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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Effacer le 11 janvier 
de l’agenda FN.

Le parti s’est retrouvé isolé, ces derniers jours, marqué par les outrances 
de Jean-Marie Le Pen en pleine marche républicaine. Et cherche à rebondir...

 
Effacer le 11 janvier 
de l’agenda FN
 
La séquence qui s’achève a été difficile pour le FN, comme à chaque fois que les Français se rassemblent, ça ne fait pas les affaires du Front national.

Après le maigre meeting devant ses troupes militantes à Beaucaire, loin d’un rassemblement républicain, le parti de Marine Le Pen tente de ne pas être largué par le vaste mouvement de ­dimanche. Sa présidente retenue ailleurs, le responsable parisien Wallerand de Saint-Just s’est contenté d’un dépôt de gerbe devant la préfecture de police, rendant ainsi hommage aux seules victimes policières. « Dans le fond, notre mise à l’écart est un hommage qui nous est rendu. Nos concitoyens auront l’occasion de manifester leur opinion dans les urnes », se contorsionne de son côté Jean-Marie Le Pen, dans sa posture antisystème habituelle.

Le ­président d’honneur du FN a passé son week-end à tenter d’exister, en programmant une conférence de presse annonçant sa candidature aux régionales en Paca, justement le jour où des millions de Français défilaient sans lui. Sur les réseaux sociaux, en pleine prise d’otages, vendredi, il publiait des affiches montrant sa fille Marine Le Pen avec le slogan : « Keep calm and vote Le Pen » (Restez calmes et votez Le Pen).

Instrumentaliser la peur de l’autre : du pur Le Pen

De quoi agacer le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui a affirmé sans ambages, hier, que Jean-Marie Le Pen était « inoffensif pour tout le monde aujourd’hui ». « Tous ces gens marchent avec la pancarte “Je suis Charlie”, alors qu’en fait ce sont des ­charlots qui sont responsables de la décadence de la France », a encore déclaré, dimanche, le cofondateur du parti, Le Pen, qui dit : « Je ne suis pas Charlie » et « Je suis Charlie Martel », un slogan ­décliné désormais en sweat-shirt par la frange identitaire ? « C’est du Jean-Marie Le Pen, balaye Philippot. Ce n’est pas cela qui me choque. » Wallerand de Saint-Just lui-même voit, dans ces déclarations de Le Pen père, « encore une démonstration de ce que Jean-Marie Le Pen ne comprend pas bien la société française ­actuelle, très compassionnelle et médiatique. Cette espèce de jeu de mots peut choquer, donc moi, je ne le fais pas car je fais de la politique ». Simple compassion temporaire, veut croire Wallerand de Saint-Just. Car il lui était impossible de boycotter la journée ce boycott serait de toute façon passé inaperçu.

Surfant sur le sentiment antimusulman à ­travers la dénonciation de l’islam radical, le parti n’a pas condamné les attaques visant ces derniers jours des mosquées. Tous les ingrédients, violence, peur de l’islam, sont réunis là, à portée de Marine Le Pen. Il lui reste juste à effacer un certain dimanche de son agenda.
 
Par: l'AFP.
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