La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
26 Août 2015
Le journaliste Philippe Tesson rend hommage à son ami décédé cette nuit. Un journaliste-écrivain modèle dévoué à un engagement politique sincère. Nous, journalistes, nous perdons avec
Claude Cabanes l'un des derniers vestiges de ce qui fit longtemps notre gloire : le panache au service de la fidélité à l'engagement. Tout était élégance de nature chez lui : l'allure, le chic, le style, l'aisance, la délicatesse. Sa culture avait fait le reste. Il était un homme profondément civilisé, très attentif à le montrer, avec une exceptionnelle intelligence des comportements, des situations et des relations. La verve de son verbe était redoutable. Il était son propre acteur, il s'en amusait, il en abusait, on lui pardonnait, on applaudissait, comme au théâtre. Un héros romanesque, un personnage.
Ces qualités-là, ce flamboiement, Claude Cabanes aurait pu les vouer à des ambitions personnelles flatteuses. Il fit très tôt un autre choix, peut-être aux dépens de ses intérets : le combat pour la justice. L'idéologie et le sentiment .engagement auquel il ne dérogea jamais, pour des causes politiques et sociales généreuses. Il les défendit envers et contre tout, non sans embarras parfois, avec une fougue que seuls tempéraient son talent, son charme et son humour. Il incarnait avec superbe le mot de Chateaubriand : "démocrate par nature, aristocrate par moeurs". On pleure l'homme avec beaucoup de chagrin et le bretteur avec un infini respect.
Par: Philippe TESSON.