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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Espagne: percée de Podemos mais sans séisme politique.

Le parti antilibéral espagnol Podemos, allié du Grec Syriza, s'est hissé à la troisième place dimanche lors d'élections régionales dans le sud de l'Espagne. Des élections très attendues car faisant figure de test moins d'un an avant des législatives. 

Dimanche, on votait aussi dans le sud de l'Espagne, en Andalousie. Un scrutin attendu car ayant valeur de test pour le parti antilibéral espagnol Podemos, dans une région stratégique, car la plus peuplée d'Espagne avec 8,4 millions d'habitants sur 46,5, et à moins d'un an des législatives.  

Selon des résultats presque définitifs après dépouillement de 99,95% des bulletins de vote, le parti socialiste (PSOE) garde son bastion andalou, avec 35,4% des voix et 47 députés sur 109 au Parlement régional. Podemos, qui croyait en une victoire, arrive troisième avec 14,8% % des voix et 15 députés, derrière le Parti populaire (PP, au pouvoir au niveau national), qui obtient 26,7% des voix et 33 députés.  

"Le chemin s'ouvre en marchant. Merci l'Andalousie, (...) merci marcheurs pour ce premier pas, nous irons de l'avant", a réagi sur Twitter le leader de Podemos Pablo Iglesias, semblant admettre n'avoir pas avancé autant qu'il voulait. 

Une claque pour le parti populaire

C'est sans doute le Parti populaire qui perd le plus dans cette élection régionale: en 2012 lors des dernières élections régionales, il avait remporté 40% des voix. Son chef de file en Andalousie, Juan Manuel Moreno, a admis qu'il ne s'agissait pas du "résultat attendu".  

Dimanche soir, le chef du gouvernement Mariano Rajoy (PP) a suivi les résultats depuis son bureau au septième étage du siège du parti populaire, dans le centre de Madrid et n'avait fait aucun commentaire vers minuit. Pendant la campagne, le PP avait insisté sur la reprise de la croissance (+1,4%), mais paye la politique d'austérité ressentie très fortement en Andalousie, où plus du tiers de la population active (34,2%), est au chômage, un record régional européen.  

"Les citoyens ont voté contre la gestion de la crise" (par la droite), a analysé un routard de la politique en Espagne, Gaspar Llamazares, de Izquierda Unida (IU), coalition écolo-communiste balayée par l'émergence de Podemos. 

Une faille dans le bipartisme?

Podemos de son côté s'est aussi félicité sur la chaîne privée la Sexta d'avoir fragilisé le "bipartisme", qui se partageait environ 80% des suffrages en 2012 contre 60% désormais en Andalousie. 

Son numéro deux, Iñigo Errejon, a aussi noté que l'Andalousie est différente des autres régions, avec une population "plus rurale" et "plus âgée" tendant à "conserver les équilibres traditionnels". Il aura cependant du mal à se poser en force principale d'opposition à la droite au pouvoir comme il l'a fait ces dernières semaines. 

Ce dimanche, les Andalous étaient les premiers à dire si le parti de gauche radicale né en janvier 2014 et propulsé à la quatrième place lors des élections européennes de mai, avec 5 députés et 1,2 million de voix, est en mesure de transformer l'essai, lors du coup d'envoi d'une année électorale décisive pour ce pays. 

Près de 6,5 millions d'électeurs étaient appelés à choisir entre les options classiques - PSOE ou PP - et les nouvelles: Podemos et Ciudadanos, de centre droit, qui émerge aussi avec 9% des suffrages et 9 sièges. 

Un "test" avant de nombreux autres scrutins à venir en Espagne: régionales et municipales en mai, une nouvelle régionale anticipée en Catalogne en septembre et enfin des législatives, à la fin de l'année, où les conservateurs semblent menacés de perdre leur majorité absolue. 

Par: l 'AFP
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