La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
9 Juin 2016
Le projet de loi Travail est contesté par plusieurs organisations syndicales de salariés et de jeunesse sur le fond, parce qu’il contient des dispositions dangereuses pour la situation et l’avenir des salariés.
Il est critiqué par le Medef parce qu’il ne va pas encore assez loin (M. Gattaz a été mal habitué par le gouvernement…). Sur l’inversion de la hiérarchie des normes, les représentants des TPE-PME (UPA, CGPME) eux-mêmes ne sont pas d’accord et réclament le maintien des branches. Même certains syndicats qui ne sont pas dans l’action (par exemple la CGC ou l’Unsa) contestent des parties du texte, voire demandent certains retraits.
Par ailleurs, ce projet n’a pas trouvé de majorité au Parlement, contesté y compris par nombre de députés de la majorité. D’où le passage en force par le 49-3.
Enfin, à travers les sondages, une majorité de Français le conteste.
Autrement dit, ce projet de loi est multiminoritaire. De fait, qui le soutient en l’état ? Valls et Berger !
Si l’on se pose deux minutes, une question s’impose alors : pourquoi un tel entêtement ?
Seules des raisons à caractère politique ou politicien peuvent l’expliquer, notamment la perspective de l’élection présidentielle de 2017 et les positionnements des uns et des autres.
Bien entendu, au départ cela s’inscrit dans une logique européenne néolibérale, qui ne peut être soutenue syndicalement que par les syndicats d’accompagnement qui raisonnent en parts de marché.
Nous, à FO, en toute liberté et indépendance, c’est le contenu du texte qui nous importe et ses répercussions sur les droits, la situation et la vie des salariés d’aujourd’hui et de demain.
C’est pourquoi nous combattons ce projet.
Alors, face à un tel entêtement, il n’y a pas d’autre solution que d’amplifier le mouvement, y compris par la grève, et, notamment, de venir en masse à Paris le 14 juin.
Jean-Claude Mailly - FO Hebdo
SOURCE:
#Actualité sociale