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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Des abattoirs bloqués par les éleveurs de bovins.

Photo : Georges Gobet/AFP
Plusieurs sites sont bloqués comme celui de la de Socopa à la Roche-sur-Yon. Les éleveurs de bovins veulent une augmentation du prix payé aux producteurs.

 

Des blocages d’abattoirs ont débuté en France le 6 mai au soir et s’étendent dans de nombreuses régions à l’initiative des éleveurs de bovins à viande affiliés à la FNSEA et à Jeunes agriculteurs.
 

Ce jeudi 7 mai, les abattoirs de La Roche-sur-Yon, en Vendée ; de Villefranche d’Allier, dans l’Allier; de Venaray les Laumes, en Côte d’Or ; de  Cholet, dans le Maine-et-Loire ;  de Cherré, dans la Sarthe étaient bloqués par des éleveurs. Pour expliquer ce coup de colère, il faut savoir que le prix du kilo de carcasse de bovin abattu et dépecé a baissé de 6 à 8% en France depuis le milieu de l’année 2014, tandis que le prix payé par le consommateur a progressé de 1%.

Le rapport de l’Observatoire des marges et des prix rendu public en avril 2015 indique pour sa part que l’éleveur recevait en moyenne la somme de 4,04€ pour un kilo de viande bovine à l’entrée de l’abattoir en 2013 mais n’en recevait plus que 3,71€ en 2014. Parallèlement la marge brute des grandes surfaces était passée de 1,81€ par kilo en 2013 à 2,09€ en 2014, celle des abatteurs ayant augmenté plus faiblement, passant de 1,56 à 1,64€ en un an. « Cette action traduit la détresse des éleveurs face à la détérioration continue de leur situation économique et une gestion de trésorerie qui devient intenable, comme l’a montré fort justement l’Observatoire des prix et des marges », affirment dans un communiqué  les éleveurs de la région Pays de la Loire qui bloquaient trois abattoirs du groupe Bigard.

Les difficultés économiques des éleveurs de bovins à viande ne cessent d’augmenter depuis des mois dans un contexte un peu nouveau par rapport à celui de ces trente dernières années. Depuis la mise en place des quotas laitiers le nombre de vaches laitières en production diminuait régulièrement au fur et à mesure que le rendement de lait par vache augmentait grâce à la sélection génétique et aux rations alimentaires de plus en plus granivores données aux vaches. Il y avait donc moins de veaux laitiers et moins de vaches laitières de réforme pour les abattoirs.

Du coup, le nombre de mères augmentait chaque année dans les races à viande comme la charolaise, la limousine et quelques autres dont les veaux tètent leur mère au pré avant d’être vendus à dix mois comme « broutards » pour des ateliers d’engraissement en Italie , en Espagne , voire en France. Mais, avant même la fin des quotas laitiers, les principaux pays producteurs de lait de l’Union européenne ont augmenté leurs troupeaux de vaches laitières dans l’espoir de conquérir des marchés à l’exportation pour les produits laitiers à partir de 2015. C’est notamment le cas en Allemagne, aux Pays Bas, en Grande Bretagne, en Irlande et en Pologne, voire en France dans plusieurs régions. Mais plus de vache laitière en production, c’est plus de jeunes bovins chaque année dont environ 50% de mâles pour la boucherie en plus d’un nombre croissant de vaches de réforme.

Comme de plus en plus de viande est transformée en steak haché à bas prix, les morceaux nobles issus des races à viande se vendent plus difficilement dans les magasins. La grande distribution profite de cette situation pour peser sur les cours en important des carcasses de vaches laitière de réforme. Parallèlement, trouver des marchés réguliers à l’exportation pour la viande de qualité s’avère difficile. Ainsi, sans intervention politique, la logique de la loi de l’offre et de la demande et les pouvoirs donnés aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs sont en train de mettre en danger l’un des plus beaux fleurons de l’élevage français.     

Par: Gérard le Puil.

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A
Bah oui, c'est cela le capitalisme : L'écrasement du plus faible par le plus fort... Le pire, c'est que la FNSEA et nombre d'agriculteurs soutiennent, font voter et votent pour les représentants de ce système...
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E
Il faut plus de bagarre des agriculteurs et ne pas tomber dans la nasse de la FNSEA. Ce syndicat accepte tout de la part du gouvernement et ensuite il disent le contraire pour faire croire qu'ils sont du coté des petits, alors que c'est faux.
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