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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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« Se remettre en cause, se préparer et surprendre pour rendre tangible l'alternative ! »

On ne peut approuver les propos de notre Secrétaire national Pierre LAURENT, quand il a proclamé au Sénat mercredi 16 juillet 2015 « être solidaire des choix de Syriza ». On ne peut pas non plus l'approuver quand il s’exclame « vive Alexis TSIPRAS » et qu’il salut son « courage et sa responsabilité ».

De telles déclarations heurtent toutes les valeurs des communistes.

En effet, un lourd choix a été fait par TSIPRAS, que nous devons désormais nettement condamner, sans pour autant insulter l'avenir (tout le monde peut faire des erreurs). C'est à lui d'assumer. Le constat est clair : le 3ème mémorandum va accentuer l’austérité en Grèce, sans aucune perspective de redressement. Rien n’est réglé, les souffrances du peuple grec vont perdurer et s’accentuer. Une tutelle honteuse est mise sur la Grèce.

Étrange situation qui a vu deux victoires électorales – celle des législatives en janvier, et celle au référendum du 5 juillet 2015 – se transformer en leur contraire dans ce pays. Certains diront : je vous l'avais bien dit. Mince consolation et bien triste défaite pour le peuple grec.

Comment en est-on arrivés là ? Pourquoi Alexis TSIPRAS, qui avait promis d’en finir avec l’austérité et de respecter la souveraineté de son pays, en est-il arrivé à faire sauter toutes les lignes rouges qu’il avait lui-même fixées ? Je n’ignore rien de la difficile négociation dans laquelle étaient enfermés nos camarades grecs.

 

Mais comment créer précisément un rapport de force ? La leçon doit servir pour la France. Dans notre pays aussi, ce sont des « socialistes » qui n’avaient pas été élus pour ça qui pilotent, sous l’égide de Bruxelles et à l’image du projet de loi dit MACRON, les contre-réformes et les mesures d’austérité renforcées.

La France est un grand pays. Mais plus personne ne peut le nier : jamais les « partenaires » européens n’accepteront de transiger sur quoi que ce soit face à un Gouvernement qui refuserait les normes austéritaires. N’est-ce pas François HOLLANDE lui-même, tout auréolé de son élection de 2012, qui a échoué à renégocier le Traité d’austérité SARKOZY-MERKEL devant l'intransigeance des Allemands ?

Pour un vrai changement, il faut d’urgence remettre en cause certains dogmes. L'Union européenne en est un. Il faut tirer les leçons des expériences pour préparer une alternative crédible et efficace en 2017, alors que seul le FN profite de nos lacunes et de la situation politique, figée, bloquée.

On ne peut plus faire l’économie d’un agenda clair des réformes et des ruptures que nous devrons prendre, agenda de gouvernement qui devra comporter des unilatérales fortes (nationalisation immédiate de toutes les banques, dénonciation de la dette ou d’une partie de celle-ci, menace ou sortie avérée de l’euro…).

 

Par: Gautier W.

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