La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
15 Septembre 2015
À Bruxelles, ce mardi, le réveil est amer pour plusieurs responsables européens. La veille, lors du conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur, les pressions diplomatiques n'ont pas suffi à faire plier les lignes hongroise, slovaque ou tchèque, pays farouchement opposés à la mise en place d'un plan d'urgence de répartition des 120 000 nouveaux demandeurs d'asile arrivés en Grèce, en Italie et en Hongrie le mois dernier. La stratégie franco-allemande a échoué. Le Français Bernard Cazeneuve et l'Allemand Thomas de Maizière se sont pourtant tenus côte à côte, obligeant la Hongrie, l'Italie, la Grèce, la Commission et le Luxembourg à se réunir en format réduit pour trouver une position commune, avant la réunion à 28. « Personne n'a sorti sa kalachnikov », a affirmé une source diplomatique à l'issue de la réunion, avec une sorte d'optimisme. Mais les pays de Visegrad, du nom de la ville danubienne qui vit les rois de Bohême, de Pologne et de Hongrie signer une alliance en 1335, ont préféré faire front commun pour appeler à une réunion des chefs d'État, plus à même de décider, selon eux. « La Hongrie a fait le tour des salles des délégations pour appeler à un Conseil européen », affirme ainsi une source européenne. La Pologne, autre pays de Visegrad, se serait quant à elle quelque peu distanciée de ses collègues, acceptant l'idée d'un accord de principe, sans jamais toutefois l'affirmer haut et fort.
Pour la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, la pilule est difficile à avaler. Elles viennent tout juste d'accepter après plusieurs mois de négociation de prendre en charge quelques centaines de demandeurs d'asile sur leur territoire d'ici deux ans, selon un premier plan de répartition présenté en mai par la Commission européenne. Une goutte d'eau à l'aune des quelque 13 000 personnes déjà descendues du train à Munich rien que ce samedi. Mais une goutte d'eau qui compte pour des pays qui évoquent pour leur défense des raisons politiques – l'idée de contrer tout « diktat de Bruxelles » – mais aussi religieuses, pratiques et culturelles – notamment l'absence d'infrastructures d'accueil ou encore la difficulté de la langue – pour éviter d'accueillir de nouveaux réfugiés.
Mais c'est la Hongrie qui, après avoir fermé de force les frontières avec la Serbie et promulgué des mesures drastiques contre les migrants et ceux qui les aident, a orchestré l'échec des négociations. Jean-Claude Juncker, à l'origine du plan de répartition, comptait pourtant sur l'implication de Budapest pour obtenir l'assentiment de l'ensemble des pays européens sur son plan. Une mesure nécessaire pour éviter l'engorgement des centres d'accueil dans les autres pays de l'Union européenne, l'Allemagne et la France en tête.
Budapest doit pourtant être le principal bénéficiaire d'un tel plan. Exclue du précédent plan, la Hongrie devait voir plus de 50 000 demandeurs d'asile arrivés sur son territoire être transférés vers d'autres pays de l'Union européenne. Une aide qui n'allait pas sans condition. Il fallait que le pays accepte « les principes qui permettent la résolution de ce problème », indique le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Or, ce principe défendu par la France et l'Allemagne, c'est l'enregistrement systématique de l'ensemble des demandeurs d'asile sur le territoire hongrois via le déploiement d'experts européens sur place, voire la mise en place de centres de rétention. Un enregistrement qui fait encore débat. « Pour l'instant, la Hongrie laisse des trains amener les migrants directement en Allemagne sans contrôle. Cela doit cesser », explique une source diplomatique. Tout de suite contrebalancée par une autre : « Empêcher les migrants d'aller en Allemagne, c'est contre-productif et impossible. On ne peut pas les obliger à partir en Pologne ou en République tchèque s'ils ne veulent pas. »
Le commissaire à la Migration, Dimitris Avramopoulos, a appelé à une nouvelle réunion des ministres la semaine prochaine, battant en brèche l'idée d'un Conseil européen. Sans conviction sur l'issue des négociations. L'Europe plonge dans l'incertitude.
Par: l'AFP.