’UCR, « un retraité sur deux, en majorité des femmes, gagne moins de 1 100 euros par mois ».

Éric Aubin : "Ce qui était mauvais en 2010 le reste en 2013 "

« Nous avons été consultés 
par le ministère du Travail sur le “cahier 
des charges” du groupe d’experts récemment désignés pour préparer 
la prochaine réforme des retraites. 
Nous avons dit que nous ne nous sentirons pas liés au rapport que cette commission fournira. Pour nous, ce qui était mauvais 
en 2010 l’est toujours en 2013. L’approche démographique – repousser l’âge légal ou augmenter la durée de cotisation – n’est pas envisageable. La question de la durée 
de cotisation pose celle de la situation 
de l’emploi et de ce que sont les carrières des salariés aujourd’hui. Si on augmente encore la durée de cotisation, cela signifie que la retraite demain sera à soixante-cinq ans, voire au-delà, alors que les seniors continuent d’être massivement au chômage.

Nous mettons en avant la question du taux de remplacement (du salaire par la retraite) qui permet de maintenir, ou pas, le niveau de vie des retraités. Les chiffres avancés indiquant que le niveau vie des retraités serait équivalent à celui des actifs prennent en compte le patrimoine, or on sait qu’une majorité de patrimoine est détenue par une petite minorité de retraités. Nous demandons aussi à ce qu’on remette 
à plat les mesures des précédentes 
réformes ayant un impact considérable 
sur le niveau des pensions, et qui continuent de produire leurs effets : indexation 
des retraites sur les prix (et non plus sur les salaires), règle des vingt-cinq meilleures années, règle de l’augmentation de la durée de cotisation en lien avec l’espérance de vie…

Il faut aussi reposer la question d’un dispositif reconnaissant la pénibilité et permettant un départ anticipé. Nous préconisons également une coordination entre les divers régimes de retraite, dont l’absence aujourd’hui fait, par exemple, 
que les polypensionnés sont lésés par rapport aux autres. Enfin, s’agissant du financement, il faut sortir de règles consistant à avoir des cotisations assises sur la masse salariale, et prendre en compte la part 
de la masse salariale dans la valeur ajoutée. »

Par Éric Aubin : dirigeant confédéral de la CGT en charge des retraites.

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Retraités mais pas sacrifiés !
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