La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
15 Octobre 2013
Hollande et Montebourg font grand cas de leurs projets pour réindustrialiser la France. IL vaut mieux parler de demain pour masquer la réalité d’aujourd’hui.
La réalité d’aujourd’hui:
Depuis le début de l’année 191 fermetures d’entreprises ont été annoncées, 71 crées.
Depuis 2OO9 c’est 1253 fermetures pour 640 créations.
Encore faut il voir la qualité des fermetures et des créations. La fermeture des hauts fourneaux de Florange ne peut se comparer pour la création de richesse avec la création d’une entreprise de nettoyage, même si les deux sont utiles.
En dix ans la France a perdu 740.000 emplois industriels. Bien avant la crise de 2008 présentée comme seule responsable des pertes d’emplois, le capitalisme français avait entrepris une vaste réorganisation de l’industrie en se débarrassant de ce qu’il considérait déjà comme insuffisamment rentable pour augmenter ses profits. Sont largement passé à la trappe l’automobile, la mécanique, la chimie et les médicaments, l’agro-alimentaire, l’ameublement, la literie.
Le faux plan de Hollande-Montebourg:
34 projets industriels devraient d’après eux créer 480.000 emplois à condition qu’ils soient tous menés à bien. Face aux 740.000 emplois détruits il va en manquer 260.000 auxquels il faut ajouter ceux qui vont intervenir comme à Carling (Moselle) où Total veut fermer son usine pétrochimique qui va entraîner la suppression de 600 emplois industriels.
Cette opération vise en réalité deux objectifs:
Satisfaire les exigences du capitalisme qui entend limiter son activité sur les seuls créneaux qui lui paraissent porteurs. Le gouvernement lui offre pour cela 3 milliards d’euros qu’il va utiliser sans aucun contrôle de résultats puisque c’est lui qui va piloter le projet.
Ajoutons que les régions (toutes sauf une) à majorité socialiste arrosent largement leurs entreprises locales : 1,5 milliard d’euros par an. Ainsi dans le cadre d’un projet du gouvernement la région Lorraine va verser 150 millions en deux ans, l’Etat verse pour sa part 150 millions. Une partie de cette somme ira à Acelor Mittal sous prétexte de recherche.
En même temps, le gouvernement socialiste, tous les moyens d’information, le PS et ses amis, la plupart des syndicats etc… mènent une énorme campagne de propagande, chacun à sa place, pour prouver que c’est ainsi que le pouvoir se préoccupe de la sauvegarde de l’industrie.
Arrêtons les casseurs.
Hollande et Gattaz n’ont qu’un mot à la bouche : la lutte contre le chômage. L’un comme Président du MEDEF organise les fermetures d’entreprise au nom de la rentabilité du capital, l’autre laisse faire en bon gérant du capitalisme qu’il est.
La France doit avoir une grande industrie moderne. Pour cela il faut arrêter les casseurs de ce qui existe, imposer la modernisation qui va de pair avec l’augmentation des salaires, des qualifications.
Ne comptons pas sur eux, mais sur nous.