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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Vous connaissez Aung San Suu Kyi, mais connaissez vous son père, le communiste Aung San ?

On connait tous l’opposante historique à la junte militaire birmane, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991, etc. mais connaissez vous son père ? Bogyoke Aung San, père de l'indépendance de la Birmanie et fondateur du Parti communiste de Birmanie
 
Vous connaissez Aung San Suu Kyi, mais connaissez vous son père, le communiste Aung San ?
Bogyoke Aung San (1915-1947) est issue d'une famille birmane connue pour animer la résistance à la colonisation britannique (à l'époque la Birmanie est intégrée aux Indes britannique). En 1933, Aung San est étudiant à la Rangoon University et devient rapidement un leader syndical et un dirigeant de la Rangoon University Students' Union (RUSU). En octobre 1938 il abandonne ses études pour mener une lutte politique contre l'occupation britannique et contre l'impérialisme.

Du nationalisme au communisme:

Il rejoint la "Dobama Asiayone" ("Association de Nous les Birmans"), une organisation nationaliste (voir raciste) Birmane fondée en 1930. Il fait muter cette organisation nationaliste en force politique anti-impérialiste qui rassemble différents courants birmans. C'est à ce moment que Bogyoke Aung San fonde le Parti communiste de Birmanie le 15 août 1939, avec 5 autres membres de la "Dobama Asiayone", dont Than Tun et Soe. Quelques temps après, il fonde le Parti populaire révolutionnaire, rebaptisé Parti socialiste après la Seconde Guerre mondiale.


Il s’attire la colère du gouvernement britannique et est obligé de fuir en Chine. Il tente d'obtenir l'appui du Parti communiste chinois, mais il est intercepté par l'occupant japonais et transféré au Japon. Les japonais veulent utiliser Aung San pour chasser les britanniques de Birmanie, une alliance s'établie entre l'Empire du Japon et Aung San pour libérer le pays et créer une nation birmane indépendante.
 
Drapeau de l'Etat de Birmanie
Drapeau de l'Etat de Birmanie:
Comme pour beaucoup de mouvements qui luttent contre l'impérialisme, les japonais font miroiter l'illusion du secours de l'armée impériale pour chasser les occupants européens et constituer des gouvernements indépendants.

Avec l'appui japonais, Aung San constitue l'unité des Trente Camarades, embryon de l'Armée pour l'indépendance birmane créée en décembre 1941 en Thaïlande. À la prise de Rangoon par les Japonais (mars 1942), Aung San est promu au rang de colonel puis de général. Le 1er Août 1943, le Japon proclame la Birmanie indépendante, sauf que se sera un Etat fantoche, à l'image du Mandchoukouo. La Birmanie devient un État satellite de l'Empire du Japon au sein de la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, un bloc rassemblant des pays asiatiques, dirigé par le Japon contre les puissances coloniales occidentales.

L'État de Birmanie (son nom officiel) est dirigé par les militaires japonais, ces derniers délèguent certaines taches civiles mais dispose d'une autonomie très limitée. Les communistes participent malgré tout à ce gouvernement (malgré le Manifeste d'Insein), on retrouvera Than Tun et Aung San à des postes clés du gouvernement. C'est entre 1943 et 1944 que les communistes se détachent des japonais et qu'Aung San bascule dans la lutte contre les japonais.

La lutte antifasciste anti-japonaise


Pour Aung San, cela est inacceptable, car "si les britanniques ont aspiré notre sang, les Japonais ont broyé nos os !". Aung San se rapproche secrètement des Alliés et des mouvements communistes, fondant avec ces derniers l'Organisation anti-fasciste de Birmanie. Le 1er Août 1944 il demande le départ des japonais, et crée un gouvernement provisoire qui sera reconnu par les britanniques comme légitime.

La "Dobama Asiayone" se scinde, les nationalistes resteront aux côtés des japonais et les progressistes d'Aung San rejoindront la lutte, aux côtés des britanniques, contre l'occupation japonaise.

Aung San organise un soulèvement en Birmanie, en collaboration avec les dirigeants communistes Than Tun et Soe. Le 27 Mars 1945, il dirige la BNA (Burma National Army) et déclenche une révolte contre les occupants japonais. En juin 1941, les communistes birmans avaient, sous l'impulsion de Than Tun lancé le "Manifeste d'Insein", qui désignait le fascisme mondial comme l'ennemi principal dans la guerre et appelait à la collaboration temporaire avec les britannique pour créer une large alliance incluant l'Union soviétique. Le combat pour la libération nationale serait repris après la défaite du fascisme. Cette position des communistes va servir de base à la création de la Ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple en août 1944.

 

Au moment de l'insurrection, un gouvernement provisoire est établit, il s'agit de l'Organisation anti-fasciste (AFO) dirigé par le communiste Soe. L'AFO étant dirigée par la Ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple (AFPFL) dont le premier secrétaire général fut le dirigeant communiste Than Tun puis Aung San en janvier 1946.

Ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple et l'assassinat d'Aung San

L'AFPFL, avec Aung San, négocie une indépendance totale pour la Birmanie, y compris pour les minorités ethniques : Aung San réussit à réunir les birmans, les Shans, les Kachins et les Chin pour la seconde conférence de Panglong, dont le succès en février 1947 pavait la voie vers l'indépendance. Aux élections qui suivirent en avril, l'AFPFL remporta une victoire éclatante, avec 196 des 202 sièges de l'Assemblée constitutionnelle. Mais Aung San est assassiné par le nationaliste U Nu.
 
Drapeau du CPB
Drapeau du CPB:
U Nu avait fomenté un coup d'état avec des partisans nationalistes, il dénonçait la prise du pouvoir par les communistes birmans. Avec le soutien des nationalistes chinois du Kuomintang (KMT), il fait assassiné Aung San avec six membres de son cabinet le 19 juillet. U Nu devint alors premier ministre et président de l'AFPFL. Les communistes vont condamner cet attentat et voient la main des britanniques (le capitaine David Vivian, un officier de l'armée britannique fut inculpé par la justice), pour le CPB il s'agit d'une capitulation et d'un transfert de pouvoir à la bourgeoisie birmane au détriment du peuple. La Birmanie devient officiellement indépendante le 4 janvier 1948.

La résistance communiste au coup d’état contre Aung San:

U Nu mène une politique ultranationaliste et anticommuniste. Les révoltes populaires commencent à éclater dans le pays. En février 1948, la All Burma Trade Union Congress (ABTUC) déclenche une grève massive, les organisations syndicales paysannes, All Burma Peasants Organisation (ABPO), suivent le pas. Le Parti communiste de Birmanie entre dans la clandestinité en mars, après qu'U Nu eut ordonné l'arrestation de ses dirigeants pour incitation à la révolte. Il sera interdit en octobre 1953.

D'autres groupes quittèrent l'AFPFL pour rejoindre la rébellion, non seulement la "bande blanche" (Yèbaw Hpyu) de la milice d'Aung San, mais aussi une bonne partie du régiment des fusiliers birmans, commandée par des communistes, qui prit le nom d'Armée révolutionnaire birmane (RBA). Outre l'insurrection communiste, le gouvernement de l'AFPFL se trouva aux prises avec des révoltes ethniques : celle des Karens de l'Union nationale karen (KNU), celle des Môns, celle des Pa-O et celles des nationalistes et des moudjahidines de l'Arakan.
 
Vous connaissez Aung San Suu Kyi, mais connaissez vous son père, le communiste Aung San ?
U Nu fut renversé par un coup d’État organisé par le général Ne Win le 2 mars 1962. Ainsi débute le pouvoir des militaires.

Aujourd'hui Aung San est une figure nationale, un héro de la lutte pour l'indépendance et l'architecte de la Birmanie moderne. Son héritage est porté par sa fille, Aung San Suu Kyi et est une icône de la non-violence, il servira de ralliement au soulèvement du "8888 Uprising" contre la junte militaire de 1988. La junte aura bien tenté de le faire disparaître de l'histoire du pays, en vain.       
 
Par: Nicolas MAURY.

 

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L
Le pédagogue :<br /> <br /> <br /> L’intérêt des médias est concentré depuis un certain temps déjà, sur « la star » de Birmanie : Aung San Suu Kyi.<br /> Lauréate du « prix Nobel de la paix » en 1991, décorée pour son action en faveur des « droits de l’homme » et de la « démocratie », membre du « parlement » de la dictature militaire, après des années en résidence surveillée, elle est reçue et fêtée par divers pays, avec « tout le tralala ».<br /> Cette femme « symbole de l’opposition à la dictature militaire », ne se soucie pas de l’horrible condition des moslimiine et des moslimaate de Birmanie, une population de plus d’un million 300 000 personnes, dont les membres sont traités comme des déchets dont il faut se débarrasser.<br /> Dernièrement, empêchée d’occuper le fauteuil moelleux de présidente de la Birmanie en raison d’une « tambouille » dite politique, « tambouille » très répandue dans les pays dits du Tiers monde, et après des élections dites législatives où le succès lui a été concédé, « la star » a proposé son ex-chauffeur à la présidence de ce pays (il a été élu bien sûr).<br /> « La star » fera partie du gouvernement bien entendu.<br /> Peter Popham, dans une biographie de « la star », rapporte qu’elle a été furieuse d’avoir été interviewée par une journaliste musulmane, sur les horreurs auxquels font face les musulmans et les musulmanes en Birmanie.<br /> « La star » furieuse a déclaré, hors caméra :<br /> « Personne ne m’a dit que j’allais être interviewée par une musulmane ».
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