La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
9 Février 2015
D'après Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, "ce n'est pas vrai que l'électorat communiste s'est déplacé vers le Front national. Les études le montrent, c'est une partie de l'électorat de droite qui s'est radicalisé".
Plutôt vrai.
Il n'y a pas eu de mouvement massif de l'électorat communiste vers le Front national. D'abord parce que les courbes des scores des deux partis ne fonctionnent pas comme des bases communiquants. Il n'y a pas de vraiment de lien entre la chute du vote communiste et la montée de celui du Front national.
Le PCF a commencé à perdre beaucoup de voix au début des années 1970 alors que le FN lui a entamé son ascenscion 10 ans plus tard. Par ailleurs plus récemment les deux partis ont augmenté simultanément leur score entre les présidentielles de 2007 et 2012, avec l'arrivée du Front de gauche.
Pas de concordance dans le temps... ni dans l'espace. Quand on regarde la carte de France du vote communiste à sa grande époque et du vote frontiste aujourd'hui, on se rend compte que les deux ne collent pas vraiment. Il y a bien des régions qui se recoupent comme le Nord ou le PACA mais ce n'est pas le cas des bastions communistes de région parisienne ou du centre. A l'inverse, le FN est très présent en Alsace alors que le PC n'y a jamais fait de gros score.
Pourtant beaucoup d'ouvriers votent désormais pour le Front national, or c'est aussi la base du Parti communiste. Mais il faut relativiser.
"D'abord ce n'est pas les mêmes individus. Les électeurs qui votaient communistes dans les années 70 ou 80 ne votent plus ou sont décédés alors que ceux du Front national ne votaient pas encore à l'époque. Par ailleurs, le groupe ouvrier a été profondément bouleversé : déclin de la grande industrie, déclin du syndicalisme de masse et multiplication du travail précaire et temporaire. On aurait peine à retrouve dans le monde ouvrier d'aujourd'hui celui qui faisait les beaux jours du parti communiste", d'après Joël Gombin, politilogue spécialiste du vote front national à la fondation Jean Jaurès.
Ceci dit, depuis le montée en puissance de Marine Le Pen, le Front national s'est imposé sur des thèmes clés du parti communiste : les exclus et le pouboir de l'Etat. D'après le démographe Hervé Le Bras,"le rapprochement s'opère (par exemple dans le nord de la France) et on le retrouve dans les sondages d'opinion. A terme, le FN pourrait occuper la place du PC".
Par: FranceInfo.