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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

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Rémi Fraisse : Mort d'un coeur pur.

ll n'auRémi Fraisse : Mort d'un coeur purra pas la légion d'honneur à titre posthume. Il est vrai qu'il ne pratiquait pas l'optimisation fiscale, les stock options, les retraites chapeau, le travail forcé en Birmanie, l'empoisonnement du delta du Niger ou des côtes bretonnes, la corruption à l'échelle continentale et le néocolonialisme capitaliste à la sauce Françafrique.

Il n'aura donc pas le droit, non plus, aux condoléances serviles et kimiljonguiennes des ordures et des décombres qui contrôlent, certes de plus en plus mal, l'appareil politico-médiatique.


Il s'appelait Rémi Fraisse, il avait vingt et un ans et il est mort pour empêcher un barrage de se construire et de perpétuer la vision délirante d'une agriculture productiviste qui, ailleurs en France, a déjà transformé des rivières en zones hautement toxiques et fait rôder notre fin dans nos canalisations.

La manière dont l'enquête multiplie les circonvolutions pour expliquer sa mort rappelle un scénario que même Yves Boisset aurait trouvé caricatural. On attend le moment où le procureur conclura que Rémi Fraisse s'est suicidé en se tirant une grenade lacrymogène dans le dos juste pour embêter les forces de l'ordre. Tout le monde ne peut pas mourir, aurait dit Lautréamont, de la rencontre fortuite sur une table de dissection entre un jet privé et une déneigeuse.

Rémi Fraisse appartenait à cette fraction de la jeunesse qui, de Tarnac à Notre Dame des Landes, des places d'Espagne ou de Turquie aux centres sociaux italiens, de la vallée de Suze à Taksim, d'Exarchia à Occupy Wall street, de ZAD en TAZ, s'est libérée de la matrice et a compris que ce que "nos enfants allaient payer", ce n'étaient pas les intérêts de cette dette fantasmatique inventée par un système aux abois pour domestiquer la population, non, ce qu'ils allaient payer, c'étaient les conséquences écologiques d'un mode de production aberrant.

Pour un peu méditer cette fin violente, il est peut-être temps de lire A nos amis (La Fabrique) qui vient de paraître sept ans après l'Insurrection qui vient et en confirme tellement d'intuitions.

On a toujours raison de se révolter, et de refuser le choix entre une fin effroyable et un effroi sans fin.
 
Par: Jérôme Leroy, Ecrivain français
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