Lundi soir, l’Assemblée nationale a adopté la création du scrutin majoritaire paritaire pour les départements, avec deux candidats par canton, un homme et une femme, dans le cadre d'un projet de loi du gouvernement sur les élections locales. Ce projet, défendu par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, avait été rejeté par le Sénat en janvier.
Sincèrement, on tombe dans le ridicule !
Nous inventons une élection binominale en lieu et place du scrutin uninominal que nous connaissons. La seule justification de cette nouveauté historique est de garantir la parité homme/femme dans les assemblées départementales.
Pour Manuel Valls, le vote des députés « marque une étape importante dans la rénovation de la démocratie locale. En adoptant le scrutin binominal, l'Assemblée nationale a fait le choix de la modernité, celui de la parité et de la proximité ». Il a aussi souligné que « lors des débats, l'opposition n'est pas parvenue à proposer d'alternative crédible au projet du gouvernement ».
L’alternative crédible existe Manuel !
Je suis favorable à la parité, mais alors pour quelle raison ne pas avoir institué le scrutin proportionnel ? Marc Dollez l’a proposé pour les députés du Front de Gauche. Cela aurait assuré une avancée démocratique majeure dans la gestion des Conseils Généraux et leur représentation. Cela aurait assuré la liberté du choix de chaque citoyen à voir son opinion représentée dans ces assemblées s locales.
Pis encore, pour garder le même nombre d'élus départementaux, l'article 3 du projet de loi en cours de discussion, prévoit la réduction de moitié du nombre de cantons. Nos cantons seront donc à nouveau redécoupés alors qu’ils l’ont déjà été lors des précédentes élections. Avouez que les électeurs, surtout dans les centres urbains, ne vont plus rien y comprendre. Ils boudent depuis longtemps les élections cantonales.
Par Blog ami.