La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
29 Mai 2016
Les manifestations de jeudi ont donné lieu à de nouvelles violences policières. À Paris, au moins deux personnes ont été grièvement blessées à la tête. L'IGPN a été saisie de l'un des deux cas. La police des polices a aussi été saisie à Caen, où un jeune homme a été frappé au sol par des policiers. À Toulouse, la vidéo d'une jeune femme bousculée tourne en boucle sur les réseaux sociaux.
« Il n'y a aucune consigne de retenue, aucune consigne de ne pas interpeller, aucune consigne de ne pas aller jusqu'au bout pour ne pas appréhender les casseurs », avait martelé Manuel Valls, le 19 mai, chez RTL. On s’en doutait un peu. Jeudi, l’absence de « consignes de retenue » des forces de l’ordre s’est une nouvelle fois confirmée lors des manifestions contre la loi sur le travail.
Le jet, non réglementaire, d’une grenade de désencerclement par la police a fait un blessé grave, jeudi soir à Paris, près de la porte de Vincennes. Et de multiples charges ont été conduites place de la Nation, lieu d’arrivée de la manifestation, par les unités de CRS et de gendarmes mobiles. Selon un bilan obtenu par Mediapart, une quarantaine de personnes ont été blessées, et trois manifestants touchés par des tirs de Flash-Ball, dont un à la mâchoire.
À Caen, un manifestant a été roué de coups à terre. À Toulouse, des agents de la BAC ont interpellé une jeune fille en la tirant par sa queue-de-cheval, et une passante a été jetée à terre par un membre d’une compagnie d’intervention. Autant de pertes de contrôle, d’infractions à la déontologie.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’exprimant sur l’incident de la porte de Vincennes, a fait savoir qu’il venait de demander une enquête administrative afin d’établir les circonstances de l’usage de cette grenade. Le parquet de Paris a ouvert de son côté une enquête judiciaire qu’il a confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Plusieurs vidéos de l’incident de la porte de Vincennes permettent de reconstituer précisément les circonstances de l’usage de sa grenade par le policier, ainsi que son geste, qui a conduit à faire rouler la grenade dans les pieds des personnes attroupées, à l’angle du cours de Vincennes et de la rue du Général-Niessel. Sur ces vidéos, on voit cinq fonctionnaires en uniforme noir, des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI), longer un muret et s’engouffrer dans un jardinet. À cet endroit, un groupe de policiers s’était déjà mis à l’abri après avoir interpellé un lycéen dans un bus, au moment où des manifestants de Solidaires se dispersaient sur le cours de Vincennes.
S’ils étaient en présence d’une foule mécontente mêlée à de nombreux journalistes, les policiers ne subissaient aucune violence, ni jet de projectile. « Ils n’étaient pas attaqués, ni encerclés, analyse le journaliste Gaspard Glanz, de l’agence Taranis News, qui a mis en ligne l’une des vidéos. Et surtout, il lance la grenade sans regarder où il la lance. La victime l’a donc prise à la tête à un mètre de distance. »
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À Caen, l’IGPN a été saisie vendredi après qu’une plainte a été déposée pour « violences commises par une personne chargée de mission de service public ». Lors d’une charge des forces de l’ordre, un homme a été frappé à plusieurs reprises alors qu’il se trouvait à terre. La scène se passe place Gardin et a été filmée.
À Lyon, selon le récit du site Rebellyon, une cinquantaine de personnes ont été blessées au moment de la dispersion place Bellecour. Pendant la manifestation, plus tôt dans la journée, le site signale « au moins une personne blessée par Flash-Ball à la Guillotière, en pleine tête, et un autre aux jambes place du Pont. D’autres personnes blessées par des grenades de désencerclement tirées en masse ».