Le nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau augmenté en mars, en France, une hausse moyenne de 0.4 % qui a touché plus particulièrement les jeunes. Tandis que le chômage de longue durée explose le mouvement ATD quart monde réclame une loi d’expérimentation pour des « Territoires zéro chômeur ».
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,4% le mois dernier, soit de 15.400 personnes, portant le total à 3.509.800.
En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi est en hausse de 0,5%, soit 28.000 personnes, pour atteindre un total de 5.290.500 en métropole, et 5.590.600 en incluant les départements d’outre-mer.
Il s’agit du deuxième mois de hausse consécutif après une légère baisse en janvier. En février, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A avait déjà augmenté de 0,4%.
Sur un an à fin mars, la métropole compte 4,9% de demandeurs d’emploi de catégorie A en plus, et 6,7% en incluant les catégories B et C.
La hausse sur un mois a été particulièrement forte chez les moins de 25 ans en catégorie A (+1,0%), alors que, principaux bénéficiaires des contrats aidés, ils sont moins affectés sur un an (+1,5%).
Dans la même catégorie, le nombre d’inscrits de 25 à 49 ans a progressé de 0,3% sur un mois (+4,4% sur un an), et celui des 50 ans ou plus de 0,4% (+8,6% sur un an).
En catégories A, B et C, le nombre de chômeurs a augmenté en mars dans toutes les tranches d’âge : 0,6% chez les moins de 25 ans (+3,7% sur un an), 0,5% chez les 25-49 ans (+6,5% sur un an) et de 0,6% pour les 50 ans et plus (+9,5% sur un an).
Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, continue d’augmenter, de 1,1% en mars et 10,1% sur un an.
Leur part dans le nombre total de demandeurs d’emploi inscrits est de 43,6% (+0,2 point en un mois, +1,3 point sur un an).
Pour le PCF, le ministre du travail a perdu une occasion de se taire
Pour François Rebsamen, le gouvernement est « sur la bonne voie » dans sa lutte contre le chômage. Alors que le nombre de chômeurs en catégorie A vient de franchir au mois de mars la barre des 3 500 000, le ministre du travail qui ne devait plus commenter les chiffres mensuels a perdu une occasion de se taire.
La seule parole qui aujourd’hui répondrait à cette saignée tient en un mot : Stop.
Stop à une politique désastreuse, en échec permanent, pour laquelle François Hollande n’a reçu en 2012 aucun mandat.
Stop au pacte dit de responsabilité et au CICE.
Stop au milliards d’euros versés au patronat sans la moindre contrepartie. Stop à ce gigantesque détournement d’argent public alors que le pays souffre.
François Hollande et le gouvernement s’acharnent et s’entêtent quand, mois après mois, la chronique de la hausse du chômage n’est pas qu’une simple « progression moins forte » – élément de langage qui remplace « l’inversion de la courbe » – mais des vies et des familles supplémentaires qui basculent dans l’exclusion et la crainte en l’avenir.
Ripostons avec un puissant et massif 1er mai.
Par: l"AFP.