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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Face à leur Europe américaine, ce pourquoi de Gaulle essuya la première révolution orange en mai 68.

La seule politique consiste à ne pas devenir un protectorat ; sur ce point, les néogaullistes auront bien trahi le Général, Chirac ou Sarkozy les premiers.

Boulevard Voltaire 

 

 

 La seule politique consiste à ne pas devenir un protectorat ; sur ce point, les néogaullistes auront bien trahi le Général, Chirac ou Sarkozy les premiers. On rendra hommage à Dominique de Villepin pour son discours à l’ONU. Il en fut persécuté ! Les derniers en date furent Messmer, Guichard peut-être, et Peyrefitte à qui on doit ces confessions admirables qui montrent le caractère prophétique de notre grand homme sans succession (je sais, « il était lâche, vendu aux communistes, à Rothschild, il a bradé l’empire, l’Algérie », etc.).

Voici comment de Gaulle prophétisait le devenir technocratique de leur Europe :« Quelle Europe ? Il faut qu’elle soit véritablement européenne. Si elle n’est pas l’Europe des peuples, si elle est confiée à quelques organismes technocratiques plus ou moins intégrés, elle sera une histoire pour professionnels, limitée et sans avenir. Et ce sont les Américains qui en profiteront pour imposer leur hégémonie. »

Puis le Général définit l’Europe à l’anglaise que nous avons héritée, et contre laquelle il aura tant lutté ; c’est l’Europe du TTIP et des corporations : « Ce que veulent les Anglo-Saxons, c’est une Europe sans rivages, une Europe qui n’aurait plus l’ambition d’être elle-même. L’Europe sans frontières. L’Europe à l’anglaise. C’est en réalité l’Europe des Américains. L’Europe des multinationales. Une Europe où chaque pays européen, à commencer par le nôtre, perdrait son âme. »

Le nihilisme libéral anglo-saxon lui fait peur ; il est hégémonique et la dimension tératologique de la puissance américaine (et de sa dette) n’est pas sans l’effrayer : « L’Amérique essaie de dominer en Europe, comme elle cherche à dominer en Amérique latine, en Asie du Sud-Est. L’Amérique, qu’elle le veuille ou pas, est devenue aujourd’hui une entreprise d’hégémonie mondiale… La puissance américaine est tellement écrasante, ils ont tellement d’avance dans les technologies de pointe, ils sont tellement riches, ils empruntent tellement – puisqu’on ne prête qu’aux riches – que leur expansion a quelque chose d’élémentaire. » Il veut dire « facile », car le monde s’américanise comme par enchantement.

La Deuxième Guerre mondiale fut vite remplacée par la guerre froide, formulée par Churchill dans son célèbre (un plagiat, d’ailleurs) discours sur le rideau de fer. L’Empire et le Pentagone comprennent qu’il ne faut jamais être à court d’ennemi. Comme la lutte contre le mal suppose un chef yankee autoritaire, le général de Gaulle tient encore à Peyrefitte ces propos qu’approuveraient aujourd’hui un Vladimir Poutine et les leaders des BRICS : « Les Américains font croire que ne pas être d’accord avec eux, c’est vouloir rompre l’alliance atlantique et mettre en danger la liberté de l’Occident. Cuba leur est montée à la cervelle. En Amérique du Sud, en Europe, en Asie, tout le monde en colonne par deux derrière l’Oncle Sam, sinon gare à vous. »

On comprend pourquoi de Gaulle essuya la première révolution orange en mai 68.

Par:  Michel El Diablo.

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