La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
6 Août 2015
Le roi d'Arabie saoudite, qui a quitté voici quelques jours la Côte d'Azur, n'a pas profité de son séjour pour éponger... 3,7 M€ d'impayés de son pays auprès de l'AP-HP.
C'est Patrick Pelloux, le plus célèbre médecin urgentiste de l'Hexagone, qui a allumé la mèche sur Twitter hier à 8 heures pile. « Avant de partir, le roi d'Arabie saoudite pourrait payer ses factures de 3,7 MEUR aux Hôpitaux de Paris.
Un geste de politesse ! » Un tweet rapidement retweeté plusieurs centaines de fois avec des commentaires scandalisés ou humoristiques -- « Il doit être à la CMU ( NDLR : la couverture maladie universelle, permettant l'accès aux soins pour les personnes disposant de faibles ressources) . » Ultime remous autour d'un séjour qui aura fait de nombreuses vagues.
D'abord, la plage de Vallauris (Alpes-Maritimes) avait été privatisée et aménagée pour être directement reliée à la villa occupée par le roi Salmane et sa suite durant son séjour en France, provoquant la controverse. Ensuite, une femme policière chargée de la sécurisation de la plage avait été affectée à une autre mission... loin des hommes en maillot de bain. Enfin, l'Arabie saoudite est donc débitrice d'une dette de 3,7 M€ auprès de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Le chiffre a été confirmé hier après-midi au « Parisien » - « Aujourd'hui en France » par l'AP-HP.
Pour être tout à fait précis, il ne concerne pas que le roi Salmane, mais comprend, pour toute l'Arabie saoudite, les particuliers, les organismes et l'ambassade à Paris. « Le souci n'est pas celui de la privatisation d'une petite plage, soupire Patrick Pelloux. Si Barack Obama était venu, on aurait privatisé la Méditerranée... Le vrai problème, c'est que de richissimes chefs d'Etat, des personnels d'ambassade viennent se faire soigner en France puis laissent leur ardoise derrière eux. »
Pourquoi l'AP-HP ferme-t-elle les yeux sur ces lignes de créances qui viendraient pourtant soulager son budget ? « En France, nous n'avons pas l'habitude de réclamer, déplore Patrick Pelloux. Nous sommes trop sympas avec les rois et les diplomates... » Surtout, réclamer auprès d'un Etat étranger « implique de passer par le Quai d'Orsay, décrypte un spécialiste des grands contrats d'armement. C'est prendre le risque de froisser des susceptibilités... et de s'asseoir sur des accords à plusieurs milliards d'euros ». Bref, les comptables de l'AP-HP ne doivent pas trop compter sur les politiques pour taper du poing sur la table. Exemple récent de juteux accords ? Fin juin, Paris et Riyad ont signé des contrats d'une valeur de 10,8 Mds€ ! Comparativement, les 3,7 millions dus par l'Arabie sont une goutte d'eau.
Mais le problème n'en reste pas moins réel. Comme indiqué dans nos éditions du 17 juillet, la dette cumulée (sur l'ensemble des années) des pays étrangers à l'égard de l'AP-HP culminait à 118,6 M€ fin 2014. L'AP-HP entend réagir. « Maintenant que nous avons recensé toutes les dettes, nous allons revoir les conventions de dispenses d'avances de frais avec certains pays et exiger des prépaiements », expliquait-on hier à l'AP-HP. Car les riches patients étrangers peuvent aussi permettre de renflouer les caisses des hôpitaux. Depuis 2012, l'AP-HP a décidé de surfacturer de 30 % les soins programmés auprès des non-résidents, ce qui lui a rapporté l'an dernier 10 M€ de recettes supplémentaires.