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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Pemezec père et fille sont condamnés pour logement en famille organisée.

Trois ans après les révélations de Mediapart, Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et ancien vice-président du conseil général, a été condamné par le tribunal à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour avoir aidé sa fille à obtenir un joli logement social dans des conditions anormales. 

Tout n’est pas permis dans l’attribution des HLM. Le tribunal de Nanterre a condamné vendredi 10 avril le maire (UMP) du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, à une peine de six mois de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, pour « prise illégale d’intérêts ». Sa fille a en effet bénéficié d’un logement social dans sa propre ville et dans des conditions étonnantes, comme Mediapart l’avait révélé en mars 2012.

Marine Pemezec, poursuivie pour recel, a de son côté écopé de 2 000 euros d’amende avec sursis. En 2012, le groupe socialiste du conseil général des Hauts-de-Seine avait signalé les faits au parquet de Nanterre à la suite de notre article.

Comme Philippe Pemezec n’a pas manqué de le rappeler à l’audience, rien dans la loi n’interdit formellement à un enfant d’élu de bénéficier d’un logement social. Le maire, ancien vice-président du conseil général et relais historique de Nicolas Sarkozy dans le département, a d’ailleurs annoncé sur son blog qu’il faisait appel d’un jugement incompréhensible « qui institue une véritable discrimination ».

En réalité, tout dépend des conditions d’attribution. Marine Pemezec, alors âgée de 23 ans, avait obtenu un deux-pièces lors de la commission du 9 février 2012. Sur sa fiche, il apparaissait que son dossier avait été déposé le 7 février. Soit deux jours d’attente dans une région où ce délai moyen s’élève à 5 ans…

À l’époque, il nous avait été rétorqué que la date de dépôt du dossier était erronée, due à un bug informatique. Ce qu’a tenté de prouver à l’audience Philippe Pemezec, témoins à l'appui. Mais l’essentiel n’est pas là. Car quelle que soit la date, c’est le personnel de la mairie du Plessis, sur lequel le maire a autorité, qui décide des dossiers à présenter.

Selon le tribunal, il y a donc bien eu passe-droit. « Au vu de sa qualité de membre de la commission d'attribution des logements et maire du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec a pris, reçu et conservé un intérêt indirect, soit l'attribution d'un logement social à sa fille, ce qui permettait à cette dernière de quitter le domicile familial à moindre coût, a expliqué Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre. Il avait aussi un intérêt direct, puisque cela lui évitait de payer un loyer dans le parc immobilier privé. »

Quelques jours avant l’examen du dossier, le 18 janvier, Philippe Pemezec avait lui-même rédigé l’attestation d’hébergement selon laquelle sa fille habitait bien chez lui. À l’audience, il a expliqué qu’il n’était pas physiquement présent lorsque la commission s’est prononcée. Sa signature figure cependant bien au bas du procès-verbal de l'attribution.

Certainement par le plus grand des hasards, il se trouve que l’appartement de 50 m2 attribué à Marine Pemezec (pour 465 euros par mois), se situe dans un quartier très agréable de la ville. Et quelle coïncidence : il s’accompagne d’une terrasse ! Pas vraiment le genre de « cages à lapins » qui ont pu être construites dans la région dans les années 1970. Au vu de ces éléments, le tribunal a estimé que lorsque un bel appartement s’est libéré, le personnel de la mairie de Robinson a opportunément sélectionné la fille du maire.

 Par Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu.

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