La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
28 Février 2015

En assurant le service après-vente de sa loi à l’antenne de BFMTV, le ministre de l’Économie a une nouvelle fois stigmatisé les demandeurs d’emploi.
«Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord », a déclaré mercredi matin le ministre de l’Économie à l’antenne de BFMTV, où il était venu faire le service après-vente de sa loi et justifier le 49-3. Certes, Emmanuel Macron n’est pas à une maladresse près – on se souvient ainsi de sa sortie sur les « illettrés de Gad ». Sauf que cette petite phrase qui passe très mal n’en est pas une – de maladresse – et elle illustre une fois de plus la position sociale-libérale « sans tabou ni posture » du ministre.
« Si j’étais chômeur, je ne serais pas déçu de ce qui s’est passé hier, au contraire », a même insisté Emmanuel Macron, martelant à propos de son texte qu’il « va dans le bon sens pour l’économie française ». Une fois encore, les chômeurs servent de boucs émissaires. Une fois encore, on nous ressort le leitmotiv de « tous assistés », niant les difficultés auxquelles les 5 millions de chômeurs peuvent être confrontés. Mais le ministre de l’Économie n’en est pas à son ballon d’essai. Il avait déjà chargé les privés d’emploi il y a quelques mois, en lançant que « la question du montant et de la durée de l’indemnisation du chômage doit être posée », poursuivant ainsi une campagne de stigmatisation entamée par son collègue ministre du Travail, François Rebsamen. En matière de culpabilisation des demandeurs d’emploi, celui-ci avait affirmé avec éclat que « les chômeurs ont des droits et des devoirs ».
Autant de propos qui ne sont pas sans rappeler ceux de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez. En 2011, ce dernier avait osé décrire les « dérives de l’assistanat » comme « le cancer de la société française ». À vouloir mener une politique de droite, le gouvernement actuel pratique en fait le même discours. En même temps, dire qu’Emmanuel Macron est un homme de gauche serait un doux euphémisme. Ex-banquier, l’homme fut le rapporteur de la commission Attali, chargée en 2008 par l’ancien président Sarkozy de faire des propositions pour « libérer la croissance » en France.
Encore aujourd’hui, il garde le cap. Il a par ailleurs avoué, toujours sur BFMTV, qu’il n’était plus « encarté au PS ». Pas surprenant. Il n’empêche, on aurait préféré entendre de sa part un autre son de cloche, du type, en tant que chômeur, j’aurais demandé au Medef de tenir sa promesse de créer un million d’emplois en contrepartie des 41 milliards d’aides publiques…
Par: l'AFP.