La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
5 Mars 2013
A Vierzon la manifestation contre l’inscription dans la loi de l’Accord national interprofessionnel (ANI) a rassemblée plus de 550 personnes au Forum République.
Il faut empêcher une nouvelle régression sociale. A l’heure où j’écris ces lignes, nul ne sait ce que le conseil des ministres qui doit se réunir demain 6 mars décidera concernant la transcription dans la loi de l’accord national interprofessionnel (l’ANI).
Nul ne connaît l’impact de la mobilisation du 5 mars sur tout le pays, appelée par les syndicats majoritaires contre cet accord signé par le MEDEF et quelques syndicats ne représentant que 38% des salariés. Jean-Marc Ayrault cédera-t-il à la pression de Laurence Parisot dirigeante du MEDEF ? Celle-ci a osé déclarer sur RTL le 3 février dernier au cas où les parlementaires changeraient dans la loi le contenu de l’accord : « Nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France ».
On n’ose imaginer qu’un parlementaire de gauche puisse se laisser intimider et avaliser un tel coup de force patronal. On n’ose imaginer retrouver dans une loi les modalités de cet accord qui prévoient des dispositions meurtrières pour l’emploi, les droits du salarié, les procédures de licenciement et des recours en justice. Dans l’ANI figurent en outre les accords compétitivité-emploi voulus par le MEDEF et Sarkozy, dénoncés en son temps par les dirigeants socialistes. Véritable chantage à l’emploi, ils prévoient des baisses de salaires et une augmentation du temps de travail en cas de difficulté de l’entreprise. Partout où ces recettes ont été appliquées, elles n’ont pas évité les licenciements.
C’est avec inquiétude que j’ai pris connaissance de l’appel de 100 parlementaires socialistes soutenant l’ANI, dont le député du Cher Yann Galut. Ce texte est tout bonnement surréaliste ! Il défend le compromis social alors que l’ANI n’est signé que par des syndicats minoritaires. Il décrète la fin de la lutte des classes alors que dans de nombreuses entreprises des salariés la mènent (PSA, Goodyear, Continental, Fralib...) contre des actionnaires qui veulent accroître leurs dividendes en sacrifiant la production industrielle française et l’emploi. Cet appel enrobe de guimauve douçâtre un accord de flexisécurité qui vise à « réduire le coût du travail » c’est à dire à précariser à tour de bras. Ils ignorent que le coût du capital est bien plus lourd que celui, prétendu, du travail. Feignant de combattre les effets du libéralisme qui aurait ravagé notre pays, ces parlementaires socialistes en chaussent les lunettes déformantes pour lire la réalité. Ils capitulent tout simplement ! Honteux. Heureusement que des voix parlementaires courageuses se lèvent au PS et à Europe écologie contre cet accord voulu par le MEDEF ! Ils sont l’honneur de la majorité.
Le Front de gauche, leurs parlementaires, mettront tout en œuvre pour faire modifier en profondeur ce texte au nom des droits des salariés, de leur dignité, de la nation et du pays. Pour cela, il faut que tous ceux qui aspirent au changement s’en mêlent et poussent dans le bon sens.
Par BLOG/Ami.