Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publicité

L’homme qui tape sur l’épaule des paysans avant de leur pisser dessus.

Collaborateur de l’hebdomadaire La France Agricole et auteur de points de vue sur les crises agricoles dans le quotidien Les Echos, Nicolas-Jean Brehon se veut sympathique avec ses lecteurs paysans mais les méprise profondément quand il s’adresse au patronat pour parler d’eux .

L’homme n’est pas connu des lecteurs de l’Humanité. Il se nomme Nicolas-Jean Brehon et n’affiche aucun titre professionnel quand il écrit une chronique dans La France agricole sous le logo « En coulisses à Bruxelles ». Mais il rédige aussi un « Point de vue » de temps à autre dans le quotidien Les Echos. Le journal  préféré des milieux d’affaires le présente alors comme « professeur à l’IDREHEA, institut  de hautes études de droit rural et d’économie agricole ».

Dans l’hebdomadaire que lisent de nombreux paysans, Nicolas-Jean Brehon écrit en marchant  sur des œufs, sans doute avec le souci de ne pas faire perdre des lecteurs au journal qui le paie. Il explique un jour que ce n’est pas simple de simplifier la Politique agricole commune (PAC). Il dit un autre jour que les Appellation d’Origine Protégées (AOP) sont un atout à valoriser pour la production laitière et fromagère française. Il dit aussi  que l’organisation des producteurs de lait a du mal à s’imposer face aux firmes privées auxquelles ils livrent leur production. Il serait donc du côté des éleveurs ce Nicolas-Jean Brehon. Mais pas trop quand même.

Car une autre facette du même homme s’exprime dans «Les Echos», comme en témoignent ses propos dans l’édition du  28 juillet 2015. A 30 centimes  le litre de lait, il concède que les producteurs « ont raison de se plaindre. Mais ils se plaignent   pour de mauvaises raisons», ajoute-t-il. Car  la fin des quotas a été annoncée « il y a…seize ans ». Et puis, «ce n’est pas en France que le lait est le moins cher. Même si ce fut vrai. Sur le douze derniers mois, le prix français a été en dessous du prix allemand pendant quatre mois avec un écart maximal sur le prix de base de 1 centime. Mieux, c’est en France que la baisse des prix a été la plus faible  des grands pays laitiers,  moins 14% en France sur un an contre moins 21% en Allemagne et  moins 27% aux Pays Bas ».

Alors, ce qu’il faut en France « c’est juste passer de la lutte à la négociation. C’est aussi simple que ça », affirme  Brehon. Encore faut-il trouver des interlocuteurs pour «ça», ce que notre chantre du libéralisme oublie de dire. Pour le reste, l’avenir serait aux fermes à 1.000 vaches et plus. Car « dans les zones de déprise laitière, qui sont les plus fragiles, la grande ferme permet au collecteur d’aller chercher le lait des autres fermes », dans celle qui a regroupé tous les animaux. « C’est aussi simple que ça», dit encore Brehon. Il a juste oublié qu’il faut aussi nourrir les vaches concentrées sur un seul site. Et que le transport de nourriture du bétail sur de longues distances pollue plus et coûte aussi  plus cher que l’économie réalisée  sur la collecte du lait. Mais ce n’est pas l’industriel collecteur de lait  qui va payer le surcoût  dans ce cas précis. C’est aussi simple que ça, pourrait-on ajouter.

Pour le reste, « quand les Français doutent encore du fameux potentiel du marché chinois  et ne savent pas ce qu’ils font faire, les concurrents se préparent. C’est aussi simple que ça », ajoute une fois de plus  Nicolas-Jean Brehon avant de conclure doctement : « La profession a moins besoin  de prix que d’un cap. C’est aussi simple que ça»!

Ainsi donc, quand il s’adresse aux paysans dans La France agricole, Nicolas-Jean Brehon leur tape amicalement sur l’épaule. Quand ses propos dans Les Echos s’adressent  au patronat et aux spéculateurs pour parler des éleveurs, ces derniers se font pisser dessus!    

Par:  GÉRARD LE PUILL

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article