La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
24 Septembre 2015
vrai visage d’Emmanuel Macron ; il nous apparaît cette fois de manière encore plus éclatante. Avec lui, le libéral est d’abord et avant tout libéral, même paré d’une étiquette de « socialiste », dont il ne reste manifestement rien.Dans l’exercice de sa fonction à la tête de l’économie française et d’une des administrations les plus régaliennes qui soient, Emmanuel Macron possède une double particularité. Primo, il se prend pour ce qu’il n’est pas : un ministre de gauche. Secundo, il nous prend pour ce que nous ne sommes pas : des imbéciles. Dans les deux cas, même si tout est affaire de regard et d’oreille, le spectacle affligeant de sa soi-disant « libre-parole » a quelque chose de bestial. Emmanuel Macron se plaît à danser sur le fumier de l’époque, où il puise l’essentiel de ce qu’il considère comme du « courage politique », mais qui, admettons-le, ressemble à s’y méprendre à de la vanité sitôt dissoute dans l’acide financier. Voilà donc l’homme « moderne », libéral et idéologiquement compatible avec le capitalisme, qu’il affirmait vouloir, il y a quelques mois, « façonner à l’image de nos ambitions ». Après ses critiques sur les 35 heures, fin août, c’est sur le statut des fonctionnaires que ledit ministre « de gauche » cogne à tour de bras. Lors d’un débat organisé par le think tank En temps réel, M. Macron a donc remis en cause le statut des agents de la fonction publique, qui, selon lui, ne serait « plus adapté au monde tel qu’il va » et « surtout plus justifiable »…
Macron se défend aujourd’hui et accuse des journalistes d’avoir trahi le secret d’une discussion « off the record » (hors micro). Ses propos étaient du « off ». Et alors ? A-t-il dit, oui ou non, ce qu’il a dit ? La réponse est formelle : oui. Il pense donc ce qu’il a dit. Cela suffit à nous convaincre que, décidément, ce ministre-là mérite non seulement la défiance du peuple de gauche "il existe encore" mais également sa colère et pourquoi pas une forme de mépris. Car le recadrage de Hollande, puis de Valls ce dimanche, ne suffira pas. Il n’y a pas la parole « off » où l’on dit ce qu’on pense, et la parole « on » où l’on se cache derrière des mots.
Nous connaissions déjà pas mal le vrai visage d’Emmanuel Macron ; il nous apparaît cette fois de manière encore plus éclatante. Face à l’ampleur de la crise, un homme authentiquement de gauche proposerait prioritairement de réinvestir le champ des idées et des principes fondateurs du pacte républicain et de la citoyenneté, autrement dit, il chercherait à sécuriser et à améliorer la situation sociale de l’ensemble des salariés, tout en respectant la spécificité des missions de l’agent public, plus que jamais indispensable. Macron préconise tout le contraire. Rien d’étonnant. Avec lui, le libéral est d’abord et avant tout libéral, même paré d’une étiquette de « socialiste », dont il ne reste manifestement rien.
Éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin.