La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.
12 Novembre 2014
La quasi totalité de nos poilus étaient issus des classes très populaires, ouvriers de l’industrie du bâtiment et de l’agriculture, modestes employés et petits fonctionnaires. Ce sont eux qui vivaient misérablement dans la boue des tranchées qui puaient l’urine ou sur la paille et la vermine. C’est eux qui avaient la terreur au ventre qui fait lâcher les sphincters quand il faut jaillir de la tranchée en hurlant comme une bête enragée et désespérée. C’est à eux qu’on tranchait les membres gangrénés. C’est pour eux que les officiers généraux ordonnaient qu’on les fusille pour l’exemple.
Le poilu pour eux n’était que vermine rouge qu’il fallait mater. La gloire revenait à celui qui envoyait au massacre à la mitrailleuse le plus d’hommes pour avancer de 100 mètres. Nivelles, Pétain sont les plus médaillés. On ne parle jamais des officiers généraux de cette époque, il faudra un jour les faire entrer officiellement au panthéon de l’horreur. A cette époque l’ouvrier, seul, n’était pas assez éduquer pour savoir que cette guerre serait une horreur de 5 ans fait de boue, de sang, de pu et d’excrément. A cette époque les ouvriers n’étaient pas fédérés, formés, organisés et unis, ils n’étaient pas grand-chose et allaient se faire massacrer à la place des fils de la grande bourgeoisie, comme le dit si bien « la chanson de Craonne» (qu’on devrait chanter dans les collèges et lycées). Quand les ouvriers seront « la classe ouvrière » ils seront capables de dire « plus jamais çà ». 14, est-il un chiffre maudit pour les ouvriers ?
En 2014, ils vont, désunis, inorganisés, chacun pour soit, au front du chômage. Seulement 8 % sont syndiqués dont un certain nombre à des syndicats qui plaisent au patronat. Warren BUFFET, multimilliardaire américain (qui est aussi utile à l’Humanité que l’est Paris HILTON à la culture) a déclaré avec jouissance « Si la lutte des classes existe et nous l’avons gagnée(!) ce combat c’est déroulé sans haine ni violence, ni conflit, grâce à un travail discret et méthodique qui a visé à rendre ces trois dernières décennies totalement invisible la majorité des catégories populaires, c'est-à-dire la majorité de la population ».
Envoyons un contre poison : « Toi, ouvrier, si tu n’es pas fédéré, formé, organisé et uni pour la défense des intérêts des ouvriers, tu n’es RIEN ! Tu rentres chez toi avec la trouille d’être viré par le patron qui lui est syndiqué, organisé et uni pour faire de toi un poilu de 2014 et te fait sortir de la tranchée la peur au ventre ». Ouvrières, ouvriers, méditez là dessus.
Par: AD.