La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
23 Février 2015
Je ne partage pas toute l’analyse de Bernard Teper, mais ce débat ne peut plus être évacué par les forces de gauche.
Par: Citoyen18.
« Dans la quatrième circonscription du Doubs, le Front national fait 49 % au deuxième tour. La digue entre l’UMP et le FN est rompue. Ce cataclysme a entraîné le mutisme des dignitaires de l’UMP. Toutes les forces politiques reculent sauf le FN. Quant au score de l’Autre gauche qui fut une alliance des partis du Front de gauche avec le NPA et le MRC. Cela fait 3,6 % ! Si après cela, les militants et les dirigeants de l’Autre gauche ne se remettent pas en question, c’est qu’ils se satisfont d’être uniquement des sentinelles sans efficacité.
Que s’est-il passé dans les années 30 ? Après la crise de 1929, aucune force politique n’a été capable de résoudre cette crise. Ce sont les destructions de capital de la guerre 39-45 qui ont résolu cette crise. A quel prix ! Et c’est le patronat allié avec l’église dominante qui a permis l’alliance de la droite et de l’extrême droite en Allemagne d’abord et en France ensuite.
Où en est-on aujourd’hui ? Qui résoudra la crise de 2007-2008 ? Déjà pas ceux qui la nient ou qui disent que c’est surmonté ! Ni les néolibéraux de droite ou de gauche qui sont co-responsables avec le patronat des politiques d’austérité qui augmentent la misère, la pauvreté, le travail précaire, les inégalités sociales de toutes natures, etc.
Ni l’Union européenne dont le but est de maintenir des hauts taux de profits à l’oligarchie. Ni la zone euro qui est actuellement un euromark. Ni l’extrême droite qui, comme d’habitude, attend le soutien du patronat qui poussera alors à une alliance entre l’extrême droite et une partie de la droite néolibérale « relookée » pour engager une nouvelle stratégie du choc.
L’Autre gauche (Front de gauche et consorts) continue actuellement sur une stratégie perdante qui la marginalise. Pourtant, il ne suffit pas de se dire solidaire de Syriza, il faudrait comprendre en quoi la stratégie de Syriza est contradictoire avec l’actuelle stratégie du Front de gauche (et de l’extrême gauche) comme le montre la dernière chronique d’Evariste.
Répondre aux besoins immédiats de ceux qui souffrent, pratiquer l’éducation populaire pour mener la bataille de l’hégémonie culturelle (ce que ne fait aucun parti français de l’Autre gauche), et refuser toute alliance avec les néolibéraux et l’extrême droite qu’elle soit politique ou religieuse, est aujourd’hui une nécessité stratégique.
Auquel nous rajoutons car nous sommes en France après les assassinats des 7, 8, 9 janvier, le nécessaire combat contre le déficit de laïcité car on ne peut pas faire comme si ces assassinats n’avaient pas eu lieu.
Si tout cela était acté, il restera alors le débat sur la ligne politique (rapport à l’UE, à l’euro, promouvoir la démocratie ou pas y compris dans l’entreprise, globalisation des combats laïques, sociaux, écologiques, féministes, débats institutionnels, école, services publics, protection sociale, etc.).
Mais disons le tout fort, le débat sur la ligne politique n’a aucune efficacité s’il ne s’appuie pas sur une stratégie claire – ce qui n’est pas le cas actuellement en France. C’est d’abord cela qui manque à l’Autre gauche. »
Le dimanche 8 février, le deuxième tour des élections législatives partielles du Doubs a vu le candidat socialiste l’emporter avec 51,43% des voix contre 48,57% pour la candidate du Front National. Dans cette circonscription où Pierre Moscovici avait été élu haut la main en 2012, c’est un camouflet pour le PS.
Il n’est pas de doute, la politique libérale que met en œuvre le gouvernement est responsable de ce désengagement des électeurs de gauche. C’est une constante depuis trois ans maintenant.
En d’autres termes, quand la gauche au pouvoir applique les recettes de la politique économique de la droite, ça ne mobilise pas son électorat. Quoi de plus naturel d’ailleurs ?
Pis encore, la déception renforce la démagogie droitière du Front National. Et si on rajoute au tableau l’hypocrisie du positionnement politicien de l’UMP, on donne au Front National les clefs du pouvoir.
Il faut réagir vite, les élections départementales se dérouleront les 22 et 29 mars prochain et les élections régionales fin de cette année. Ou autrement dit, le FN est en situation de gagner, par exemple dans les Bouches du Rhone et en région PACA, mais également gagner des positions dans le Cher.
Si les forces politiques de gauche ne réagissent pas, elles ouvriront la porte à l’extrême droite dans le pays.
Par: El Diablo.