La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
8 Octobre 2015
LA LIAISON FERROVIAIRE LYON-TURIN : UN PROJET NUISIBLE
Ce projet de relier deux grandes régions européennes par le rail a une portée symbolique importante car il s’inscrit parfaitement dans la propagande européenne sur le rapprochement des peuples. Les Alpes ne sont vues que comme un obstacle à « gommer » de la carte, pour reprendre la terminologie des promoteurs du projet.
La liaison Lyon-Turin, c’est 140 km de ligne nouvelle, dont 86 km enterrés. Elle doit mettre Paris à 4 heures de Milan, contre 7 actuellement. Surtout, elle vise à développer le fret (transport de marchandises par rail) entre la France et l’Italie et désengorger les voies routières.
Le projet de tracé des accès français concerne 3 départements (le Rhône, l’Isère et la Savoie) et traverse 71 communes, dont 43 à l’air libre.
Il s’appuie sur la réalisation de deux tunnels, l’un de 53,1 km qui reliera Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) à Venaus (Val de Suse), et l’autre de 12,2 km entre Venaus et Bruzolo.
Le projet Lyon-turin se subdivise en trois sections mixtes qui permettront le transport de fret et de voyageurs :
1.- Une partie française, de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne.
2.- Une section transfrontalière de Saint-Jean-de Maurienne à Bussoleno.
3.- Une partie italienne de Bussoleno à Turin.
La première section comporte deux phases de réalisation : d’abord une ligne entre Lyon et Chambéry pour les voyageurs et le fret, ensuite une ligne fret entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne permettant la mise en place d’une autoroute ferroviaire à grand gabarit.
Le coût estimé par la Cour des comptes est de 26 milliards d’euros pour l’ensemble de la ligne, sachant qu’en matière de grand travaux, la réalité dépasse toujours les prévisions. Cela représente 20 fois le coût de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes [1] uniquement pour la partie Française (la moitié du projet).
Jacques Chirac a dit toute la vérité en 2001 en déclarant, à propos de la liaison Lyon-Turin : « Cette décision est irréversible. Nous devons être imaginatifs et ambitieux sur le plan du financement. » Comprenez : « nous n’avons pas l’argent mais nous n’avons pas d’autres choix que de le trouver ».
Le projet a effectivement commencé par un accord politique, signé le 29 janvier 2001 à l’occasion d’un sommet franco-italien. L’enquête publique a été lancée début 2012 pour le tronçon Lyon-Saint-Jean-de Maurienne. Le 3 décembre 2012, le projet a fait l’objet d’une nouvelle déclaration commune des chefs d’État français et italien. Par un décret du 23 août 2013, les accès français de la ligne nouvelle Lyon-Chambéry-Turin ont été déclarés d’utilité publique. Des chantiers exploratoires sont conduits depuis deux ans, phase durant laquelle le projet a véritablement commencé à faire parler de lui. Il est revenu sur le devant de la scène médiatique le 24 février 2015 avec la signature par François Hollande et Matteo Renzi, réunis à l’occasion d’un sommet franco-italien, de l’avenant à l’accord de 2001 qui permet de lancer les travaux. Le percement du tunnel sous les Alpes doit débuter en 2016.