La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
17 Juin 2015
L'article 49-3 de la Constitution est un coup d'état permanent contre la République dite "démocratique et sociale" selon la même constitution. En effet, si les représentants de la nation (sic) votent la loi, le gouvernement par la mattraque du 49-3 peut gommer l'action des députés. Plus de débat, plus de vote, que la soumission au diktat émanant du palais de l'Elysée.
C'est le général de Gaulle, appelé au pouvoir par Guy Mollet, dirigeant socialiste et ex-président du Conseil des ministres, qui a taillé la 5e consitution française à sa mesure, pour une politique au service des puissances de l'argent. François Mitterrand, alors dans l'opposition, avait trouvé à redire. Au pouvoir, il mettra le 49-3 dans sa façon autoritaire de régenter la France. François Hollande suit ses traces. Il ne faut pas s'en étonner. L'un de leurs prédécesseurs, Léon Blum, plusieurs fois chef de gouvernement et dirigeant national de la section française de l'Internationale socialiste, disait que la social-démocratie gérait loyalement le capitalisme.
Si vous trouvez, par hasard, un exécutif municipal, d'agglomération de communes, départemental ou régional à direction PS qui s'élève contre le déni de démocratie qu'est le 49-3, vous gagnez une entrée gratuite rue Solférino à Paris. Les gauchos du PS et les frondeurs y cohabitent le plus naturellement du monde avec leurs potes du gouvernement.
J'oubliais Nicolas Sarkozy. Locataire de l'Elysée, il a institué un machin chose référendaire que le PS avait voté. C'est un site internet gouvernemental pour promouvoir des référendums, c'est à dire donner la parole au peuple sur un sujet ou un autre. Pour cela, il faut que 185 députés déposent une proposition. Ensuite à chacun d'aller sur ce site gouvernemental durant 9 mois. S'ils sont 10% à soutenir la loi référendaire, le Parlement l'examine dans les 6 mois qui suivent. L'Etat a prévu 1,8 million d'euros de budget pour traiter 3 propositions de référendum par an. Sans rire.
Et comme le PS dispose de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, il ne s'en sert pas du tout. Pourtant, ça serait fastoche de proposer au peuple souverain s'il veut poursuivre sa route sous le joug de l'UE capitaliste. Par exemple, non? Allez, que 185 députés PS sur 298...